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L'invention comprend un procéd un dispositif et en moyen d'exécution du procédé qui. sert à déte miner les jours stériles de la. femme.
Le procédé est caractérisé avant tout par la aétermination u'au moins une transformation substantielle de l'organisme féminin dépendant du cycle génital et ceci au plus tard 72 heures après le déout de cette transformation et de façon à .ce que le temps nécessaire au déroulement de toutes les phases de là détermination ne soit pas plus long que celui ' qui sépare le début de la transformation substantielle du moment où il est possible de commencer la première phase de la!détermination.
Le dispositif pour la réalisation du procédé est cara@@érisé en ce qu'il comporte des éléments destinés à la détermination d'au moins une transformation substantielle de l'organisme féminin dépendant du cycle génital; etle moyen d'exécution du procédé est caractérisé en ce qu'il consisté en une matière au moins qui, en correla- tion avec und transformation substantielle de l'organisme féminin dépendant du cycle génital, indique la phase stérile de la femme.
Selon l'invention la phase stérile propre à chaque femme doit être fixée par la détermination d'au moins une trans- formation substantielle du corps féminin dépendant du cycle ,génital, Ces transformations substantielles influencent directement les événements cycliques de l'ovulation et de . la menstruation et représentent surtout des changements re- latifs d'une série d'hormones et de vitamines dans le sang ou dans les différents produits d'excrétion de l'organisme féminin. On peut donc clairement déterminer la phase stérile en examinant l'un de ces produit d'excrétion, par ex. l'urine, qui présentent certaines transformations dépendant du cycle génital.
Théoriquement plusieurs possibilités se présentent: cytologie vaginale, pH vaginal, cristallisation du mucus
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du col utérin, activité encymatique de la béta-glacuroaidaG7e, concentration de la vitamine A dans le sérum du sang, éli- mination de la vitamine C dans l'urine, élimination d'acide citrique et de citrates, petites règles,, sécrétion des gona-
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dotropineof excrétion de la folliculine et activité de la progestérone.
Mais parmi tous ces phénomènes en.relation
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quelquonque aveu l'ovulation, seule les,taux de vitamines dans le. sérum et l'urine, les sécrétions des gonadotropines, de la folliculine et de progestérone sont assez spécifiques
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pour permettre afe'possibiiité d'utilisation théorique. Les '.taux des vitamines A et C ainsi que les gonadotropines ne présentent que de brefs maxima qui ne sont souvent même pas en relation avec l'ovulation, et il y a peu de différences
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entre'le maximum et le minimum en coi paraison avec la pro- ge;stérone par exemple.
L'excrétion des oestrogènes révèle aussi une augmentation, mais celle-ci rebute déjà quelques
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jours avant lovulation et il n'y a également qu'une petite différence de concentration entre minimum et le maximum, A part la progestérone toutes les autres transfo.-mations substantielles ne se prêtent donc pas ou très mal à la déter- mination de.la,phase stérile.
Pratiquement, la progestérone est la seule hormone qui
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Bq présente dans l'organisme en quantités faciles à détermine et ceci seulement après l'ovulation et jusqu' à la menstruation
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'snivantf-. Cependant il se trouve en permanence dans l' organisme féminin et masculin de petites quantités de progestérone pro-
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venant de la transformation d'une partie .de la désoxycortico- stérone sécrètée par le cortex surrénal. L'on sait par ailleurs .que la progestérone est déjà produite dans le follicule avant l'ovulation. Par conséquent, il y a toujours de petites quan- tités de progestérone dans l'organisme, et de plus la sécrétion de la progestérone commence déjà avant la formation du corps jaune.
La présence de progestérone dans l'organisme ne peut donc servir de signe de la phase stérile après l'ovulation
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que lorsque le procédé de détermination ne réagit qu'à partir d'une certaine quantité, c'est à dire possède une limite in- férieure de sensibilité qui néglige automatiquement les concen- trations physiologiques minimales nommées ci-dessus. De cet- te facon seulement la présence'de progestérone indique, sans doutepossible,la phase stérile après l'ovulation.
Le , moment ou.la progestérone apparaît au cours de plusieurs cycles permet, de déterminer algébriquement o'est à dire empi- riquement le début de la période fertile. la stérilité 'post-ovulative tiologique n'est assurée que par uncorps jaune qui fonctionne normalement, c' est à dire qui sécrète une quantité de progestérone bien supérieure aux tracer émanant des glandes surrénales ou d'une lutéinisation anticipée.
Grâce à la présence d'une limite inférieure de sensibilité toute quantité de progestérone détectée provient d'un corps jaune robuste dont l'activité exclue une seconde ovulation, assure 1!épaississement de l'endomètre et l'augmen- tation de la viscosité du bouchon muqueux du col utérin. Si, quoique le corps jaune fonctionne normalement, une deuxième ovulation devait se produire, le sperme éventuel serait retenu par le mucus visqueux du col et la muqueuse gonflée de l'utérus, toute fécondation serait rendue ainsi impossible.
Le plus important produit d'élimination de la progestérone est le prégnandiol C21H36O2 qui apparaît dans l'urine environ
24 heures après l'ovulation. Le prégnandiol ne se présente jamais dans l'organisme à l'état libre mais toujours en com- binaison avec de l'acide glucuronique que 1 '.organisme utilise pour éliminer par l'urine des déchets insolubles dans l'eau.
Le prégnandiol, éliminé sous forme de sel mono-sodique de l'acide glucuronique (formule: c27H43O8 NaH2O) est toujours mélangé avec 20 à 25 % de prégnanolone qui est aussi un pro- duit d'élimination de.la progestérone. Tout ce complexe est très soluble dans de l'alcool butylique et amylique, 12 à 13 fois moins dans l'eau ou dans l'urine et pas du tout dans l'éther. Quoiqu'il s'agisse en fait d'un mélange de stéroides
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d'acide glucuronique, nous ne le mentionnerons dc.- '-; que sous le nom de glacuronate de prégnandiol qui domine dans le con-olexe.
