<Desc/Clms Page number 1>
Le brevet belge déposé le 3 juin 1954, pour: "Nouveau procédé d'ap- plication de l'air comprimé à la construction d'ouvrages souterrains'' concer- ne la construction "in situ" d'une enceinte recouverte par un plafond et ou- verte à sa base, enceinte dans laquelle on envoie de l'air comprimé à une pression suffisante pour évacuer l'eau contenue dans la portion du sol qui se trouve emprisonnée à l'intérieur de ladite enceinte.
L'emploi d'air comprimé n'est d'ailleurs nécessaire que si l'on o- père au dessous du niveau de la nappe aquifère.
L'enceinte en question communique avec l'extérieur par des installa- tions fixes comportant un ou plusieurs "sas" utilisés: - d'une part, pour l'évacuation des déblais qui remplissent complè- tement l'enceinte au moment où l'on entame les travaux en souterrain, - d'autre part, pour l'introduction dans l'enceinte du béton et des autres éléments entrant dans la constitution de l'ouvrage à construire.
A l'intérieur de l'enceinte, un double problème de transport se pose donc, correspondant: - à l'évacuation des déblais vers les installations de communication avec l'extérieur, - à l'amenée au lieu d'emploi des matériaux provenant desdites in- stallations.
Les transports en question pourraient s'effectuer par roulement dans le fond de l'excavation , au fur et à mesure du creusement de celle-ci, mais on sait que, dans les travaux en souterrain, le sol est fréquemment en- combré et mal nivelé.
De plus la construction "in situ" d'ouvrages souterrains est surtout intéressante pour un travail exécuté dans un terrain peu consistant, où le roulage se fait difficilement.
L'invention consiste à associer le procédé d'application de l'air comprimé suivant le brevet précité avec l'utilisation de monorails suspendus au plafond de l'enceinte qui préexiste au moment où on entame les travaux en souterrain. A ces monorails, on accrochera, au moyen de galets appropriés, des engins de transport roulants, qui seront utilisés pour effectuer tout ou partie des deux catégories de transport ci-dessus décrits.
Suivant cette invention, la pose des chemins de roulement destinés à recevoir les engins de transport peut être faite de différentes manières, soit que les monorails soient mis en place avant la confection du toit et suspendus à celui-ci au cours de ladite confection, soit que, dans un premier stade, on se contente de fixer au toit les engins qui serviront ultérieurement à la mise en place des rails. Ceux-ci seront alors posés à l'intérieur de 1' enceinte, au fur et à mesure de l'avancement du travail.
Il est décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, une réali- sation de l'invention qui se rattache à la première de ces deux conceptions.
Les figures 1 à 7 montrent les phases successives de la construction.
Sur toutes ces figures A désigne les parois verticales, B le talus.
Sur la figure 1 on voit en coupe verticale transversale une excava- tion, qui a été descendue dans le sol jusqu'au niveau de la nappe aquifère.
Dans le fond de cette excavation, on a construit deux parois verti- cales A parallèles, étanches à l'eau et à l'air comprimé. Le pied des rideaux ainsi constitué est descendu en contrebas des ouvrages à construire. Les deux
<Desc/Clms Page number 2>
parois A sont réunies l'une à l'autre par deux autres parois transversales verticales d'une construction analogue. Ces dernières, qui peuvent être très éloignées l'une de l'autre, non sont pas représentées sur les dessins.
La figure 2 montre la phase suivante du travail. Dans le fond de la fouille, on a disposé un certain nombre de poutrelles C destinées à con- stituer les futurs chemins de roulement accrochés au plafond ou toit de 1' enceinte. Pour faciliter la pose et le réglage desdites poutrelles, on a éventuellement constitué, au préalable, une forme de sable D dans le fond de la fouille.
La phase ultérieure du travail, représentée en coupe verticale et en plan,respectivement sur les figures 3 et 4, consiste à noyer dans une nouvelle couche de sable E se superposant à la forme de sable D, les pou- trelles C dont il vient d'être question de telle sorte que le niveau supé- rieur de la couche E soit au niveau de la partie supérieure des poutrelles C, puis à disposer au dessus d'autres poutrelles F jouant le rôle de traver- ses. Celles ci sont liées aux poutrelles C, soit par soudure, soit au moyen de rivets ou de boulons.
Il ne reste plus, pour achever l'enceinte, qu'à constituer son pla- fond par les opérations mises en évidence sur les fig. 5 et 6. On y voit des parois de coffrage verticales G, soutenues par des étais H, qui limite- ront latéralement la dalle de béton armé I dans laquelle seront enrobées à la fois la partie supérieure des parois latérales A (sur la figure 5 on a supposé que les armatures a contenues dans ces parois avaient été dégagées et retournées) et les poutrelles F constituant traverses.
S'il n'est pas nécessaire que la face inférieure de la dalle I soit parfaitement lisse, celle-ci peut être coulée directement sur la forme de sable D-E.
Les traverses sont d'autant plus rapprochées que les charges que l'on désire suspendre aux rails de roulement sont plus importantes.
L'enceinte étant achevée, on peut remblayer la fouille et, s'il y a lieu, reconstituer le revêtement du sol.
Il reste à exécuter les travaux en souterrain selon le procédé dé- crit dans le brevet belge du 3 Juin 1954 sus-visé.
Sur la figure 7, qui est une coupe verticale transversale, on voit une benne preneuse K remplie de déblais et suspendue à un charriot L, qui est accroché à l'une des poutrelles C.
Le fait que celles-ci sont enrobées de sable facilite leur dégage- ment au fur et à mesure que l'exécution des déblais laisse échapper le sable vers l'intérieur.
Au front d'attaque, les machines à terrassement peuvent d'ailleurs elles aussi être suspendues aux poutrelles.
Le transport des déblàis au moyen d'engins suspendus aux poutrelles peut s'effectuer sur toute la distance séparant le front d'attaque des instal- lations de communication avec l'extérieur ou seulement sur une partie de cette distance si, dans la portion terminée de l'ouvrage, on préfère utiliser des engins reposant sur le sol tels que des tapis ou roulant sur celui-ci.
Les poutrelles peuvent également être utilisées pour la circulation, sur tout ou partie de la distance comprise entre les installations de commu- nication avec l'extérieur et le chantier de bétonnage, des engins qui servent à approvisionner ledit chantier, soit en béton, soit en matériaux constitu-
<Desc/Clms Page number 3>
tifs du béton. Elles peuvent enfin être utilisées pour supporter - soit à demeure, soit seulement lorsqu'un déplacement est nécessaire - les coffra- ges ou les engins utilisés pour le bétonnage.
Si leur pose a été soignée, les poutrelles constituent un excellent repère pour la mise en place précise des coffrages .
Les poutrelles pourront être détachées ou séparées des traverses auxquelles elles sont suspendues, elles pourront dans d'autres cas être con- servées en vue d'être utilisées au cours de l'exploitation de l'ouvrage.
A titre de variante, on pourrait se contenter d'incorporer au pla- fond au moment de sa confection les supports nécessaires à la fixation des poutrelles, celles-ci étant ultérieurement amenées en place et fixées au plafond au fur et à mesure de l'avancement des travaux de terrassement.
Il est naturellement loisible, sans sortir du cadre de l'invention, de réaliser d'autres variantes de ce mode de transport.