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Les souffleries à grande vitesse exigent une énorme puissance pour l'entraînement de l'air en écoulement, et par conséquent la: mise en oeuvre de moyens onéreuxo Pour maintenir cette puissance à une valeur re- lativement faible, on a proposé des souffleries à accumulation, fonction- nant par rafales au moyen de trompes dont l'agent moteur est de l'air com- primé ou de la vapeuro Les frais essentiels d'installation et d'emploi d' une telle soufflerie dépendent de l'accumulateur.
Le perfectionnement qui fait l'objet de la présente invention permet de réduire ces fraise
Selon ce perfectionnement la trompe servant à mettre l'air en mouvement est une trompe à eau, alimentée en eau chaude sous pression par un accumulateur d'eau chaude.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, 'bien entendu, partie de ladite invention.
Les figures 1 et 2 sont des coupes schématiques de deux modes de réalisation d'une souffleries selon l'invention.
Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, qui con- vient pour des souffleries subsoniques et supersoniques, on a dessiné en 1, à titre d'exemple, une chambre de mesure subsonique dans laquelle l'air ex- térieur peut pénétrer par l'orifice la.
l'air est entraîné à grande vitesse à travers cette chambre par une trompe à eau comportant plusieurs tuyères 2 réparties autour de 1 axe de la chambre 1 ou une tuyère centrale débou- chant dans le conduit 3 qui fait suite à cette chambre yPar un collecteur commun 4, les tuyères 2 sont alimentées en eau chaude sous pression prove- nant de l'accumulateur d'eau chaude 5 convenablement calorifugé et chauffé par des moyens convenables non figurés. Chaque tuyère 2 est munie d'une ai- guille mobile 6 ou autre organe de réglage permettant de faire varier la sec- tion de passage offerte à 1 eau dans la tuyèreo Quand ces aiguilles sont ou- vertes,
l'eau chaude de l'accumulateur 5 est refoulée à grande vitesse dans les tuyères 2 par la pression de vapeur régnant dans l'accumulateur. Une partie de 1 eau chaude se vaporise dans les tuyères, mais la plus grande partie reste liquide et se trouve finement pulvérisée dans ces tuyères, d' où sort un jet de vapeur et d'eau pulvérisée, qui aspire l'air extérieur à travers la chambre de mesure 1 en produisant dans cette chambre un courant d'air à grande vitesseoA la sortie de cette chambre, l'air est brassé dans le conduit. 3 avec la vapeur et l'eau pularisee.L'écoulement est ralenti dans le diffuseur 7 qui suit le conduit 3 et l'air s'échappe de la souffle- rie en 8.
Les particules liquides et chaudes contenues dans l'air sont a- vantageusement récupérées avant l'échappement au moyen d'un dispositif 9 qui, dans l'exemple du dessin, comporte un coude de la tuyauterie, muni d' un certain nombre d'ailettes courbes et creuses 10. Des conduits 11 ramènent à un réservoir 12 l'eau qui se rassemble à la partie inférieure du coude, Les ailettes sont, de plus, percées de trous sur leur intrados et leur in- térieur est raccordé à un conduit 13 amenant également dans le réservoir 12 l'eau qui se dépose sur l'intrados des ailetteso Une pompe 14 permet de ramener l'eau chaude récupérée, à l'accumulateur 50
Les avantages de l'entraînement de l'air par trompe à eau chaude sont les suivants:
1) L'accumulateur est de dimensions relativement petites et son prix de revient est faible.
Il peut être rempli presque complètement et être totalement vidéo Etant donné sa faible surface, les pertes de chaleur sont faible Sa
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2) La rentabilité de la soufflerie en fonctionnement est relati- vement élevée, étant donné que sans grands frais,on peut choisir une pres- sion de fonctionnement suffisamment élevée pour être dans le domaine de bons rendements thermiqueso
3) A cause de la forte densité de l'agent moteur, les conduites, vannes, organes de réglage et la trompe elle-même, sont de dimensions re- lativement petites.
4) Le niveau des bruits de la soufflerie est très faible étant donné que les gouttelettes d'eau véhiculées dans l'écoulement amortissent le bruits
Le mode de réalisation représenté sur la figure 2 est plus com- plexeo Il comporte la combinaison d'une soufflerie avec une trompe à eau chaude pour produire le mouvement de l'air ainsi que divers circuits pouvant être mis en oeuvre selon les besoins et une trompe à air permettant d'augmenter la vitesse d'écoulement -de 1 air dans la chambre de mesurée On peut ainsi parvenir à réaliser des écoulements à nombre de Mach élevé.