Tonte une quantité de procèdes de détermination à.u prégnan.- .diol tant au poïet de vue qualitatif que quantitatif'sont cormus. On peut lesrépartir -en plusieurs groupes qui se distinguent les uns des autres .quant au principe. Un premier
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groupe comprend les procédés où le glucoronate de iia-pré - diol est extrait de l'urine fraiche, purifié par différents solvants, éventuellement précipité et déterminé par gravimétrie.
: Un second groupe utilise les mêmes techniques d'extraction et de,purification, mais le prégnandiol est déterminé par
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qolormétrie' des 'ÏnolécuJ.es, stéroidienne 'ou. d'acide glucuronique.
Dans un 3ème groupe l'urine est soumise à une hydrolyse acide, le prégnandiol libre extrait de l'urine hydrolysée, purifié par différents solvants et éventuellement par adsorption est déterminé par gravimétrie. Un 4ème groupe utilise les mêmes techniques d'extraction et de purification, la détermination se fait comme dans le second groupe, mais seulement par colori- métrie de --La molécule stéroidienne, c'est à dire une colora- tion @une respectivement brune du produit en contact avec l'acide sulfurique concentré*-.
Dans un 5ème groupe l'hydrolyse n'a pas lieu dans un milieu acide, mais par décomposition sélective, provoquée par le ferment glucuronidase, du glucu-
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roiiate de prégnandiol en prégnandiôl libre et en acide glucu- ronique. Dans un 6ème grO\1IH- le glucuronate de Na-prégnandiol extrait de 1'urine est précipité en solution aqueuse par échange du sodium contre un métal lourd, le barium par exemple
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(d'après 7estpal) sous forme de glucuronate de Ba-pz4gxanàioi.
*Un procédé analytique destiné à déterminer les jours sté- riles de la femme doit remplir au moins les 4 conditions
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suiv..-hes a la fois: spécificité absolue, limite inférieure de sensibilité négligeant des quantités minimales physiolo-
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. giqu.es résultat rapide en tous cas le jour même de la collec- tion de l'urine, sensibilité suffisantes pour des urines
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normales.@@@ns spécificité tel résultat donné du procédé an lytique n'identifie pas nécessairement le phénomène dont il devrait dépendre dans l'organisme.
Sans limite de sensibilité le procédé perd sa raison d'être car les résultats obtenus pourront être influencés par les traces de' prégnandiol pro- i vanant de l'activité des'glandes surrénales ou de la sécrétion pré-ovulative de la progestérone, et surtout les résultats signifieront même la présence d'un corps jaune insuffisamment développe un tel procédé ne peut donc pas"prévoir" une secorle ovulation au cours du même cycle menstruel.
Si d'autre part.il est impossible d'obtenir tout de suite le résultat, s'il faut l'attendre plusieurs jour, il est premièrement impossible dé contrôler jour après jour la présence certaine et.continue-de la phase stérile' qui n'est peut-être plus garantie à l'obtention du résultat; deuxièmement, si la plus grande partie de la phase stérile est passée avant qu'on ait le résultat l'utilité du procédé est tout à fait illusoire. 11 va sans dire qu'un procédé de détermination doit être assez sensible pour être utilisé pour des urines normales, c'est ce- pendant une condition qui n'est pas remplie par la pluspart des procédés de détermination du prégnandiol.
Aucun des procédés connus jusqu'à aujourd'hui ne remlit à la fois les quatre conditions ci-dessus, et c' est pourquoi ' aucun d'eux ne se prête à la détermination de la phase stérile.
';Les procédés des premier et second groupes mentionnés qui ,. extradent le prégnandiol s.ous forme de glucuronate de Na- prégnandiol ne sont pas spécifique ou utilisables pour des urines normales car leur degré d'insensibilité est beaucoup trop élevé.
Ensuite tous 'les procédés des 6 groupes énumérés 'qui ne décèlent.le prégnandiol que par gravimétrie sont inuti- lisables, car la détermination par gravimétrie ne caractérise en aucune façon un produit. Parmi les procédés des 3 et 4ème groupes une partie est inutilisable parcequ'ils sont trop peu sensibles tandis qu'une autre partie qui n'obtient le prégnan- diol libre que grâce à une purification dans différents sol-
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vants n'est pas spécifique car la seule possibilité de de- termination par colorimétrie donne la rèaction pour tous les stéroides dont plusieurs sont généralement entrainés en tant qu'impuretés.
Quant aux autres-procédés de, ces deux groupes qui comportent une purification supplémentaire par adsorption ' plusieures recristallisations, tous' durent plusieurs jours et plus d'une semaine jusqu'au résultat. Par conséquent, il ne s'agit pas là de fixer la phase stérile, mais simplement ,-de constater une présence passée de prègnandiol dans l'urine.
Les procédés des ,,5 et 6ème groupes aussi ne donnent leur résultat que lorsque -la phase stérile est en grande partie passée; et .'il' on de.peut plus l'utiliser. Ces procédés n'ont donc tous qu'une valeur scientifique et clinique. De plus la..limite inférieure de sensibilité dont nous avons parlé en détail manque '21 tous ces procédés qu'au contraire on a voulu. rendre aussi sensibles que possible. Comme le prouve l'énumé- ration ci-dessus, il y a une différence essentielle entre la détermination du. moment de l'ovulation et la détermination de la phase stérile post-ovulative.
En pratique, cette différence s'exprime par une activité du corps jaune suffisante ou in- suffisante, et justifie par cette raison l'introduction de la limite de sensibilité. Autrement dit il n'y a stérilité que lorsque, après l'ovulation, la maturation des ovules est interrompue, la muqueuse de l'utérus entre-dans sa phase de pleine sécrétion et que la viscosité du bouchon muqueux du col est élevée.
