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L'invention est relative aux procédés et appareils pour permettre . d'enregistrer sur une bande les variations d'une grandeur, par exemple d'une grandeur électrique, telle que tensio' puissance, fréquence, ou de toute autre grandeur physique, par exemple encore l'orientation et/ou la vitesse de courants marins, etc.,..
Elle a pour but, surtout, de rendre tels, ces procédés et appa- ' reils, qu'ils répondent mieux que jusqu'à présent aux divers desiderata de la pratique, notamment qu'ils permettent un dépouillement automatique et rapide d'enregistrements relatifs à des durées très importantes, et cela sur des longueurs de bande réduites.
Elle consiste, principalement, pour ce qui est des procédés du genre en question, à faire en sorte que soient enregistrées à intervalles de temps réguliers (voire réglables), sur la bande, des valeurs codées cor- respondant aux variations,pendant lesdits intervalles respectifs, de la gran- deur à mesurer, ces variations pouvant être positives ou négatives, et pour ce qui est des appareils pour la mise en oeuvre de ces procédés, à leur faire comprendre essentiellement un compteur enregistrant,, de préféren- ce par l'intermédiaire d'impulsions, les variations de la grandeur, notam- ment dans le système de numération binaire, ou binaire-décimal, et coagis- sant avec des moyens perforateurs pour transporter à intervalles réguliers , sur la bande, les valeurs codées enregistrées.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en cer- taines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, les- quels complément et dessins ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
La fig. 1, de ces dessins, montre très schématiquement, partielle- ment en perspective, un appareil d'enregistrement à bandes perforées pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, cet appareil étant lui-mê- me conforme à l'invention.
Les fig. 2 et 3 montrent séparément, respectivement en élévation et en vue de côté, une partie de l'appareil de la fig. 1, selon un mode de réalisation différent de celui représenté sur cette figure.
La fig. 4 montre séparémenten vue de côté certains autres organes dudit appareil.
La fig, 5 montre une bande perforée ooagissant avec ledit appa- reil, toujours selon l'invention.
La fig. 6 est un diagramme de fonctionnement.
Les fig. 7 et 8 montrent schématiquement, en plan et en coupe, un appareil pour la mesure des courants marins, établi selon l'invention.
La fig. 9, enfin, montre en plan un semblable appareil, selon une variante.
Selon l'invention, se proposant par exemple d'enregistrer par inscription, sous forme de perforations codées, sur une bande, les varia- tions d'une grandeur que l'on supposera d'abord être une grandeur électrique, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
On rappellera, pour fixer les idées, qu'il existe actuellement au moins trois procédés d'enregistrement, savoir : -l'enregistrement graphique, c'est-à-dire sous forme de courbes,
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- l'enregistrement sous forme d'impression d'un nombre mesurant cette grandeur.
- l'enregistrement sous forme dé perforations d'une bande suivant un certain code.
Les deux premiers procédés se prêtent mal à un dépouillement sys- tématique et rapide des variations de la grandeur enregistrée, surtout dans le cas d'enregistrements couvrant un grand intervalle de temps.
C'est donc, seulement, le procédé d'enregistrement par bande per- forée qui peut se prêter à un dépouillement rapide et automatique, tel que l'exigent les méthodes modernes de statistique.
Or, dans ce domaine, il a seulement été proposé, jusqu'à ce jour, d'enregistrer les indications d'un compteur sur bande perforée de deux ma- nières, savoir : par avance régulière de la bande et perforation dès que le comp- teur a intégré une quantité type (par exemple 1 kilowatt-heure, s'il s'agit d'enregistrer une puissance)5, ou par avance de la bande à chaque quantité type et perforations à intervalles réguliers pour marquer le temps.
Mais on constate que ces solutions, s'il est vrai qu'elles permet- tent d'obtenir certains résultats intéressants, ne se prêtent pas aux divers cas susceptibles d'être rencontrés dans la pratique. On constate en outre que : - les retraits ou la dilatation du papier créent une erreur, puis- que le temps s'exprime par une longueur de papier ; - si l'on veut un enregistrement riche en renseignements et précis, la longueur de labande utilisée devient très grande ; - il n'est pas possible d'enregistrer des nombres négatifs, alors que c'est désirable dans de nombreux cas d'application (par exemple enregis- trement de puissance réactive transitant en un point).
