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La présente invention se rapporte à un procédé pour le traitement du bois par pression, et plus particulièrement pour l'extraction de la sè- ve, le séchage et l'imprégnation"du bois,
Les procédés connus de ce type utilisent la pression atmosphéri- que pour extraire la sève, sécher ou imprégner le bois, en introduisant l'ex- trémité des bois à traiter présentant une face de bois de bout dans une cham- bre à vide ou à dépression. Cette manière de procéder limite évidemment la force d'expulsion de la sèvede séchage ou d'imprégnation à environ OK
700 par om2 et a pour conséquence un traitement imparfait et coûteux du bois.
D'autres procédés connus de ce type utilisent la pression en vase clos, où l'on a préalablement introduit le bois à traiter, éventuellement après une opération d'extraction de sève par le procédé à dépression. Etant donné la présence d'au moins une partie de la sève originelle ainsi que d'air dans le bois, il est évident que l'imprégnation du bois, par exemple par un liquide protecteur, ne sera Que superficielle.
La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients par un procédé très simple en principe et très facilement réalisable en pratique.
Dans ce bute le procédé pour le traitement du bois par pression selon l'invention consiste à enfermer partiellement le bois dans une chambre à pression.
Selon une forme avantageuse de réalisation de l'objet de l'inven- tion, on exerce la pression sur le bois par l'intermédiaire d'un fluide.
Selon une autre forme avantageuse de réalisation de l'invention, en enferme la plus grande partie du bois dans la chambre à pression susdi- te, quelques centimètres de la longueur des pièces de bois traité demeu- rant à l'extérieur de ladite chambre.
Selon une forme préférée de réalisation de l'invention, on traite le bois sous forme de planches.
Selon une forme particulière de réalisation de l'invention, on dispose les planches de façon à constituer un parallélépipède rectangle dont une des deux faces présentant le bois de bout se trouve à l'intérieur de la chambre, l'autre face demeurant à l'extérieur de cette chambre.
D'autres avantages et particularités de l'invention apparaîtront au cours de la description ci-dessous d'une installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Cette description est donnée uniquement à titre d'illustration et ne peut limiter le cadre de l'invention.
Les chiffres de référence se rapportent aux figures ci-annexéen,
La figure 1 est une vue schématique en perspective d'une installa- tion selon l'invention, porte enlevée.
La figure 2 est une vue en plan d'une porte de fermeture du réci- pient selon l'invention, grille partiellement découpée.
La figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 2.
La figure 4 est une vue en plan d'un système de serrage des plan- ches selon l'inventiono
Dans les différentes figures les mêmes chiffres de référence se rapportent à des éléments identiques.
Sur la figure 1, un récipient en forme de cuve cylindrique 1 est
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hermétiquement clos à une extrémité et présente, à l'autre extrémité, une ouverture garnie d'un collier 2 fixé à la cuve. Ce collier porte des goujons filetés 3, dont le nombre est évidemment fonction des dimensions de la cuve 1, mais qui est utilement fixé à seize dans l'exemple présenté ici.
La cuve 1 est reliée à un réservoir, non représenté, par le tuyau de remplissage 4 muni d'une vanne 5 et par le tuyau de vidange 6 muni d'une vanne 7 ; un indicateur de niveau 8 permet de lire de l'extérieur le niveau du liquide dans la cuve 1. Une conduite 9 emmène le fluide sous pression, par exemple de l'air ou de la vapeur comprimée, après ouverture du robinet 10 ; un manomètre 11 permet de contrôler à tout moment la pression régnant à l'intérieur de la cuve. Une soupape de sûreté 37 est également prévue sur la cuve 1.
La paroi intérieue de la -cuve est pourvue de rails 12 sur lesquels se déplacent les wagonnets plats 13 chargés de planches 14 disposées en parallélépipède rectangle, La face 15 de ce parallélépipède rectangle pré- sentant le bois de bout dépasse le plan défini par le collier 2 de la cuve 1 de quelques centimètres. Etant donné la pression importante qui règne à l'in- térieur de la cuve pendant le traitement du bois, il est évident que la face 15 doit présenter une surface en bois bien continue,sans fentes ni lacunes.
