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Pour fabriquer des segments trempés en acier profilé, plus spé- cialement pour former des cadres de soutènement cintrés pour des instal- lations minières, il est connu de faire passer les barres profilées rec- tilignes dans un four à tremper, de courber ensuite les profilés laminés rectilignes, chauffés à une température supérieure au point AC3 du dia- gramme fer-carbone, dans une matrice pour former des segments, et de re- froidir brusquement les segments courbés, de préférence en même temps que la matrice, dans un bain liquide; après quoi on laisse revenir les segments dans un four établi en aval de ce bain.
Conformément à l'invention, on perfectionne le procédé pour la fabrication des segments trempés à partir d'acier profilé et en utilisant de l'acier de construction dont la résistance à la rupture à l'état trem- pé, conformément au maximum à environ 90 kg/mm2 et dont l'allongement, pour une tenacité en barreaux entaillés supérieure à 6 kg/cm2, correspond au moins à environ 18%, en trempant les barres profilées rectilignes avant leur courbure en segments, la courbure se faisant ultérieurement par défor- mation à froid.
En effectuant l'opération de courbure ultérieurement, il devient possible de fabriquer ces segments trempés par un traitement con- tinu ce qui rend la fabrication plus économiqueo Un autre avantage du pro- cédé réside dans le fait que les fours, quand on utilise des barres pro- filées rectilignes, peuvent avoir des dimensions notablement plus petites et peuvent donc être réalisés d'une manière plus simple et plus économi- que.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention, on peut améliorer encore davantage le procédé en faisant passer les barres profi- lées et laminées, après que celles-ci ont traversé, dans le sens longitu- dinal, le four à tremper, constitué sous la forme d'un four à passage con- tinu, et à la sortie de ce four, d'une manière continue et, de préférence, sans changement de direction, devant des tyuères de refroidissement, dans un four à recuire, établi en aval de ces tuyères, après quoi les barres sont courbées sous la forme de segments par une déformation à froid. Il est alors avantageux de faire passer les profilés laminés et rectilignes, pendant leur mouvement continu entre le four à tremper et le four à re- cuire, dans un dispositif de trempe muni de tuyères et propre à mouiller le profilé de tous côtés.
Pour la mise en oeuvre dû procédé, on peut utiliser un ou plu- sieurs dispositifs de trempe établis les uns derrière les autres dans le sens de l'avancement, ces dispositifs étant constitués par des corps creux courbés à peu près suivant la forme du pourtour des profilés laminés et qui entourant ces profilés de tous côtés en étant établis à un certain écar- tement de ceux-ci, ces corps creux comprenant dans leur paroi interne, qui se trouve du côté du profilé, des orifices en forme de gicleurs, établis de préférence à de courtes distances les uns des autres, et étant raccor- dés à un conduit débitant un fluide refroidisseur, par exemple de l'eau.
Le dessin cd-annexé montre, à titre d'exemple, un mode de réali- sation de l'invention.
La fige 1 montre, en coupe horizontale schématique, un dispositif convenant à la mise en oeuvre de l'invention.
La fige 2 montre, en élévation, un dispositif de trempe ou de re- froidissement.
La fig. 3 montre le dispositif de cintrage.
Comme visible sur la fige 1 on fait passer les barres profilées et laminées rectilignes 1,d'une'manière continue et dans le sens longitudinal, dans un four à tremper 2,constitué sous la forme d'un four à passage continu,
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dans lequel elles sont chauffées à une température supérieure au point AC3 du diagramme fer-carbone. A la sortie du four à tremper 2 et sans que leur direction d'avancement soit modifiée,les barres passent dans un dis- positif de trempe ou de refroidissement 3, de forme annulaire, et après avoir traversé un four à recuire 4, constitué également sous la forme d' un four à passage continu, elles sont courbées à froid en segments à 1' aide d'une machine à centrer munie de galets, non montrée sur la fig. 1.
La courbure à froid des barres profilées, laminées et trempées peut tou- tefois se faire également dans des matrices qui sont par exemple régla- bles. Sur la fig. 1 on fait comporter au four à tremper et au four à re- cuire des groupes de rouleaux 5 pour le transport des barres profilées, les rouleaux 5 étant entraînés avantageusement par un moteur. Il est tou- tefois également possible d'utiliser à la place des transporteurs à rou- leaux, d'autres mécanismes transporteurs logés dans les fours.
La fig.2 montre un dispositif de trempe ou de refroidissement 3 constitué par un corpse creux tubulaire qui est courbé en concordance avec le pourtour des profilés et entoure le profilé de tous côtés tout en étant écarté de celui-ci, la paroi interne dudit corps creux,qui se trouve du côté du profilé, comportant des orifices, en forme de gicleurs, établis à de courtes distances les uns des autres. Le dispositif de trempe est raccordé en 7 à un conduit débitant un fluide refroidisseur, par exemple de l'eauo
Par la forme donnée au dispositif de trempe, on obtient que le profi- lé est refroidi brusquement, et uniformément.
Contrairement à ce qui est montré sur le dessin, on peut établir plusieurs dispositifs de trempe à des écar- tements appropriés les uns derrière les autres. Pour obtenir un guidage certain des barres profilées dans le dispositif de trempe 3, on établit, entre le four à tremper 2 et le four à recuire 4, d'autres rouleaux de soutien 5a. Les barres de profilés laminés sont, pendant la trempe, dé- placées d'une manière continue dans le sens de la flèche x.
On peut évidemment utiliser également des profilés autres que celui ayant la forme d'une gouttière profonde, montré sur la fig. 2, mais dans ce cas on doit chaque fois constituer le dispositif 3 de manière tel- le qu'il soit adapté à la forme du pourtour du profilé.
Le procédé peut non seulement être appliqué à la fabrication de segments trempés pour des cadres de soutènement de galeries souterraines, mais également, et avec avantage, pour la construction de couples de ba- teaux ou d'autres éléments de construction cintrée.
Sur la fig. 3 on montre le dispositif de cintrage établi en aval du four à tremper 2 et du four à recuire 4. Pour l'exemple montré, le dis- positif de cintrage comporte deux galets profilés 9 et 10, entraînés par un moteur et qui aggripent la barre profilée 1, sortant du four à recuire 4, pour entraîner cette barre à travers le dispositif de cintrage. Les galets profilés 9 et 10 sont engagés, par des ouvertures à peu près carrées, sur les extrémités carrées 9a, 10a des arbres d'entraînement et sont reliés rigidement à ceux-ci dans le sens de la rotation. La courbure des barres profilées 1 a lieu par un galet de cintrage 11, engagé librement sur son axe et entraîné en rotation par la barre tout en pouvant coulisser longitu- dinalement dans des guides 13.
L'axe du galet 11 est logé dans un coulis- seau 12 qui peut coulisser entre les guides 13, ce coulisseu pouvant pi- voter sur une tige 14 dont l'extrémité arrière comporte un carré 16 à l'ai- de duquel on peut faire tourner la tige dans un écrou 15 fixé rigidement au bâti du dispositif de cintrage afin que la position de la tige puisse être réglée dans le sens longitudinal.
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Le rayon de courbure de la barre 1 peut être modifié en déplaçant le galet de cintrage 11.
Il est évident que la courbure des barres 1 peut également se fai- re à l'aide d'autres* dispositifs connus en soi.