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Le comptage d'impulsions électriques a pris en technique une im- portance de plus en plus grande, en téléphonie sous la forme de compteurs de conversation et de compteurs par zones et durée, dans tous les types de machines à calculer, en technique des mesures pour les mesures de rayonne- ments, dans les machines de fabrication en série et les machines d'empaqueta- ge, puis avec une importance non moindre dans les machines de bureau, les machines de classement, les machines de statistiques et autres.
Jusqu'à présent , on disposait pour ces applications de deux ty- pes fondamentalement différents de compteurs d'impulsions.
Pour des fréquences de 50 impulsions à la seconde environ, on uti- lisait les différentes variantes de l'ancien compteur de conversation, dans lequel le compteur est avancé mécaniquement pas à pas par attraotion et re- lâchement d'un ou plusieurs électro-aimants.
Le domaine de travail incontesté des appareils compteurs électro- nioues commence avec des fréquences de 500 impulsions à la seconde et plus.
Les appareils compteurs électroniques travaillent en fait de façon parfaite aussi jusqu'à des fréquences d'impulsions basses quelconques, mais ils ne peuvent pas rivaliser dans ce cas avec les compteurs électromécaniques par suite de leur prix élevé et de leur dépense en accessoires.
Pour le domaine de travail de 10 à 500 impulsions à la seconde, il a manqué jusqu'à présent un compteur travaillant parfaitement qui serait approprié quant à son volume et son prix pour satisfaire le grand besoin de- mande dans ce domaine,
Les compteurs électromécaniques cornus à commande par cliquets de type Quelconque n'étaient pas appropriés à ces applications. Les systèmes de commande avaient tropd'inertie et ne pouvaient donc pas être utilisée pour des fréquences d'impulsions élevées. Le fait qu'il était nécessaire d' utiliser pour la commande plusieurs éléments, tels qu'armatures, cliquets de frappe, cliquets d'arrêt et différents ressorts, avait un effet particu- lièrement défavorable.
Ces pièces reçoivent une résonance propre dans le cas de fréquences d'impulsions élevées et rendent instable le travail des compteurs.
D'autres inconvénients fondamentaux résidaient dans la grande usu- re et notamment dans le grand bruit dépendant de cette usure, produit par les nombreux éléments de commande et qui devenait presque insupportable pour des fréquences d'impulsions croissantes . Conformément à l'invention, tous ces inconvénients sont supprimés du fait qu'on utilise pour la commande un système travaillant sans pièces librement mobiles.
Les figures 1 et 2 montrent le schéma fondamental de travail d' un exemple de réalisation de l'invention.
Les roues de nombres a à f forment avec les roues intermédiaires Z un mécanisme compteur normal à six chiffres. Une roue polaire P est asso- ciée à ce mécanisme décadaire. Conformément à la figure 2, la roue polaire comporte dix parties et est solidarisée avec la roue de nombres a. A la figu- re 1, la roue polaire P est représentée sous la forme de roue indépendante.
Pour réduire l'encombrement, la roue polaire pourrait toutefois être aussi rapportée par contraction, de la couronne de la roue de nombres a, Cette roue a renfermerait alors en même temps la roue polaire dans son intérieur et la largeur de construction de la roue polaire serait économisée. La roue polaire P peut évidemment aussi être raccordée à la roue de nombres a par l'intermédiaire d'un renvoi quelconque dans la mesure où cela parait néces-- saire dans des cas particuliers.A la figure 2, E désigne un électro-aimant comportant des pièces polaires s'étendant en pointe vers un côté , cet élec- tro-aimant étant parcouru par les impulsions qu'il y a lieu de compter.
La
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pièce d'arrêt R est constituée par un aimant permanent à pièce polaire en pointe, mais peut être également constituée sous la forme d'un électro-ai- mant . Lorsque la bobine Sp de l'électro-aimant E est parcourue par le cou- rant, la roue polaire P avance d'un demi-pas dans le sens de la flèche et les pôles 1 et 2 se trouvent maintenant directement en face des pôles de l'électro-aimant E. Le pôle 3 est tiré et éloigné de l'aimant d'arrêt R.
Celui-ci atteint, par l'extrémité en pointe de sa pièce polaire, le pôle 4 de la roue polaire.
Lorsque l'impulsion est achevée et que le passage du courant à travers l'électro-aimant Sp cesse, l'aimant d'arrêt R tire en face de son pôle le pôle 4 de la roue polaire et un pas complet de la roue de nombres a est accompli avec ce second demi-pas. Pour chaque nouvelle impulsion, ce cycle se répète suivant le même succession. Si les pièces polaires en poin- te de l'électro-aimant E et de l'aimant d'arrêt R ne sont pas dirigées vers la droite, comme à la figure 2, mais vers la gauche, le sens de rotation de la roue polaire P est inversé.
Les pièces polaires en pointe peuvent aussi être prévues aux pôles de la roue polaire, des pièces polaires de ce genre n'étant alors plus néces- saires sur l'électro-aimant E et l'aimant d'arrêt R.
Si on ne dispose pas la roue polaire, comme à la figure 1, à pro- ximité de la roue des unités, ce qui a pour effet d'augmenter la largeur de construction du compteur, mais si la commande est montée au-dessous des roues de nombres, on obtient alors la forme de réalisation avantageuse sui- vante :
La roue polaire est exécutée avec un plus petit nombre de pôles et par conséquent avec un plus petit diamètre, c'est-à-dire avec un plus fai- ble moment d'inertie, suivant une forme allongée analogue à un induit de moteur. On obtient pour la commande du compteur un genre de "moteur à roue polaire".
La roue polaire ou le moteur à roue polaire peut maintenant être facilement adapté, au-dessous des roues porte-chiffres, quant à sa grandeur et aux dimensions des aimants de commande et d'arrêt, au besoin de forces né- cessaires pour la commande du compteuro L'encombrement du compteur n'est pas influencé en largeur.
Le petit diamètre de la roue polaire donne un faible moment d'iner- tie et est particulièrement avantageux pour de courtes durées d'impulsions, c'est-à-dire pour des fréquences de comptage élevées.
La transmission de la force de commande du moteur à roue polaire aux roues de nombres doit se faire dans cette forme de la commande par des roues intermédiaires ou des bandes de transmission silencieuses (courroies trapézoïdales ou organes de transmission analogues). Cette dépense supple ment aire n'a toutefois aucune importance par rapport aux avantages mention- nés ci-dessus. En particulier, la transmission par une petite courroie tra- pézoïdale silencieuse s'est avérée très avantageuse.
Il est évident qu'une commande de compteur de ce genre est dans une large mesure exempte d'inertie et, pour des fréquences d'impulsions bien plus élevées, elle travaille par conséquent mieux que les commandes des comp- teurs électromécaniques connus jusqu'à présent.
Il est évident que la commande d'un compteur entraîné par une roue polaire travaille presque sans usure. De même, le travail peu bruyant du compteur est particulièrement favorable.