A cet effet, les fentes sont'bouchées au moyen de petits coins de bois 16 fi- xés par des clous ; les lacunes éventuelles sont comblées par des planchet- tes de bois 17 fixées par des clous et dont les dimensions sont déterminées par les dimensions des planches à traiter ; de plus, la face des planchettes 17 apparaissant à la surface 15 présente le bois de fil.
La figure 2 représente une vue en plan de la porte 18 que l'on fi- xe sur le collier 2 de la cuve 1 ; les goujons 3 viennent s'insérer dans les découpages 19 et sont assujettis au moyen d'écrous 36 (voir fig. 3).
La porte 18 présente en son centre géomètrique une ouverture carrée 20 par où passent les planches 14. Comme le bois est le plus souvent traité par un liquide, il gonfle lors du traitement et il est évident que l'ouverture 20 doit avoir une surface un peu supérieure à celle de la face 15 du paral- lélépipède de planches, pour pouvoir retirer ce dernier aisément après le traitement. Dès lors, pour assurer l'étanohéité il faut prévoir un disposi- tif réalisant une fermeture parfaite entre la porte 18 et les planches 14.
A cet effet, dans le cadre fixe 21 des boulons 22 assurent, par leur dépla- cement, le glissement des porte-bourrages 23 ; chaque porte-bourrage, dans l'exemple le cadre 21 en porte quatre, est garni d'un bourrage 24 et de plu- sieurs boutonnières 25 dans lesquelles passent les boulons 26 ; ces derniers sont introduits dans upe rainure 27 (voir fig. 3) de la porte 18 et main- tiennent les porte-bourrages contre la porte 18 par l'intermédiaire du joint 28 et des écrous 29.
Le cadre 21 supporte également une grille 30 qui retiendra le paral- lélépipède de planches à l'intérieur de la cuve au cours de traitement, tout en laissant l'extrémité des planches présentant le bois de bout à la pression atmosphérique. Pour éviter tout déplacement des planches lors du traitement sous pression, on chasse éventuellement des coins de bois entre la face 15 du parallélépipède de planches et la grille 30, après fermeture de la porte 18.
La figure 3 montre les détails de fixation de la porte 18 sur la cuve 1 avec le joint'd'étanchéité 38 du presse-bourrage 23 sur la porte 18 et de la grille 30 sur le cadre 21. La coupe III-III a été réalisée en sup- posant la porte 18 boulonnée sur la cuve 1 et le presse-bourrage 23 serré contre les planches 14.
La figure 4 montre une autre partie du dispositif d'étanchéité.
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En effet, le dispositif d'étanchéité, tel que décrit ci-dessus, réalise l'étanchéité entre les bords du parallélépipède de planches et la porte de la cuve, mais pas entre les planches elles-mêmes sur la face 15, On réa- lise un serrage énergique des planches les unes contre les autres, avant l'introduction dans la cuve, au moyen d'un serre-joint 31. Ce dernier est constitué de quatre tiges 32 présentant un filetage 33 à une extrémité et un anneau34 à l'autre extrémité ; après avoir disposé le serre-joint autour du parallélépipède de planches, on effectue le sprrage par les écrous 35. Le serre-joint est placé autour des planches à l'intérieur de la cuve, mais vers la face 15 du parallélépipède de planches.
Le fonctionnement de l'installation est illustré par la descrip- tion ci-dessous du processus d'extraction de la sève et d'imprégnation du bois.
Après avoir disposé les planches 14 sur le wagonnet 13 sous la forme d'un parallélépipède rectangle, on comble les lacunes.par des plan- chettes 17, puis on dispose le serre-joint 31 à quelques centimètres de la face 15, un peu en retrait de la section théorique du parallélépipède de planches qui se situera,dans le plan du collier 2 ; on serre par les écrous
35, puis l'on chasse des coins 16 dans les fentes subsistant entre les plan- ches 14 sur la face 15 du parallèlépipède de planches. Toutes ces opérations s'effectuent à l'extérieur de la cuve 1 sur un wagonnet qui peut rouler sur des rails extérieurs à la cuve,non représentés sur la figure 1, et qui correspondent aux rails 12 fixés à l'intérieur de la cuve 1.