Sur la figure 2 on voit d'abord le circuit 1 qui peut fonctionner en circuit fermé et qui comprend:
Un compresseur dáir à plusieurs étages 21 séparés par des disposi- tifs de refroidissement de l'air 22, un décanteur mécanique d'eau 23, un déshydrateur 24, éventuellement un réchauffeur d'air 25 (servant à éviter une condensation pour les grands nombres de Mach), une tuyère 26 servant à la mise en vitesse de l'air, cette tuyère étant amovible de manière à pouvoir être changée et remplacée par une autre à section au col différente selon la vitesse découlement que 1 on veut obtenir, la chambre de mesure 27, 1?ajutage convergent-divergent réglable 28 servant à ralentir la vitesse de l'air à la sortie de la chambre de mesure,
enfin le tuyau de retour 29 qui ramène l'air à laspiration du compresseur et qui comporte les vannes 30 et 31.Quand ce circuit fonctionne, lesdites vannes 30 et 31 sont naturelle- ment ouvertes,tandis que la vanne d'aspiration à l'atmosphère 32 est fermée, de même que la vanne 330
Cette vanne 33 permet de faire communiquer la sortie du convergent- divergent 28 avec centrée d'une trompe à eau chaude 34 dont la tuyère mo- trice 35 munie de l'aiguille de réglage 36 est alimentée par l'accumulateur deau chaude calorifugé 5. La trompe est suivie du diffuseur 37 et d'un é- chappement à l'atmosphère 38 muni d'une var..ne 39.
En dessous du coude que décrit le fluide venant de la trompe avant de sortir par l'orifice d'chap- pement 38 se trouve un bac 40 dans lequel tombent et se rassemblent les par- ticules d'eau liquide véhiculées par le fluide, l'eau ainsi récupérée étant retournée par une pompe 14 à l'accumulateur 5, de préférence dans la bran- che amont du circuit 5a de chauffage de l'eau associé à cet accumulateur Un dispositif d'ailettes analogues aux ailettes 10 de la figure 1 peut être prévu dans le coude traversé par le fluide au-dessus du bac 40.
Un peu en amont de l'orifice d'échappement 38 part un conduit 41 qui aboutit à une trompe à air comprimé 42, dont la tuyère motrice 43, munie de l'aiguille mobile ,de réglage 44, est alimentée, quand cette aiguille est ouverte, par de 1 air comprimé prélevé par la conduite 45 sur le refou- lement du compresseur d'air. Cette trompe 42 est suivie du diffuseur 46 débouchant à l'atmosphère. Un radiateur=laveur 47 est prévu en amont de la conduite 41 pour condenser la vapeur d'eau contenue dans lair quand on utilise la trompe à air comprimé 42-43.
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Le fonctionnement de ce mode de réalisation est le suivant:
Quand on ne désire, dans la chambre de mesure, qu'un écoulement à nombre de Mach peu élevé, les vannes 30, 31 sont ouvertes, les vannes
32, 33 fermées et les aiguilles 36 et 44 également ferméeso L'air est alors mis en mouvement dans le circuit fermé I, uniquement par le compresseur
210 La tuyère 26 utilisée est celle qui a le col de plus grande section, comme on 1'a indiqué sur la figure 2 par le chiffre I.
Si l'on désire un écoulement à nombre de Mach plus élevé, on ferme les vannes 30 et 31 et l'on ouvre les vannes 32,33 et 39.Le compresseur aspire alors à l'atmosphère par la vanne 32 et refoule à travers la trompe
34 vers l'orifice d'échappement 38.En ouvrant l'aiguille 36, on met en action la trompe à eau chaude qui accélère la veine d'air traversant la chambre de mesure 27, en diminuant la contre-pression à la sortie de l'aju- tage convergent-divergent 28. Le circuit qui est établi est celui marqué
II sur le dessin. La tuyère 26 utilisée a alors un col plus petit que pré- cédemment, correspondant à la vitesse à obtenir dans la chambre 27.
Si l'on veut un nombre de Mach encore plus élevé, on ferme la vanne
39, de sorte que l'air doit passer par la conduite 41 et la trompe à air com- primé 42 pour s'échapper en 46. Laissant en service la trompe à eau chaude, on ouvre l'aiguille 44 pour faire fonctionner la trompe à air comprimé qui accélère l'écoulement. On met en outre en action le laveur 47. Le circuit qui est ainsi mis en fonctionnement est marqué III sur le dessin.
La tuyère 26 utilisée est celle qui présente la plus petite section au col.
Il va d'ailleurs de soi que des modifications peuvent être appor- tées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention.
REVENDICATIONS.
1. Soufflerie à grande vitesse, caractérisée en ce que tout ou partie de l'énergie nécessaire à l'entraînement de l'air dans la chambre de mesure est fourni par une trompe alimentée en eau chaude sous pression par un accumulateur d'eau chaude.