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"Dispositif mécanique de contrôle et vanne à fluide munie dudit dispositif
L'invention concerne, de façon générale, un dis- positif de contrôle pour mouvements mécaniques, et plus parti- culièrement un mécanisme de. verrouillage et de déclanchement.
Le but principal de l'invention est de permettre de contrôler, par des moyens mécaniques, une force agissante relativement importante, par.l'application d'une force de contrôle relativement petite, et de même de permettre l'utili- sation d'une force de contrôle relativement petite pour con- trôler une force agissante'relative-aient importante et qui peut varier en grandeur sans qu'il soit nécessaire de faire varier la force de contrôle nécessaire.
Le dispositif de l'invention est caractérisé par des organes de détente agissant en coopération et créant des
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forces de frottement afin de contrebalancer les effets de la force agissante à contrôler, de telle sorte que le déplacement des dits organes l'un par rapport à l'autre soit provoqué par l'application d'une force de contrôle relativement faible.
Dans une forme' de réalisation-permettant d'utili- ser un mécanisme d'échappement d'une construction relativement légère, pour le contrôle de forces relativement grandes, le dispositif comprend un élément fixe sur lequel frotte un élé- ment mobile soumis à la force agissante, les surfaces de frot- tement étant prévues telles, que la force agissante produise sur l'élément mobile une composante de force sensiblement égale en grandeur et opposée en direction à la composante de réaction résultant du frottement entré ces surfaces indépen- damment de la grandeur de la force agissante, afin qu'il suffise d'une force extérieure relativement faible pour sépa- rer les deux éléments.
L'invention trouve une utilité particulière dans l'application de mouvements de montre du type à échappement, pour le contrôle d'éléments soumis à des charges relativement lourdes. Dans ces dispositifs à échappement, la puissance disponible pour le contrôle, est égale à la différence entre la puissance nécessaire pour maintenir en marche le mouvement d'échappement 'et la puissance qui provoque l' enclanchement du mouvement d'échappement. D'après ce qui résulte des to- lérances de fabrication habituelles, la puissance disponible réelle dans la plupart des mouvements, est considérablement plus petite que la puissance disponible théorique, et dans certains cas, cette puissance est très petite.
Le dispositif de l'invention pexmet d'utiliser cette puissance disponible pour le contrôler forces agissantes relativement grandes, et de grandeur variable.
Dans un. mode particulier de réalisation de l'inven- tion un organe de contrôle chargé suivant son axe, présente
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une paire de butées qui s'engagent respectivement dans une paire de surfaces en. hélice afin de maintenir l'organe de contr81e dans un domaine bien déterminé de positions axiales.
Les pas des surfaces en hélice sont tels que la charge axiale sur l'organe de contrôle tend à faire déplacer une des butées le long de sa surface hélicoïdale associée, tandis qu'elle provoque en même temps, entre l'autre butée et sa surface hélicoïdale associée, des forces de frottement qui tendent à s'opposer à ce mouvement. Ainsi, la tendance à un mouvement de glissement est sensiblement contrebalancée par la résistance de frottement de ce mouvement, et l'application d'un léger couple permet la rotation de l'organe de contrôle indépendam- ment de la charge axiale citée. De préférence, les surfaces hélicoïdales sont pourvues de portions évidées afin de recevoir les butées dans une position angulaire choisie de l'organe de contrôle pour permettre au mouvement axial de l'organe de contrôle d'effectuer l'opération de contrôle.
L'invention s'étend à une vanne de contrôle d'é- coulement de fluide munie d'un dispositif de contrôle conforme à celui de l'invention.
L'invention s'étend également aux caractéristiques résultant de la description ci-après et des dessins annexés ainsi qu'à leurs combinaisons possibles.
La description se rapporte à des modes de réalisa- tion de l'invention donnés à titre d'exemples et représentés aux dessins joints dans lesquels : - La figure 1 est une vue en coupe d'une vanne d'écoulement .le fluide avec un mécanisme de contrôle conforme à l'invention.