Pour remédier à ces multiples inconvénients, on procède de façon telle, conformément à l'invention, que l'on puisse enregistrer sur la bande, à intervalles de temps réguliers, des valeurs codées, correspondant aux va- riàtions de la grandeur à mesurer pendant lesdits intervalles respectifs, c'est-à-dire notamment à l'intégrale des variations de cette grandeur pour chacun desdits intervalles.
La bande étant par exemple entraînée de façon lente et continue (ce qui permet l'opération d'enregistrement par perforation à la fin de cha- que intervalle si cette opération est très courte) ou étant entraînée pas à pas (c'est-à-dire avançant d'un pas après chaque opération d'enregistrement), on conçoit que l'on peut obtenir après enregistrement une bande qui reprodui- se fidèlement les variations à enregistrer et qui se prête à un dépouille- ment très facile, grâce notamment au fait que les diverses perforations peu- vent se présenter suivant des lignes transversales équidistantes (distance e constante), comme visible sur les dessins.
Pour mettre en oeuvre le procédé conforme à l'invention, on peut s'y prendre de diverses manières, notamment recourir à un ensemble comprenant essentiellement, en combinaison avec un appareil de mesure de la grandeur considérée, tel que représenté d'une façon générale en M, fig. 1 : un compteur C (fig. 1) propre à enregistrer sur ses organes tels que rouleaux, roues dentées ou autres, les valeurs de la susdite grandeur, tout au moins à certains intervalles de temps déterminés tels que ceux T. indiqués plus loin, et cela aussi bien pour des valeurs négatives.
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que pour des valeurs positives de ladite grandeur ou de ses variations,le- dit compteur étant de préférence du type codé, par exemple de système bi- naire (fig. 1) ou de système 'binaire-décimal tel que plus spécialement décrit en référence aux fig.
2 et suivantes, des moyens perforateurs D propres à permettre à transporter sur la bande telle que 10, sous forme de perfora,tions, les valeurs codées enregis- trées par ledit compteur, ces moyens perforateurs étant de préférence agen- cés de façon telle, selon une disposition particulière de l'invention, qu'ils forment un même ensemble avec le compteur C, et, enfin, en combinaison avec les dispositifs qui précèdent, un système d'horloge H -ou semblable, propre à assurer, d'une part, l'avan- cement de labande 10, et, d'autre part, sa perforation, à la fin de chaque intervalle de temps T, à partir du compteur C et en fonction des valeurs à ce moment inscrites sur ledit compteur.
Cette horloge est par exemple synchrone au secteur d'alimentation
S, cela de façon notamment qu'on puisse opérer la comparaison rigoureuse de deux bandes coagissant avec des appareils montés en des points éloigéns d'un même réseau, dans certaines applications telles que celles envisagées plus loin. En outre, elle sera agencée' de' façon à présenter une autonomie importan- te,' de par exemple plusieurs heures ou jours, de façon à pouvoir assurer tou- jours l'entraînement de la bande, même en cas de panne de courant.
Il convient enfin de complèter l'ensemble par des moyens pour permettre,lors de panne de courant ou touteautre cause de nature à fausser les résultats de l'enregistrement, d'invalider les perforations correspon- dant à des périodes T pendant une partie au moins desquelles a eu lieu une telle panne, ces moyens se manifestant par une perforation particulière ou l'absence d'une telle perforation sur une piste ou colonne spéciale de la bande 10.
On a représenté sur la fig. 1, à titre d'exemple, un ensemble répondant aux conditions susvisées, pour lequel on a supposé que l'appareil de mesure M était du type électrodynamique à disque tournant, et pour lequel on a supposé aussi que les valeurs étant transférées, depuis l'appareil de mesure M jusqu'au compteur C, par un système de transmission à impulsions, étant entendu qu'on pourrait assurer cette transmission de toute autre maniè- re, comme il apparaîtra également à la fin de la présente description.
