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La présente invention est relative à un pro- cédé et à un dispositif pour le traitement de l'eau, en particulier d'eau de brasserie, en vue d'obtenir une diminution réglable au choix de la dureté due aux car- bonates et d'éliminer simultanément de la dureté due au magnésium.
Dans le traitement de l'eau et en particulier dans le traitement de l'eau pour les besoins des brasse- ries, une haute teneur en sels de magnésium est indési- rable. De même, dans certains cas, par exemple la fa- brication de bières claires, une haute dureté en carbo- nates est gnante, vu que les carbonates de l'eau 'eu- tralisent les acides organiques et les phosphate.. acides contenus dans le moût, lesquels sont nécessaires aux enzymes, à la levure, à la floculation et à la clarifi- cation aussi bien qu'à la teinte claire de la bière.
De même, une valeur élevée de pH, c'est-à-dire une eau alcaline, et en particulier une eau avec une alcalinité libre, ne convient pas pour la brasserie.
.Le procédé appliqué le plus souvent jusqu'ici pour produire à partir d'une eau présentant une haute dureté en carbonates et simultanément une haute dureté en magnésium, une eau, en particulier une eau de brasse- rie, à faibles duretés en carbonate et en magnésium, est la décarbonatation par la chaux. Il n'était cepen- dant pas possible, par ce procédé, d'obtenir une eau neutre avec dureté en carbonates diminuée et une dureté en magnésium pratiquement inexistante, sans avoir une suralcalin, ation de l'eau par la chaux, et une neutra- lisation correspondante de l'excès de chaux au moyen d'eau ordinaire à forte teneur en acide carbonique ou au moyen. d'un acide minéral.
Quand, au surplus, dans
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l'eau ordinaire la dureté en non-carbonates (dureté due aux sels autres que des carbonates) est faible et la dureté en magnésium est élevée, il est pratiquement impossible dans les procédés connus d'obtenir une eau irréprochable, neutre, pauvre en carbonate et exempte de dureté magnésienne, et même pas dans le cas où l'on emploie un procédé particulier consistant à ajouter du gypse.
On a pour cette raison déjà essayé d'utiliser le procédé d'échange d'ions et ce, en utilisant comme agents de régénération, des sels de calcium facilement solubles, pour transformer ensuite tous les sels exis- tant dans l'eau brute en sels de calcium et finalement décarbonater au moyen de chaux. Même de cette fa , on n'a pas pu obtenir une élimination pratiquement com- plète des sels de magnésium. De plus, ce procédé est trop cher d'exploitation.
Le résultat est semblable lorsqu'on applique la décarbonatation par échange d'ions'hydrogène en liai on avec un échange d'ions calcium.
Lorsqu'on désalcalinise complètement l'eau brute par échange d'ions hydrogène et qu'on la laisse ensuite couler à travers'un filtre à marbre, on n'obtient pas non plus une eau ayant les propriétés désirées, en particulier une eau de brasserie de composition unifor- me. Dans ce cas apparaît la difficulté que le filtre à marbre après un temps très court s'incruste par forma- tion de gypse et devient ainsi inactif, dès que l'eau brute présente une teneur importante en sulfates..
De plus, la composition analytique de l'eau pure obtenue est très variable et en grande partie dépendante de l'ad- mission du filtre à marbre, car non seulement les acides minéraux libres provenant par la désalcalinisation con-
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plète de la dureté en non-carbonates, neutralisent le marbre (CaCO3) du filtre à marbre, mais aussi l'acide carbonique libre qui se forme à partir de la dureté en carbonate de l'eau brute agit par dissolution sur le marbre, particulièrement lors d'une admission réduite sur le filtre. Une dureté résiduelle en carbonates déterminée et réglable au choix de l'eau pure ne peut pas davantage être atteinte par ce procédé, lorsqu'on désire simultanément une absence de tels de magnésium dans l'eau.
