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"SECTIONNEUR A PINCAGE. Il
On a décrit, entre autres dans le brevet d'invention, un exemple de réalisation d'un sectionneur à pinçage dont les bras inférieurs du quadrilatère articulé sont constitués par des iso- lateurs. @
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Le présent brevet dé perfectionnement se rapporte à une variante de cet appareil qui permet d'obtenir le même usage et la même sécurité tout en ne nécessitant que des organes très simples, d'où une économie importante.
Les pinces destinées à enserrer le conducteur sont arti- culées sur les têtes des isolateurs qui sont eux-mêmes reliés élas tiquement aux arbres de commande par rotation, de façon à assurer la flexibilité et la compensation du serrage des pinces.
Les isolateurs sont dimensionnés pour la tension d'utili sation quelle qu'elle soit.
Les dessins ci-annexés auxquels on se réfère dans la des cription qui va suivre montrent des exemples de réalisation de l'invention.
La figure 1 est une vue de profil du sectionneur, la figure 2 est une vue de face correspondante et la figure 3 montre un dispositif de commande.
Les figures 4 et 5, 6 montrent des variantes.
Chaque pôle de l'appareil comporte des branches supéri@@@@ 1 et 1' munies de ciseaux ou pinces 2 et 2' de toute forme appro- priée et articulées sur des branches inférieures constituées par des isolateurs 3 et 3'. Sur les figures 1 et 2, la pince 2 est à mâchoire double, la pince 2' à mâchoire simple et se déplace à l'intérieur de la première.
Les isolateurs sont reliés chacun à un arbre d'entraîné*-. ment 8 ou 8' porté par un cadre métallique 9, de façon à réaliser un ensemble pouvant être posé et fixé à la demande.
Les isolateurs 3, 3' sont montés symétriquement par rap- port à l'axe vertical de l'appareil et leur inclinaison peut être,par exemple, de l'ordre de 30 vers l'extérieur, à l'ouver- ture, et de 15 environ vers l'intérieur, à la fermeture de l'appa reil, ainsi qu'il est montré en traits mixtes, figure 1.
Une lame de ressort 4 ou 4' est interposée entre la base de chaque isolateur 3, 3' et l'arbre d'entraînement 8 ou 8'
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correspondant pour assurer non seulement le support de l'isolai mais aussi la flexibilité et la compensation du serrage des deux pinces d'un élément, ainsi que de l'ensemble des trois éléments, lorsque l'on réalise, par exemple, un appareil pour trois phases (figure 2).
La commande manuelle ou motorisée du sectionneur est assurée par un axe vertical 5 relié par des biellettes 6 et 6' à des manivelles 7 et 7' calées sur les arbres de commande par rotation 8 8' , ainsi qu'il est montré à titre d'exemple figure 3.
Dans le cas de tensions élevées où les isolateurs 3 uti lisés sont constitués par deux ou trois éléments un peu lourds formant une pile et où l'effort est très important pour faire passer le sectionneur de la position "buvert" à la position "fermé" , on compense cet effort, selon l'invention, par des ressorts qui se bandent lorsque l'appareil est ouvert et se débandent pour aider le mouvement de fermeture.
L'effort nécessaire au déplacement des organes de l'appa reil est à peu près proportionnel à la rotation angulaire des arbres portant les piles d'isolateurs ; il est ainsi possible de déterminer ces ressorts pour que la compensation par ceux-ci annule à peu de choses près les efforts dus à l'inclinaison de ces piles d'isolateurs.
On peut en particulier constituer les ressorts compensa- teurs par une lame d'acier méplate enroulée en hélice (ressort à boudin travaillant en torsion autour de son axe) et placée coaxic. lement aux axes portant les deux séries des piles d'isolateurs.
Une extrémité du ressort est solidaire du châssis, l'autre est solidaire de l'axe rotatif.
Une. variante du montage des isolateurs décrit , ci-dessus est caractérisée en ce qu'un contrepoids permet d'améliorer la manoeuvre de l'appareil.
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Suivant la figure 4, chacun des isolateurs 3 et 3' est équilibré par un contrepoids 10 et 10' convenablement réglé et appliqué à l'extrémité libre et pendante de chaque lame de ressort 11 et 11' de forme appropriée, interposée entre la base des isola- teurs 3, 3t et l'arbre 8 ou 8' correspondant, comme les lames 4 et 4' sus-visées.