- La figure 2 est une élévation latérale du diapo- aitif de la figure 1.
- La figure 3 est une vuo en coupe d'un détail à plus grande échelle.
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- La figure 4 est une vue en perspective d'un détail à plus grande échelle.
- La figure 5 est une vue partielle en coupe selon l'axe V-V de la figure 1, et à plus grande échelle.
- La figure 6 est une vue partielle en coupe selon 'l'axe VI-VI de la figure 1, et à plus grande échelle, certaines parties du dispositif ayant. été retirées pour plus de clarté.
- La figure 7 est une vue partielle très agrandie d'une partie du dispositif de la figure 1, avec superposition d'un schéma vectoriel.
- La figure 8 est une vue partielle très agrandie d'une autre partie du dispositif de la figure- 1 avec super- position d'un schéma vectoriel.
En se reportant plus spécialement aux dessins, on voit que le dispositif de contrôle est représenté appliqué à une vanne du type utilisé pour contrôler l'écoulement de car- burant à des brûleurs à carburant fluide,, La vanne comprend un carter 10 pourvu d'une chambre de vanne 12 qui est prévue pour être reliée à une source (non représentée) de carburant liquide par l'intermédiaire d'une entrée 14 et à un brûleur à carburant fluide (non représenté) par l'intermédiaire d'une sortie 16. Un siège conique de soupape 18 est situé sur le carter 10 dans la chambre de vanne 12 et vient au contact de la surface d'appui d'un bouchon de vanne 20.
Le bouchon de vanne 20 est pourvu d'un passage angulaire 21, comprenant un passage axial et une entrée axiale de communication 22, prévue pour correspondre avec l'entrée 14 du carter 10 pour une position angulaire du bouchon de vanne 20. Le passage angulaire 21 dans le bouchon de vaime 20, est également pourvu d'une sortie 24 qui communique avec la chambre de vanne 12 dans toutes les positions du bouchon de vanne 20.
Cornue (;. est la ooutume dans les robinets à gaz de ce
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type, la rotation du bouchon de vanne 20, pour placer l'entrée
22 du passage angulaire en correspondance avec l'entrée du carter 14, ou avec la surface d'appui du siège de soupape 18, permet ou empêche respectivement l'écoulement du fluide vers la chambre de vanne 12 et la sortie 16, üne extrémité du bouchon de vanne 20 forme une tige de soupape 25 qui s'étend à l'extérieur du carter 10 et qui est prévue pour recevoir une poignée ou bouton, qui sera décrit plus loin.
Agissant entre le bouchon de vanne 20 etune, butée convenable 124 fixée sur le carter 10, se trouve un ressort 26 qui appuie le bouchon de vanne 20 contre le siège 18 et qui assure ainsi une étanchéité vis à vis du fluide.
La paroi du passage angulaire 21 est chanfreinée à son extrémité de sortie 24 pour former un siège annulaire de soupape 30. Une soupape 32 du type "poupée" est placée contre le siège de soupape 30 et peut se déplacer en assurant ou annulant le contact avec celui-ci afin de contrôler l'écou- lement du fluide à travers le passage angulaire 21 dans le bouchon de vanne 20.
Le bouchon de soupape 32 est monté sur l'.extrémité d'une tige de soupape 34 qui s!étend à travers un canal axial 36 ménagé dans le bouchon de vanne 20 et la tige 25, l'autre extrémité 38 de la tige de soupape 34 s'étendant à l'extérieur du bouchon de vanne 20 et se terminant au voisinage de l'extrémité de la tige 25. Enfoncé dans 'Un contre* alésage 40 ménagé dans la tige du bouchon de vanne 25, coaxialement avec l'alésage 36, se trouve un ressort 42 qui porte sur un collier 44 fixé à la tige de soupape 34 pour appuyer la soupape 32 contre le siège de soupape 30.