Grâce à la présente invention, il est possi- ble d'une manière relativement simple d'obtenir à par- tir d'une eau brute présentant une valeur quelcr que de dureté en carbonates et de dureté en magnésium, une eau pure pratiquement exempte de dureté magnésienne et avec une dureté en cârbonate plus faible et réglable à volon- té, sans que l'eau devienne alcaline et sans qu'une autre matière telle que de la chaux soit ajoutée à l'eau
Ceci peut être obtenu par le fait que le cou- rant d'eau brute est divisé en deux courants partiels, selon la composition analytique de l'eau brute et la composition analytique désirée de l'eau pure,
le pre- mier courant partiel étant désalcalinisé complètement par échange d'ions hydrogène et le second courant par- tiel étant additionné de chaux vive en quantité telle qu'il présente un excès de chaux vive, les deux cou- rants partiels étant finalement réunis. Par excès de chaux vive on entend que le courant partiel contiendra plus de chaux vive qu'il est nécessaire à exécution de la réaction en cause dans chaque cas.
De préférence, notamment pour épargner des frais d'acide, on utilise pour la désalcalinisation com-
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plète une matière d'échange d'ions hydrogène, dont l'a- cidité est choisie en fonction de la composition de l'eau brute et en fonction de l'économie d'acide de régénération. Ainsi il est possible d'utiliser une ma- tière d'échange d'ions hydrogène faiblement acide, for- temant acide, ou à la fois faiblement acide et forte- ment acide. En outre, on peut aussi procéder de telle' façon que deux échangeurs soient disposés l'un après l'autre, de sorte que le courant partiel est traité d'abord avec une matière d'échange d'ions hydrogène à faible acidité et ensuite avec une matière à forte acidité.
La régénération peut avoir lieu au moyen -1 acide minéral, par exemple avec de l'acide sulfurique ou de l'acide chlorhydrique. Ainsi, dans le cas de l'utilisation de-deux échangeurs d'ions hydrogène, l'a- cide de régénération peut être dirigé d'abord sur l'é- changeur placé en deuxième lieu et ensuite sur le pre- mier échangeur.
Lors de la désalcalinisation complète du premier courant d'eau partiel, l'ensemble des ca- tions de l'eau brute sont remplacés par des ions hydro gène et les anions sont transformés en les acides li- bres correspondants, en sorte que derrière 1'échangeur d'ions hydrogène il ne se présente plus que des acides libres, par exemple de l'acide carbonique libre, de l'acide sulfurique libre, de l'acide chlorhydrique li- bre, etc.. en quantité équivalente aux carbonates, sul- fates, chlorures etc.. présents dans l'eau brute.
Le deuxième courant partiel, qui peut être conduit à travers un saturateur à chaux de type connu chargé de chaux vive, peut ensuite être amené sur un filtre à gravier, d'où. il sort sous forme d'eau calcai-
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re saturée et libre de matières en suspension, qui ne présente pratiquement pas de teneur en sels de magné- sium.
La proportion des quantités d'eau s'écoulant pendant l'unité de temps des deux courants partiels est ajustée suivant la composition analytique de lteau brute et la composition analytique désirée de l'eau pure.
Lorsque par exemple, pour la production d'eau de brasserie, des additions particulières sont désirées, celles-ci peuvent être incorporées, par un dispositif de dosage connu, à l'eau brute ou à l'eau pure.
EXEMPLE
L'eau brute peut avoir la composition analyti- que suivante : ( d = degré de dureté allemand)
Dureté totale 22 d
Dureté en carbonates 18 d
Dureté en non-carbonates 4 d
Dureté magnésienne 10 d
Sels de sodium 0 d
On suppose que l'on désire une eau pure utili- sable, par' exemple, comme eau de brasserie présentant la composition analytique suivante :
Dureté totale 8 d
Dureté en carbonates 4 d
Dureté en non-carbonates 4 d
Dureté magnésienne : pratiquement 0 d
De l'eau de chaux saturée contient à 20 C quelque 1250 mg de CaO libre/litre, ce qui correspond à 125 d.
Dans l'échangeur d'ions hydrogène, il y a 22 d de dureté de désalcalinisation à éliminer de l'ea
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brute, tandis que 4 + 4 = 8 d d'eau de chaux saturée (en tant que CaO ou Ca(OH)2 libre) sont nécessaires à la neutralisation des acides minéraux libres correspon- dant à la dureté en non-carbonates et de l'acide carbo- nique libre correspondant à la dureté en carbonates désirée de l'eau totalement désalcalinisée.
Ceci signifie que dans l'exemple précédent'
6% du courant d'eau brute iront, en tant que deuxième courant partiel, sur la saturateur à chaux et 94 % du courant d'eau brute sur l'échangeur d'ions hydrogène.
Après le rassemblement des deux courants partiels, on obtient une eau pure ayant la composition analytique désirée.
