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La présente invention se rapporte aux étoffes ou tissus à panse- ments ou gazes stérilisés et autres matières textiles et a pour but d'empê- cher ou au moins de réduire la désagréable agglutination ou collage des par- ties de l'étoffe les unes aux autres et à la surface de la blessure ou de la peau lorsque de l'humidité ou sérosité sort de la blessure, en particu- lier des sécrétions du pus, du sang, etc.
Pour résoudre ce problème, on a déjà fait de nombreux essais, mais ceux-ci n'ont pas abouti à un résultat satisfaisant. L'invention part de la constatation que l'agglutination peut être empêchée dans une large mesure si l'on parvient à gêner ou interrompre continuellement le collage par un déplacement ou mouvement des différentes parties de fil les unes par rapport aux autres et par rapport à la peau et à créer, par le mouvement des fils, de nouveaux espaces ou interstices capillaires, qui aspirent l'humidi- té et maintiennent son mouvement et à permettre aussi en partie l'accès de l'air pour le séchage rapide de la blessure.
A cette fin, l'étoffe ou tissu à pansements, est selon l'invention, constitué de fils ou de parties de fils qui; au contact de l'humidité d'une blessure s'allongent, se rétrécissent ou se contractent ou se gonflent différemment et se déplacent ainsi les uns par rapport aux autres et par rapport à la peau.
Une forme de réalisation de l'étoffe pour pansements selon l'in= vention consiste en ce que les fils de trame sont alternativement rétrécissables, contractiles et irrétrécissables (non contractiles), tandis que les fils de chaîne ont une section arrondie. On arrive à des formes de tissu beaucoup plus favorables lorsque, selon l'invention, les fils de chaîne, qui s'étendent les uns à côtés des autres et, au croisement des fils de trame, les uns au-dessus des autres, présentent des différences de capacité de contraction, d'allongement ou de gonflement au contact de l'humidité.des blessures. Les fils de chaine peuvent en effet être placés beaucoup plus facilement dans des positions différentes par rapport aux fils de trame lors du tissage que l'inverse.
Ils déterminent essentiellement la nature de l'armure et la possibilité d'une disposition différente commode des parties du tissu qui se rétrécissent et de celles qui ne se rétrécissent pas, en particulier aussi par rapport au côté du tissu par lequel ce dernier est appliqué sur la blessureo Comme l'ont montré des expériences de grande envergure sur des animaux, il y a avantage pour la guérison que les parties de fil du tissu qui se rétrécissent ou se déplacent d'une autre manière ne soient pas en contact avec la surface de la blessure. Pour obtenir ce résultat, les fils de trame juxtaposés ou superposés reçoivent alternativement des sections plus grandes ou plus petites.La section est généralement circulaire, mais on peut aussi utiliser une section non circulaire, par exemple ovale.
Les parties de fils rétrécissables placées au voisinage de la surface de la blessure sont passées autour de fils de trme de plus petite section et sont maintenues à une certaine, distance de la surface de la blessure par le fait que les fils de chaîne non rétréoissables voisins placés de part et d'autre sont passés autour de fils de trame de plus grande section.
La différence de rétrécissabilité ou contractilité peut être provoquée non seulement par une différence d'allongement mais encore par une différence de retordage.
Les fils de l'étoffe à pansements qui doit être employée pour les blessures à sécrétion normale, doivent avoir un faible pouvoir absorbant, car les essais ont montré que la guérison est dérangée par un trop grand pouvoir absorbant des fils du tissu, par suite d'une irritation de la blessure. Il s''est révélé particulièrement avantageux et efficace pour la guérison d'employer un tissu double dans le sens d'un tissu supérieur et d'un tissu inférieur avec deux groupes de fils de chaîne et deux groupes de fils de trame, dont le tissu supérieur et le tissu inférieur sont réunis l'un à
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l'autre.
Alors que pour obtenir un recouvrement suffisant de la blessure et un pouvoir absorbant suffisant dans le cas des mousselines à pansements em- ployées le plus souvent, il faut 16-couches ou davantage selon le poids du textile chirurgical, on se tiré d'affaire avec une seule couche d'un tel tissus double, lorsqu'on choisit les différents fils d'une grosseur convenable tout en maintenant le rapport entre leurs grosseurs respectives.
