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La présente invention vise d'une manière générale à réduire l'é- blouissement par le soleil et par la clarté du ciel et se rapporte plus particulièrement à une glace de fenêtre, un pare-brise ou éléments de vi- trage analogues d'un type nouveau, inclinés assemblés en "triplex" et mu- nis d'une partie anti-éblouissante incorporée. L'invention concerne en outre un procédé perfectionné pour établir un tel dispositif.
Le pare-brise auquel la présente invention se rapporte en pre- mier lieu est un élément incurvé et incliné d'une manière particulière et appartient au même type anti-éblouissant général que celui décrit dans une demande de brevet américain n Serial 60.725, déposée le 18 novembre
1948 par Joseph D. Ryan et Paul T. Mattimoe.
De tels pare-brise compren- nent une couche intermédiaire incassable en matière plastique comportant une portion ou bande supérieure anti-éblouissante pourvue d'une colora- tion ou d'un voile neutre, la teinte ou le voile de cette portion étant de préférence dégradés depuis une) nuance relativement sombre au bord su- périeur jusqu'à une disparition pratiquement complète à la base, cette feuille intermédiaire étant "feuilletée" avec une ou plusieurs feuilles ou lames de verre qui possèdent un pouvoir de transmission de lumière re- lativement élevé dans la région visible du spectre, mais qui peuvent com- porter un pouvoir de transmission relativement réduit pour l'ultra-violet.
Le procédé pour la teinture de la couche intermédiaire en ma- tière plastique, tel qu'exposé dans la demande de brevet Ryan-Mattimoe, selon laquelle la lame de matière plastique est teinte à plat et ensuite découpée aux dimensions voulues, a donné entière satisfaction en ce qui concerne la teinture des parties anti-éblouissantes de la couche inter- médiaire pour pare-brise plans, pour la majorité des pare-brise en deux pièces et pour ceux qui sont incurvés dans le plan vertical, mais qui ne sont que légèrement incurvés, ou pas du tout, dans le plan horizontal. Pour les pare-brise de ces types, un tel procédé de teinture permet d'obtenir une ligne de limite horizontale droite entre la surface teinte et la sur- face non teinte, lorsque le pare-brise est monté dans une automobile.
Tou- tefois, on rencontre des difficultés considérables en ce qui concerne l'ob- tention d'une ligne de limite correcte, lors de la teinture de couches intermédiaires pour pare-brise cintrés ou incurvés, en particulier dans le cas des pare-brise Cintrés ou incurvés en une pièce, dont la principa- le courbure se situe dans le plan horizontal, qui présentent un contour incurvé au sommet et à la base et des parties latérales divergentes, et qui sont montés dans une automobile de manière à former un angle avec la verticale.
Lorsque des lames intermédiaires pour un pare-brise de ce type sont soumises à la teinture à plat, coupées suivant la forme du verre et mises ensuite en "sandwich" entre les deux pièces de verre ointré et lors- qu'un élément ainsi feuilleté est ensuite monté dans une automobile, on constate que la ligne de limite prévue à la base de la zone teinte n'est jamais droite ni horizontale. Au contraire, cette ligne apparaît sur le pare-brise comme une ligne incurvée vers le bas, d'une façon assez accen- tuée, aux deux extrémités opposées du pare-brise, ce qui est défavorable, d'abord parce que les courbes extrêmes empiètent sur le champ visuel et, ensuite, parce qu'elles donnent a pare-brise un aspect peu attrayant.
On a déjà suggéré d'obvier à cette difficulté en montant la la- me intermédiaire plastique dans un cadre incurvé suivant la forme du pa- re-brise fini et à la plonger ensuite dans le bain de teinture en mainte- nant le cadre de forme spéciale sous le même angle que celui que le pare- brise forme avec l'horizontale lorsqu'il est monté dans le véhicule.
Tou- tefois, ce procédé présente un certain nombre de difficultés d'ordre pra- tique lorsqu'il s'agit de teindre en marche continue un grand nombre de
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lames de matière plastique au cours d'une fabrication à échelle industriel- le, ainsi que là où il s'agit de rincer d'une manière satisfaisante les lames teintes, en vue d'obtenir une zone teinte ou voilée d'une façon uni- forme, exempte de stries- et convenablement dégradée, tout en présentant un dégradé suffisamment imperceptible entre la zone teinte et la zone non teinte.