Selon l'invention et à titre, d'exemple on détermine la phase stérile comme suit:
Pour 1'extraction on utilise de préférence 1'urine du matin ou l'urine excrétée pendant 7 à 10 heures et dont le volume ne dépasse que rarement 700 cm3. L'extraction consiste a faire couler en chute libre à travers une ouverture ou tuyère un mince jet (au maximum 0,65 mm de diamètre) d'urine saturée de chlorure de sodium sur une colonne de solvant de
10 à 11 mm environ de diamètre. Le solvant se compose d'un mélange de 9 cm3 d'alcool amylque et d'alcool butylique
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normaux et industriels (par) dans la proportion volumetrique
1 : 2 .
Pour éviter la formation d'une émulsion, la distance tuyère-solvant doit rester- constante, grâce à un déversoir par exemple, et réglée de façon à ce que le jet atteigne le niveau, de la colonne de solvant à la hauteur où il commence à se diviser en petites gouttelettes. Le jet est ainsi rompu en de nombreuses fines bulles qui descendent à travers la colonne des alcool amylique et butylique plus ou moins vite selon leur poids, effectuant de cette façon l'extraction du glucuronate de prégnandio. Au lieu des alcools normaux on peut.aussi utiliser leurs isomères qui sont cependant de moins bons qolvants. Le débit optimum du jet est de 22 cm3 par , minute.
La colonne des solvants sera contenue dans un tube de
10 à 11 mm de'diamètre et de 20' om de long.
L'extraction effectuée ainsi permettra d'éviter la for- mation d'une émulsion. S'il s'en produit tout de même une, il est facile de la rompre en passant un tampon.d'ouate à travers l'extrait.
Après l'extraction et grâce au.chlorure de sodium qui sature l'urine l'extrait a encore un volume d'environ 5 à 6 cm3 et contient nombre d'impuretés en plus du prégnandiol
Un lavage-efficace est donc nécessaire; comme l'urine on fait passer'le liquide de lavage à travers la tuyère. Il se compose ; de 35 cm3 d'eau,, de 5 cm3. d'un mélange d'éther éthylique et d'alcool butylique dans la proportion volumétrique de 5 : 1 avec environ 10 grammes d'ammoniac par litre, et de 200 milli- grammes de chlorure de sodium, le tout bien mélangé.
Pour débarrasser encore l'extrait de sa teneur en eau et en ammoniaque, on procède- à un second lavage de 35 à 40 cm3 .d'eau saturée de chlorure de sodium. L'extrait qui était 3 à
4 fois plus foncé que l'urine devient généralement, après ces lavages, non seulement tout à fait transparent, mais aussi tout à fait incolore,
Malgré cette purification l'extrait contient encore beau- coup d'imnuretés. C'est pourquoi on précipite le glucuro-
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nate de prégnandiol de préférence directement à partir de l'extrait sous forme de sel de barium, ce qui n'est d'ailleurs pas possible selon les techniques traditionelles par suite . des conditions exceptionnelles de solubilité et de concentra- tion. L'extrait est.versé dans une éprouvette sèche.
On y ajoute 0,3 gramme 'de silicagel d'une granulométrie de 0,2 à 1,0 mm imprégné de 28 milligrammes environ d'acétate de barium (100 grammes d'acétate -de barium sont dissout dans 1 litre d'eau distillée, on y ajoute autant de silicagel que possible et on le sèche après décantation de l'eau superflue).
: En secôuant l'éprouvette modérément, on maintient le silicagel pendant une minute environ en suspension dans l'extrait. Tout d.'abord une partie de l'humidité restée dans l'extrait se dépose sur le silicagel et y forme une mince couche d'eau .dans laquelle est dissout de l'acétate de barium en forte concentration. Presqu'aussitôt à peu près toutes les matières contenues dans l'extrait sont adsorbées par le silicagel humide et doivent pour cela traverser cette couche d'acétate de. barium aqueux. Le glucuronaite (le sodium-prégnandiol y pé- nètre également, et y est aussitôt précipité sous forme de cristaux de glucuronate de barium-prégnandiol et rejeté dans l'extrait par l'effet mécanique des secousses.
Cette opération qui' se 'compose d'une adsorption, d'une précipitation simultannée et-d'une "désôrption", si l'on peut dire ainsi, ¯et qui réalise théoriquement en une seule phase les différentes . opérations traditionelles d'une adsorption, élution, d'un séchage, d'une nouvelle dissolution, précipitation etc. sera appelée dans la suite précipitation par adsorption.
, Les.matières contenues en suspension dans le liquide après agitation sont avant tout du glucuronate de Ba-prégnandiol (s'il y en a), des particules très fines de silicagel et des traces de sulfate et de carbonate de barium. Le liquide et les matières qu'il contient en suspension sont vidées sans silicagel dans une seconde éprouvette sèche.
Pour assurer une
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sédimentation rapide des matières en suspension, on y ajoute
0,5 cm3 de gazolène, d'éther de pétrole ou. de benzène etc. et'0,15 cm3 de n/50-acide bhlorhydrique, et on secoue l'éprou- vette fermée énergiquement. Les particules solides deviennent humides et, par conséquent, "collantes"; elles s'agglomèrent et, plus lourdes, 'se déposent relativement rapidement (en
10. à 20 minutes) au fond du récipient où elles restent attachées. Il est possible alors de décanter facilement le liquide sans entraîner le précipité.
