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L'objet de la présente invention est une nouvelle espolette applicable à des projectiles qui agissent sous l'eau et particu- lièrement à des charges de profondeur contre sous-marins.
Cette espolette provoque. sous l'eau, l'explosion du projec- tile ou. charge de profondeur qui la contient. avec une telle pré- cision. par rapport à la profondeur calculée, que ses erreurs. absolues et relatives, sont techniquement négligeables.
Dans le projet, on a aussi bien tenu compte que son manie- ment, son montage et son démontage, soient très simples, avec des garanties pleines contre toute sorte de risques, non seulement à bord des bateaux et Rvions oui doivent les utiliser, mais aussi dans toutes les opérations nécessaires et secondaires de charge
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et décharge, transports, manipulations et lancements. et aussi contre des accidents fortuits et imprévisibles. occasionnes par des $impr@idences et négligences: tout celà sous une forme simple mais sure et efficace afin que son maniement et sa conservation n'exigent pas de personnel spécialisé ni des soins cpéciaux.
Ces garanties de sûreté ne gênent, d'aucune façon, le fonc- tionnement parfait de l'appareil, réalisé avec un nombre très li- mité de pièces, habilement disposées, qui permettent, en quelques secondés. de démonter totalement les mécanismes et de vérifier l'état de tous ses éléments.
¯LA régularisation en profondeur se marque instantanément, elle est réversible à volonté. soit pour augmenter la profondeur d'explosion. soit pour la réduire. Le passage d'une profondeur de réglage à une autre, soit en plus, soit en moins, n'exige due quel- ques secondes et l'on peut changer le réglage en n'importe quel sens, autant de fois que celà convient.
Avec ce dispositif, l'on comprend que. techniquement. il n'y a pas de motifs qui limitent la profondeur maximum d'explosif: toutes les pièces peuvent résister et fonctionner.aux plus grandes profondeurs abyssales. Dans la praline, son emploi est habituelle- ment-limité par la'profondeur qu'un sous-marin peut, obtenir sans crever se coque et ces profondeurs peuvent toujours être dépassées par la gamme très variée des.moments d'explosion contenus en chaque espolette, objet de la présente invention.
'On a obtenu aussi une étanchéité absolue en empêchant que l'eau puisse arriver-au mécanisme et à l'explosif.
Une forme d'exécution, donnée à titre d'exemple non limita- tif, est. représentée aux dessins annexés, dans lesquels: ,La fig. 1 représenté l'espolette dans sa coupe longitudi- nale.
La fig. 2 représente. en perspective, le tube cylindre et ses stries.
La fig. 3 représente, en perspective, le corps tubulaire cylindrique, avec ses ouvertores, ainsi que la tige tubulure.
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La fig. 4 représente, à plat. le cercle de double graduation.
La fig. 5 représente. en perspective, l'ensemble bouchon ré- gulateur ou indice sur le cercle de double graduation.
La fig. 6 représente, en section longitudinale, le moment où le porte-détonateur décharge sur les rouleaux de l'obturateur.
La fig. 7 représente, en section longitudinale, le moment où le porte-détonateur avec sa capsule, se précipite contre l'aiguille du percuteur.
'La fig. 8 représente une vue extérieure de l'espolette com- pl ète.
La fig. 9 représente, en développement, le corps tubulaire ' de la fig. 3.
La fig. 10 représente, en schéma, l'espolette adaptée à une charge de profondeur sous-marine.
Cette espolétte comprend les principaux éléments suivants:
La tête 25, fig. 1, est une pièce sensiblement cylindrique qui se termine, à sa partie .supérieure, par un tenon central 30 vissé extérieurement pour l'accouplement du régulateur de profon- deur 32. Sous ce régulateur il y a un plateau circulaire 47 qui sert de siège pour le cercle de double graduation 46 qu'entoure l'anneau vissé 29 pour l'accouplement du bouchon supérieur 34. Au moyen de la vis 48, l'espolette s'unit à l'embouchoir du projectile ou charge de profondeur à l'aide d'une clé dont les dents se logent en plusieurs ouvertures de serrage 28. Entre l'embouchoir et l'es- polette on interpose un ioint élastique en caoutchouc ou en un ma- tériel approprié qui empêche le passage de l'eau à l'intérieur.
Les rayures 27 coopèrent à un meileur ajustage, en fermant le pas- sage de l'eau.
Intérieurement on voit tout le long de son grand axe, une perforation cylindrique 49 où. se loge et joue la tige tubulaire 26. Cette perforation augmente de diamètre à l'intérieur du tenon 30 pour recevoir et donner passage aux billes 31 et 44, faisant office de verrou de sûreté.
