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Parmi les dispositifs utilisés couramment pour la transmission de forces ou de mouvement, figurent, en particulier les câbles, les chaînes et les courroies.
L'utilisation la plus courante de ces dispositifs consiste à trans- former un mouvement circulaire continu autour d'un axe en un mouvement cir- culaire continu autour d'un autre axe.
Ces mêmes dispositifs sont utilisés également pour des opérations de levage, de traction etc.. pour la réalisation de pompes spéciales etc...
Une des plus simples réalisations d'un de ces dispositifs de trans- mission consiste à utiliser un corps homogène élastique et ayant une résis- tance à la traction élevée tel par exemple qu'un fil ou un ruban en métal ou en matière plastique.
Ces dispositifs de transmission de forces doivent, dans la prati- que, satisfaire à de nombreuses conditions.
Il se présente d'abord de problème de la flexion, sur les poulies par exemple, qui demande dans le cas d'un fil ou d'un ruban, un rapport con- venable entre l'épaisseur dé ce fil ou ruban et le diamètre de la poulie pour que le fil ou ruban puisse suivre le contour de la poulie sans supporter un travail moléculaire anormal dans sa section.
Le problème de l'adhérence n'est pas moins important puisque, dans le cas d'une transmission de mouvements circulaires sur des poulies, l'ef- fort tangentiel appliqué soit par la poulie sur le fil ou ruban, soit par le fil ou ruban sur la poulie dépend non seulement de l'arc de contact et de la tension des brins, mais aussi du coefficient de frottement des matières en contact.
Enfin, s'il s'agit de matières plastiques telles qu'un fil de la substance désignée sous le nom de nylon, par exemple, qui a une résistance à la traction remarquable, il intervient d'autres facteurs, tel l'allonge- ment sous l'effort, qui nuisent à la "rigidité" de la transmission du mou- vement, ainsi qu'à l'adhérence du fil en question sur des poulies ou roues par suite de la variation de longueur des brins suivant l'effort appliqué sur ceux-ci.
La présente invention a pour objet un dispositif composite de transmission de forces ou de mouvement du type caténaire, c'est-à-dire pré- sentant des analogies avec une chaîne. Il est essentiellement constitué par une succession de torps rigides en matière plastique sur lesquelles s'appli- quent directement les forces à recevoir ou à transmettre, et d'éléments fle- xibles ancrés dans ces corps et qui les réunissent en assurant un écarte- ment constant à ces corps, de façon à avoir un "pas" défini, tandis que la flexion de l'ensemble permet l'adaptation sur une poulie par exemple.
On entend ici les mots "matières plastiques" dans le sens où ils sont utilisés dans la terminologie courante, comme désignant toutes sortes de matières de synthèse à structure non cristallisée, qui sont stables aux températures courantes et dont certaines présentent une rigidité considéra- ble.
Il a été constaté en effet que certaines matières plastiques sont susceptibles, lorsqu'elles sont, par exemple, moulées à chaud sur un corps métallique, d'adhérer énergiquement à lui tout en présentant une rigidité mécanique très considérable. On utilise dans la présente invention, cette propriété pour obtenir l'ancrage d'éléments métalliques flexibles dans les corps de matières plastique.
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D'ailleurs, suivant le type de matières plastiques employées, elles peuvent être moulées à froid ou même appliquées de toute autre façon, l'es- sentiel étant que leur rigidité soit assurée au bout d'un temps suffisant après leur application afin de les lier au point fixé sur le fil ou ruban flexible servant d'âme au dispositif.
En outre, il peut être avantageux de constituer ces corps de plusieurs couches de matières plastiques ayant des propriétés différentes.
C'est ainsi, par exemple, que pour constituer la partie du corps rigide qui doit adhérer à l'élément flexible, on pourra utiliser, par exemple, des ma- tières plastiques de la famille des époxies dont les propriétés dradhéren- ce sont considérables, afin d'assurer un excellent ancrage sur l'élément flexible tandis que la couche extérieure sera formée par une matière de la classe des polyamides, ces matières ayant des propriétés de résistance au choc dans une gamme de température très étendue ainsi que des qualités d'au- tolubrification qui les rendent avantageuses lorsqu'elles sont en contact avec les organes extérieurs de la transmission (roues, poulies etc...) de force ou de mouvement.
De préférence les éléments flexibles mentionnés ci-dessus et qui peuvent être soit métalliques, soit non métalliques et constitués alors, par exemple, d'une matière plastique telle que des fils de nylon armés ou non d'éléments métalliques forment une âme ' continue unique agencée de distan- ce en distance pour présenter les dispositifs d'ancrage, ou sur laquelle sont enfilés ou fixés, ou enfilés et fixés, des dispositifs d'ancrage indé- pendants.
De tels dispositifs de transmission de forces coopèrent soit avec des poulies ordinaires, soit, à la manière de chaînes, avec des pignons, à condition- de donner aux corps de matière plastique une forme appropriée, soit avec des poulies à empreintes.
Divers modes d'exécution de dispositifs de transmission de forces ou de mouvements conformes à la présente invention vont être décrits ci-après à titre d'exemple et sont représentés schématiquement sur les dessins annexés dans lesquels :
La figure 1 est relative à un premier mode d'exécution dans lequel l'âme continue est un fil métallique, l'un des corps rigides étant représen- té en coupe..
La figure 2 montre en perspective un autre mode d'exécution où l'â- me continue est un ruban de feuillard.
La figure 2 A montre une variante d'un mode d'ancrage des corps rigides sur le ruban.
Les figures 3 et 4 concernent des connexions des extrémités, dans le cas d'un fil continu.
La figure 5 montre un dispositif d'ancrage employé dans le cas d'un fil continu multibrins, le dispositif d'ancrage étant constitué par l'épanouissement de brins du fil.