La présente invention vise à éliminer toutes ces difficultés et à établir une lame intermédiaire pour pare-brise présentant la confi- guration et la forme indiquée plus haut et comportant une zone teinte dont la ligne de limite apparaît aux yeux de l'observateur comme un trait ho- rizontal droit.
En substance, ceci est réalisée selon la présente invention, par un procédé consistant à teindre d'abord à plat la lame de matière plasti- que, conformément à des procédés connus et à déformer ou façonner ensui- te la lame de matière plastique teinte à plat, de telle manière que, lors- qu'elle est ensuite incorporée dans un pare-brise par assemblage en tri- plex avec deux lames de verre incurvées dans le plan horizontal, et que l'é- lément composite ainsi établi est monté dans une position inclinée dans une automobile, la ligne de base ou de limite de la zone teinte de la lame plastique apparaissent comme une ligne horizontale droite au conducteur et aux occupants du véhicule.
Un autre objet de l'invention consiste à établir un nouveau pro- cédé pour teindre et ensuite façonner ou déformer la lame plastique tein- te, en vue de produire une lame plastique intermédiaire pour un pare-bri- se du type général ci-dessus et qui comporte une ligne de limite affec- tant la forme et l'allure angulaire voulues.
D'autres objets et avantages de l'invention ressortiront plus clairement au cours de la description qui suit, en considérant celle-ci en regard des dessins annexés.
Dans ces dessins, où les mêmes chiffres de référence ont été utilisés pour désigner les mêmes organes dans toutes les figs :
La fig. 1 est une vue d'élévation du pare-brise selon l'inven- tion, en regardant depuis l'intérieur d'une automobile dans laquelle ce pare-brise est installé.
La fig. 2 est une vue en coupe verticale menée par le pare-bri- se disposé dans la position inclinée qu'il occupe dans l'automobile.
La fig. 3 est une vue perspective en plan montrant deux lames de verre et une lame intermédiaire teinte de matière plastique, préalable- ment à leur mise en sandwich et à leur assemblage en triplex, pour cons- tituer un pare-brise fini.
La fig. 4 est une vue d'élévation d'un mode de réalisation d'un appareil établi en vue de la teinture et du rinçage d'une lame de matière plastique appelée à être façonnée et découpée de manière à constituer la couche intermédiaire voilée pour le pare-brise.
La fig. 5 est une vue en perspective du cadre de teinture flexi- ble pour la lame de matière plastiquée
La fig. 6 est une vue de détail à une échelle plus grande que la précédente, montrant en détail les coins articulés.
La fige 7 est une vue d'élévation du cadre de façonnage prévu pour produire la déformation du cadre de teinture flexible, en vue de fa- çonner ou de re-fagonner la lame de matière plastique après la teinture.
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La fige 8 est une vue en coupe prise en substance suivant la li- gne 8-8 de la fige 7.
La fig. 9 est une vue en coupe prise en substance suivant la li- gne 9-9 de la fig. 7.
La fig, 10 est une vue de détail, à une échelle plus grande, d'un angle du cadre de façonnage.
La fige 11 est une vue de détail en plan, prise en substance suivant la ligne 11-11 de la fig. 7.
La fig. 12 est une vue d'élévation montrant le cadre de teinture flexible monté sur le cadre de façonnage.
La fig. 13 est une vue en coupe verticale menée par un four dans lequel la lame de matière plastique teinte et façonnée peut être séchée.
La fig. 14 est une vue schématique montrant, en traits mixtes, une lame de matière plastique de forme normale, après qu'elle a été tein- te à plat et, en traits pleins, la forme de la lame après que celle-ci a été déformée de manière à présenter la conformation voulue.
Dans les dessins annexés, on a représenté dans la fig. 1 un pa- re-brise 10, établi conformément à la présente invention, tel qu'il se présen- te depuis le siège avant d'une automobile 11, dans laquelle ce pare-bri- se est monté. Comme indiqué plus haut, ce pare-brise est de construction feuilletée courante, en ce sens qu'il comporte deux lames de verre 12 et 13 et une couche intermédiaire de matière plastique incassable 14 (fig.2).
Toutefois, ce pare-brise diffère de la construction habituelle en ce sens qu'il présente une forme spéciale et que sa couche intermédiaire de matiè- re plastique 14 est munie d'une zone ou bande anti-éblouissante 15, qui présente soit une coloration, soit un voile neutre, cette coloration ou ce voile allant en diminuant d'intensité depuis une nuance relativement sombre au bord supérieur jusqu'à une disparition pratiquement complète à la base, pour se terminer par une ligne de limite 16, presque impercep- tible, qui sépare la zone colorée ou voilée d'avec la zone non colorée on non voilée.