Des organes sont prévus pour manoeuvrer le bouchon de vanne 20 entre les positions ouverte et fermée. Ces organe sont indiqués ici sous la forme d'un ensemble à commande manuel le possédant un moyeu 46 fixé à l'extrémité du bouchon de vanne
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qui s'étend à l'extérieur du carter 10. Un flasque 48 s'étendant radialement est formé sur le moyeu 46, et un boîtier 50 en forme de coupe est fixé sur le flasque 48 au moyen d'organes convenables tels que des écrous 52. Le boîtier 50 constitue ainsi un bouton qui 'peut être manipulé à la main pour faire tourner le bouchon de vanne 20 entre les positions ouverte et fermée.
Cette rotation du bottier 50 est efficace pour faire tourner le bouchon de vanne 20 et faire déplacer l'entrée 22 du passage angulaire 21 dans le bouchon de vanne 20 pour réaliser ou supprimer la correspondance avec le passage d'entrée 14 dans'le carter 10.
Il est prévu des organes pour déplacer la soupape 32 par rapport au siège de soupape 30. Ils comprennent ici un organe mobile relié à la tige de soupape 34. Cet organe mobile comprend un arbre 54 qui *se déplace à glissement à travers le boîtier 50 et qui est creusé à une extrémité pour recevoir, de façon lâche, l'extrémité d'un poussoir 126.. Le poussoir 126 glisse à travers le moyeu 46, le long du prolon- gement de l'axe de la tige de soupape 34, et vient s'engager avec l'extrémité 38 de la tige de soupape 34. L'arbre 54 est libre de tourner et de se déplacer axialement par rapport au bottier 50. Fixé à l'extrémité de l'ambre 54, qui s'étend à l'extérieur du boîtier 50, se trouve un bouton 56 à commande manuelle, destiné à communiquer ses mouvements à l'arbre 54.
Le ressort 42 oblige la tige de soupape 34 à venir au contact de l'arbre 54 par l'intermédiaire du poussoir 126, pour pous- ser l'arbre 54 en dehors du bof tier 50, et l'arbre 54 peut se déplacer contre cette poussée, pour déplacer la soupape 32 en dehors du siège de soupape, par action manuelle sur le bou- ton 56.
Des cadrans convenables 57, indiquât des unités de temps, sont situés sur le bora du bouton, @n regard d'un index de référence 59 sur le boîtier 50, dans un but qui sera explici-
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té plus loin.
Fixée à l'extrémité intéricure do l'arbre 54 eut une plaque 55 qui présente une paire do butées opposées, ou orgues do guidée qui ont la forme d'ergots 58, 60 s'étendant à partir de la plaque 55 et t disposés parallèlement à l'axe de l'arbre 54. L'organe do guidage 58 est disposé légèrement plus loin de l'axe de l'arbre 54 que l'organe de guidage 60, dans un but qui sera explicité plus loin.
Un organe de détente relativement fixe vient au contact des ergots 58 et 60 pour empêcher le mouvement axial de l'arbre 54, et comprend un ensemble de cames généralement annulaires 64 fixées à l'intérieur du boîtier 50. L'ensemble de cames 64 comprend un flasque radial 65 qui est prévu pour venir reposer dans une cavité convenable (il ménagée dans le boîtier 50. Le flasque 65 est maint mu dans la cavité 61 .par une plaque 62 qui se trouve sous le flasque 65 et qui. est fixée au bottier 50 au. moyen d'écrous 53.
Une portion annulaire s'étend axialement à partir du flasque 65. La forme de son extrémité définit une première surface hélicoïdale 66. Cette surface 66 s'étend approxima- tivement sur 350 , ses extrémités inférieure et supérieure étant séparées par une partie dégagée ou enfoncement 67 qui s'étend parallèlement à l'axe de 1 ' arbre 54, et qui est prévu pour recevoir l'ergot 58 de la plaque 55. Ayant le même axe que la surface 66 et à l'intérieur de celle-ci se trouve une seconde surface hélicoïdale 68, qui s'étend environ sur 3500 et dont s extrémités supérieure et inférieure sont séparées par une partie dégagée ou enfoncement 69.