Il en résulte que d'une part l'effort à appliquer à la commande est très réduit et d'autre part les lames de ressort 11 et 11' ne participent pratiquement pas, sauf en fin de course, à la fermeture de l'appareil où ces lames de ressort sont bandées.
Lors de la manoeuvre de l'appareil, les branches supérieu- res 1 et l' se déplacent ainsi sans saccades, tandis que dans la disposition décrite précédemment, les lames de ressort se bandent et se débandent au cours de la manoeuvre en provoquant des saccades.
On a décrit précédemment un exemple de réalisation d'un sectionneur à pinçage dans lequel les bras inférieurs du quadrila- tère articulé sont constitués par des isolateurs en rapport avec la tension d'emploi de l'appareil.
Au treizième alinéa on signale que, pour des tensions de service assez élevées, l'effort à fournir pour faire passer le sectionneur de la position "ouvert" à la position "fermé" est assez grand et qu'on peut compenser cet effort par des ressorts qui se bandent quand on ouvre l'appareil et se débandent lors de sa fer- meture, en aidant alors le mouvement.
Selon l'invention,un agencement particulier du système compensateur: est constitué d'un seul ressort pour les deux isola- teurs basculants d'une même phase, et dont l'action s'exerce direc tement sur chacun de ces isolateurs de telle manière que les lames de ressorts supportant les isolateurs subissent des efforts nette- ment diminués. On réalise ainsi de manière plus simple le même effet que celui des contrepoids figurant sous le n 10 sur la figure 4.
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Sur la figure 5 : 1 et 1 ' sont les bras formant les c8tés supérieurs du quadrilatère articulé ; 2 et 2' sont les mâchoires qui les prolongent et pincent le barreau sur lequel se fait lahaison électrique ; 3 et 3' sont les isolateurs basculants formant les côtés inférieurs du quadrilatère articulé ; ils sont portés par des lames de ressort 4, 4' fixées à leur autre extrémi té sur des pièces solidaires des arbres tubulaires 8 et 8'. Comme les isolateurs pour tensions élevées comportent habituellement quatre vis de fixation à leur partie inférieure, il est tout indi qué d'employer deux lames de ressort pour porter chacun des isola teurs.
Les deux arbres tubulaires 8 et 8' sont actionnés symétri- quement, en:sens inverse, par le déplacement vertical de la barre 5, qui est guidée et glisse sur elle-même et, au moyen des bielles 6 et 6'. entraîne les manivelles 7 et 7' calées sur les arbres 8 et 8'. Il n'y a naturellement qu'une barre 5, une paire de bielles 6 et 6' et une paire de manivelles 7 et 7' pour un appareil tripolaire. Ainsi un mouvement vertical ascendant de 5 amène la rotation des arbres 8 et 8' dans le sens de l'ouverture du sectionneur et le mouvement inverse, descendant, provoque la rotation dans le sens de la f ermeture.
Sur la figure 5 on a représenté, pour une phase, le montage des connexions reliant la partie mobile du sectionneur aux barres de courant. Un isolateur 12 fixé au châssis du section neur porte en tête une pièce 13 munie d'un axe 14 supportant une biellette 15 articulée d'autre part, par un axe 16, avec une se- conde biellette 17 portant à son autre extrémité un axe 18 s'en- gageant également dans une chape 19 fixée sur la tête de l'isola- teur 3' ; cet axe 18 sert également d'axe de rotation pour le bras 1'. Tour shunter les articulations on emploie des tresses plates de fils de cuivre très fins et très nombreux, de modèle courant. Une connexion de ce genre est disposée entre les points 20 et 20' ; une autre va de 21 à 26 ; est supportée en 22 et 23, 24 et 25 par l'une et l'autre des biellettes.
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La pièce 13 peut, suivant le schéma à réaliser, être por tée par un transformateur de mesure, ou tout autre appareil à laute tension, ce qui réduit l'encombrement et le coût de l'installation.'