Ce qui précède vise à établir, dans le pare-brise, une zone anti- éblouissante dont la couleur ou le voile neutre est relativement profond ou intense au sommet du pare-brise, où se trouve la zone d'éblouissement maximum, cette coloration ou ce voile allant en diminuant jusqu'à une très faible intensité, ou jusqu'à une disparition complète, à mesure qu'on se rapproche de la zone de vision principale 17 du pare-brise.
En considérant la fig. 1, on voit que la ligne de limite 16 de la zone colorée ou à voile neutre 15 apparaît comme une ligne horizontale droite.
Toutefois, ceci n'est pas réellement le cas, et l'inventeur a constaté que, dans les pare-brise incurvés, façonnés et inclinés d'une fa- çon spéciale, tels qu'ils sont de plus en plus utilisés dans les automo- biles modernes à lignecaérodynamiques et d'un modèle révolutionnaire, desti- nées au marché ou, souvent, déjà mises en vente, une, ligne'de limite'de la zone teinte de la couche intermédiaire de matière plastique, ligne qui est réel- lement droite et qui est disposée horizontalement, ne se présente pas comme tel après que cette couche a été assemblée en triplex avec des lames de verre et montée dans une automobile. Par conséquent, on ne peut pas ap- pliquer une zone teinte présentant effectivement une ligne de limite droi- te.
Au contraire, il devient nécessaire d'établir une zone teinte présentant une ligne de limita qui,indépendamment de la formé qu'elle affecte lorsque la lame de matière plastique est à plat, soit appelée à apparaître comme une
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ligne horizontale droite après que la lame de plastique teinte a été in- corporée dans un assemblage de pare-brise et que ce pare-brise a été mon- té dans une position inclinée sur une automobile.
Ainsi, dans le pare-brise 10 des figs 1 à 3, pare-brise dont la conformation, les contours et la position inclinée sont caractéristiques pour les formes modernes plus récentes, on verra, notamment en considérant les figs 1 et 2, que pour obtenir une ligne de limite à effet horizontal 3, comme montré dans la fig, 1, il est nécessaire d'établir une zone tein- te ayant une ligne de limité qui, en réalité, n'est point droite et ne peut donc pas se présenter horizontalement. Au contraire, comme montré claire- ment dans la fige 3, la ligne de limite 13 est effectivement incurvée et est d'un contour quelque peu analogue à celui de la courbure des bords su- périeurs des lames de verre 12 et 13.
Or, la teinture d'une lame de matière plastique, de façon à pro- duire une portion anti-éblouissante de la forme sus-indiquée et dont la coloration ou le voile soient convenablement dégradés du bord supérieur à la base, portion qui présente une ligne de limite presque imperceptible, pose un problème considérable.
Néanmoins, l'inventeur a découvert une matière nouvelle, tout en étant relativement simple, de réaliser cet objectif, le nouveau procé- dé offrant l'avantage particulier de permettre la teinture à plat de la lame de matière plastique-, cette lame ainsi teinte, étant ensuite façonnée de manière à donner la forme, voulue à la zone teinte, laquelle présente une ligne de limite affectant la courbure, le tracé ou l'allure correcte.
Lors de la mise en oeuvre de l'invention, les lames plastiques 18 appelées à être teintes, et qui présentent de préférence une largeur quelque peu supérieure à celle des couches intermédiaires 14 qui doivent en être découpées, sont montées sur des cadres flexibles 19, (figs 4,5 et 6).
Comme montré dans ces dessins, les cadres 19 sont généralement de forme rectangulaire, ces cadres étant constituées par quatre membrures ou barres de cadres métalliques 20, 21, 22 et 23, articulées ou réunies à pivotement les unes aux autres aux quatre coins du cadre, comme montré en 24. Les deux barres latérales 20 et 21 sont d'un construction rigide, tandis que les barres supérieure et inférieure sont flexibles ou souples.
La barre supérieure 23 est de préférence plus longue que les trois autres barres et se prolonge vers l'extérieur, au-delà des barres latérales 20 et 21, comme montré en 25, afin de faciliter la suspension du cadre lors de la teinture, du rinçage et du séchage de la lame de matière plastique.