L'enfoncement 69 est sensiblement diamétralement opposé à l'enfoncement 67, et est prévu pour recevoir l'ergot 60 de la plaque 55.
De préférence, chaque surface hélicoïdale 66 et 68 se termine par une portion 70,71 disposée normalment à l'axe
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de l'ensemble de cames 64, pour rendre possible un réglage manuel, ainsi qu'il sera vu plus loin.
La distance entre filets de la surface hélicoïda- le 66 est la même que celle de la surface hélicoïdale 68.
Cependant, puisque la surface hélicoïdale'66 est placée radialement à l'extérieur de la surface hélicoïdale 68, il est évident que le pas de l'hélice de la première sera plus petit que le pas de la seconde. Cette différence de pas est une caractéristique importante de l'invention, ainsi qu'il sera vu plus loin.
L'arbre 54 glisse et tourne à travers le centre évidé de l'ensemble annulaire de cames 64, de telle sorte que le mouvement axial de l'arbre 54 dans une direction est limité par le contact des ergots 58 et 60 avec l'ensemble de cames 64.
La longueur de la tige de soupape 34 est telle que, lorsque les ergots 58 et 60 sont situés à l'intérieur des cavités 67 et 69, le ressort 42 maintient l'élément de soupape dans sa position d'appui ou de fermeture au contact du siège de soupape 30. Cependant, lorsque l'arbre 54 se déplace axia- lement, en faisant déplacer les ergots 58 et 60 à 1' extérieur des cavités 67 et 69, la tige de soupape 34 se déplace contre l'action du ressort 42 en écartant l'élément de soupape 32 du siège de soupape 30, en permettant ainsi l'écoulement du car- buraat à travers le passage angulaire 21 dans le bouchon de vanne.
Si l'arbre 54 tourne après avoir déplacé l'élément de soupape 32 dans la position ouverte, les ergots 58 et 60 viennent au contact des surfaces hélicoïdales 66 et 68, et l'élément de soupape 32 est maintenu dans sa position ouverte.
Une caractéristique importante de l'invention réside en ce que les surfaces d'action des ergots 58 et 60 et-de l'ensemble de cames relativement fixe 64, soient dis- posées de telle manière que la force opérante agissant sur l'organe mobile 54, produise une composante de force sonsible-
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ment égale en grandeur et opposée en direction à la composante de réaction résultant du frottement entre ces surfaces indépen- dament de la grandeur de la force opérante. Avec un tel dis- positif, on peut utiliser une force extrêmement petite pour séparer l'organe mobile 54 et l'organe fixe 64 ou organe de détente.
Ce principe peut être plus complètement expliqué en se rapportant aux figures 7 et 8 qui montrent respectivement les portions de contact de l'ergot 58 et de la surface hélicoi- dale 66, et les portions de contact de l'ergot 60 et de la sur- face hélicoïdale 68, avec un schéma vectoriel des forces mises en jeu.
Dans l a figure 7, le vecteur L représente la charge de l'ergot 58, résultant de la poussée axiale exercée sur l'ar- bre 54 par le ressort 42 lorsque les ergots 58 et 60 sont en contact des surfaces 66 et 68. Cette force L agit selon une parallèle à l'axe commun de la tige de soupape 34 et de l'arbre
54, et produit une force de réaction exercée par la surface hélicoïdale 66, cette force de réaction étant égale en grandeur et opposée en direction à la force L. Cette réaction est re- présentée par le vecteur R dans le schéma vectoriel.
Puisque la force 1 n'agit pas normalement à la:, surface 66 elle produit une :composante de force tangente, qui tend à déplacer l'ergot 58 le long de la surface hélicoïdale 66.
Cette force est représentée par :Le vecteur Lm dans le schéma vectoriel. La force L possède naturellement une autre composan- te agissant normalement à la surface 66. Cette force est repré- sentée par le vecteur Lp dans le schéma vectoriel.
