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Les cardes à hérissons ont toujours présenté l'inconvénient con- sistant en ce que le grand tambour ne peut pas être délivré à un degré suf- fisant de la matière filable, de sorte qu'il se bourre trop rapidement et doit donc être souvent nettoyé ce qui entraîne des arrêts fréquents de la machine et abaisse la capacité de celle-ci.
Pour éliminer ces inconvénients, on a proposé de monter entre le grand tambour et le peigneur un ou plusieurs hérissons agissant comme débourreurs et transporteurs et munis chacun d'un volant supplémentaire, hérissons tournant à plus grande vitesse que le grand tambour, mais suivant le même sens de rotation et le même sens de travail en ce qui concerne les dents de leurs garnitures que ce tambour, dont ils transportent la matière filable sur le peigneur, ce dernier étant appelé à tourner à une plus grande vitesse que dans les constructions antérieures.
Toutefois cette solution n'a pas obtenu de succès dans la pratique. Au con- traire, on a conservé la disposition habituelle, dans laquelle le peigneur reprend directement la matière filable du grand tambour. On a considéré que le seul moyen de remédier, au moins dans une certaine mesure, à l'inconvé- nient précité, consistait à augmenter le diamètre du peigneur, afin d'assu- rer ainsi à ce dernier une plus grande capacité d'absorption de fibres.
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Or, un peigneur de grand diamètre, en prise <fir.ecte 'ave-c.lelg:rà:ndbJa#l:9u:r.,jm.p.li- que un grand encombrement en hauteur de la carde. C'est ainsi que , dans les dernières décades, les cardes atteignaient des encombrements en hauteur de plus en plus importants et indésirables. Toutefois, et en dépit du peigneur de grand diamètre, le grand tambour ne pouvait transférer au peigneur, ani- mé d'une rotation lente, que l'important excédent de matière filable, de sorte que ce tambour demeurait encore toujours inutilement surchargé de ma- tière. Il s'ensuit que les grands peigneurs ne justifient pas l'acceptation des inconvénients auxquels donne lieu la grande hauteur de la carde, qui en découle. Dans de telles cardes, les graisseurs supérieurs ne peuvent être atteints que par les préposés de très grande taille.
En outre, le nettoyage, l'aiguisage et le réglage des hérissons ne peuvent s'opérer qu'avec l'aide d'accessoires et au prix de très grands efforts musculaires. Cette situa- tion n'est pas de nature à conserver ls cardes et à maintenir la marche régulière des hérissons.
Pour éliminer ces difficultés, la carde selon l'invention pré- voit, tout comme la construction proposée antérieurement et indiquée plus haut, un hérisson intermédiaire, agissant comme débourreur et transporteur, entre la grand tambour et le peigneur. Selon l'invention, ce hérisson - qui présente un diamètre inférieur à celui du peigneur et tourne à une vitesse périphérique supérieure à celle de ce dernier - comporter '.en'son point de contact avec le grand tambour, et contrairement aux constructions connues, un sens de rotation et une position des aiguilles, choses à ceux de ce tambour et est disposé de telle manière que le volant du grand tambour soit en prise avec ce hérisson intermédiaire.
Ce hérisson intermédiaire, dont le sens de rotation et la posi- tion des aiguilles sont opposés à ceux du grand tambour, délivre parfaite- ment ce tambour de la matière filable décrochée par le volant. En outre, on réalise ainsi, entre la hérisson intermédiaire et le tambour principal, un point de cardage à action particulièrement intensive, ce hérisson fonction- nant en outre comme travailleur supplémentaire. D'autre part, on obtient un meilleur cardage au niveau du peigneur qui reprend la matière filable du hérisson intermédiaire, cela grâce au diamètre réduit de ce dernier,, Comme le peigneur engrène avec le grand tambour non pas directement, mais par l'entremise du hérisson intermédiaire, il n'affecte pas l'encombrement en hauteur de la carde, même lorsqu'il présente un grand diamètre.
Comme, en outre, le hérisson intermédiaire n'exige pas un volant distinct, suscep- tible d'augmenter l'encombrement en hauteur, on a même la possibilité de gagner un espace supplémentaire pour l'établissement de nouveaux points de
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travail le long du grand tambour, cela en montant le volant commun au grand tambour et au hérisson intermédiaire,ainsi que ce dernier, qui présente des dimensions re-lativement réduites, dans une position aussi basse que possible.
Alors qu'une carde courante comporte généralement six points de travail et qu'un assortiment classique de trois cardes en comporte par con- séquent dix-huit, le système selon l'invention permet de réaliser sans dif- ficulté une carde comportant neuf points de travail, de sorte qu'un assor- timent de deux cardes établies selon ce principe comporte dix-huit points de travail, c'est-à-dire autant qu'un assortiment habituel de trois cardes.
On peut ainsi faire l'économie de la carde à tambour enrouleur employée à ce jour.
L'invention permet donc de réduire notablement les frais d'instal- lation et d'exploitation. Le faible encombrement en hauteur permet une con- duite plus aisée. D'autre part, on obtient une augmentation de la capacité, ainsi qu'un meilleur cardage de la matière filable. La suppression de la carde à tambour enrouleur éliminé les sources de défauts que constituaient à ce jour les mécanismes transporteurs de ces cardes.
Le dessin annexé représente schématiquement un exemple d'une carde réalisée selon l'invention. a désigne le grand tambour; b - le dispositif d'alimentation; c - les travailleurs munis de eurs débourreurs; d - le volant du grand tambour; et f - le peigneur. Entre le grand tambour a et le peigneur f est intercalé le hérisson intermédiaire 1± ,qui délivre le grand tambour de la matière filable et transfère cette dernière au peigneur. Le volant d en- grène simultanément avec le grand tambour a et le hérisson intermédiaire.
Le hérisson intermédiaire g présente un plus petit diamètre que le peigneur f et tourne à une plus grande vitesse périphérique que ce der- nier. Le sens de rotation du hérisson 1± est opposé à celui du grand tam- bour a en leur point de contact 8. De même, les garnitures du hérisson et du tambour a sont de sens opposés au point 8. La vitesse périphérique maximum du hérisson g est égale à la vitesse périphérique du grand tambour a. La carde représentée permet d'obtenir neuf points de travail 1-9,
La matière filable, décrochée du grand tambour par le volant d, est entraînée par le hérisson intermédiaire g.
Etant donné que les vites- ses périphériques du hérisson g et du tambour a sont les mêmes, il ne se produit aucune compression au point de contact 8; de sorte que le tambour est parfaitement délivré de la matière filable,' qui est transférée par le hérisson g au peigneur f. La matière filable subit cependant un cardage très intense au point 8. Le peigneur f, à rotation lente et à grand diamètre, présente au hérisson intermédiaire une surface travaillante plus importan- te tandis que le hérisson intermédiaire g, plus petit et à rotation plus . rapide, détermine un meilleur peignage (cardage) de la matière filable con- densée en 9 par l'action du peigneur f. Le volant d empêche non seulement le bourrage du grand tambour, mais aussi celui du hérisson intermédiaire g.