Le contrôle de l'état des courants se-fait de préférence par analyse chimique/en mesurant de la conductibilité électrique.
Dans la figure 1 des dessins ci-joints, le procédé est représenté schématiquement. Les opérations suivantes ont lieu dans le schéma de cette figure : en 1 : échanged'ions hydrogène ; en 2 : de chaux vive en excès pour la précipita- tion de Mg(OH)2 et CaC03; en 3: filtrage; en 4: extraction par ruissellement de l'acide carboni- que ; en 5: fixation de l'acide carbonique restant par le marbre.
Le procédé suivant la présente invention peut aussi être utilisé dans une installation, dans laquelle existe déjà, en vue de la purification de l'eau, un dis- positif de décarbonatation travaillant d'après le procé- dé de précipitation de chaux. Dans ce cas se pose le
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problème, dans uns installation de décarbonatation connue travaillant avec de la chaux, d'éliminer la te- neur en magnésium et simultanément de limiter, en par- ticulie.r inférieurement, la dureté en carbonates, sans que l'eau pure contienne de la chaux vive. On sait que, dans le procédé de décarbonatation à la chaux, on peut réduire à sa plus faible valeur ou éliminer tota- lement la dureté magnésienne, lorsqu'on travaille avec un excès de chaux vive.
Une eau décarbonatée de cette manière ne peut cependant pas tre utilisée pour plu- sieurs usages, par exemple comme eau de brasserie, à cause de l'alcalinité et de la trop faible teneur en carbonates. On pourrait bien par barbotage d'acide carbonique transformer l'excès de chaux vive en .eté au carbonate de calcium et on devrait alors à nouveau éliminer l'excès' d'acide carbonique nécessaire à cet effet. Si on veut, en outre, éliminer complètement la dureté magnésienne de l'eau, on a besoin d'un excès de chaux vive passablement élevé pour le barbotage avec l'acide carbonique, de sorte que la dureté en carbonate de calcium qui se manifeste après barbotage est à nou- veau trop élevée.
Dès lors, lorsqu'une telle installation de décarbonatation travaillant par le procédé de précipita tion de chaux est déjà existante, en divise également, de la manière représenté schématiquement à la figure 2, le courant d'eau brute en de= courants partiels, dont le premier est désal calinisé complètement par échange d'ions hydrogène (1). Le deuxième courant partiel est ramifié et le premier courant ramifié est saturé de chaux vive (2) de sorte que, lors de la réunion de ce courant avec le deuxième courant ramifié, l'hydroxyde de magnésium et le carbonate de calcium sont précipités
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sous forme de boues par un excès de chaux vive (3).
Le deuxième courant partiel est alors filtré (4) et en- suite réuni eu premier courant partiel. Sur la figure 2, on peut encore voir en 5 l'extraction par ruisselle- ment de l'acide carbonique et en 6 la fixation de l'aci- de carbonique restant par le marbre.
A cet effet, on procède pratiquement de telle manière que le premier courant ramifié du deuxième courant partiel soit conduit directement un réacteur de précipitation, tandis que le second courant ramifié y est conduit en passant par un saturateur à chaux.
Dans le réacteur en question, les agents de dureté Mg(OH)2 et CaCO3 sont précipités comme boues..L'eau sortant du réacteur de précipitation présente un excès de chaux vive et est exempte de magnésium. Le courant partiel est alors conduit eu, travers d'un filtre pour la séparation des boues éventuellement en suspension de Mg(OH)2 et CaCO, avant d'être réuni au premier courant partiel.
Lorsque l'installation de décarbonatation existante est;telle qu'elle travaille suivant le procé- dé de fixation à la chaux, on peut, comme indiqué sché- matiquement à la figure 3, opérer de la façon suivante le deuxième courant partiel est ramifié et le'premier courant ramifié est saturé de chaux vive (2); une parti? de ce courant ramifié saturé de chaux vive est réunie à l'autre courant ramifié et en cas de vitesse élevée, les agents de dureté séparés, en particulier le carbo- nate de calcium, sont séparés sous forme de grains (3);
le courant mélangé obtenu est alors réuni à l'autre partie du courant ramifié saturé de chaux vive, de sorte que l'hydroxyde de magnésium est précipité sous forme de boues par un excès de chaux (4); après cela le courant
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partiel entier est filtré (5). A la figure 3, s'opè- rent encore en 1 l'échange d'ions hydrogène, en 6 l'ex- traction par ruissellement de l'acide carbonique et en 7 la fixation de l'acide carbonique restant par le marbre.