Cette manière de procéder permet un travail continu, puisque la préparation d'un lot de plan- ches s'effectue en même temps que le traitement d'un autre lot, disposé sur un autre wagonnet dans la cuve 1.
Dès que la cuve 1 disponible on y introduit le wagonnet 13 chargé des planches 14 serrées sous forme d'un parallélépipède, rectangle par le serre-joint 31. A bras l'homme ou par un mécanisme automatique approprié, on dispose ensuite la porte 18 sur le collier 2 de façon à faire passer l'extré- mité 15 des planches 14 dans son ouverture 20 et à faire correspondre les goujons 3 et les découpages 19 ; après quoi on place et l'on serre les é- crous 36 (visibles sur la fig. 3) sur les goujons 3.
En agissant sur les boulons 22 fixés dans le cadre fixe 21 de la porte 18, on serre les porte-bourrages 23 contre les côtés du parallélépi- pède de planches,chacun des quatre porte-bourrages est ensuite solidement fixé dans sa position contre la porte 18 par le serrage des écrous 29. L'étanohéi- té étant ainsi réalisée on assure le blocage du parallélépipède de planches dans le sens longitudinal en chassant des cales de bois entre la face 15 des planches et la grille 30.
Les préliminaires sont ainsi terminés et le traitement proprement dit-dans le présent exemple l'extraction de la sève suivie de l'imprégna- tion du bois - peut commencer. A cet effet, on ouvre la vanne 5, ce qui amè- ne un liquide approprié dans la cuve 1 ; dès que le niveau indiqué par l'in- dicateur de niveau 8 est suffisant, on referme la vanne 5.
A ce moment on vérifie une dernière fois l'étanchétié de la face 15 du parallélépipède de planches ; les fuites éventuelles seront vite dé- celées et bouchées par des coins en bois du type 16 que l'on aura soin de clouer ; ces opérations sont rendues possibles grâce aux vides de la grille 30.
Après quoi on met la cuve 1 sous pression en ouvrant le robinet 10. Dans le cas de l'exemple, le manomètre 11 indique le 4 K /cm2. On peut constater en passant que la force atteinte pour l'expulsion de la sève est beaucoup plus importante que celle obtenue dans les procédés à dépression
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et vaut environ six fois cette dernière ; de plus, il est évident que la pression de 4 K /cm2 utilisée dans ce cas particulier ne constitue pas une limite et peut être augmentée théoriquement à 1 infini.
Cette forte pression permet de voir apparaître la sève à la face 15 des planchespresqu'immédiatement après l'ouverture du robinet 10 sur la conduite 9 amenant le fluide comprimé, soit de l'air ou de la vapeur comprimée. La sève, et vers la fin-de l'opération le liquide de traitement, peuvent s'écouler librement à travers lesorifices de la grille 30.
La différence de coloration et de consistance entre la sève et le liquide de traitement permet de se rendre compte facilement du moment où la sève est entièrement extraite du bois. Dès que l'on juge le bois suffisamment imprégné, on ferme en partie le robinet 10 de fluide comprimé, on ouvre la vanne 7 de vidange et le liquide de traitement est refoulé dans le réservoir non représenté. Un robinet de purge sur la conduite 6 permet de se rendre compte du moment où le liquide est complètement évacué, Après quoi on refer- me la vanne 7 de vidange. Enfin, on peut sécher le bois à l'air comprimé dans la cuve 1, ou à l'air libre à l'extérieur.
L'opération est terminée ; il suffit enfin d'enlever toute pres- sion, de retirer les cales entre la face 15 des planches et la grille 30, retirer la porte 18 et de sortir le wagonnet 13 de la cuve 1.
Il est évident que l'invention n'est nullement limitée à la des- cription donnée ci-dessus et que l'on peut y apporterde nombreuses modifi- cations, notamment pour ce qui concerne la forme, la composition, le monta- ge et le nombre des éléments constitutifs, sans sortir du cadre de la pré- sente invention.
On pourrait par exemple, comme variante, prévoir une cuve à double entrée avec deux chargements de bois, deux portes avec systèmes d'étanchéi- té et grilles, sans pour cela sortir du cadre de la présente invention.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé pour le traitement du bois par pression, caractérisé en ce qu'on enferme partiellement le bois dans une chambre à pression.