L'acide chlorhydrique de son côté est adsorbé par toutes les matières précipitées et, ' comme acide libre, empêche donc que des impuretés organiques aussi;acides he soient entraînées par le précipité et ne faussent le résultat lors du test ultérieur de l'acide gluon- rouique ' Après avoir vidé le liquide, on ajoute au résidu 1,5 à 2 cm3 d'eau, 1,5 cm3 d'acide chlorhydrique pur concentré (poids .-. spécifique 1,19) et,0,5 cm3 d'alcool éthylique ou. propylique qui contient 3 milligrammes de naphto-résorcine.
Si cette solution de naphto-résorcine doit être conservée plusieurs années, il faut comple à tement désaérer (désoxyder) l'alcool, puis le saturer de CO2 avant d'y dissoudre la naphto-résorcine; la solution.doit être alors conservée à l'abri de la lumière et de i'air ('de préférence dans des ampoules) .
Après adjonction de naphto-résorcine et d'acide chlorhydri- ;que la solution est chauffée et maintenue une minute en ébul- lition. Une fois refroidie on y verse 1,5 cm3 de benzène, toluène, xylène etc. légèrement colorés en vert par 8 milli- gramnes de vert d'anilihé (CIBA) par litre, et on agite la ,solution énergiquement.
La couleur que prend le benzène indique s'il y a stérilité ou pas: de légèrement rouge-vin , rouge-violet foncé le test indique la présence de prégnandiol et donc la phase stérile post-ovulative; de vert - incolore - jaune jusqu'à brun. clair, le test indique l'absence de prégnandiol et donc la phase fertile ou stérile pré-ovulative. Après avoir observé durant
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quelques cycles menstruels quand intervient le premier @ tat positif indiquant la présence de prégnandiol, on peut calculer le commencement de la période fertile qu'on doit . placer au moins une semaine avant le résultat positif le plus précoce..
En comparaison, avec les autres le procédé selon l'invention se. distingue surtout par une absolue spécificité et une sensi- bilité suffisante qui permet l'utilisation de moins d'un tiers de l'urine journalière.. Ces qualités sont une conséquence de la facon d'extraire l'urine, de laver l'extrait et de purifier = le produit par la précipitation par adsorption. Grâce a la technique spéciale du. procédé le temps requis par l'analyse n'est !que d'environ une heure .dont 12 à 15 minutes de travail seulement.
Le début de la: phase stérile peut être constaté
8 à 9 heures déjà après le commencement de la formation du prégnandiol dans l'organisme féminin. la transformation sub- stantielle caractéristique de l'organisme peut donc être recon- nue pour ainsi dire sans retard.
La façon d'extraire au moyen d'un mince jet d'urine permet de n'utiliser qu'une petite quantité de solvants de 9 cm3. c'est à dire 1/85 du volume de l'urine ou. 1/10 à 1/20 du volume exigé par les procédés habituels. S'il fallait utiliser les moyens d'extraction déjà connus (à la main, par injection d'air comprimé, à l'aide d'un agitateur etc.), sous l'effet de la force mécanique, la petite quantité de solvants serait . déjà entièrement dissoute par 500 cm3 d'urine saturée de sel.
Pour éviter une émulsion, il.est.de toute importance de main- tenir une distance courte et constante entre la tuyère et le , niveau des solvants. Le jet ne doit pas se précipiter de haut et avec violence dans un tube fermé en bas et dont le niveau de solvants monte graduellement suivant.le débit du jet, comme par exemple, dans les appareils d'extraction de Jayle et Crépy c'est à dire d' après Borouhs. Contrairement à ces modes d'extraction le débit du jet doit être de moins de 100 cm3 par minute. D'autre part, il ne faut pas que la tuyère plonge -
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dans les solvants comme dans l'appareil de Kolfenbach, car alors le jet d'urine traverse tel quelle mélange d'alcool amylique et butylique et aucune extraction n'a lien.
La même chose se passerait si. l'on laissait tomber l'urine goutte à goutte sur les solvants selon le principe.d'extraction connu, Les gouttes formées, ainsi ont, dans l'ensemble, une surface
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.3; o.a.plus petite et traversent les. solvants 5 fois plus rapi- dpment que dans lvapparèll ici décrit,
La technique du lavage est beaucoup plus efficace que celles des méthodes déjà connues (qui consistent; par exemple, à laver par deux fois l'extrait avec chaque fois un tiers
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'de 00 volume de' n/3 à n/10-Na.OH), et ceci pour deux raisons:
' d'une part le volume du. liquide de lavage est ici plusieurs fois 'plus grand que celui de l'extrait, d'autre part la teneur .en éther du liquide de lavage tend à empêcher que le glucoro-
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nate de prégnandiol ne passe dans aelu.-1à, Mais l'éther seul dans de l'eau pauvre en teneur minérale ne suffit pas, le liquide de lavage contient donc encore 200 milligrammes de chlorure de sodium ce qui correspond à l'effet *de saturation
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d'environ n/3-jiaOH. Cette méthode de lavage est à peu prés 30 fois meilleure que les autres.
Elle réussît seulement parce que les bulles du liquide de lavage descendent trop rapidement pour permettre à l'éther de passer en proportion
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importante dans l'extrait, bailleur l'alcool butylique 6-jou.té à. 1'éther letamponneff, c'est à dire retient l'éther.
Si.1'éther passait entièrement dans l'extrait, le prégnandiol ferait entraine par le liquide 'de lavage, L'opération la plus importante, celle qui raccourcit,
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simplifie, amc3.ore le plus le procédé est la précipitation' par adsorption, Elle peut avoir lieu dans n'importe quel solvant ayant une faible teneur en eau et une faible solubilité dans
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l'eau, a l'aide de n'importe quel précipitant aàluble dans l'eau, et insoluble dans le solvant et avec n'importe quel
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adsorbant im.prégnable et hydrophile. On peut la désigner comme une précipitation catalytique, où. l'adsorbant joue le
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rôle de catalyseur.