Les isolateurs basculants 3 et 3 sont munis, chacun sou@ son embase, d'une crosse composée d'une t8le 27, 27' prise par le= vis qui fixent l'isolateur sur les ressorts porteurs, et d'une aussi barre qui lui est soudée 28, 28';cette barre est/incube en forme de crosse. Les extrémités des crosses sont façonnées en forme,de chape percée pour recevoir un axe horizontal 29, 29', pénétrant dans l'oeil d'extrémité d'un ressort à boudin 30, qui est entouré d'un manchon cylindrique 31 d'un diamètre légèrement supérieur.
Aux extrémités des crosses sont fixées des plaques circulaires 32, 32' pénétrant dans le manchon avec un faible jeu. Le manchon est supporté par les plaques 32, 32' ; il maintient le ressort 31 pratiquement rectiligne quand celui-ci est comprimé. L'introduc- tion de corps étrangers est rendue impossible par les plaques 32 et 32'. Le manchon est rendu solidaire de la spire médiane du ressort, à sa partie inférieure, par une attache 33. Le milieu du manchon reste ainsi dans le plan de symétrie de l'appareil. Le manchon est pourvu de trous, ou d'une fente, selon sa génératrice inférieure, pour l'évacuation des condensations,'etc. Le ressort et le manchon sont préférablement en acier inoxydable.
A titre de variante, on peut interposer entre l'axe 29 (de même pour 29') et l'oeil voisin du ressort 30, une bielle portant, tout près de l'extrémité reliée à la crosse en 29 (ou 29') une plaque c.ircu- laire remplaçant 32 (et 32') ; les plaques obturatrices sont alors en permanence perpendiculaires à l'axe du cylindre.
En l'absence de la liaison 29-29' , le sectionneur possède une position d'équilibre (installe) dans laquelle les isolateurs sont assez voisins de la verticale. D'autre part, quand les bras s'abaissent, à l'ouverture, et que les points 29 et 29' se rapprochent, le couple nécessaire sur chacun des arbres 8 et 8t
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pour équilibrer le système, augmente.
Le calcul des efforts en chaque position est facile à faire ; il montre que les caractéri tiques du ressort 30 peuvent être déterminées pour que, ayant une action nulle en la position où l'équilibre propre de l'appareil est obtenu, ce ressort donne, en 29 et 29' , une action à partir de l'axe de symétrie dont le moment par rapport à l'axe de rota- tion (8 ou 8') est à peu près équivalent au moment des forces verticales agissant sur le système, d'où il s'ensuit que, sur chacun des arbres 8 et 8' le couple résultant est voisin d'être nul, et que l'ensemble de l'appareil tripolaire peut être action- né par un effort relativement faible imprimé à la barre 5.
La barre 5 est reliée, à sa partie inférieure, selon un montage bien connu, au maneton d'une manivelle solidaire d'un axe horizontal sur lequel est également fixé un levier de manoeuvre muni d'une poignée ; en position d'ouverture, ou de fermeture, du sectionneur, le maneton est un peu au delà du point mort, haut ou bas, de sa course; de la sorte, l'effort qu'on peut imprimer à la barre 5, lorsque le maneton part de son point haut, pour commencer la fermeture du sectionneur, est très élevé malgré un effort mode ré sur la poignée.
Le ressort 30 peut être remplacé par une lame d'acier con formée en forme de U dont la partie haute de l'une¯et l'autre branche verticale est fixée en 29 et 2D'o
Le barreau 34, figurer 5 et 6, sur lequel se serrent les mâchoires 2 et 2' peut être suspendu par.' deux tresses, munies de cosses, 35,35' plates en fils de cuivre du modèle indiqué ci- dessus, à la manière d'un trapèze ; le barreau est ainsi doué d'une certaine liberté de déplacement suivant l'horizontale:,-et, à un degré moindre, dans le sens-vertical.
Pour limiter le déplacement horizontal excessif du barreau, en cas de vent violent, on dispos à chacune de ses extrémités, des lamelles très minces en métal inoxydable, encastrées en 36 (où se fait la liaison électrique ave
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les barres de courant fixes), visibles en 37, 37t (figure 5), qui enfourchent à leur partie inférieure les extrémités du barreau.
Les descriptions ci-dessus sont données à titre d'exempl et se prêtent à des variantes ne modifiant pas la nature et la portée de l'invention.