La technique du pansement est placée sur une nouvelle base lorsqu'on utilise un tissu double de ce genre.
D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la des- oription, donnée ci-après, de divers exemples de réalisation du tissu à pansements selon l'invention.
Sur la planche de dessins schématiques ci-annexée, la figure 1 représente un tissu simple composé de fils de trame alternativement gros et minces ainsi que de fils de chaîne alternativement rétrécissables et irrétrécissables ; la figure 2, un tissu double avec fils de chaîne rétréoissables montant et descendant entre le tissu supérieur et le tissu inférieur ; @ la figure 3, un tissu double susceptible d'être appliqué par ses deux faces sur la plaie avec fils de chaîne rétrécissables montant et descendant entre le tissu supérieur et le tissu inférieur ; la figure 4, un tissu double dont on peut également appliquer n'importe laquelle des deux faces, avec fils de chaîne rétrécissables et irrétrécissables entrelacés entre eux ; les figures 5 - 7:
des tissus doubles, dont le tissu inférieur est exempt de parties de fil rétrécissables ; les figures 8 et 9, un tissu simple composé de fils de chaîne alternativement gros et minces et de fils de trame alternativement rétrécissa- bles et irrétrécissables.
Sur la planche de dessins, les fils rétrécissables sont représentés par des lignes en trait interrompu ; les fils irrétrécissables par des lignes en trait plein.
Dans l'exemple de réalisation selon la figure 1, il s'agit d'un tissu simple avec fils de trame de section ronde alternativement gros 1 et minces 2, qui, sur le dessin, apparaissent en coupe, et des fils de chaîne rétrécissables 3 et des fils de chaîne irrétrécissables 4, juxtaposés. Les fils sont tissés ensemble suivant l'armure toile usuelle. Du côté d'application 5 du tissu, seuls les fils de chaîne irrétrécissables 4 viennent en contact avec la surface'de la blessure, car, en face de celle-ci, les fils de chaine rétrécissables 3 sont passés autour des fils de trame de section mince 2 et sont donc maintenus à une certaine distance de la surface de la plaie.
Lorsque de l'humidité de la blessure pénètre dans le tissu, les fils de chaîne rétrécissables 3 tendent à se tendre fortement et à se raccourcir, en tirant les fils de trame-minces 2 vers le haut et les gros fils de trame-1 vers le bas. Les fils de chaîne irrétrécissables 4 sont également influencés par le rétrécissement ou contraction -des fils de chaîne 3 et libèrent les parties des gros fils de trame déplacées vers le base Le rétrécissement peut aussi provoquer une rotation des fils autour de leur axe.
Si l'on s'imagine le tissu fixé en un point, une'traction est exercée sur le tissu, à droite et à gauche de ce point, par le rétrécissement.De ce fait,'les parties de fil de chaîne rétrécissables 3 arrivent, dans le haut, en contact plus ferme avec leurs fils de trame 1, tandis que le contact des fils de chaîne irrétrécissa-
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bles 4'avec les fils de trame 1 se relâche dans le basa Ce mouvement de con- traction des fils de chaîne 3 en direction du point de fixation du tissu pro- voque donc un entraînement par frottement rotatif des fils de trame 1, de sorte que, lors de rétrécissement, ceux-ci sont un peu tournés autour de leur axe et, dans-certaines circonstances, sont comprimés et prennent de ce fait une section ovale.