Dans cet ensemble, la grandeur G à enregistrer est supposéeêtre une grandeur électrique (puissance, tension, etc...), appliquée aux bornes A et B de l'appareil de mesure M du type électromécanique, à stator 1 et disque 2, le nombre de tours n de ce dernier représentant les variations de ladite grandeur.
Ici, le nombre de tours est proportionnel à l'intégrale dans le temps des variations de G (c'est-à-dire st G (t) dt), et le rôle du compteur perforateur C est d'enregistrer ladite intégrale à chaque période T et de la transporter à la fin de cette période sur la bande 10.
Pour enregistrer le nombre sur le compteur C, on a recours à des impulsions engendrées par un doigt ou semblable 4 entraîné par le disque 2 et coagissant avec des contacts 5 et des électrodes 61,62
A chaque'tour, fraction de'tour ou groupe de tours (selon le mode de réalisation choisi), le disque 2 vient déclencher par 4 le dispositif de Contacts 5''qui est du type bipolaire, de façon que, si la'rotation est di- recte, on assure l'émission d'une' impulsion dite "positive" venant:
agir sur l'électro 6 , tahdis que silarotation s'effectue-'en'sens opposé., on assure l'émission d'une impulsion,dite "négative" venant agir sur l'électro 62
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En réalité, il convient d'interposer, dans le circuit des impul- sions, un système de relais-mémoire 7 (fig, 1), pour tenir compte du fait que le dispositif de compteur codeur C n'est pas prêt à recevoir l'action des impulsions pendant le temps t (fig. 6) correspondant à la perforation de la bande et éventuellement à la remise à zéro dudit dispositif. Ce temps t se- ra d'ailleurstrès court, de l'ordre par exemple de 1 seconde, ou de quelques secondes (voire même de moins de 1 seconde).
Cela étant, les relais 6 le 62 viennent donc agir,par exemple par des cliquets 8 coagissant avec une roue à rochet 9, sur l'arbre 3 du comp- teur codeur C qui peut être agencé de toute manière connue.
On a représenté très schématiquement, sur la fig. 1, un ensemble de ce genre qui conviendrait par exemple au codage binaire et qui est cons- titué essentiellement par trois rouleaux RtR2, R3 reliés les uns aux au- tres par des roues ou dispositifs de report r,
Chacun de ces rouleaux correspond par exemple à quatre ordres binaires successifs, c'est-à-dire peut occuper seize positions différentes, les digits 1 et les digits 0 du système binaire étant représentés respecti- vement par des dents d et par les creux qui les séparent, et le tout étant propre à coagir avec les moyens perforateurs D destinés à transporter, sur la bande 10, les valeurs codées représentées par lesdites dents.
Il est inutile d'insister sur ces rouleaux, bien connus dans la technique du système binaire. Des renseignements plus précis seront donnés plus loin, dans le cas du système binaire décimal.
!les moyens perforateurs D, qui coagissent directement avec le compteur C (IL, IL,? R3), sont constitués par exemple par au moins un électro- 13 (commandé a partir de l'horloge H) actionnant une barre générale de frap- pe 14, propre à commander des outils perforateurs ou poinçons 15. Ces der- niers ne peuvent être sollicités que dans les ordres binaires où l'un de leurs éléments 18 aura été amené en position de frappe en étant repoussé par une dent d, toute autre réalisation étant susceptible d'être imaginée (sur la fige 1, on n'a représenté qu'un seul des outils 15, 18, dans un rang binaire déterminé).
Finalement, l'actionnement des outils perforateurs à la fin de chaque période T aura pour effet d'assurer l'inscription du nombre binaire sur trois lignes successives a', a , a3 et quatre colonnes I, II, III, IV de la bande 10 (colonnes c i fig. 2, le tout correspondant dans l'exemple représenté à 16 ordres binaires successifs), les digits 1 et 0 de la numéro- tation binaire étant représentés, les premiers par des perforations 17 et les seconds par l'absence de perforations, ou encore par des points 16 (ceux- ci étant cependant indiqués surtout dans un but de compréhension).
Des moyens seront prévus pour faire apparaître les nombres néga- tifs, par exemple par une perforation supplémentaire 20, comme on le montre- ra en référence aux fig. 2 à 5.