Les lames de matière plastique 18 peuvent être fixées aux lames 19 d'une manière voulue quelconque ; il est toutefois préférable de les faire adhérer au cadre en appliquant d'abord sur une face latérale de cha- cune des quatre barres 20 à 23 du cadre un solvant plastique tel que l'é- ther mono-butylique d'éthylène glycol et en frottant ensuite les portions marginales des lames de matière plastique, de manière à les mettre parfai- tement en. contact avec le cadre, sur toute l'étendue de leur périmètre.
Lorsqu'une lame de matière plastique 18 est montée sur le cadre 19, une partie marginale de cette lame peut être teinte de n'importe quel- le manière voulue, la fig 4 représentant un mode de réalisation d'un ap- pareil qui donne des résultats satisfaisants à cet effet. L'appareil selon la fig 4 comprend un châssis 26 composé d'une paire de poutres 27, dispo- sées horizontalement et supportées sur des colonnes verticales 28, ces poutres étant réunies par des entretoises 29 orientées transversalement aux poutres et fixées d'autre part aux extrémités supérieures de colonnes
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opposées 28. Le châssis 26 entoure en substance, tout en les supportant, certains des éléments d'un poste de chargement A, d'un poste d'immersion
B et d'un premier et d'un second postes de rinçage, respectivement C et D.
Afin de permettre un déplacement progressif des lames de matiè- re plastique à travers les différents postes de l'appareil à teindre, on prévoit des rails 30 montés sur les faces intérieures des poutres 27, ces rails étant appelés à supporter des roues 31 auxquelles sont suspendus des chariots 32 munis de crochets 33 à leurs extrémités opposées.
Dans le poste d'immersion B, les rails 30 sont découpés, comme montré en 34. Dans cette partie découpée est normalement disposé un élé- vateur d'immersion 35 qui porte des rails 36 appelés à s'aligner avec les rails 30, de manière à fermer la partie équipée 34 et à établir une voie continue lorsque l'élévateur occupe la position supérieure ou de repos.
L'élévateur 35 est porté par l'extrémité inférieure d'une tige de piston 37 dont l'extrémité supérieure est attachée à un piston 38 monté à va-et- vient dans un cylindre pneumatique ou hydraulique 39.
Dans le périmètre du poste d'immersion B est monté sur une pla- te-forme 40, en alignement vertical avec l'élévateur 35, un bac ou bas- sin 41 contenant un bain de teinture constitué de préférence par une so- lution d'un colorant approprié, par exemple une solution à 2% de 1 4 bis ortho-sulpho-paratolyl aminoanthraquinone dans un mélange à 50% de volume d'alcool dénaturé aqueux.
Pour amorcer le processus de peinture, on suspend un cadre flexi- ble 19, auquel a été fixée une lame de matière plastique 18, aux crochets 33 d'un chariot 32 disposé dans le poste de chargement A, cette suspension s'effectuant au moyen des prolongements 25 prévus sur la barre supérieure de ce cadre. Le chariot 32 portant la lame plastique encadrée est ensuite déplacé vers la droite et introduit dans le poste d'immersion B, cepen- dant que les roues 31 du chariot 32 roulent sur les rails 36 de l'éléva- teur 35.
De l'air ou un liquide est ensuite introduit dans l'extrémité extérieure du cylindre 39, à travers une conduite 42, en vue de déplacer l'élévateur rapidement vers le bas, de façon qu'il occupe la position re- présentée en traits mixtes, dans laquelle la lame de matière plastique se trouve exactement au-dessus du bain de teinture.
L'élévateur 35 se déplace ensuite lentement vers le bas, en vue d'immerger la partie marginale inférieure de la lame de matière plastique 18 dans le bain, conformément à un cycle déterminé d'avance dans le temps, de telle façon qu'il en résultera le dégradé voulu quant à l'intensité de la coloration depuis la base de la zone teinte jusqu'au sommet de celle-ci.
Aussitôt que la lame de matière plastique a été immergée dans le bain de teinture d'une distance propre à assurer la largeur voulue de la zone tein- te, le fluide moteur est introduit dans l'extrémité inférieure du cylin- dre 39 par une conduite 43, en vue de faire monter l'élévateur 35 jusqu'à la position représentée en traits pleins et à retirer ainsi la matière plastique de la teinture.
Comme, à ce moment, les rails 36 de l'élévateur 35 sont à nou- veau en alignement avec les rails 30, le chariot 32 peut se déplacer à nouveau vers la droite, en vue de transférer la lame de matière plastique teinte 18 du poste d'immersion B au premier poste de rinçage C.