On procède avantageusement de façon qu'une partie du premier courant ramifié saturé de chaux vive dans un saturateur'à chaux soit conduite avec le deuxiè- me courant ramifié non traité vers un réacteur de fixa- tion ou a lieu une décarbonatation telle qu'il ne reste plus qu'une dureté résiduelle en mono-carbonate. Le courant sortant du réacteur de fixation et l'autre par- tie du premier courant saturé de chaux vive sortant du saturateur à chaux sont conduit&ensemble dan un réacteur de précipitation ou l'hydroxyde de magnésium est précipité sous forme de boues par la chaux vive dans l'eau décarbonatée jusqu'à'une dureté résiduelle en mo- no-carbonate. Il reste un excès dé chaux vive. Le deuxième courant partiel ainsi traité est ensuite amené sur un filtre et réuni au premier courant partiel ve- nant de l'échangeur d'ions hydrogène.
Par réacteur de fixation il faut entendre, dans le cas précédent, un réacteur à grande vitesse de circulation, dans lequel les agents de dureté séparés, en particulier CaC03, sont précipités sous forme de grains. Les réacteurs de fixation ne travaillent, comme on le sait, de manière irréprochable, que lorsque l'ad- dition de chaux a lieu de façon que dans l'eau décar- pnatée s'écoulant du réacteur ait une valeur p (basi- cité à la phénolphtaléine) d'environ la poitié de la valeur m (basicité an méthylorange), c'est-à-dire lors- que le réacteur est utilisé dans l'idée d'obtenir un
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"mono-carbonate" ou un "carbonate neutre". Par là on n'obtient qu'une diminution de peu d'importance de la dureté magnésienne correspondant à la partie d'eau de chaux.
Pour éliminer pratiquement complètement la du- reté magnésienne de l'eau, l'eau décarbonatée sortant du réacteur de fixation doit être additionnée de chaux vive supplémentaire (sous forme d'eau de chaux) et ce en quantité telle que la dureté magnésienne soit transfor- mée en dureté calcique et qu'on ait encore un excès de chaux vive suffisant. La dureté magnésienne est préci- pitée dans ce stade sous forme de boue d'hydroxyde de magnésium et doit être soutirée de manière continue ou de temps en.temps du réacteur de précipitation prév entre le réacteur d'addition et un filtre, si on ne veut par charger exagérément le filtre de boue et de- voir ainsi le rincer souvent.
Le réacteur de précipita- tion sera pratiquement construit sous la forme d'un ré- cipient conique, qui est parcouru par le courant de bas en haut et dans lequel l'hydroxyde de magnésium séparé agit comme filtre de boue. De ce fait, apparaît, en plus de l'élimination de la dureté magnésienne, unedé- silicification de l'eau, ce qui est très souhaitable dans certains cas, comme par exemple, dans la.prépara- tion de l'eau d'alimentation de chaudières.
Le procédé suivant la présente invention peut 'également être utilisé, lors du traitement d'une eau brute, qui présente des quantités importantes de chloru- res, par exemple du chlorure de sodium, à côté d'une faible dureté en non-carbonates, d'une haute dureté ma- gnésienne et d'une haute dureté en carbonates et dont il faut produire une eau, par exemple une eau de brasse- rie, qui n'aura pas de dureté magnésienne, une faible
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dureté en carbonate de calcium, une faible dureté cal- cique en non-carbonates et en même temps une cert@ine teneur en chlorure de sodium, correspondant par exemple sensiblement à la teneur en chlorure de l'eau brute.
Dans ce cas, le procédé, tel que représenté schématiquement à la figure 4, est exécuté de la maniè- re suivante : le premier courant partiel est ramifié; le premier courant ramifié est complètement désalcali- nisé par échange d'ions hydrogène (1) ; dans le deuxième courant ramifié est obtenue par échange de bases une production de sels alcalins (2) et les deux courants ramifiés sont ensuite réunis. Le deuxième courant par- tiel est dans ce cas.de préférence conduit à un satu- rateur à chaux (3) et réuni aux deux courants @@ifiés venant respectivement de l'échangeur de bases et l'é- changeur d'ions hydrogène. Pour la production de sels alcalins, on peut utiliser par exemple un filtre d'é- change de bases sodiques qui est branché en parallèle avec l'échangeur d'ions hydrogène.