Ce déplacement relatif des différentes parties de fil les unes par rapport aux autres gêne l'agglutination des parties du pansement, car la ,condition indispensable pour une agglutination efficace est que celle-ci se déroule en toute tranquillitéo Le déplacement des parties de il les unes par rapport aux autres est accompagné de la formation de nouveaux espaces capillaires, qui non seulement absorbent la sérosité de la blessure et la conduisent plus loin, mais créent aussi les interstices d'air capillaires entre la surface de la plaie et le tissu,
par lesquels le séchage-de la bles- sure est grandement favoriséo
Des essais comparatifs de grande envergure ont montré que les bles- sures pansées avec le tissu à pansements selon l'invention sèchent et guéris- sent beaucoup plus rapidement que lorsqu'on emploie les tissus à pansements ordinaires
Au lieu des sections circulaires des fils, on peut aussi employer des sections ayant entièrement ou partiellement une.'autre forme, par exemple des sections ovales ;
en cas d'accès d'humidité de la blessure, il se pro- duit alors un déplacement relatif renforcé des parties de fil par rotation autour des axes'des fils, comme cela sera. expliqué en détail plus loino
L'exemple de réalisation selon la figure 2 est un tissu double, avec tissu supérieur ou l'endroit 6 et tissu inférieur ou d'envers 70 Le tis- su supérieur se compose de fils de trame gros 1 et minces 2, et le tissus inférieur de fils de trame gros l'et minces 2'.
Le tissu supérieur contient des fils de chaîne irrétrécissables 4 ; et le tissu inférieur, des fils de chaîne irrétrécissables 4', tandis que les fils de chaîne rétrécissables 3,
3' employés montent et descendent entre les tissus supérieur et inférieur de la manière représentée et cela de façon que les fils de chaîne rétrécissables soient passés autour des gros fils de trame 1 du tissus supérieur et les min- ces fils de trame 2' du tissu inférieuro Il est visible que, de ce fait, du côté d'application ou de contact 5, ce sont les fils de chaîne irrétrécissa- bles 4' qui sont placés en avant, tandis que toutes les parties de fil rétré- cissables des fils de chaîne 3 et 3' sont en retrait par rapport à la surfa- ce d'application 5,
car ils passent autour des fils de trame minces 2'o Le liage entre le tissu supérieur 6 et le tissu inférieur 7 est obtenu grâce à ce que les fils de chaîne rétrécissables 3, 3' sont passés alternativement à travers le tissu supérieur et le tissu inférieur.
Dans la forme de réalisation selon la figure 3, les fils de chaî- ne irrétrécissables inférieurs 4' ont la même position par rapport aux fils de trame gros et minces quà la figure 2. Les fils de chaîne rétréoissables
3 et 3' montent et descendent, il est vrai, entre le tissu supérieur 6 et le tissu inférieur 7, ce qui assure le liage entre ces deux tissus, mais les deux genres de fils entourent les fils de trame minces 2,2' tant dans le tis- su inférieur que dans le tissu supérieuro De cette manière, on obtient que non seulement un côté 5 du tissu, mais aussi l'autre coté 5' soient utilisables comme face d'application du tissu sur la blessure, car des deux côtés les parties de fil des fils de chaîne rétrécissables 3, 3' sont en retrait par rapport aux fils de chaîne irrétrécissables 4,4'.
La forme de réalisation selon la figure 4 se distingue de la forme de réalisation selon la figure 3 par le fait que les fils de chaîne rétrécissables 3 et 3' ne sont passés respectivement que dans le tissu supé-
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rieur et dans le tissu inférieuro Le liage entre les tissus supérieur et inférieur est obtenu grâce à ce que les fils de chaîne 3 sont passés sous les boucles, dirigées vers le haut, les fils de chaîne irrétrécissables 4' ou sont entrelacés avec eux. Ce tissu à pansements peut aussi être appliqué par ses deux côtés sur la blessure.
Dans. les formes de réalisation-selon les figures 5 à 7, on obtient que le tissu inférieur à appliquer sur la blessure soit complètement exempt de parties de fil rétrécissable. Dans le tissu selon la figure 5, les fils de trame alternativement gros 1 et minces 2 du tissu supérieur 6 sont entrelacés avec des fils de chaîne juxtaposés 3, 3', tandis que le tissu inférieur 7 consiste, d'une manière correspondante, en fils de trame alternativement gros 1' et minces 2' et en fils de chaîne irrétrécissables 4, 4' entrelacés avec eux. Le liage entre le tissu supérieur et le tissu inférieur se fait par des fils de chaîne irrétrécissables passés de distance en distance autour de fils de trame minces 2 du tissu supérieur.