Outre l'importante simplificatre du accédé elle a l'avantage de ramener la précipitation avant tout à une question de temps: seule la matière qui se précipite le ' plus facilement et le plus radpidement y. parviendra car toutes les autres qui se précipiteraient plus lentement sont adsorbées au. silicagel avant que la réaction avec le barium ait lieu.
C'est pourquoi la précipitation par adsorption est plus spécifique que les méthodes de précipitation traditionelles,
De plus la concentration de la matière à précipiter dissoute dans le solvant est sans importance, car la précipitation n'a .pas lieu dans ce dernier mais à la surface de l'adsorbant et à une concenrtration beaucoup plus élevée.
L'imprégnation du silicagel avec de l'acétate de darium et non pas avec un autre sel de barium soluble dans l'eau, n'a rien à. faire avec la précipitation par adsorption proprement dite ; celle-ci réussit avec n'importe quel sel de barium soluble dans 1' eau. et insola- ble dans 1' extrait..Puisque l'extrait ne contient pratique- ment que des combinaison acides qui seront adsorbées par 'le silicagel, l'imprécation de ce dernier avec un sel de barium acide, par exemple le chlorure de barium, réduirait sa capacité d'adsorption d'impuretés, tandis que l'acétate de barium basique l'augmente au -contraire. C'est pourquoi le silicagel puri- fié la phase liquide en adsorbant plus ou.
moins toutes les impuretés* qui se présentent sous forme'de sels d'acides uroniques, et c'est pourquoi de telles impuretés ne risquent pas d'être entraînées par la suspension en formation. La granulométrie du silicagel né doit être ni trop grossière, ni trop fine;
sans cela la.précipitation du glucuronate de Ba-prégnandiol -se produit en bonne-partie à l'intérieur des pores du-silicagel et se perd, ou bien' une trop grande quantité de silicagel trop fin demeure en suspension et pourrait fausser le résultat par adsorption d'impuretés. le test d'après Tollens est rendu. plus spécifique grâce
1' extraction du colorant par le benzène ou.' ses homologues (selon la modification de Neuberg et Saneyoshi) car ainsi sont
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exclus tous les polysaccharides ainsi que toute .une serré de substances qui donnent également la réaction colorée lorsqu'on utilise de l'éther (avec on sans alcool éthylique).
Cette . modification présente encore un avantage:.le benzène ne contient pas comme l'éther de peroxydes -qui détruisent le colorant.
..La couleur verte ajoutée'au benzène et' complémentaire de la rouge rend invisibles les résultats positifs trop faibles.
On ne peut donc déceler de très petites 'quantités de prégnan- diol qui proviendraient soit de la transformation de la dés- oxycorticostérone en progestérone, ou de la sécrétion pré- ovulative de prégnandiol, ou d'une éventuelle et insuffisante activité du corps; jaune.
; La'méthode est si simple à suiver, elle n'exige que si peu de teps qu'elle ne se prête pas seulement aux essais dans un;' laboratoire aménagé spécialement pour déterminer la phase stérile pour des clientes, mais que chaque profane, chaque femme peut l'utiliser elle-même. En laboratoire, on se sert de tous les ustensile qui peuvent être utiles à l'analyse et sont, en particulier, adaptés à l'extraction.
Mais pour le profane, il est indispensable de prévenir un dispositif de -petites dimensions qui permet un travail sché- matique selon mode d'emploi; les matières chimiques nécessaires doivent être préparées, déjà mesurées, mélangées et empaquetées de façon adéquate.
Ci-dessous et à titre d'exemple sont décrites la construc0 tion et l'utilisation de l'un des dispositifs possibles pour exécuter le procédé,
Fig. 1 montre un appareil d'extraction en marche 'faisant partie du dispositif.
Fig. 2 montre toutes les'parties d'un dispositif rangées les unes dans les autres en état de repos.
Fig. 3 montre un gobelet et son couvercle pour mélanger les liquides de lavage.
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rig. 4 montre une pince et une éprouvette; à réactions, un brûleur et un tuyau cari- denseur en fonction.
Selon la figure 1 l'appareil d' extraction se compose d'un récipient de base 1, d'un extracteur 2 (diamètre du tube
10,5 mm de préférence) adapté hermétiquement au récipient de base 1 par des scellements: 9. Une pièce à tuyère 3 (dia- mètre-de la tuyère 0,58 mm de préférence) est vissée à l'ex- .tracteur 2 'et reliée à un récipient.supérieur 4.
L'étanchéité entre les parties 2,3 et 4 est assurée par deux'scellements 14 et 18. Un tamis 7 est maintenu sur le' récipient supérieur 4 par un anneau élastique 6, et le tout est fermé par un cou- vérole 5..Une pompe composée d'un piston 15, d'une vis 16, d'un ressort 17 et d'un tuyau de retenu. 25 ainsi qu' un rooinet comprenant une poignée 12, un disque 11, un scellement 10 et un.;trou d'échappement 13 se trouvent au haut de l'extracteur 2.
Un déversoir 2a est, fixé au. côté de l'extracteur 2 et au-dessous Lui couvercle de fermeture 8. Dans la partie du haut de la pièce à tuyère 3, c'est à dire directement au-dessus de la tuyère elle-même on peut placer une soupape qui régularise le pression du. jet d'urine passant à travers la tuyère; max cette scupape n'est pas indispensable et n'a donc pas été reportée sur le dessin.
Lorsque le dispositif est au repos (fig. 2) le récipient r supérieur 4, la pièce ' tuyère 3 et toutes les autres parties sont rangées dans le récipient de base 1. le dispositif ne mesure aors que le tiers de sa 'hauteur lorsqu'il est en état de marche. Le couvercle 5-dont le scellement 19 permet de fermer un gobelet mélangeur 23 (fig.3) est maintenant vissé au haut de 1'extracteur 2 ou est fixée la pièce à tuyère 3 lors de l'extraction. le :robinet 12 est fermé et le piston 15 de la pompe est retenu par le. couvercle 5.