Puisque Lp est normale à la surface hélicoïdale 66, et 1 parallèle à l'axe de cette surface, 1 'angle compris entre ces vecteurs est égal au pas de la surface hélicoïdale 66, le pas étant l'angle que fait la surface hélicoïdale avec un plan perpendiculaire à son axe. Ainsi ,la grandeur de la for-
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ce Lm est égale à celle de Lp multipliée par la tangente de l'angle a, c' est-à-dire au produit de Lp par la tangente du pas de la surface hélicoïdale 66..
La force de réaction exercée par la surface héli- coïdale 66 peut également être décomposée en deux composantes - respectivement tangente et normale à cette surface. Ces composantes sont représentées sur le schémavectoriel, res- pectivement par les vecteurs Rf et Rp. La force Rp,est na- turellement égale en grandeur à .La force Lp. La force repré- sentée par le vecteur Rf est la résistance résultant du frot- tement entre l'ergot 58 et la surface 66 et est indépendante de la grandeur de la composante Rp et du coefficient de frot- tement des surfaces en contact. La résistance Rf s'oppose au mouvement de glissement entre l'ergot 58 et la surface 66.
Il est désirable que la résistance Rf soit supé- rieure à la force Lm en sorte que la force Rf supprime le mouvement de glissement entre l'ergot 58 et la surface héli- coïdale 66. En d'autres termes, Rf doit être supérieur au produit de Rp par la tangente de l'angle a et, en conséquence, l'angle a ou pas de l'hélice détermine le seuil de suppression du mouvement de glissement, puisqu'il détermine la grandeur de la force Lm. En conséquence, la surface hélicoïdale 66 est formée avec un pas relativement petit afin de produire la résistance désirée au mouvement de glissement. La grandeur de cette résistance est égale à la différence entre lagrandeur des forces Rf et Lm.
Dans le schéma vectoriel de la figure 8, le vecteur L' représente la poussée axiale sur l'ergot 60, résultant de la poussée axiale sur l'arbre 54 exercée par le ressort 42 lorsque les ergots 58 et 60 sont au contact des surfaces hélicoïdales 66 et 68. Cette force agit selon une paral@èle à l'axe commun de la tige de soupape 34 et de l'axe 54 et produit une fore,
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de réaction exercée par la surface hélicoïdale 68, réaction égale en grandeur à la force agissante L'et de direction opposée. Cette réaction est représentée par le vecteur R'.
Comme la force L' n'agit''.pas normalement à la sur- face hélicoïdale 68, elle produit une composante tangente à la surface 68 qui tend à faire glisser l'ergot 60 le long de la surface hélicoïdale 68. Cette force est représentée par le vecteur L'm dans le schéma vectoriel.
La force L' possède naturellement une autre compo- sante normale à la surface 68. Cette composante est représen- tée par le vecteur Lp'.
OmLlie Comme Lp' est normale à la surface hélicoïdale 68, comme et/L' est parallèle à l'axe de la surface hélicoïdale 68, l'angle a' déterminé par ces vecteurs est égal au pas de la surface hélicoïdale 68, Ainsi la grandeur de la force L'm est égale au produit de Lp' par la tangente de l'angle a' ,ou au produit de Lp' par la tangente du pas de la surface hélicoï- dale.
La force de réaction exercée par la surface héli- coïdale 68 peut aussi être décomposée en deux composantes respectivement tangente et normale à la surface 68. Ces com- posantes sont représentées dans le schéma vectoriel, respeo- tivement par les vecteurs Rf' et Rp'. La force Rp' est na- turellement égale à la force Lp'. La force représentée par le vecteur Rf'est la force de résistance résultant :au frot- tement entre l'ergot 60 et la surface hélicoïdale 68, et dépend de la grandeur de la composante Rp' et du coefficient de frottement des surfaces en contact. La résistance Rf' s'oppose au mouvement relatif de glissement entre l'ergot 60 et la surface hélicoïdale 68.