Dans le poste de rinçage C, la partie teinte de la lame plasti- que est immédiatement rincée à l'aide d'un mélange d'alcool et d'eau, so- luble dans l'eau, par exemple un mélange formé de 50% d'éthanol et de 50% en volume d'eau distillée, cela afin d'éliminer la solution de teinture
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de la matière plastique et d'arrêter l'action de cette teinture.
Il impor- te que ce rinçage s'exerce sur toute la superficie de la lame de matière plastique aussi rapidement que possible et, à cette fin, on prévoit dans le poste de rinçage C une paire de chariots 44 et 45 montés sur des roues 46 appelées à se déplacer sur une voie horizontale 47.Chacun de ces cha- riots 44 et 45 porte des paires de tubes verticaux 48 munis de buses in- clinées 49, ces tubes étant disposés de telle façon que, lors du déplace- ment des chariots le long de la voie 47 une buse se place de chaque côté de la lame de matière plastique 18.
Le chariot 44 est réuni par une tringle 50 au brin supérieur d'une chaîne 51 traînée autour de poulies à chaînes supportées par des ar- bres 53, tandis que le chariot 45 est attaché au brin inférieur de la chaî- ne 51 par une tringle 54. Une manivelle 55 est clavetée sur un arbre 56 qui porte un pignon 57 appelé à engrener avec un pignon correspondant, pré- vu sur l'arbre 53. En tournant la manivelle 55 dans le sens des aiguilles d'une montre, on entraîne la chaîne de telle façon que le chariot 44 se déplace vers la droite et le chariot 45 vers la gauche. De cette façon, les chariots 44 et 45 sont amenés à se déplacer l'un vers l'autre, de sor- te que la solution de rinçage alimentant les tubes 48 est projetée sur les deux faces de la lame de matière plastique teinte, en allant des extré- mités vers le centre de cette lame.
Lorsque les chariots 44 et 45 se ren- contrent, on tourne la manivelle 55 à l'encontre des aiguilles d'une mon- tre, de sorte que les chariots sont ramenés à leur position initiale et achèvent ainsi la première opération d'arrosage.
Du premier poste de rinçage C, le chariot 32 est amené au second poste de rinçage D, où la partie teinte de la lame de matière plastique est soumise à un rinçage final à l'eau distillée.
Ceci peut être réalisé en disposant des tubes d'arrivée d'eau 58 en un endroit tel qu'ils se situent de part et d'autre de la lame de matiè- re plastique au moment où celle-ci est introduite dans le poste D, ces tu- bes étant munis d'orifices appropriés, à travers lesquels l'eau peut être projetée sur la lame de matière plastique.
Bien que le processus de teinture et de rinçage aient été décrits ci-dessus à propos d'une seule lame de matière plastique, il est bien en- tendu que les chariots 32 peuvent être-et seront de préférence, -établis de façon à présenter une largeur suffisante, et seront munis d'un nombre suffisant de crochets 33, pour qu'ils puissent recevoir un grand nombre de cadres portant des lames et disposés côte-à-côte sur un seul chariot et que, de cette façon, un grand nombre de lames peuvent être traitées simultané- ment.
Après le rinçage, les cadres 19 qui portent les lames teintes sont placés dans un four de séchage pendant un temps relativement bref (généralement, 10 minutes environ), en vue d'éliminer de la lame de matiè- re plastique le surplus des matières de rinçage.
Ce séchage préliminaire peut être effectué dans un four de sé- chage du type à tunnel, tel que montré dans les Fig. 13, en montant les cadres 19 sur un chariot 59 monté lui-même sur des roues 60, de manière à pouvoir se déplacer sur une voie 61 posée sur la -sole 62 du four 63. Ce dernier four est de préférence chauffé à l'aide d'éléments de résistance électriques 64 par exemple, de l'air pouvant être insufflé dans ce four à travers un tube 65, de façon à lécher les éléments de chauffe 64 et à se diriger vers les lames de matière plastique, en vue de maintenir l'air chaud en circulation à l'intérieur du four et à accélérer ainsi le chauf- fage.
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Après ce séchage préliminaire, une lame de matière plastique pein- te 18 est prête, tout en étant encore supportée par adhérence par le ca- dre flexible 19, à être déformée de manière à présenter une partie teinte
15 affectant la forme voulue et comportant une ligne de limite 16 de l'o- rientation désirée. Selon un mode de réalisation particulièrement favo- rable de l'invention, ceci peut être réalisé à l'aide d'un cadre de fa- çonnage, tel que représenté dans les Figs. 7 à 12.