Deux crampons 24 en fil de métal pincés à l'extracteur 2 maintiennent les deux erauvettes 21, en pyrex par exemple, (dont seule l'une est
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dessinée en coupe sur la fig. 2) et la pièce à tuyère 3 a l'intérieur desdeux grands récipients 1 et 4. Tout en bas se trouve le gobelet mélangeur 23 centré par la partie élargie de l'extracteur 2, derrière lui un brûleur 22 et à côté une pince 20 pour tenir une éprouvette. Un tuyau, con- denseur 26 (fig. 4) et lé tamis 6, 7 ne'sont pas dessinés car ils sont élastique et trouèrent place n'importe ou. à l'intérieur du dispositif.
L'emballage le plus adéquat pour les matières chimiques, - c'est à dire pour) le moyen d'exécution, est en matière plas- ' tique, 'par exemple en polyéthylène, polystyrol, polyvinyl- chlorid etc., et ;est divisé en un, deux on plusieurs comparti- ments indépendants. Un ou. deux de ces compartiments contien- dront des liquides que l'on libérera en coupant de petites protubérances à ras la paroi. Les quantités de matières chimiques plus petites peuvent être enfermées dans des ampoules en matière,plastique en forme de sachet soudé en haut, et qu'on ouvre en coupant un coin de la fermeture; toutes ces ampoules pourraient être réunies dans un comparti- ment spécial de l'emballage ouvert d'un côté.
Pour éviter l'évaporation ou les méfaits de la lumière, il serait indiqué d'envelopper le .tout de feuilles d'épaisse cellophane brune ou de papier doublé d'aluminium' etc. Les unités d'embalage :ainsi formées--pèsent alors 30 grammes et ont 34 cm3 de volume :-environ; on peut les réunir en séries de 20 dans des paquets plus grands dont chacun pèse 0,6 kgs et suffit à la détermi- nation de la phase stérile d'une.femme pendant un an au moins.
Le contenu de chaque unité d'emballage pèse moins que 16 gram mes et a un volume de 19 cm3 tandis que tous les procédés connus pour la détermination du prégnandiol nécessitent au moins 60 à 70 cm3 de matières chimiques.
Pour la détermination de la phase stérile on procède commesuit: L'urine éliminée pendant 7 à 10 Heures consécu- tives est recueillie dans le récipient de base 1. On ajoute de l'eau jusqu'à la marque inférieure (fig.1) du récipient 1
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(700 cm3) , puis da sel de cuisine jusqu'à ce que 'le-n"-e-ut du liquide atteigne la marque supérieure (770 cm3) L'extracteur
2 dont les couvercles 5 et.8 se trouvent en place est intro- ..duit dans le récipient de base 1 de façon.à ce que les scelle- ments 9 le ferment hermétiquement.' On secoue énergiquement le tout pendant 40 secondes jusqu'à ce que l'urine soit saturée de sel
Pendant que l'on secoue,
l'extracteur 2 se remplit d'urine par le déversoir 2a. On dévisse alors le couvercle 5, l'ouver- ture du haut du tube de 1' extracteur2 est libre. On tourne
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",le robinet 12 :à la position*"ouvert't.et ainsi le trou. excen- triquei dtt disque Ll qui, à la position "fermé", était bouché par le scellèment=10, vient se; placer sous l'ouverture 13.
.Ze;-roinet 12 a pour fonction d'une part de fermer hermétique- ..ment le récipient de'base 1 pendant qu'on secoue 1!urine, d'autre part, pendant l'extraction, de permettre à l'air de s'échapper du récipient de base qui se remplit lentement d'urine. La position du robinet 12 étant donc importante .pour permettre le bon fonctionnement de l'appareil on ne peut visser le couvercle 5 que si ce robinet est fermé et adapter
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la'pièce.a tuyère 3 que s'il est ouvert, . On verse alors dans 1' otzvèrture supérieure du tube de f . ' l'extracteur 2 les 9"cm3 d'alet.F1 amylique et butylique dans ;la proportion-.volumétrique 1:2 contenus dans une ampoule en ':matière plastique ou. dans un des compartiments de l'unité d'em- .. hallage.
Les alcools forment une colonne au-dessus de l'urine grâce au déversoir 2a le niveau des solvants atteint toujours le même hauteur (à une distance de 4 cm environ de la tuyère),
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, On visse, alors'.là pièce a'tuyère 3, t l'extracteur 2 et le récipient supérieur 4 à la pièce à tuyère, puis on pose le tamis 6,. 7. On vide le récipient de base 1 plein d'urine satu rée de sel dans le récipient supérieur 4, en tenant le tout par la pièce à tuyère 3, Les solides qui pourraient boucher la tuyère sont retenus par le tamis. L'extracteur est aussi- tôt replacé dans le récipient do base 1 pour recueillir l'ur
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qui ne tarde pas à couler du déversoir 2a. Le couvercle 5 est place sur le récipient 4.
L'urine, 770 cm3 environ, s'écoule pendant à peu près
35 minutes à travers-la tuyère (débit environ 22 cm2 par minute) en un jet mince qui, se heurtant à la surface des alcools amylique et butylique, est rompu en de nombreuses balles;. celles-ci descendent lentement travers la colonne desservants, arrivées au=dessous' elles se mélangent à l'urine déjà extraite, remontent le long du déversoir 2a et s'écoulent dans le récipien de base 1.