Ce procédé peut aussi être appliqué, quand l'eau brute présente une hau- te teneur en chlorure de magnésium au lieu de chlorure alcalin et quand une eau pure contenant du chlorure de sodium est exigée. Sur la figure 4, on peut encore voir en 4 le filtrage, en 5 l'extraction par ruisselle- ment de l'acide carbonique et en 6 la fixation de l'aci de carbonique restant par le marbre.
Pans plusieurs cas, on a à sa disposition une eau. brute qui présente par exemple une haute teneur en sels alc-tlins, en chlorures, sulfates et nitrates avec une forte dureté magnésienne. Jans un tel cas, on peut au moyen du procédé suivait la présente invention, ob- tenir en plus une réduction, des anions des acides miné-
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raux ou des sels des acides minéraux.
On procède alors, comme indiqué schématique- ment à la figure 5, de la façon suivante : dans le pre- mier courant partiel on opère un échange d'ions hydrogè- ne (1) ; ce premier courant est alors partagé en deux courants ramifiés; dans un des courants ramifiés est produit un échange d'ions hydroxyle (2), et les cou- rants ramifiés sont réunis.
A la figure 5, on peut encor,e voir en 3 le passage dans le saturateur à chaux, en 4 le filtrage, er 5 l'extraction par ruissellement de l'acide carbonique et en 6 la fixation de l'acide carbonique restant par le marbre. ,
L'échange des'ions hydroxyle est exécuté mins un filtre qui est rempli de matière d'échange d'anions faiblement basique. On peut de cette façon éliminer partiellement, d 'une manière réglable au choix, les anions des acides minéraux. Ce filtre d'échange d'anions peut par exemple être régénéré au moyen de lessive soid- que ou de solution de soude.
Si en plus de la réduction des sels des acides minéraux, on veut maintenir la teneur en sels de sodium de l'eau brute, le procédé sera exécuté de la manière représentée schématiquement à la figure 6. Le premier courant partiel est ramifié et dans le premier courant ramifié est produit d'abord un échange d'ions hydrogène (1) et ensuite, dans ce même courant ramifié, un échan- ge d'ions hydroxyle (2). Dans le deuxième courant rami- fié est obtenue, par échange de bases, une production de sels alcalins (3). Les deux courants ramifiés sont ensuite à nouveau réunis.
A la figure 6 on peut enrore
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le filtrage, en 6 l'extraction par ruissellement de l'acide carbonique et en 7 la fixation de l'acide carbo- nique restant par le marbre.
Si au lieu d'une réduction des sels des acides minéraux on désire une transformation des anions des aci des minéraux, par exemple de sulfates ou chlorures, le procédé peut être exécuté de la manière suivante indi- quée schématiquement à la figure 7. Le premier courant partiel, après échange d'ions hydrogène (1), est rami- fié ; dans un des courants ramifiés est exécuté un échan ge d'anions (2) et les deux courants ramifiés sont à nouveau réunis. L'échangeur d'anions est dans ce cas régénéré au moyen d'une solution aqueuse qui contient l'anion désiré, par exemple du chlorure de sodium de l'acide chlorhydrique.
A la figure 7, on peut encore voir en 3 le passage dans le saturateur à chaux, en 4 le filtrage, en 5 l'extraction par ruissellement de l'acide carbonique et en 6 la fixation de l'acide car- bonique restant par le marbre.
Finalement il est encore possible au moyen du procédé suivant l'invention, de réaliser une réduction des sels des acides minéraux et simultanément une trans formation des anions des acides minéraux. Ceci peut avoir lieu, comme indiqué schématiquement à la figure 8, de la manière suivante : le premier courant partiel après échange des ions avec l'hydrogène (1) est rami- fié ; dans le premier courant ramifié est réalisée une élimination complète des sels par échange d'ions hydro- xyle (2) et dans le deuxième courant ramifié est réali- sée une transformation des anions (3). A la figure 8, on peut encore voir en 4 le passage dans le saturateur à chaux, en 5 le filtrage, en 6 l'extraction par ruis- sellement de l'acide carbonique et en 7 la fixation de
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l'acide carbonique restant par le marbre.