Comme montré dans ces Figs., le cadre 66 présente une forme rec- tangulaire ouverte, ce cadre étant constitué par quatre cornières métal- liques 67,68 69 et 70, soudées les unes aux autres par leurs extrémités en contact et munies d'éléments d'entretoisement 71 disposés d'une façon oblique. Les barres supérieure et inférieure 67 et 68 du cadre 66 sont munies à leurs faces extérieures, en des points intermédiaires entre leurs extrémités, d'éléments coulissants 72 qui déterminent une fente, tandis qu'une barre plate 73, munie à son extrémité supérieure d'une patte 74 qui se dirige vers l'arrière en surplombant la cornière 67, est montée de manière à coulisser à l'intérieur des éléments 72 et entre ceux-ci.
La patte 74 est munie d'un orifice fileté 75 à axe vertical, dans lequel s'en- gage l'extrémité filetée d'un boulon 76 dont l'extrémité inférieure est montée à rotation dans un orifice 77 prévu dans l'aile latérale de la cor- nière 67, au moyen d'une partie étranglée 78 et de collerettes 79. pré- vues sur ce boulon. Grâce à cette disposition, la barre 73 peut être dé- placée verticalement, à l'intérieur des glissières 72, en faisant tour- ner le boulon 76, cela dans un but qui sera plus clairement exposé dans la suite.
Afin que le cadre flexible 19 puisse être monté sur le cadre de façonnage 66 et être supporté sur celui-ci lors de la déformation de la lame de matière plastique 18 qu'il porte, on prévoit des blocs de butée rectangulaires 80 vissés aux barres latérales 69 et 70 du cadre 66 au voi- sinage des extrémités de celles-ci et munis de fentes 81 destinées à re- cevoir les barres du cadre 19. D'autre part, des éléments 82 et 83, sen- siblement en forme de U, également destinés à retenir les barres du cadre 19, sont vissés respectivement aux barres supérieure et inférieure 67 et 68.
Afin de permettre une déformation du cadre 19, lorsque celui-ci se trouve sur le cadre de façonnage 66, en vue de refaçonner la lame de ma- tière plastique, on prévoit des plaques 84, qui présentent en substance la forme d'un L et que l'on fixe à la barre 73, au voisinage des extrémi- tés opposées de celle-ci, la surface supérieure 85 de la branche horizon- tale du L étant orientée vers le bas et vers l'intérieur, de façon que le cadre 19 soit empêché de glisser de la plaque.
Pour produire la déformation de la lame de matière plastique 18, de manière à lui imprimer la forme voulue, on monte le cadre 19, qui porte la lame, sur le cadre de façonnage 66, alors que la barre 73 de ce dernier occupe la position abaissée,' montrée dans la Fig. 7 ; à ce moment, le point le plus élevé de la surface supérieure 85 de la branche horizontale de la plaque 84 en forme de L se trouve sensiblement en alignement avec la ba- se des gorges formées dans les blocs de retenue 83 en U. Lorsqu'elle est correctement montée sur le cadre de façonnage 66, la barre inférieure 22 du cadre 19 repose dans les gorges prévues dans les blocs 83, tandis que sa partie médiane repose sur la face 85 de la plaque inférieure 84 de la barre 73.
Les barres latérales 20 et 21 se placent dans les groupes 81 de blocs de retenue ou de calage 80 ; d'autre part, le rail supérieur repo- se sur la face 85 de la plaque supérieure 84 solidaire de la barre 73, le tout comme montré par les traits en pointillé dans la Fig. 12.
La déformation du cadre flexible 19, ainsi que la déformation ou
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le façonnage correspondants de la lame de matière plastique portée par ce cadre, sont réalisées en imprimant une rotation au boulon 76, de manière à relever la barre 73 dans les coulisses 72, de façon à amener les pla- ques 84 à fléchir les barres 23 et 22 vers le haut, jusqu'à ce que le ca- dre 19 occupe la position représentée en traits pleins dans la Fig. 12.
On remarquera que, lorsque ceci accompli,les barres latérales 20 et 21 se trouvent déplacées vers l'intérieur, en se mettant hors de contact avec les blocs 80 ; que les barres supérieure et inférieure 23 et 22 sont cin- trées ou arquées ; et, que la barre inférieure 22 s'est dégagée des gor- ges prévues dans les blocs 83, tandis que la barre supérieure 23 est en- trée en contact avec la paroi supérieure des fentes incurvées ou incli- nées 86 des blocs 82. Ainsi, ces derniers blocs agissent comme butées qui déterminent la distance dont la barre 73 se déplace vers le haut déter- minant ainsi le degré de déformation qui sera imposé au cadre 19. Pour cette raison, les blocs montés en 82 doivent être munis de gorges formant un angle ou affectant une courbure tels que l'on désire imposer au rail 23 en ces points.