Après l'extraction, on dévisse le récipient 4 et la pièce à tuyère 3 de l'appareil, les rince à l'eau et les revisse; pour flaire, ceci, on peut laisser ces deux parties 4 et 3 vissées l'une à l'autre. Si, par exception, une émulsion s'est formée, on passe un tampon d'ouate peu serré de la grosseur d'un demi-pouce le long de l'extracteur 2 jusqu'à sa partie élargie, ceci à l'aide d'une aiguille à tricoter.par exemple et après avoir fermé le robinet 12. L'émulsion est ainsi- rompue car les matière muqueuses qui la causent sont filtrées hors des solvants. On rouvre le robinet 12.
On remplit, alors le gobelet mélangeur 23 jusqu'à la marque (fig. 3) .avec 35 cm3 d'eau et on y vide le contenu d'une am- poule ou d'un compartiment correspondant de l'emballage qui 1 : contient 5 cm3 d'éther et d'alcool butylique ammoniaqueaux :dans la proportion volumétrique de 5 : 1 et 0,5 cm3 d'eau. oh sont dissputs 200 milligrammes de chlorure de sodium. On place le couvercle 5 sur le gobelet 23', on l'y maintient des deux mains tout.en secouant vigoureusement plusieures secondes et 'on verse le mélange dans le récipient supérieur 4. Le liquide de lavage passe à travers les solvants comme l'urine lors de son extraction et les débarasse de la plupart'de leurs impuretés.
Grâce à l'éther et au peu de chlorure de sodium contenus dans le liquide de lavage le glucuronate de prégnan- diol ne passe généralement pas dans ce dernier Mais il y a des exceptions lorsqu' on a affaire à des urines contenant
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spécialement peu d'impuretés: ces dernières sont chassess de l'extrait au début du lavage, la plus grande partie du liqui- , de de lavage passe à travers l'extrait sans y rien absorber et peut alors, malgré sa teneur en éther. et chlorure de sodium, emmener le goucuronate de prégnandiol. lorsque les extraits d'une urine sont toujours si peu souillés, il convient de: n'employer que les 2/3 des 40 cm3 de liquide de lavage, voire,la moitié dans les cas extrêmes.
Au lieu de réduire le liquide de lavage on'peut aussi utiliser l'urine éli- , minée non pas pendant 7 à 10 heures mais pendant 15 heures .et plus, dans:la mesure où la quantité d'.urine et le risque d'émulsion ne sont pas trop grands, l'extrait contient alors plus d'impuretés et plus de prégnandiol.
;' Agrès le premier lavage on remplit le gobelet mélangeur de; 35 cm3 d'eau jusqu'à la marque (fig. 3), on y met une cuillère à soupe rase de sel de cuisine, le couvre du couvercle 5, secoue le tout vigoureusement pendant 30 à 40 secondes et laisse se déposer le surplus de sel. On verse alors - ce second liquide de lavage à travers le tamis 6,7 propre dans le récipient supérieur 4. La quantité d'eau salée varie'entre 35, et 40 cm3 selon la quantité de sel et d'eau restant au fond de gobelet. L'extrait maintenant débarrassé des restes d'ammoniaque et d'eau est généralement transparent et incolore ou seulement légèrement jaune.
Pendant 2 à 3 minutes on laisse alors descendre les .: dernières gouttelettes d'eau salée en suspension dans l'extrait, on dévisse la pièce à tuyère 3 et le récipient supérieur 4 et on ferme le robinet 12. Les lavages ont augmenté le volume de 1'urine dont le niveau, se trouve maintenant un peu au- dessus de l'extrémité du déversoir 2a. On applique sur le scellement 14 une pipette (qui n'est pas représentée sur le dessin) dont la base s'adapte facilement au scellement et on actionne le piston de la pompe 15 avec l'index de l'autre main.
Le doigt qui appuie sur le piston joue le rôle de soupape d'entrée et l'air comprimé dans le récipient de base 1
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est empêche de sortir par le tuyau de retenue 25, .De, pression exçercée à l'intérieur du, récipient 1 fait monter l'extrait dans l'extracteur jusqu'à ce qu'il soit entièrement dans la pipette reposant sur le scellement 14. Du doigt on bouche l'ouverture supérieure de la pipette et,on.transvase l'extrait dans l'une des éprouvettes 21 en pyrex qui doit être sèche à l'intérieur. On peut aussi se passer de pompe et recueillir l'extrait dans une pipette à balle de caoutchouc.
On ajoute alors à l'extrait le contenu d'un sachet-ampoule , correspondant, c'est à dire 0,3 gramme de silicagel d'une granulométrie de,0,2 à 1,0 mm imprégné de 28 milligrammes d'acétate de barium. On secoue extrait et silicagel pendant une minute après avoir fermé l'éprouvette par Lui bouchon,
Du glucuronate de Ba-pregnandiol et des particules de silica- gel sont alors en suspension dans le liquide, comme cela a déjà- été mentionné. En renversant rapidement l'éprouvette on débarrasse ses parois des grains de silicagel qu'on laisse se déposer pendant quelques secondes et on transvase le liquide et les matières en suspension dans la seconde éprouvette 21 qui doit aussi être sèche (ce qui est cependant moins impor- tant).
.On ouvre une nouvelle ampoule contenant 0,5 cm3 de gazolène et 0,15 cm3 de n/50-acide chlorhydrique qu'on mélange à ;l'extrait en secouant vivement l'éprouvette bouchée quelques 'instants. la suspension absorbe aussitôt de l'eau et se dépose .relativement rapidement, Selon la concentration il faut laisser l'extrait reposer et le précipité se former pendant 10 à 20 minutes Pour obtenir ensuite un résultat positif indiquant /le présence de prégnandiol Une bonne.partie de précipité adhère aux parois humides de l'éprouvette 21 et on peut dé- canter alors facilement le liquide sans perte de précipité.
On retourne alors l'éprouvette 21'pendant quelques minutes et on la secoue pour la débarrasser des dernières gouttes de liquide.