Dans la forme de réalisation selon la figure 6, le tissu supérieur est muni de fils de trame minces 2 ; le tissu inférieur? de gros fils.de trame 1'. Dans le tissu supérieur, les fils de chaîne rétrécissables 3,3' sont entrelacés avec les fils de trame minces 2, tandis que les fils de chaîne irrétrécissables 4,4' sont entrelacés avec les gros fils de trame 1' du tissu inférieur.
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Ici également, le liage est établi par le fait que de distance en distance les fils de chaîne irrétrécissables -4 ou 4' sont passés par-dessus des fils de trame 2 du tissu supérieur.
Dans la forme de réalisation selon la figure 7, de gros fils de trame 1 sont prévus dans le tissu supérieur 6 ; des fils de trame minces 2, dans le tissu inférieur 7. Les gros-fils de trame 1 sont entrelacés avec les fils de chaîne rétrécissables 3, 3'o Les fils de chaîne irrétrécissables 4 pont passés.autour des fils de trame minces 2 du tissu inférieur et autour des gros fils de trame 1 du tissu supérieur.
En dehors des formes de tissu représentées, on peut en former de nombreuses autres en s'appuyant sur les armures connues dites serge et toile, le nombre des liages nécessaires entre 'les tissus supérieur et inférieur pouvant être augmenté ou réduit à volonté.
La forme de réalisation de la figure 2 peut. 'être modifiée en ce sens que dans chacun des tissus, supérieur et inférieur, est inséré un fil de,chaîne rétrécissable 3 ou 3' et que les deux fils de trame sont entrelacés de la manière indiquée à la figure 4 pour le fils 3 et 4'.
Les deux fils de chaîne rétrécissables 3, 3' de la figure 3 peuvent être insérés d'une manière correspondante.
Dans la description de la figure 3, où chacun? des gros fils de trame et des minces fils de trame du tissu supérieur et les fils correspondants du tissu inférieur sont superposés, les fils de chaîne rétrécissables insérés dans le tissu supérieur peuvent être entrelacés avec les fils de chaîne irrétrécissables du tissu inférieur à la manière de la figure 4 et inversement.
La forme de réalisation selon la figure 7 peut être modifiée en ce sens que les fils de trame gros et les minces sont permutés entre eux, ou que les fils rétrécissables et les fils irrétrécissables sont permutés entre eux ; dans ce dernier cas, les fils irrétrécissables doivent être choisis beaucoup plus gros que les fils rétrécissables, afin que les premiers recouvrent les fils rétrécissables et les maintiennent à distance de la surface de la blessure.
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D'une manière générale, d'autres variations du tissu à pansements peuvent être obtenues par le choix de différentes grosseurs ou numéros de fil*
Toutes les formes de réalisation représentées montrent que les par- ties de fil rétrécissables sont maintenues, à distance de la surface de la blessure et qu'elles ne peuvent donc pas exercer une action irritante sur cette dernière,
Dans les formes de réalisation selon les figures 6 et 7, il n'est pas néçessaire pour ce but que les fils-de trame aient des sections de gran- deurs différentes, mais on emploie ces fils de grosseurs différentes afin de favoriser l'aération de la surface de la blessure et l'absorption. Dans ces exemples de réalisation, le tissu supérieur dans son ensemble est forte- ment contracté par rapport au tissu inférieur, de sorte que les bords de ce dernier tendent à se soulever.
Des essais comparatifs ont montré que la ten- dance à l'agglutination des tissus représentés n'est qu'environ 1/10 de celle de la. mousseline classique.La guérison.: progresse beaucoup plus vite que dans le cas de la mousseline, surtout parce que - comme cela a déjà été men- tionné au début du présent mémoire - la blessure sèche très vite, ce qui s'ex- plique par une bonne aération de la surface de la blessure par lesintersti- ces capillaires créés par le déplacement des parties de fil les unes par rap- port aux autres. A ce propos, il ne faut pas perdre de vue qu'en règle géné- rale le pouvoir absorbant des fils doit être faible ou modéré, car un trop fort pouvoir absorbant entraine une irritation des blessures.
Pour cette rai- son, on utilise des fils non dégraissés, c'est-à-dire des fils qui n'ont pas encore perdu leur couche de cire et de pectine, en particulier du cotôn-. brut.