Pour ce qui est de l'entraînement de la bande, la fig. 1 montre que celui-ci est obtenu à l'aide de l'horloge H par au moins une roue à pi- cots 33 coagissant avec des trous d'entraînement 12 de ladite bande.
La même horloge provoque à la fin de la période T la fermeture de contacts 30 entraînant l'excitation du relais 13 du système perforateur D.
Elle provoque en même temps l'intervention du système de valida- tion E, qui comporte par exemple un relais 21 propre à venir perforer la bande 10 en 23, à l'aide d'un dispositif.. perforateur 22. La présence d'un trou en 23, sur une colonne supplémentaire c v, indique que les perforations
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17 réalisées sur la bande à partir du compteur C sont valides, tandis que l'absence de trou correspond à une invalidation. Un dispositif est donc pré- vu -- tel que celui décrit plus loin en référence à la fig. 4 -- pour empê- cher le fonctionnement du relais 21 (aucun trou n'étant alors obtenu en 23), lorsqu'une panne de secteur (ou toute autre opération incorrecte) a eu lieu au cours de la période T précédant le transport des valeurs codées du comp- teur C sur la bande 10.
On voit ainsi, d'après la fig' 1 qui représente l'un des ensembles susceptibles de réaliser l'invention, que celle-ci est caractérisée : par le transport sur une bande, à chacune des périodes T détermi- nées, de valeurs codées (perforations 17 et, éventuellement points 16) cor- respondant aux valeurs de la grandeur -- ici l'intégrale de cette grandeur -- pendant la dite période, par le fait que ces valeurs peuvent être aussi bien négatives que positives (la discrimination se faisant par des perforations spéciales 20 correspondant au signe moins, ou par tous autres moyens), par le fait que la perforation, conjuguée directement au compteur
C, est assurée par une horloge H synchrone sur le réseau, et par la pré- sence de moyens propres à assurer, à partir de l'horloge, une invalidation en casde panne de courant,
cette invalidation se faisant à l'aide de perfora- tions supplémentaires 23 sur la bande.
On va maintenant décrire, en référence aux fig. 2 à 5, un autre mode de réalisation du système compteur-perforateur, mettant en oeuvre d'au- ires dispositions de l'invention, particulièrement avantageuses.
Selon l'une de ces dispositions, on adopte , pour le codage du compteur et de la perforation, le système binaire décimal.
Dans ce système, qui est illustré sur la bande 10 de la fig. 5, et qui est supposé sur cette figure appliqué à des nombres à trois chiffres en système,décimal, on dispose de trois rangées a , a2, a respectivement pour les unités, les dizaines et les centaines, et;, dans chacune de ces ran- gées, la perforation a lieu dans le système binaire.
Un nombre décimal, avec des unités, dizaines et centaines, s'ins- crit donc respectivement sur les trois lignes a , a2, a (f étant par exemple le sens d'entraînement de la bande), et en tenant compte de ce que, sur chaque ligne, les perforations successives sur les colonnes 1 II III IV, correspondant aux nombres :
1, 2,22, 23 c'est-à-dire, en système décimal,
1, 2, 4, 8
Le chiffre 1 se représente par une perforation dans la colonne I, le chiffre 2 par une perforation dans la colonne II, le chiffre 3, par deux opérations respectivement dans les colon nes I et II, le chiffre 4 par une perforation dans la colonne III, etc...
On a montré, sur la fig. 5, le chiffre 239.
Pour faire apparaître un nombre négatif, on prévoit dans ce cas l'inscription d'une perforation supplémentaire, telle que celle représen- tée en 20 sur la ligne a . On a choisi, pour l'endroit de cette perforation, la quatrième position (IV) sur ladite ligne a3, auquel cas le système ne
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peut pas enregistrer des chiffres supérieurs à 799 ; mais ce n'est là qu'un exemple.
Cette même figure 5 montre deux 'inscriptions valides (val), pour +239 et -239, caractérisées par le fait qu'il existe une perforation de va- lidation en 23 sur la colonne c v. Elle montre ainsi deux inscriptions inva- lides (inv), pour les mêmes nombres, caractérisées par le fait qu'une telle perforation 23 n'existe pas.