Selon une variante, les blocs 82 peuvent être munis de fentes destinées à recevoir les vis mécaniques 87 qui permettent de ré- gler les gorges 86 suivant l'angle voulu.
La caractéristique qui consiste à monter les barres du cadre 19 à articulation ou à pivotement aux quatre angles est d'une grande impor- tance pour l'obtention d'une déformation ou d'un façonnage corrects de la lame de matière plastique 18, étant donné que, grâce à cette disposition, les barres supérieure et inférieure 23 et 22 peuvent se plier uniformé- ment sur toute leur longueur lors de la déformation du cadre, tandis que, si les barres étaients fixées rigidement les unes aux autres dans les an- gles du cadre, les parties voisines des coins des barres supérieure et in- férieure seraient empêchées de se plier. Une autre caractéristique du ca- dre flexible 19 réside dans les étais obliques 88 qui sont soudés aux bar- res latérales 20 et 21 en 89.
Les extrémités supérieures de ces étais 88 sont appelées à être en contact avec la barre supérieure 23 et à empêcher cette barre de s'affaisser lorsque le cadre 19 est suspendu par les extré- mités 25 de la barre 23 lors de l'immersion, du rinçage et du séchage de la lame de matière plastique. Par conséquent, ces étais font en sorte que le cadre 19 conserve sa forme rectangulaire et ne se déforme pas aux mo- ments où il importe d'éviter sa déformation. D'autre part, et vu que les extrémités supérieures des étais 88 ne sont fixées d'aucune manière au rail 23, ce dernier peut s'écarter de ces étais lors de la déformation du cadre, comme indiqué clairement par les lignes en traits mixtes dans la fig. 6.
En considérant ce qui est représenté en traits pleins dans la Fig. 12, on voit qu'après que le cadre 19 a été déformé ou plié de la ma- nière décrite ci-dessus, la lame de matière plastique 18 se trouve con- formée de telle manière que, après avoir été retournée sens dessus dessous, elle comporte une zone teinte 15 présentant la même configuration et la même forme que la couche intermédiaire 14 montrée dans la Fig. 3, ainsi qu'une ligne de limite 16 qui suit le tracé ou l'orientation requis pour la couche intermédiaire de cette Fig. en vue d'assurer la forme et l'in- clinaison voulues du pare-brise montré dans les Figs. 1 et 2, de façon qu'une fois monté dans une position inclinée dans une automobile, ce pa- re-brise présente une ligne de limite horizontale droite.
Ceci est mon- tré schématiquement, mais d'une façon quelque peu plus claire, dans la Fig.
14, où les lignes en traits mixtes montrent la lame de matière plastique 18 après que celle-ci a été teinte à plat, tandis que les lignes en traits pleins représentent la même lame après que celle-ci a été étirée sur le ca- dre :de façonnage 66, de manière à présenter la forme voulue.
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Après que la lame de matière plastique 18 a été déformée de fa- çon à acquérir sa nouvelle forme, le cadre de façonnage 66 supportant le cadre 19 qui est encore toujours à l'état déformé et qui porte la lame de matière plastique refaçonnée, est placé sur le chariot 59 disposé dans le four ou l'étuve de séchage 63, où la lame est séchée à une température élevée (de préférence 155 F (68 C) environ) pendant un laps de temps suf- fisant pour éliminer tous les solvants absorbés à partir du bain de tein- ture et toute l'humidité adsorbée (dont il ne doit pas rester plus de 0,5%).
La déformation de la matière plastique ou les tensions qui se manifestent dans celle-ci lors du re-façonnage risquent de provoquer un certain plissement de la lame. Toutefois, comme la matière plastique se contracte longitudinalement pendant le séchage, les ondulations disparais- sent dans le four de séchage.