De préférence, la force L'm est supérieure à la force Rf' afin que l'ergot 60 ait tendance à glisser le long de la surface hélicoïdale 68 sous la poussée axiale de l'ar- bre 54. Dès lors, il faut que le produit de Rp' par la
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tanse-nte de 1'*iii;le y' soit :iii><'i,ienr ±< Et±'. Pour un matériau donné ayant un coei 1 âcià'nl du frol,GEn.ursi; bien ür L¯:rirur, ]e pas de la surface hélicoïdale 68 dutc-rmine le àQir6 de tendance au mouvement de glissement de l'ergot 60 le long de le. surface hélicoïdale 68.
En conséquence la surface hélicoïdale 68 doit avoir un pas suffisamment grand pour que la force L'm soit toujours supérieure à la force Rf' et la force résultante, qui tend à provoquer un mouvement de glissement de l'ergot 60, est égale'à la différence de grandeur des forces L'm et Rf'.
D'après ce qui précède, il est évident que le couple total agissant sur l'arbre 54, et résultant de la charge axiale de ce dernier, est déterminé par la résultante de la tendance au mouvement de glissement produite par le contact de l'ergot 60 avec la surface hélicoïdale 68, et de la résistance au mouvement de glissement produite par le contact de l'ergot 58 avec la surface hélicoïdale 66. Dans une réalisation préférée de l'in- vention, les pas des surfaces hélicoïdales 66 et 68 sont choisis de manière à produire un équilibre, le moment exercé sur l'arbre 54 par l'ergot 58 étant sensiblement contre-balancé par le moment exërcé sur l'arbre 54 par l'ergot 60.
Ainsi, la rota- tion de l'arbre 54 peut être réalisée en appliquant à ce dernier un couple rela.tivement petit, indépendant de la grandeur de la poussée axiale sur l'arbre 54.
Il est prévu un dispositif pour appliquer une 'force de contrôle aux organes de commandes de la vanne, pour rendre l'organe mobile de commande 54 indépendant de l'organe de détente 64.. Ce dispositif prend la forme d'un mouvement d'horlogerie 80 contrôlé par échappement. Ce mouvement 80 est disposé à l'inté- rieur du bottier 50, et est fixé sur le flasque 48 par un ensem- ble d'écrous 82.
Le mouvement 80 comprend un ensemble ressort principal 84, engrené à un mécanisme d'échappement 86 par l'intermédiaire
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d'un train d'engrenage appropria 88. C'est $LI-( J6 fj[:,11re3 que l'ensemble ressort principal 84 est le mieax représenté.
Il comprend un pivot 90 fixé non tournant au flasque 48 et s'étendant normalement au plan de celui-ci. Un ressort spirale
92 est fixé par son extrémité intérieure au pivot 90, et se trouve dans un plan sensiblement parallèle au flasque 48.
Un élément 94 en forme de coupe entoure le ressort 92, et est fixé sur une roue dentée 96 montée tournante sur le pivot 90.
L'extrémité extérieure du ressort 92 est fixée sur l'élément
94 en 98, en sorte que la rotation de la roue dentée 96 et de l'élément en forme de coupe 94 fait varier la tension du res- sort 92.
Une seconde roue dentée 100 est montée tournante sur le pivot 90, et supporte un flasque 102 s'étendant axiale- ment qui vient à contact de frottement avec la paroi cylindri- que de l'élément 94 en forme de coupe. De préférence, ce mon- tage est tel que se développe entre le flasque 102 et l'élément
94 un couple de frottement qui est toujours supérieur au couple maximum développé par le ressort principal 92 lorsque ce dernier est complètement enroulé. Plusieurs rainures 104 (dont une seu- le est représentée) peuvent être ménagées dans le flasque 102, pour faciliter la fabrication et éviter la nécessité de toléran- ces extrêmement étroites dans le montage du flasque 102 sur l'élément 94 en forme de coupe.