Si on désire une transformation des anions des acides minéraux, par exemple de sulfates en chloru- res, et simultanément le maintien d'une teneur en sels de sodium existante, on procède de la manière représen- tée à la figure 9. Le premier courant partiel est ra- mifié; dans le premier courant ramifié est réalisée une production de sels alcalins par échange de bases (1) et dans le deuxième courant ramifié, après un échan. ge d'ions hydrogène (2), une échange d'anions (3) est réalisé dans une partie de ce courant ramifié. A la figure 9 on peut encore voir en 3 le passage dans le saturateur à chaux, en 5 le filtrage, en 6 l'extr tion par ruissellement de l'acide carbonique et en 7 -La fi- xation de l'acide carbonique restant par le marbre.
Dans la plupart des cas, il sera en outre né- cessaire de réaliser une séparation de l'acide carboni- que libre de l'eau pure, afin que l'eau pure, par suite de sa trop haute teneur en acide carbonique libre et par conséquent par suite d'une trop faible valeur de pH, ne devienne trop fortement corrosine et n'attaque le fer ou d'autres métaux des canalisations. Dans le cas de la production d'eau de brasserie, une trop haute teneur en acide carbonique libre n"est pas non plus souhaitable, vu qu'une bière fabriquée avec une telle eau présente une certaine âcreté.
Cette élimination de l'acide carbonique li- bre peut avoir lieu en laissant ruisseler l'eau pure dans une tour de ruissellement. Pour aider à l'extrac- tion par ruissellement de l'acide carbonique, on peut utiliser une soufflerie d'air. On conduit alors l'eau @ @ travers une couche de marbre réduit en @
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Ce filtre à marbre n'agit dans ce cas pas uniquement comme filtre de neutralisation, mais aussi comme fil-- tre de contact, étant donné qu'il accélère les réac- tions postérieures qui se produisent par l'emploi in- correct de l'installation et qu'il sépare et retient les produits de réaction insolubles résultants dételles réactions postérieures,
en sorte qu'on obtient une eau pure qui se trouve pratiquement en équilibre chaux-aci- de carbonique.
Si on désire, dans certains cas particuliers, que la préparation de l'eau brute et donc également l'élimination de la dureté magnésienne n'ait pas lieu immédiatement dans toute son ampleur, on peut, au moven d'une addition appropriée réglable d'eau brute à 1 u pure, réaliser graduellement la transformation d'eau brute ou eau complètement préparée ou également laisser subsister une partie de la dureté magnésienne dans l'ea' pure. Dans ce but, on peut par exemple dériver du cou- rant d'eau brute un troisième courant partiel, qui est conduit en courant d'eau pure. Ce troisième courant partiel est représenté en pointillé dans toutes les fi- gures.
Pour l'exécution du procédé suivant. la présen. te invention dans ses différentes formes d'exécution, on peut utiliser des éléments d'installation connus qui doivent être disposés de manière appropriée pour-le procédé à réaliser. A cet effet on peut, utiliser les dispositifs suivants : derrière l'embranchement d'un des courants partiels (le plus petit) conduisant à une installation de traitement d'eau, on peut dans l'autre courante partiel (le plus grand) conduisant à une instal-
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pourra être dimensionné de façon qu'un rapport souhaité des quantités d'eau des deux courants partiels soit maintenu.
De plus, il est préférable que, derrière cha- que endroit de réunion de courants, un dispositif de mé-. lange soit prévu qui peut par exemple être constitué par un filtre de contact. Dans les canalisations, des débi- mètres sont incorporés pour pouvoir contrôler exactement le procédé. Il est, en outre, préférable que des orga- nes d'isolement soient disposés devant et derrière les endroits de réunion de courants et que les parties de canalisation isolées, soient munies de canalisations de dérivation débranchables.
REVENDICATIONS 1. Procédé pour la préparation d'eau, particuliè- rement d'eau de brasserie, en une d'obtenir une diminu- tion réglable au-choix de la dureté en carbonates et une élimination simultanée de la dureté magnésienne, caractérisé en ce que le courant d'eau brute est divisé en deux courants partiels selon la composition analyti- que de l'eau brute et la composition analytique désirée de l'eau pure, le premier courant étant désalcalinisé complètement par échange d'ions hydrogène, le deuxième courant étant combiné avec une quantité de chaux vive telle qu'il présente un excès de chaux vive et les deux courants partiels étant à nouveau réunis.