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A l'intérieur. il y a la chambre de retenue d'eau. 24 que ferme le joint 32 comprimé par la frette 51. Les rayures 50 òr- ment le passade de l'eau, au contour.
Au moven de la vis 23 on réunit à la tête la douille 14 et 21 Qui non seulement protège et renferme en son intérieur les mé- canismes. mais sert aussi de support et de guide au tube strié 58 que l'on représente aussi en perspective sur la fig. 2 et qui con- siste en un tube cylindre à surface intérieure lisse, portant sur sa surface extérieure une série de canaux ou stries longitudinale 15, à chacune d'elles correspond une autre disposée svmétriqueement à 180 , l'ensemble constituant ainsi plusieurs paires de stries diamétralement opposées. Elles sont toutes coupées par la feuillure annulaire 56. Un peu plus haut de cette feuillure 56 sont prévues deux ouvertures 19, 55 diamétralement opposées dans lesquelles se logent les billes 19 et 55 qui retiennent le piston de décharge 16.
La douille 14 et 21 est pourvue de deux ouvertures 17 à 1800 qui permettent de vérifier si, eh effet, la profondeur marquée par l'indicateur 45 est la même que celle qu'on lit à travers l'ou- verture 17, fig. 8.
En coïncidence ou non avec n'importe laquelle des paires de canaux cités,, il en existe deux de plus 70 et 71, fig, 2, Qui. de la'feuillure annulaire 56 arrivent à l'extrémité supérieure du tu- be strié 58 et qui ouvrent le passage, au cours du montage, aux dénts 18 et 56'.
A l'intérieur du corps 58 se loge le piston de décharge 16 dont la surface extérieure correspond à la surface intérieure de 58. dans laquelle il lisse doucement. l'extérieur il présente une feuillure annulaire 57 formant le degré 54 sur lequel s'appuient les billes 19 et 55 qui le re- tiennent dans la position du dessin.
Le piston 16 est fermé à sa base inférieure ppr le fond 60 qui présente plusieurs ouvertures ou lumières 59 pour le passage de l'air et qui porte, en son centre, le logement vissé 61 pour recevoir le porte-détonnteur 64.
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Dans la perforation cylindrique 49 se loge la tige t@@ulai- re 26 dont la surface extérieure, lisse, correspond à la surface intérieure de 49. glissant doucement sans jeu entre elles. Près de son extrémité supérieure sont prévues deux ouvertures de pas- sage 42, voir fig. 3, par lesquelles passe la goupille ou tige de sûreté du transport 34. Sous ces ouvertures se trouve le degré 43 pour l'appui du régulateur 32 et plus bas deux autres ouvertu- res 31' et 44' oui retiennent les billes 31 et 44. La surface in- térieure de 26 est lisse excepté en 27', à cet endroit sont prati- quées trois feuillures annulaires pour retenir successivement les billes 28' et 47'. Au fond, le bouchon 52, vissé et soudé, ferme le passage de l' eau.
La tige 26 est solidaire du corps tubulaire 20 qui se main- tient de manière permanente en position coaxiale, de façon Que tous les mouvements de rotation et de translation de la tige sont ef- fectués simultanément par le corps 20.
Cette pièce présente deux rangées d'ouvertures 20'. 51' et 52 placées de façon que chaque ouverture a, en face ;3'elle, une autre , symétriquement disposée à 180 . voir figs. 3 et 9.
Il y a autant de paires d'ouvertures que de paires de ca- naux a la pièce, moins une de position intermédiaire qui corres- pond à la. position de arrêté.
Les dents 18 et 56'. aussi diamétralement opposées, sont fixées au corps tubulaire 20 et dépassent intérieurement pour s'engager dans n'importe laquelle des parres de canaux ou stries 15.
Sur la fig. 3. ces détails apparaissent. en perspective et sur la fig. 9 on représente, développée. la position des ouvertures et des dents citées.
La surface intérieure du corps tubulaire 20 correspond à la surface extérieure du tube strié 58. les deux étant, par construc- tion. coaxialement disposées, afin.que la pièce 20 puisse glisser tout au long de 58 et tourner librement quand les dents 18 et 56' coïncident dans la gorge 56.
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Comme montré par la fig.- 1. le ressort 53 reste en repos entre les pièces 20 et 16 et a. pour guide permanent, la tige 26 à l'intérieur et le piston 16 à l'extérieur..
Le bouchon régulateur de profondeur 32 se visse au tenon 30 et 'son degré 43 oblige la tige à descendre à mesure qu'on la visse, en surmontant la résistance que le ressort 53 offre Progrès- sivement.