La roue dentée 100 engrène une roue dentée appro- priée dans le train d'engrenages 88, et est ainsi directement reliée au mécanisme d'échappement 86. La roue dentée 96 engrène un pignon 106, qui est monté lâche sur le poussoir 55 et relié à l'arbre 54. La connexion entre le pignon 106 et l'arbre 54 est telle que l'arbre 54 peut se déplacer axialement par rapport au pignon 106, tandis qu'une relation de transmission de couple est maintenue entre ces deux organes. Cette connexion est indi- quée ainsi comme comprenant une première lame de ressort 108
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fixée en son milieu au pignon 106 et une seconde lame de ressort
110 fixée en son milieu à la plaque 55 qui est fixée à l'extré- mité de l'arbre 54.
Les extrémités juxtaposées des lamés de ressorts
108 et 110, sont rivetées ensemble en 112,-de manière à trans- mettre un mouvement de rotation entre le pignon 106 et l'arbre
54. Lors d'un mouvement axial de l'arbre 54, les ressorts 108 et 110 se courbent, sans provoquer de déplacement axial du. pignon 106.
Opération
Supposant que le dispositif de contrôle est dans la position "fermée", avec le bouchon de vanne 20 et la soupape
32 dans les positions de fermeture, les différents organes peu- vent être placés dans les conditions de marche suivantes :
On -manipule d'abord à la main le boîtier 50 pour faire tourner le bouchon de vanne 20, et amener 1'entrée 22 du passage angulaire 21 en correspondance avec le passage d'entrée
14 du carter 10. Les différents organes du dispositif sont alors dans la position indiquée figure 1 et le fluide peut s'écouler de l'entrée 14 dans le passage angulaire 21, l'écou- lèvent étant empêché par la soupape 32.
On appuie alors sur- le bouton 56 pour faire déplacer axialement l'arbre 54, en faisant sortir les'ergots 58 et'60 des cavités 67 et 69, où leur rotation est empêchée, et en les amenant axialement en dessous des extrémités inférieures des surfaces-hélicoïdales 66 et 68. Ce déplacement de l'axe 54 provoque un mouvement axial de la tige de soupape 34, celle-ci se déplaçant contre l'action du ressort 42, et dégageant la soupape 32 du siège de soupape 30. Le fluide peut maintenant s'écouler au delà de la vanne 32 vers la sortie 16 du carter 10.
On fait alors tourner le bouton 56 dans le sens des aiguilles d'une mantrw, comme indiqué figure 2, jusqu'à obtention
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du temps désiré, zta7t'I' l' 11' i<; c-idran 37 et 1'.trni.:¯ de l<i'.h'f;J1Ce
59. Ce mouvement, de rotation du bouton 56 fait tourner l'arbre 54 et amène les ergots 58 et 60 au contact avec les surfaces hélicoïdales 66 et 68.
Comme nous l'avons déjà signalé, les pas des deux surfaces hélicoïdales 66 et 68 sont tels que la tendance de l'arbre 54 à tourner, est contrebalancée par la force de frot- tement qui s'oppose à ce mouvement. L'arbre 54 demeure dès lors dans la positi@ où il a été place, à moins que ne soit appliqué un couple supplémentaire pour provoquer la rotation de celui-ci et le déplacement des ergots 58 et 60 sur les surfaces hélicoï- dales 66 et 68 en direction des cavités 67 et 69.
On comprend que l'ordre des mouvements rotationnels de réglage du boîtier 50 et du bouton 56 peut être inversé, si on le désire, en effectuant d'abord le réglage du bouton de temps 56, avant de manoeuvrer le bouchon de vanne 20 au moyen du boîtier 50.
Le mouvement de rotation du bouton 56 fait également tourner le pignon 106 qui commande la roue dentée 96 et remonte le ressort principal 92 du mouvement d'horlogerie 80. La roue dentée 100 tend à tourner avec la roue96 à cause de la liaison de frottement entre celles-ci, mais elle en est empêchée par le train d'engrenage 88 et l'échappement 86. Il se produit dès lors un glissement entre les roues dentées 96 et 100. Cependant, lorsqu'on relâche le bouton 56, le coupe du ressort principal
92 est transmis directement à la roue dentée, et par l'inter- médiaire du frottement à la roue dentée 100. Comme- le couple de frottement entre les roues 96 et 100 est supérieur au couple . maximum du ressort principal 92, le ressort principal provoque la rotation commune des roues dentées 96 et 100 d'un seul bloc.