Cela étant exposé, on voit sur les fig. 2 et 3 un compteur perfo- rateur particulièrement simple fonctionnant dans le système binaire-décimal susvisé.
Ce compteur comporte trois roues R1 R2 R respectivement pour les unités, les dizaines et les centaines, ces roues étant identiques et formées chacune d'une plaque décagonale. Des roues de report, par exemple à une dent, sont prévues en r r2 r3, propres à coagir avec des roues dentées intermédiaires par exemple a dix .dents, telles que 31. Le codage binaire ap- paraît sur les faces 32 des plaques décagonales, et cela sous forme de sail- lies 32 correspondant aux ordres binaires à intervenir pour former chacun des chiffres décimaux 0 à 9, ces saillies étant propres à coagir avec les poinçons perforateurs 15.
Selon une autre disposition 'de l'invention, qui apparaît égale- ment sur les fig. 2 à 5, au lieu de provoquer la perforation en agissant sur les poinçons 15 comme supposé sur la fig. 1, on provoque le déplacement de l'ensemble du compteur vers lesdits poinçons.
A cet effet par exemple (fig. 4) on a recours à un ensemble tel que, chaque fois que doit intervenir la perforation à la fin de la période T, sous l'effet par exemple des contacts 30, une came 34 soit sollicitée à venir attaquer un levier 35 sur lequel est monté l'axe 36 du compteur C (R R2R3)
Cette came 34 est montée sur un arbre de commande 37 pouvant ser- vir à d'autres fins, en particulier à la remise à zéro du compteur.
En effet, dans lemode d'application de la fig. 1, où l'on suppose que l'on veuille inscrire à chaque période T la valeur moyenne de la grandeur, c'est-à-dire le nombre de tours de l'appareil de mesure M, il convient d'as- surer cette remise à zéro du compteur (laquelle cependant peut ne pas être indispensable dans d'autres applications), aussitôt après la perforation, pen- dant l'intervalle de temps t .
P
Dans l'exemple de la fig. 4, cette remise à zéro intervient par le fait d'au moins une roue à denture incomplète 38 montée sur l'arbre 37 et en prise avec un pignon 39 également à denture incomplète, appartenant au comp- teur (ou par tout autre mécanisme connu de remise à zéro).
En fin de période T, c'est-à-dire pendant la période t (fig. 6), l'arbre 37 est amené à faire un tour complet, provoquant à la foie la perfo- ration et la remise à zéro.
A cet effet, ledit arbre est par exemple entraîné (fig. 4) par un moteur 40, mis en marche par la fermeture de contacts 41 intervenant sous l'effet du relais D (13). L'armature mobile 42 dudit relais est notamment agencée de façon à verrouiller came 34 et arbre 37, en l'absence de courant dans ledit relais, et cela par la pénétration d'un taquet 43 dans une enco- che 44 de la came 34. Lors de l'excitation du relais 13 par la fermeture mo- mentanée des contacts 30, le moteur 40 est mis en marche, l'arbre 37 et sa came tournent, et cette rotation est maintenue par le fait que le taquet 43 est sorti de son encoche et que l'armature 42 maintient les contacts 41 fer- més. La rotation dure donc un tour complet, jusqu'à ce que le taquet 43 re-
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tombe dans ladite encoche, l'armature 42 ouvrant alors les contacts 41.
La fig. 4 montre aussi, avec quelques détails, un mode de réalisa- tion du dispositif d'invalidation E illustré schématiquement sur la fig. 1, avec relais 21 et armature 22.
Avec cette armature 22 coagit un doigt intermédiaire 63, monté en bout d'un levier de réarmement 64 soumis à l'action d'un ressort 45.
Dans les conditions normales, c'est-à-dire le courant passant dans le relais 21 et l'armature 22 étant attirée, le doigt 63 se trouve enclenché dans la position représentée et son extrémité active 46 se présente entre une saillie 47 du levier 35 (commandé par la came 34) et le poinçon de validation
48. La perforation de validation 23 est donc assurée.
Dès qu'il y a panne de courant, l'armature 22 est libérée et le le- vier 64 prend la position pointillée représentée, pour laquelle l'extrémité 46 du doigt 63 se retire de la saillie 47, de sorte que la perforation 23 ne peut plus se faire.