La pince 20 (fig.4) permet de maintenir l'éprouvette debout en formant avec elle un trépied stable, car elle est
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munie à l'un des bouts de deux doigts largement distancés reposant par terre. Après décantage on remplit l'éprouvette
21 d'eau- jusqu'à la marque et le précipité se détache.des parois.
On ajoute encore les contenus des ampoules correspon- dantes, c'est à dire 1,5 cm3 d'acide chlorhydrique par con- centré et 0,5 cm3d'une solution alcoolique de 3 milligrammes dé naphto-résorcine absolument sans oxygène et saturée de CO2
Si l'on a pas à disposition une flamme à gaz on. autre, on met de l'esprit de vin, de l'alcool, de l'eau de Cologne, une tablette de méta ou lors du. décantage une partie de 1 t extrait dans un brûleur 22,(fig. 4) qui consiste en un petit,récipient et on. allume. On fixe le tuyau, condenseur 26 à l'éprouvette 21, chauffe le contenu et le maintient en ébullition pendant une minute.
Le mélange a souvent tendance à une évaporation spontanée et "explosive" ce qui peut chas- ser une grande partie du.liquide hors de l'éprouvette. Pour l'éviter il faut secouer légèrement cette dernière. La vapeur nauséabonde et pénétrante du liquide en ébullition est con- densée dans le tuyau condenseur 26 et n'empeste pas. Cette condensation est de toute importance, car sans elle la réac- tion ne pourrait avoir lieu dans des pièces habitées
Lorsque'le mélange est refroidi on enlevé .soigneusement le tuyau condenseur et le pose à plat de façon à ce que rien 'ne s'en écoule.
On vide le contenu de la dernière ampoule ;dans l'éprouvette, 'est à dire 1,5 cm3 de benzène légèrement ' coloré par 8 milligrammes de: vert d'aniline par litre. On bouche l'éprouvette et. on secoue vivement pendant 15 à 20 secondes..
Comme nous'l'avons déjà décrit, la couleur bleu-violet à rouge-violet pris par le benzène indique la phase stérile post-ovulative, Si cette phase n'a pas encore commencé on re- fait le test un ou deux jours plus tard.
Les résultats fournis par le procédé n'étant influencés que par la formation d'un corps jaune bien développé, c'est
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dire par une activité efficace de la progestérone, sont
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abgoluemerit spécifique pour la phase stérile post-ovu.la.tive, car l'ovule en question n'est plus fertilisable depuis 16 heures au moins. Cetè,spécificité est due d'une part à la limite inférieure de sensibilité et, d'autre part, à la quan- ti.té relativement petite d'urine employée qui permettent de négliger les traces de prégnandiol émanant du cortex surrénal,
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d'unie'sécrétion pré-ovulàtive de la progestérone, ou d'une activité insuffisante de corps jaune.
Seules une ovulation provoquée ou une multiple, c'est à dire double ovulation peuvent être cause d'erreur. L'ovulation provoque ne peut
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avoir 5.ieu que pendant la phase stérile pré-avulative, lorsqu' Ql' fioeie est assez mur pour se détacher mais que le corps jaune n' est , pas encore en action. On ne peut pratiquement pas parler , d' e phase stérile pré-ovulative, car chaque femme a tendance à l'ovulation provoquée déclenchée souvent au moment de la cohabitation qui est ainsi cause de fertilisation durant la phase stérile théorique. la double ovulation est une seconde cause d'erreur possible.
Il s'agit ici du cas extrêmement rare
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d'tme deuxième libération d'ovule au cours d'uri seule cycle, juste avant la'menstruation attendue, lorsque la sécrétion de-la progestérone diminue, ce .que l'analyse ne révèle pas.
Ce danger n'existe que pour des cycles relativement courts, ,de moins de 25 jours, lorsque l'activité folliculaire est trop grande et que les ovules arrivent trop nombres à la fois
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a maturité. Mais les possibilités de fertilisation lors de cette seconde ovulation sont très réduites, car au passage des spermatozoïdes s'opposent.l.endomètre épaissi et la viscosité . augmentée du bouchon muqueux du col utérin
Lorsque la double ovulation se produit au milieu du cycle, elle ne peut provoquer d'erreur, car elle ne peut avoir lieu que lorsque l'activité du corps jaune ou, autrement dit, lorsque la production de la progestérone sont encroe insuffisantess,
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l'élimination du y , 2 ,:.rTiol dans l'urine l'est donc aussi;
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et ce n'est pas la première ovulation mais seulement la seconde quedéterminera le procédé. Il est pratiquement exclut qu'une double ovulation se produise quand le corps jaune est .en pleine activité. Si d'était possible, cela se produirait toujours et on ne pourrait plus parler de périodicité des fonctions génitales de la femme.
L'invention exposée ci-dessus résout d'une façon idéale le problème du contrôle des naissances. Sauf dans des cas d'urines pathologiques, de traitement d'hormones ou d'insuffi- sance ovarienne accompagneée d'une sécrétion de prégnandiol -très réduite dette nouvelle méthode assure une sécurité exceptionnelle. Elle ne présente pas les inconvénients psychologiques decertaines mesures prises contre la nature et; ne nuit pas à l'organisme comme nombre de moyens anticon- ceptionnels chimiques ou mécaniques; elle est donc d'un grand apport pour l'hygiène sexuelle et la santé du peuple.
Cette méthode de contrôle des naissances à la fois sure et sans préjudices contribuera dans une large mesure à réduire dans chaque pays les chiffres énormes des avortements provo- qués. Puisque ce procédé n'est pas "anticonceptionnel" selon le sens général du terme, mais indique seulement la façon de. se' comporter,- .il peut être rangé de même que la méthode rythmique (Knaus-Ogino) et la mesure de la température ;matinale acceptées par la doctrine religieuse la plus sévère en ce domaine, et déclaré d'une moralité incontestable.