Cette rotation des roues dentées 96 et 100 entraine le train d'engrenages 88 et le pignon 106. L'échappement 86
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contrôle la vitesse de rotation et le pignon 106 provoque la rotation en retour de l'arbre 54. et du bouton 56 à leur position angulaire initiale.
Lorsque le ressort principal 92 a fait tourner l'arbre 54 à sa position angulaire initiale, les ergots 58 et 60 quittent les surfaces hélicoïdales 66 et 68, et puisque les ergots 58 et 60 sont maintenant en face des cavités 67 et 69, l'arbre 54- se déplace rapidement vers la droite comme indiqué figure 1. jusqu'à ce que les ergots 58 et 60 viennent au fond des cavités 67 et 69. Simultanément avec ce mouvement axial de l'arbre 54, la soupape 32 vient au contact de son siège 30, d'une façon brusque empêchant l'écoulement ultérieur du fluide vers la sortie 16 du carter 10.
Lorsque les ergots 58 et 60 se déplacent dans les cavités 67 et 69, toute rotation ultérieure de l'arbre 54 est empêchée. Le mouvement d'horlogerie 80 est alors arrêté, et le déroulement ultérieur du ressort principal 92 est empêché'.
Ainsi, le ressort principal 92 ne va jamais jusqu'à bout de course et il faut exercer un couple substantiel sur l'arbre 54 dans toute position angulaire de ce dernier, afin d'éliminer tout danger de remontage insuffisant du ressort principal 92, lorsqu'on règle le compteur de temps sur un petit intervalle de temps.
On doit noter que, puisque les ergots 58,et 60 sont diamétralement opposes l'un à l'autre, ils viennent au contact des surfaces hélicoid@ l.es 66 et 68 et les quittent simultanément en empêchant ainsi toute inclinaison ou toute contrainte de l'arbre 54.
Si on désire supprimer le contrôle de l'écoulement du fluide par le compteur 80, on appuie sur le bouton 56 pour déplacer les ergots 58 et 60 jusqu'à une position au-delà des extrémités supérieures des surfaces hélicoïdales 66 et 68, et or.
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tourne alors le bouton dans la direction opposée à celle de réglage du temps, pour amener les ergots 58 et 60 au contact des surfaces 70 et 71 qui sont disposées dans un plan perpen- diculaire à l'axe de l'arbre 54. Toute commande du mouvement d'horlogerie 80 tend alors à appuyer l'ergot 58 en contact avec une butée 72 qui s'étend à partir de la surface 70, et l'arbre 54 est Maintenu dans sa position appuyée, en maintenant la soupape 32 hors de son siège 30.
Il apparaît que le dispositif décrit ci-dessus comprend un mécanisme de détente nouveau, dans lequel on peut appliquer une force de commande de grandeur considérable à un organe mobile, et qu'on peut contrôler l'influence de la force de .: -qui, cet organe au moyen d'une force de contrôle ex- trêmement petite. Le mécanisme de détente comprend les ergots 58 et 60 et les surfaces hélicoïdales 66 et 68, les pas des surfaces hélicoïdales étant choisis pour produire des composantes de torsion égales et opposées à toute poussée axiale imposée sur l'arbre 54.
-En conséquence, il apparaît que la réalisation décri- te fournit un dispositif de contrôle nouveau et amélioré et réalise les buts de l'invention.. Il est également évident pour les spécialiste que la réalisation décrite peut être changée et modifiée, et que les caractéristiques de celle-ci peuvent être réalisées séparément ou collectivement dans des combinai- sons différentes de celles qui ont été décrites, sans'sortir du domaine de 11 invention et sans sacrifier tous ses avantages, et que, en conséquence, la description ci-dessus est donnée seulement à, titre d'ample, et ne limite pas l'invention.