Il est à noter qu'à ce moment et tant que dure la panne, rien ne se passe dans l'appareil, sinon que la bande 10 continue à être entraînée (à supposer que le moteur 40 soit lui-même alimenté par le secteur, donc lui-mê- me arrêté en cas de panne). Lorsque le courant revient, il faut que la pre- mière inscription codée enregistrée sur la bande soit invalidée : c'est ce que réalise l'ensemble, puisque la perforation 23 n'a pas lieu, com- me il vient d'être indiqué. Mais il faut en outre que le dispositif d'invali- dation E (21) soit réarmé pour la période T suivante. Ce dernier résultat est obtenu par le fait que la came 34, au cours de sa rotation, vient réarmer le levier 64 et remettre l'ensemble en place, lédit ensemble se réenclenchant sur l'armature 22 à nouveau attirée par le relais 21.
Ilest à noter qu' on n'a pas représenté, sur les fig. 2 à 5,le poin- çon que la perforation 20 des nombres négatifs, mais il est aisé au techni- cien d'agencer les moyens pour actionner un tel poinçon.
De toute façon, l'ensemble décrit sur les fig. 2 à 5 fonctionne suivant les lignes générales données plus haut en référence à la fig. 1, c'est-à-dire : entraînement continu de la bande 10' inscription sur le compteur C, pendant chaque période T, des indi- cations de l'appareil de mesure (ici l'intégrale ou valeur moyenne de la grandeur G), et, à chaque fin de période, pendant un court intervalle t , re- port des inscriptions du compteur sur la bande, par perforation, avec'valida- tion (ou invalidation)et inscription éventuelle de la perforation 20 dans le cas d'un nombre négatif.
On obtient ainsi une bande qui reproduit fidèlement, sous forme de perforations et non perforations sur des lignes régulièrement espacées, la loi de variation de la grandeur pendant chacun des intervalles de temps T prédéterminés, étant entendu d'ailleurs que l'on peut obtenir, à partir de ces bandes, toutes autres formes représentatives de ladite loi'.
C'est ainsi qu'en liaison avec un lecteur de bande on pourrait faire coagir un ensemble tel que décrit ci-dessus ; avec un dispositif reproducteur sur carte perforée, avec une machine à écrire automatique, inscrivant les nombres en système décimal, avec un traceur de courbe, etc...
L'invention présente donc de nombreux avantages par rapport aux
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procédés du genre en question déjà existants, notamment : possibilité d'utiliser des longueurs de bande très faibles : à titre d'exemple,,un enregistrement sur une bande d'une mesure par heure, avec une précision à 1/2000 près, pourrait occuper, dans l'application envisagée plus haut, 60 mètres de bande seulement sur 18 mm de large, soit un rouleau de 4 à 5 cm de rayon, possibilité, grâce au fait que l'horloge est synchrone sur le ré- seau et possède une réserve de marche, de faire l'économie de l'inscription de l'heure (chaque inscription par perforation correspondant à une période T prédéterminée), possibilité d'inscrire à volonté sur une ou plusieurs lignes (se- lon la richesse de l'information à enregistrer),
possibilité d'inscrire les nombres négatifs aussi bien que les positifs, possibilité d'invalidation, d'où élimination- automatique de mesu- res erronées, et possibilité de réaliser des ensembles très simples et peut coû- teux, en particulier du fait que le compteur codeur C est combiné directement avec le mécanisme perforateur.
Il convient encore d'ajouter que le synchronisme réalisé entre l'horloge et le réseau permet d'effectuer ainsi tous travaux de corrélation entre deux enregistreurs éloignés.
Ces travaux de corrélation peuvent consister par exemple, à comparer la loi de variation entre la puissance électrique tota- le consommée, dans un pays ou une région, et la température extérieure, ou à comparer les variations de la puissance consommée en un point d'alimentation d'un réseau et les fluctuations de tension chez l'abonné le plus éloigné.
De telles comparaisons ou corrélations exigent des mesures en des points éloignés, donc l'inscription sur des bandes différentes dont le syn- chronisme doit être maintenu parfait, ce qui permet l'invention (et sans que les variations de longueur du papier, par dilatation, aient aucunement à intervenir).