Après le séchage, la lame de matière plastique est refroidie à la température ambiante, tant en étant maintenue à l'état déformé, ce qui agit de façon à "congeler" les tensions dans la lame. Cette dernière peut ensuite être enlevée du cadre 19, et l'on constatera qu'elle conserve la forme qui lui a été imposée par la déformation. Néanmoins, et vu que la matière constitutive de la lame 18 possède une "mémoire élastique" c'est- à-dire, une tendance propre à revenir à son état initial après déforma- tion, il peut se manifester un léger "bond en arrière" au moment même où la lame est retirée du cadre. Toutefois, ce phénomène est généralement si peu marqué qu'il n'est pas gênant ; d'ailleurs, il peut éventuellement être compensé en exagérant la déformation de la lame.
Bien qu'une matière plastique déformée, teinte et refroidie re- prend rapidement sa forme initiale aux températures élevées et, finalement même à la température ambiante, l'invention a constaté qu'après le premier "bond en arrière", la matière plastique conserve sa forme forcée ou défor- mée pendant plusieurs jours à la température ambiante, ce qui suffit pour le but poursuivi.
Après avoir été enlevée du cadre, 19, la lame de matière plastique 18 est rognée à la grandeur voulue, de manière à former une couche inter- médiaire 14, ce qui entraîne l'enlèvement des parties marginales par les- quelles la lame adhérait au cadre. Cette lame est ensuite assemblée avec deux pièces de verre, comme montré dans la Fig. 3, pour former un assembla- ge verre-plastique en sandwich, qui est ensuite soumis à l'action de la chaleur et de la pression, de manière à former un élément monolithique qui, après avoir été monté dans une automobile de la manière montrée dans les Figs. 1 et 2, présente une zone anti-éblouissante 15 comprenant une ligne de limite horizontale droite.
Après que la couche intermédiaire 14 a été "triplexée" entre deux couches de verre, elle est maintenue en permanence dans sa forme forcée et aucun effet préjudiciable n'est à craindre. Toutefois, et conformément à une forme de réalisation quelque peu modifiée de l'invention, on peut obtenir une couche intermédiaire ayant la même forme et la même zone tein- te que celle représentée en 14, tout en n'étant pas soumise à une tension.
Ceci est réalisé par une méthode consistant à découper la matière plas- tique sur modèle, de façon à obtenir, la forme montrée dans la Fig. 14 ; à monter ensuite la lame ainsi obtenue dans un cadre flexible qui a été éta- bli en vue de s'adapter à la forme découpée sur modèle ; à déformer ensui- te ce cadre de façon é rétablir la forme rectangulaire de la lame à chauf- fer la lame de matière plastique ainsi refaçonnée, en vue d'éliminer les ondulations :à teindre " à plat Il la lame, tant qu'elle est encore sous une forme rectangulaire et, finalement, à relâcher le cadre déformé, de
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façon que la lame de matière plastique teinte puisse reprendre sa forme initiale (comme montré en 14) ; et, à sécher ensuite la lame dans un four, avant son enlèvement du cadre.
Bien que la présente invention ait été décrite à propos d'un pa- re-brise d'une forme particulière et qui se place dans une automobile sous une inclinaison particulière, il est bien entendu que les enseignements fournis par la présente invention permettent de produire des couches in- termédiaires teintes en matière plastique, en vue de leur adaptation à n'importe quel pare-brise incurvé et incliné, où ces lames ou couches pré- senteront toujours une zone anti-éblouissante teinte ou pourvue d'un voi- le neutre, et comportant une ligne de limite horizontale droite.
En effet, il est bien entendu que les modes de réalisation de l'invention représentés et décrits ici doivent être considérés uniquement en tant qu'exemples d'exécution de l'invention et qu'ils peuvent subir différentes modifications quant à leur mise en oeuvre, sans pour cela s'é- carter de l'esprit de l'invention ni dépasser le cadre de celle-ci.
REVENDICATIONS.
I.- Procédé pour traiter une lame de matière plastique de telle façon que lorsqu'elle est intercalée en guise de couche intermédiaire en- tre deux lames de verre incurvées dont la courbure principale se situe dans le plan horizontal et qui présentent un contour incurvé en haut et en bas et comportant des côtés divergents, ces lames étant montées de ma- nière à former un angle avec la verticale et faisant partie d'un pare-bri- se d'une automobile-cette lame présente une zone colorée comportant une ligne de limite qui apparaît comme droite et horizontale au yeux du con- ducteur et de ceux des occupants du véhicule, ce procédé comprenant les opérations qui consistent à colorer une partie marginale de la lame de ma- tière plastique et à déformer ensuite cette lame de façon à modifier sa forme dans son propre plan,
afin de lui imprimer une forme dans laquelle les deux bords longitudinaux opposés de la partie colorée de cette lame sont incurvés dans le même sens.