La figure 6 montre, à titre d'exemple, diverses formes que peu- vent affecter les corps rigides de matière plastique.
La figure 7 montre une forme adoptée pour ces corps afin de faci- liter la flexion de l'âme sans l'endommager.
La figure 8 concerne un mode d'exécution dans lequel les corps ri- gides de matière plastique sont presque jointifs.
La figure 9 concerne un dispositif d'ancrage indépendant de l'âme
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et enfilé sur elle.
La figure 10 est relative à un mode d'exécution de dispositif de transmission de forces à fils parallèles.
& la figure,ll est relative à un autre mode d'exécution dans le cas également de fils parallèles.
Un fil d'acier 1 (Fig. 1) a été, à intervalles réguliers, plie à
90 , puis deux ou plus de deux fois à 180 et enfin à 90 , de façon à obte- nir l'ancrage 2, après quoi ces plis sont immobilisés, comme on le voit sur la partie gauche de la figure, en les noyant dans des blocs de matière plas- tique 3, par exemple de la matière appelée "nylon", qui sont, par exemple, moulés sous pression de façon à recouvrir entièrement les pliures 2. On ob- tient de cette façon des blocs rigides 3, réunis par des éléments intermé- diaires du fil 1, l'ensemble ainsi obtenu ne possédant pas d'autre extensi- bilité que celle des éléments du fil 1 entre les blocs 3, et la pliure du fil d'âme 1 servant exclusivement à l'ancrage, les parties pliées étant parfaitement immobilisées les unes par rapport aux autres, après coulée des blocs 3.
En figure 2 le dispositif d'ancrage est très analogue, mais le fil d'âme 1 a été remplacé par un mince feuillard 4.
En figure 2 A, des saillies 15 ont été repoussées dans le ruban 4 et servent d'ancrage pour le corps rigide 3.
Sur les figures 3 et 4, les deux extrémités du fil continu 1 sont accrochées l'une à l'autre et l'accrochage 5, 6, plus ou moins compliqué, forme lui aussi ancrage pour les blocs de matière plastique 3.
On pourrait utiliser également beaucoup d'autres modes d'ancrage.
C'est ainsi que le simple collage pourrait être employé,s'il est assez éner- gique par rapport à l'effort à transmettre. Lorsque l'élément flexible est métallique, on pourrait emboutir, estamper ' ou percer cet élément métallique de façon à constituer une partie en relief, ou une cavité à fond percé ou non. Si l'élément flexible est un ruban métallique il peut être indiqué no- tamment d'y percer un trou qui assure ' la liaison de la matière plastique au-dessus et au-dessous.
Dans le cas de la fig. 5, où l'on emploie un câble métallique multibrins 7, ce câble a été comprimé dans le sens de l'axe pour former un épanouissement.; 8 ou une sorte de tête de champignon qui sert de dispositif d'ancrage pour les blocs 3.
Bien entendu les blocs 3 peuvent avoir des formes quelconques (voir Fig. 6) par exemple celle d'une sphère ou d'une dent d'engrenage ou toute autre. On choisira une forme correspondant à l'organe destiné à coopé- rer avec les blocs 3 pour recevoir ou transmettre les efforts (pignon de chaîne, poulie à gorge continue ou à empreintes etc....).
S'il se présente le problème d'une flexion ayant une importance relativement considérable (par exemple passage du dispositif de transmission de forces sur des poulies de petit diamètre par rapport à l'élément résis- tant (fil ou feuillard de la transmission) on pourra prévoir au moulage (Fig. 7) une forme de blocs 3 présentant des encoches 9 avec des surfaces de soutien 11 de forme appropriée pour éviter la rupture à la flexion.
On peut également prévoir des blocs en matière moulée 3 très voi- sins les uns des autres de façon que la surface d'appui de ces blocs soit pratiquement continue avec, cependant, possibilité de flexion (Fig. 8).
Les blocs 3 peuvent avoir également des profils très variés dans le sens transversal, par exemple si le dispositif de transmission doit pas-
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ser dans des poulies à gorge de section trapézoïdale ou autre.
Il n'est pas nécessaire que le dispositif d'ancrage soit consti- tué par l'âme flexible elle-même. Dans le cas de la fig. 9 on a représen- té une âme 1 avec des dispositifs d'ancrage indépendants 12 qui sont cons- titués par exemple comme les épines de fils de fer barbelés, les tortillons de fil métallique qui constituent ces épines pouvant être simplement enfilés sur l'âme ou avec leurs spires serrés fortement sur l'âme ou être pris en- tre les brins de cette âme, lorsque celle-ci est multibrins, le moulage du bloc 3 intervenant ou non pour immobiliser l'épine 12 sur l'âme 1, le tout de façon que, suivant l'invention, le bloc ait une position fixe par rapport à l'âme, cette position intervenant, par exemple, particulièrement, pour donner un pas déterminé entre les corps qui passent sur une roue dentée ou à empreintes.
Sur la fig. 10, on a représenté un dispositif de transmission for- mé de fils parallèles 13 formant chacun son dispositif d'ancrage, l'ensem- ble desdits dispositifs d'ancrage étant noyé dans le bloc 14.
Sur la figure 11, un mode de différent assure 1' ancrage .
On notera que, pour certaines applications, et notamment dans le cas où les formes à transme-ttre ne sont ,pas très considérables, les éléments flexibles peuvent ne pas-être des éléments métalliques et consister, par exemple, en une matière flexible, telle qu'une matière plastique, la carac- téristique de la présente invention étant, sous sa forme la plus générale, de comporter des corps rigides de matière plastique rigide ancrés sur des éléments de matière flexible qui les relient.