Il convient encore de noter que, si dans l'appareil de la fig. 1, on enregistre l'intégrale de la grandeur, il est également possible d'enre- gistrerles valeurs mêmes de la grandeur, par exemple les valeurs de celles- ci à la fin de chaque période T (valeur absolue ou valeur relative par rapport à la valeur prise à la fin de la période précédente) et plus spécialement dans le cas où la durée de cette période T est faible (quelques secondes ou quelques minutes).
A supposer par exemple que la grandeur à mesurer se manifeste sur l'appareil de mesure,- non plus par la rotation d'un disque' comme sur la fig.1, mais par la position angulaire d'un organe tel que cadre mobile, aiguille aimantée, etc.,, on pourra procéder de façon telle : ou bien, suivant un premier mode de réalisation et à supposer que l'on conserve le dispositif de transmission par impulsions de la fig. 1, que ce dispositif reçoive, par exemple à la fin de chaque période T, un nombre d'impulsions correspondant à la position angulaire du susdit organe mobile, cela à l'aide de tout dispositif chercheur ou autre combiné à cet organe, ou bien, suivant un deuxième mode de réalisation, que la position du compteur C soit asservie à celle du susdit organe.
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On a illustré sur les fig. 7 et 8, toujours à titre d'exemple, le premier desdits modes de réalisation, au cas où l'on se propose de mesurer, à des intervalles de temps T, les valeurs de la direction d'un courant marin, par rapport au nord magnétique, c'est-à-dire par rapport à la direction d'une aiguille aimantée 49.
Ladite aiguille coagit par exemple, à l'intérieur d'un 'boîtier approprié (non représenté),avec une couronne 50 de mise à la masse et avec des plots 51, respectivement reliés à ceux 52 d'un chercher 53, du genre des rotatifs téléphoniques.
A la fin de chaque période T, c'est-à-dire pendant la période t , on provoque par exemple les opérations suivantes (commandées par l'horloge H) : mise momentanée d'une tension, par l'aiguille 49, sur l'un des plots 51, en regard, (par exemple par basculement, sous l'effet d'une solé- noide ou autre 54 appartenant au boîtier de l'appareil et lié à l'horloge en
63), cette tension étant alors appliquée aussi au plot correspondant 52 du chercheur, et mise en marche de l'organe mobile 55 dudit chercheur qui, par- tant de son origine, émet des impulsions jusqu'à ce qu'il rencontre le plot sous tension, ou le plot à la masse, le nombre de ces impulsions étant donc proportionnel à l'angle qu'il s'agit d'enregistrer sur le compteur C, de sorte que tout fonctionne comme dans le cas de la fig.
1, sous l'effet des impulsions émises en 56, sauf que l'on enregistre à la fin de chaque période T la valeur même de la grandeur, ou sa valeur relative, au lieu de son intégrale.
On a illustré, sur la fig. 9, le second des susdits modes de réa- lisation, pour la même application.
Ici, l'aiguille aimantée coagit avec un potentiomètre 57, de façon à appliquer à chaque instant une tension variable U, à un comparateur 58, le- quel reçoit par ailleurs une tension U' provenant d'un potentiomètre 59 en- traîné par un moteur 60 destiné à commander par réducteur 61 le compteur C.
Ce moteur recevant la tension U résultant de la comparaison entre U et U', on voit que la position du compteur C sera à chaque instant asser- vie à la position relative de l'aiguille par rapport à son boîtier.
Un interrupteur est prévu en 62, cet interrupteur étant commandé par l'horloge, de façon à arrêter le moteur pendant la perforation.
Il n'y a pas, ici, de remise à zéro du compteur ; il doit être entendu qu'il peut enêtre ainsi dans de nombreuses applications.
Il est à préciser au surplus que la grandeur à mesurer peut être quelconque et qu'elle pourra toujours être transformée, par exemple, en un courant ou tension continu proportionnel, propre à assurer l'actionnement du compteur C en vue de l'enregistrement à réaliser par perforation.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs de ce qui pré- cède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus particulièrement envisagés ; elle en.embrasse au contraire toutes les variantes.
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