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On sait qu'à l'heure actuelle, les législations de la plupart des pays obligent les conducteurs de véhicules automobiles à équiper leurs pro- jecteurs d'un dispositif destiné à empêcher l'éblouissement dans les croi- sements .
Ces dispositifs qui fonctionnent, en général, par modification de l'orientation du faisceau lumineux, peuvent être classés en deux catégories différentes :
1 ) Les dispositifs à éclairage symétrique par rapport à un plan vertical -tels que l'éclairage "Code" utilisé en France avec lesquels le faisceau de croisement du projecteur est rejeté vers le bas au-dessous d'un plan horizontal passant par le projecteur.
2 ) Les.dispositifs à éclairage asymétrique dont la propriété prin- cipale est d'émettre un faisceau de croisement rejeté latéralement et vers : le bas du côté opposé à celui par lequel arrivent les véhicules croisants.
Ces dispositifs asymétriques sont, à leur tour, de deux types différents selon qu'ils sont destinés à des véhicules devant circuler sur la droite ou la gauche de la route. En effet, dans le premier cas, le faisceau se trou- ve dévié vers la droite et vers le bas, tandis qu'il est dévié vers la gau- che et vers le bas dans le seconde
Ces dispositifs, symétriques ou asymétriques, comportent, en géné- ral, une lampe à deux filaments dont l'un, destiné à l'éclairage de croise- ment, est agencé pour émettre un faisceau ayant l'orientation voulue.
Etant donné la différence des législations à laquelle on a fait allusion, l'automobiliste qui franchit la frontière entre deux Etats pour lesquels les prescriptions sont différentes, se voit obligé de modifier l'é- clairage de sa voiture, ce qui entraîne des inconvénients matériels et pécuniaires souvent difficiles à résoudre.
La présente invention a pour but de remédier à cet état de fait en fournissant à l'automobiliste un projecteur susceptible d'être adapté, de manière très simple et sans modification constructive, à l'un ou l'autre des genres de prescriptions énoncés ci-dessu.
A cet effet, deux solutions sont possibles : l'une qui consiste à faire subir à la lampe à deux filaments, un déplacement convenable, par exemple par rotation, autour de l'axe du projecteur, d'un des organes supportant cette lampe, tel que le porte-lampe ou le réflecteur ou encore de la lampe elle-même si celle-ci,par exemple, est solidaire d'une collerette servant à son montage ; l'autre qui consiste à équiper la lampe du projecteur d'autant de filaments de croisement que l'on désire obtenir.d'é- clairages différents, l'utilisateur mettant en service d'une manière quelcon- que, par branchement ou commutation, par exemple, le filament adéquat.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du des- sin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig.1 est une vue en perspective d'un réflecteur muni de trois séries de pattes permettant l'accrochage d'un,porte-lampe de type courant dans trois positions différentes.
La fig. la est une vue analogue d'un porte-lampe.
La fig. 2 est une vue en perspective d'un projecteur (en traits mixtes) équipé d'un pprte-lampe susceptible d'occuper trois positions dif- férentes.
La fig: 3 est une vue en perspective montrant les organes princi-
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paux d'un projecteur dont le réflecteur peut occuper trois positions diffé- rentes par rapport à la glace.
La fige 4 est une vue en perspective avec arrachement partiel, d'un projecteur du genre scellé muni de deux filaments de croisement.
La fig. 5 est une vue en perspective d'une coupelle associée au fi- lament destiné à produire un éclairage de croisement tel que représenté sohé- matiquement sur les figures 5 à 6.
Les fig. 6à 7 sont des vues schématiques en coupe, montrant la forme du faisceau qui doit être adopté selon certaines prescriptions réglementai- res.-pour la conduite à droite ou à gaucheo
La fig. 8 est une vue en perspective du réflecteur et de la lampe d'un projecteur dont la lampe, solidaire d'une collerette de montage, est équipée d'une coupelle telle que représentée sur la figure 5.
Dans le mode de réalisation représenté sur'les figures 1 et la, le réflecteur 1 du projecteur comporte, à la manière usuelle, une collerette centrale 2 servant à l'adaptation du porte-lampe 3, munie de la lampe 4 à deux filaments.
Sur cette collerette sont ménagés six organes de fixation ou pat- tes P1, P2, P3 P'1, P'2, P'3, diamétralement opposées deux à deux et obte- nues par exemple par rabattement de languettes découpées dans la collerette.
Le porte-lampe 3, de- type ordinaire, est muni de deux ressorts d'accrochage R et R' diamétralement opposés eux aussi, et grâce auxquels on peut -par simple enfoncement de la partie centrale 3a dans la collerette, puis rotation dans le sens de la flèche f (figo la)- venir l'adapter sur le projecteur dans trois positions différentes I-II-III indiquées sur la figu- re 1, selon que les ressorts R, R' s'engagent sur les pattes , P1, P'1, P2, P'2, P3, P'3, respectivement.
Dans le présent. exemple, la position I correspond à un 1,éalainage de croisement à faisceau symétrique dévié vers le bas ; la position II à un éclairage à faisceau dévié vers la droite et vers le bas et la position III à un éclairage à faisceau dévié vers la gauche et vers le bas.
Il est donc très facile à l'usager d'adapter son éclairage aux prescriptions en vigueur dans le pays où il circule par simple changement de l'orientation de porte-lampe. Dans la variante représentée sur la figure 2, le réflecteur 1, représenté en traits mixtes,ne dans sa aolleret- te 2, que deux pattes d'accrochage Pet P', à la manière ordinaire.