Sur le bouchon régulateur 32 est monté le double indicateur ou indice 45 et c'est cette ouverture aui est traversée par la goupille 34. Les pivots 33 fixés à l'indicateur se logent dans sa 'gorge et maintiennent les deux éléments 32 et 45 qui peuvent ainsi tourner librement et indépendamment. '
Le cran d'arrêt d'inertie 38 est une petite frette de dia- mètre extérieur lisse, en correspondance avec le diamètre inté- rieur de la tige 26, ses deux billes 28' et 47' poussées par le @ ressort 48' s'enchâssent dans la gorge 27' et la maintiennent dans la position du dessin. Ce cran d'arrêt est extrait quand cela con- vient, au moyen de la vis 37'.
Le cran d'arrêt de transport 34 est une goupille façonnée au tour à deux diamètres, qui. traversant l'indicateur. passe à travers les orifices 42 'de- la tige.Le verrou à charnière 42' 'empêche sa sortie tant qu'il forme un angle avec la goupille.
Le bouchon supérieur 34' se visse en 29 et non seulement il protège les pièces au'il recouvre. mais aussi par les orifices 35 et 41 et les soupapes 36 et 39 il régla l'entrée de l'eau dès que débute l'immersion du projectile ou de la charge sous-marine.
Le porte-détonateur 64 est une tige métallique à parois min- ces aui est vissée sur le piston 16. Dans son intérieur se loge la capsule détonatrice 11. Le bouchon 13 immobilise la dite cap- sule au moven du corps élastique 12. Plusieurs orifices 62 facili- tent la prise de feu du multiplicateur 68.
Entre la capsule et le multiplicateur se trouve l' obturateur 65 avec ses deux rouleaux 7 qui. immobilisés par chacune des bil- les 8 comprimées par leurs petits ressorts @, bouchent l'orifice
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66 qui communique avec le multiplicateur, empêchant ainsi qu'une explosion quelconque prématurée de la capsule puisse communiquer son feu au multiplicateur. Plusieurs ouvertures 10 et 63 dans le corps 58 et les 59 du pisto 16 permettraient l'expansion imméd.iate des gaz.
Le multiplicateur 1 et 68 est enfermé dans la caisse 2 qui est unie à l'ensemble par la ,vis 6. La pastille inférieure 1 de. l'explosif est massive, tandis que la supérieure 68 présante une ouverture longitudinale 67 pour le passage du porte-détonateur 64 en recherche du percuteur 4 qui, à son extrémité supérieure. se.
'termine par l'aiguille 5 et qui, à l'extrémité inférieure, est mon- té sur un disque 69 qui appuie sur un petit degré 3 de la caisse, 2 son tour, le percuteur s'ajuste intérieurement dans la pastille explosive 68 conservant ainsi en son intérieur une parfaite et permanente position coaxiale.
Supposons que l' espolette accouplée au projectile ou charge sous-marine qu'elle doit mettre à feu en provoquant son explosion fonctionne de la façon suivante: une fois enlevé le bouchon supé- rieur 34, on marque la profondeur à laquelle l'explosion doit se produire, en faisant tourner à la main le double indice 45 jus- qu'au placement de ses deux flèches indicatrices sur les deux nom- bres qui, sur-,le cercle de double graduation 46, marquent la pro- fondeur recherchée. En ce moment la même numération marquée sur le corps 20 tombera en face de 1'ouverture 17 et de la douille 4.
Comme la goupille 34 traverse, comme on le voit sur la fig. 1, l'indicateur 45 et la tige 26, le tour qu'on donne à l'indicateur est à la fois pris par la tige 26 et aussi par le corps tubulaire 20 dont les dents 18 dans la gorge annulaire 56 seront précisément restées en regard de l'entrée élargie des canaux guides 15 respec- tifs de façon'qu'il suffit de serrer le bouchon régulateur 32 en le vissant pour que les dites dents pénètrent dans les canaux-qui- des cités, sans pouvoir en sortir tant que le bouchon régulateur 32 demeure vissé.
De cette façon, les deux ouvertures 20'. correspon- dant à la profondeur d'explosion demandée, restent ainsi en ligne @
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avec les deux orifices 19' et 55' qui retiennent les billes 19 et
55 et il suffit seulement qu'elles avancent jusqu'à se .situer en face des deux billes pour que la décharge et l'explosion v consécu- tive se produisent. Ceci s'obtient déjà automatiquement par la saule action de l'eau et le propre enfoncement dans ce liquide du projectile ou charge sous-marine.