Pour les blessures à sécrétions extrêmement élevées, telles que les plaies pu- rulentes, il est à conseiller d'employer un tissu dont les fils aient un pou- voir absorbant supérieur. Une seule couche de tissu suffit à recevoir et ab- sorber les sécrétions des blessures.
Dans le cas de l'exemple de réalisation des figures 8 et 9, le tis- su à pansements se compose de fils de chaîne 8, 9 de grosseurs différentes, autour desquels les fils de trame juxtaposés 10, 11 passent alternativement en haut et en bas.
Les fils de trame sont de nature telle qu'ilsréagissent différem- ment sous l'effet de l'humidité des blessures. Une partie a un comportement indifférent en présence de l'humidité des blessures ou s'allonge ; l'autre partie se rétrécit au contact de l'humidité. A un fil de trame irrétrécissa- ble 11 succède un fil de trame rétrécissable 10, de sorte que chaque fil de chaîne est entouré d'une maille de fils de trame, qui, d'un côté, présente une partie de fil rétrécissable et, de l'autre côté, une partie de fil irré- trécissable. Au contact de l'humidité de la blessure, les fils de-trame ré- trécissables tendent de se tendre fortement,
tandis que les parties de fil opposées constituées de fil de trame irrétrécissable subissent une enflure ou boinbement par allongement ou par le soulèvemehtdu fil de chaîne par les par- ties de fil rétrécissables qui se tendent fortement.
Comme cela a été mentionné plus haut, le dérangement est sensiblement amélioré lorsque les fils de chaîne, ou au moinsune partie d'entre eux, reçoivent une section allongée, par exemple ovale. Selon les figures 8 et 9, les gros fils de chaîne 8 présentent une section ovale. Lorsque le tissu n'est pas en usage,'ces fils de chaîne ovales 8 ont l'axe longitudinal de leur section transversale parallèle à la surface du tissu et sont ainsi enserrés par les fils de trame. Au contact de l'humidité, la partie de fil de trame rétrécissable est fortement tendue, comme cela a été décrit plus haut ; le grand axe de la section ovale des fils de chaîne se place alors obliquement, car il ne peut dévier .que dans la direction de la partie de fil irrétrécissable qui se bombe, comme cela est représenté à la figure 9.
De cette manière,
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les fils de chaîne ovales se soulèvent de -leur support d'un côté, et, comme il en résulte la formation de nouveaux espaces capillaires, le liquide de la blessure est maintenu en mouvement par aspiration,-' de sorte que la configuration oblongue de la section transversale des fils de chaîne intensifie le dérangement de l'agglutination. 'Le tissu est généralement, tissé en forme de bande, dont on découpe les morceaux nécessaires.
Pour les'grandes plaies, telles que les brûlures, etc., le tissu- à pansements peut aussi être employé sous la forme d'une large pièce de tissuo
La forme en bande permet un emploi répété du tissu à pansements, car la bande peut être facilement nettoyée et stériliséeo Après le lavage, la bande est enroulée humide sous tension' et séchée dans cet étato Après le séchage7 elle exerce les mêmes effets qu'un tissu neufo
La stérilisation à la vapeur altère à peine l'effet de rétrécissement si le tissu est enlevé sec du stérilisateur.
Toutefois, une stérilisation à sec convenable, par exemple aux rayons ultra-violets, est plus simple et plus rationnelleo
Le tissu textile décrit peut aussi être employé à d'autres usages que pour le pansement des blessures, dans lesquels le contact avec du liquide suivi,d'agglutination joue un rôle, par exemple comme produit absorbant la transpiration.
REVENDICATIONS. la- Tissu à pansements et textiles similaires, caractérisé en ce qu'ils se composent de fils, ou de parties de .fil, qui réagissent différemment au contact de l'humidité de la blessure, c'est-à-dire qu'ils s'allon- gent, se rétrécissent ou gonflent 'à des degrés différents et effectuent à cette occasion des mouvements les uns par rapport aux autres, qui diminuent ou empêchent leur agglutination les uns aux autres et avec le support.