Par contre, le porte-lampe 3 est muni de deux ressorts d'accrocha- ge R et R' comportant chacun trois crans R1, R2, R3 ou R'1, R'2, R'3 qui per- mettent, d'une manière analogue à celle que l'on a décrite pour l'exemple précédent, de l'accrocher sur le réflecteur dans les trois positions diffé- rentes I, II et III précitéeso
Dans l'exemple--représenté, le porte-lampe 3, équipé de la lampe 4, occupe la position II (faisceau dévié vers le bas et vers la droite). Pour changer de mode d'éclairage, il suffit de faire tourner le porte-lampe pour amener les pattes P, P' dans les crans voulus des ressorts R, R'.
Sur la figure 3 c'est le réflecteur 1 lui-même qui est agencé de manière à pouvoir être décalé angulairement autour de l'axe du projecteur.
A cet effet, il est muni de trois crans C1, 02 et C3 orientés en fonction des trois positions I, II et III à obtenir et susceptibles de coopérer avec une dent D dont est munie la glace 5.
Le réflecteur et la glace peuvent être réunis par tout dispositif
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d'assemblage connu que, pour ne pas compliquer le dessin, l'on n'a pas re- présenté.
Le mode de réalisation de la figure 4 est relatif à un projecteur du genre dit à système optique scellé dans lequel le réflecteur 1 et la gla- ce 5 son assemblés de façon à former l'ampoule elle-même.
Dans le présent exemple, l'ampoule ainsi constituée est munie, ou- tre le filament route ordinaire 6, de deux filaments de croisement 7 et 8 destinés, l'un à l'éclairage dévié à droite (filament 7), l'autre à l'éclai- rage dévié à gauche (filament 8).
Sur le culot 9 de l'ampoule 1,5 sont prévues quatre fiches, l'une
F1 pour la liaison à la masse, la seconde F2 pour le filament 7, la troisiè- me F3 pour le filament 8 et la quatrième F4 pour le filament route 6.
En passant d'un pays à circulation à droite à un pays à circulation à gauche, par exemple, il suffit à l'usager de débrancher le fil de la douil- le ou pince correspondant à la fiche F2 pour le brancher sur l'organe de connexion correspondant à la fiche F3.
On peut également, et cela est même préférable, prévoir, sur le tableau de bord du véhicule, un commutateur permettant le changement de con- nexions voulu.
Ce qui vient d'être décrit pour un projecteur à ampoule scellée peut également s'appliquer à un projecteur ordinaire. On peut prévoir à cet effet, selon l'invention, une lampe spéciale à deux ou trois filaments de croisement différents qui peuvent être mis enservice selon le mode d'éclai- rage recherché.
Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 5 à 8, le projecteur est supposé équipé de lampes à coupelle 11 inclinée qui fournis- sent un faisceau d'éclairage de croisement non pas limité par un plan com- me les lampes à coupelle de type classique,mais par un dièdre dont les demi- plans sont inclinés d'un angle a l'un sur l'autre, angle qui est d'ailleurs égal à l'inclinaison relative des ailettes lla et 11b de la coupelle (fig. 5),
Lorsque la coupelle occupe la position représentée sur la fig. 5, le dièdre D présente l'orientation que montre la figure 7, ce qui satisfait à la réglementation en vigueur dans certains pays où les véhicules sont as- treints à circuler sur le côté droit de la chaussée.
Si, par contre, on fait tourner la lampe autour de son axe, de l'angle a dans le sens des aiguilles d'une montre (lorsqu'on regarde le pro- jecteur de l'arrière), le dièdre prend l'orientation représentée sur la fi- gure 6, ce qui donne un éclairage correspondant aux prescriptions imposées par certains pays dans lesquels la circulation se fait à gauche.
Afin de maintenir la lampe dans la position voulue sur le réflec- teur supposé fixe, des moyens de guidage sont prévus sur le réflecteur et la collerette qui s'engage dans celui-ci.
Dans le présent exemple, le réflecteur 12 comporte, pratiquées dans le collet 13 servant à l'emboîtement de la collerette 14 de la lampe 15, deux encoches 16 et 17 dont le décalage angulaire par rapport à l'axe 18 du réflecteur est égal à l'angle [alpha] précité. A chacune de ces encoches est associée une marque ou repère porté par le réflecteur, par exemple une lar- ge flèche 16a ou 17a portant l'inscription "conduite à droite" ou "conduite à gauche".
La collerette 14 est munie d'un ergot 19 qui s'engage dans l'une ou l'autre des encoches 16 ou 17 lorsque la lampe est mise en place sur le réflecteur.
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Pour adapter son éclairage de croisement à la réglementation en vigueur dans le pays sur le territoire duquel il pénètre, il suffit à l'usa- ger de monter les lampes de façon que l'ergot 19 soit engagé dans l'encoche appropriée. Cette opération est extrêmement simple et ne nécessite l'apport d'aucune modification constructive aux projecteurs.
Naturellement on pourrait prévoir les encoches sur la collerette et l'ergot sur le réflecteur, munir l'un ou l'autre de ces éléments de plu- sieurs ergots, plusieurs séries d'encoche s'étant prévues sur,l'autre, équi- per le projecteur de séries de trois encoches donnant trois types d'éclai- rages de croisement à la manière décrite enregard des figures 1 è, 3 etc...
Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitu- tion de moyens techniques équivalents,,sans que l'on sorte pour cela du cadre de-la présente inventiono
REVENDICATIONS.
1.- Projecteur pour véhicule automobile, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour permettre l'obtention de plusieurs éclairages de croisement répondant à des prescriptions de caractères différents.