Dès que la régulation en profondeur a été fait dans la forme exposée, on être la goupille 34 et on placé de nouveau le bouchon supérieur et on lance à l'eau le projectile ou charge sous-marine qui commencera à s'enfoncer. Une fois que la pression hydrostatique 'aura vaincue la résistance prévue et calculée des ressorts 37 et 40, l'eau commence à passer à l'intérieur du bouchon 34' à travers les soupapes 36 et 39.
L'enceinte intérieure du bouchon étant remplie d'eau, la pression intérieure et la pression hydrostatique extérieure sont équilibrées et la poussée est transmise à la petite frette 38 qui glissera à l'intérieur aussitôt que la pression surmonte la résis- tance, calculée préalablement, des deux billes 28' et 47 poussées par leur ressort 48' en remplissant d'eau tout l'intérieur du tube 26, à ce moment la pression hvdrostatique poussera toute la tige tubulaire 26 qui avancera. en glissant doucement, tout le long de son logement 49 en même temps que le corps tubulaire 20 le fait sur la surface de 38.
A mesure que la profondeur augmente et avec elle la pression, le fond de 20 comprimera progressivement le ressort 53 et il arri- vera un moment où les deux-orifices qui étaient restés sur la ver- ticalr. des deux billes 19 et 55 arrivent, à leur descente, à se situer en face des dites billes qui. poussées de plus en plus for- tement par le degré annulaire 54 seront alors rejetées à l'exté- rieur, en passant précisément par les orifices cités et provoque- ront la décharge, puisque le piston. en restant libre, sans la ré- tention des deux billes, est lancé vers le bas, non seulement par la brusque expansion du ressort 55, mais aussi par la poussée de
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la pression hydrostatique qui continue d'agir sur la tige tubulai- re 26;
à ce moment le porte-capsule 64 butera par'son extrémité inférieure, coupée en biseau, contre les deux rouleaux 7, fig. 6. s'ouvrant un passade entre, eux, fig. 7, tel un coin et continuant son avance, guidé par le piston 16, parcourera toute la perfora- tion 67' jusqu'à ce que la capsule 11 heurte la pointe 5 du percu- teur;'l'explosion de la capsule se produisant ainsi au sein même de la pastille dehaut explosif 68 ce qui garantit une parfaite prise de feu de la pastille oui, à son tour. communiquera son ex- plosion à 1, et les deux à la charge initiatrice qui, dans le pro- jectile ou charge sous-marine, recouvre la caisse 2 (voir fig. 10) communiduant sinsi leur détonation à l'explosif général du projec- tile ou de la charge sous-marine qui, à son tour, recouvre tous les éléments cités.
Sur la fig. l, on observe que tandis que la frette 38 demeure ' avec ses.billes enclavées en n'importe lequel des degrés 27, la tige ne peut pas descendre parce que deux autres billes 31 et 44 agissent comme verrou, heurtant le fond de la feuillure 43( sans passage possible vers l'intérieur de la tige tubulaire 26 puisqu' elles sont empêchées par la frette 38 qu'on utilise ainsi comme élément de sûreté,'puisque, tant que la pression hydrostatique n'agit pas avec la force suffisante, et calculée d'avance, la frette 28 ne descendra pas et les deux billes 31 et 44 empêcheront la descente de la tige 26.
Au contraire, aussitôt que la pression de l'eau pousse la frette vers le bas, les deux billes 31 et 44 ne la rencontrent pas et quand elles'arriveront au fond de la feuillure 43', elles seront tangentiellement poussées à l'intérieur de 26 sans offrir la moindre résistance à la descente progressive . de la tige tubulaire 26 et avec elle. de tout le dispositif de décharge.
En observant les figs. 2 et 3. on remarque que les dents 18 et 561 sont situées à 180 ; comme le sont chaque paire de canaux guide 15 pratiqués dans la pièce 58 représentée en perspective sur la fig. 2.
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Les paires d'ouvertures A et A', B et B', etc.. (figs, 3 et
9) sont aussi pratiquées à 1800et à la même hauteur, de sorte qu'il existe seulement une position dans laquelle l'ouverture A puisse être en face de l'orifice 19' et en ce cas A' sera vis-à- vis du 55'.
En tournant à 180 dans un sens quelconque, ce sera A' qui sera, en face de l'orifice 19'. et A fera face au 55'. Ces deux po- sitions sont fontionnellement égales et dépendent de la double flèche indicatrice en 45 et de la double numération en 46, figs.
4 et 5. Si, au contraire, on pratique entre les deux canaux guide consécutifs un canal intermédiaire et un autre symétrique à 180 , les dents 18 et 56' pourront être engagées tout au long de ces deux nouvelles stries, mais alors, aucun ouverture du corps tubu- laire 20 ne passera face aux orifices 19' et 55' qui retiennent les billes 19 et 55 et par conséquent. dans cette position. la décharge'ne pourra pas se produire et sera utilisée comme position de sûreté. Sur les figs. 4 et 5 on remarque entre les divisions
225 et 250 un gros trait qui correspond à la dite position de sûreté.
On comprend aussi Que tant que.la Roupille 34 est placée, il est impossible- que la tige descende et par, conséquent la déchr- ge ne pourra pas se produire non plus, ce qui définit une autre position de sûreté contre les risques de transports, chutes, mani- pulations. etc.. Enfin. dans le cas hypothétique et très improbable d'une explosion spontanée de la capsule 11. on a prévu- que son ex- plosion reste isolée sans se communiquer au multiplicateur 68 ni au reste de l'explosif limitant au minimum. d'une par la quantité d'explosif du détonateur et, de l'autre. isolant l'explosion sup- posée au moyen de l'obturateur 65 avec ses rouleaux 7, l'action étant secondée par les ouvertures 59 pratiquées en 16.
Toutes les garanties de sûreté exigée à cette sorte d'enfin sont donc ainsi prises.
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Les vis 6' et 50' garantissent une position unique de mon- tage. sans possibilité d'erreur, une corrélation permanente entre les diverses pièces étant ainsi assurée. en relation avec l'orien- tation donnée en fixant le cercle de double graduation.
On a déjà indiqué qu'entre la surface extérieure de la tie
26 et son logement 49 l'eau n'a pas de passage parce que les deux surfaces demeurent convenablement calibrées et lubrifiées; malgré tout celà et pour garantir totalement l'étanchéité à de très hau- tes pression, on dispose le joint 22 qui, comprimé par la frotte
51, s'ajuste sur la surface extérieure de 26 formant le supposé 'passade de l'eau qui serait retenue dans la chambre 24 de capacité suffisante.
De ce qui précède il résulte que le ressort 53 remplit une triple fonction ; dehors de l'eau il agit comme cran d'arrêt contre les explosions parce qu'il s'oppose à la descente du corps
20. car il peut être comprimé tant que la pression hvdrostatique n'agit pas. Une fois dans l'eau, il agit comme élément qui fixe le moment de l'explosion d'accord avec la profondeur marquée par l'indice 45 et, une fois que cette profondeur est obtenue, il se convertit en ressort de détente qui lance le piston 16 et le porte- capsule 64 contre'l'aiguille percutrice 5.
On remarque que le ressort 53 demeure en repos hors de l'eau évitant ainsi toutes sortes de déformations. Il conserve ainsi da manière inaltérable les caractéristiques qui ont servi de bqse pour pratiquer dans le corps tubulaire 20 les paires d'ouvertures A-A', B-B'. etc.. des fige. 3 et 9.
L'emplacement exact de chaque paire d'ouvertures est déter- miné par la compression que le ressort 53 exerce pour chacune des profondeurs d'explosion prévuesen relation avec la pression hvdro- statique et la section donnée à la tige 26. Pour le déterminer pra- tiquement.
'il suffira de placer sur la tige, en position de montre. des, poids équivalents à la colonne d'eau qui agira sur la section de la tige dans ch@cune des profondeur, d'explosion demendé@@de sorte que lorsque les perforations correspondantes sont pratiqua
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on peut, de fpgon inverse, vérifier sans emploi d'explosif ni néces- sité de le submerger sous l'eau, le correct fonctionnement de l'espolette dans tous les degrés du profondeurs marquées. sans provoquer la moindre détérioration aux mécanismes.
Quoique la position normale d'accouplement au projectile ou à la charge de profondeur soit celle qui est représentée sàr la fig. 10, il n'est pas indispensable qu'elle occupe une position axiale, on peut la disposer de même à 90 en la vissant sur un embouchoir monté sur la surface cylindrique, car on n'altère point pour celà son principe fonctionnel.
Cette espolette peut aussi s'adapter à des charges de pro- fondeur à double entrée, car rien ne s'oppose à ce que les charges explosives'initiatrices se maintiennent éloignées initialement du multiplicateur et que la pression hydrostatique ou n'importe quel autre dispositif se charge de les.pousser vers l'espolette.
A la description faite, il v a lieu d'ajouter que les dé- tails de réalisation de l'idée exposée peuvent varier, sans chan- ger pour celà l'essence de l'invention telle qu'elle ressort des paragraphes précédents et telle qu'elle est revendiauée dans le résumé qui suit.