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La présente invention concerne un procédé et une installation pour le broyage de produits en crains, tels que le blé, le seigle, le mais, etc. Elle concerne notamment un procédé et une installation particulièrement avantageux pour le broyage du blé par percussion dans des broyeurs centrifuges, par exemple dans le broyeur décrit ci-après sensiblement ou .complètement pour toutes les opérations de broyage et destiné à remplacer les broyeurs usuels à cylindres.
Ce broyeur sera décrit pour la mouture du blé, main il est bien e,ntendu que l'invention se prête également à une application plus générale pour le broyage d'autres produits en grains tels que le mais, l'avoine et d'autres crains généralement broyés de manières diverses.
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La fabrication do la freine, telle qu'elle est mise en oeuvre jusqu'ici, comprend le broyai, ou la division par d'acres moyens, des grains qu'on fait passer successivement entre les cylindres de plusieurs paires tournant dans des direc- tions opposées et à des vitesses différentes. Les cylindres à l'entrée du moulin sont considérés comme les cylindres de con- cassage et présentent généralement des surfaces grossièrement cannelées. Ces cylindres de concassage sont suivis de plusieurs paires de cylindres de finissage, qui sont les cylindres de ré- duction. Ceux-ci tournent également à des vitesses différentes, ils présentent des surfaces lisses ou très finement cannelées, et opèrent pour réduire le produit en farine.
Bien entendu, le procédé de broyage comprend une série d'opérations de tami- sage et. de séparation distribuées d'un bout à l'autre du cycle .et destinées à éliminer le son, les germes et d'autres parties non désirées du blé, ainsi que les impuretés.
Le broyage des crains dans les broyeurs à cylindres est assuré par une action de cisaillement pendant le passage des grains entre les cylindres qui tournent dans des directions opposées et à des vitesses différentes. Le rendement de l'opéra- tion de broyage, telle qu'elle est effectuée dans les broyeurs à cylindres, dépend donc du réglage de ces derniers. Quel que soit ce réglage, la grosseur des grains varie dans une certaine proportion, et ces grains passent entre les cylindres avec des orientations axiales différentes, de sorte que le broyage par les cylindres est.au moins non uniforme.
L'action de déchiqueta et de cisaillement des cylindres brise une proportion importan. te des germes, du son et d'autres constituants non désirés, et a tendance à mélanger ces parties des grains avec l'endospsrme.
Il .n'en résulte pas seulement une contamination des produits ' résultants, mais les opérations consécutives de séparation
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sont également rendues plus difficiles. Il serait donc sairs d'intercaler un certain nombre d'opérations de tamisage, d'épuration et de classement d'un bout à l'autre du procédé de broyage entre les différentes paires de cylindres pour obtenir une mouture efficace.
Dans un procédé de mouture théoriquement parfait, mis en oeuvre dans des broyeurs à cylindres, on suppose que les grains passent dans la direction de leur grand axe entre les cylindres des paires successives. Or le fonctionnement réel des broyeurs à cylindres est loin d'être aussi parfait, mais certains grains passent cependant de cette manière. Par exemple, on suppose que le premier broyage donne des grains fendus le long de leur grand axe, qui descendent ensuite entra les cylindres consécutifs de broyage et de réduction.
Ces cylindres sont réglés de façon que la distance entre les deux cylindres des paires consécutives diminue progressivement, et on suppose que chaque paire de cylindres racle sur les grains fendus une mince pellicule longitudinale d'endosperme. Or on sait que la teneur en cendres de l'endosperme est beaucoup plus forte à proximité de la cosse de son: Au fur et à mesure que le broyage progresse, la teneur en cendres de l'endosperme augmentepar conséquent. Pour cette raison la majeure partie de la fleur de farine provient de l'endosperme retiré des premiers cylindrss de broyage. Ce fait ne complique pas seulement le cycle de mouture, mais exige que les. produits soient soigneu- 'sment aspirés et classés d'un bout à l'autre du cycle pour l'obtention d'un maximum de rendement.
Pour ces raisons et pour d'autres, le moulin à cylindres moderne, avec son équipement compliqué, coûteurx et encombrant, n'exige pas seulement l'inves- tissement initial de capitaux importants, mais son rendement principalement de l'expérience et de l'adresse des opéra.
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tours qui, tout en étant entratnés et compétents dans cette technique, doivent également apprendre à connaître les défauts de chaque broyeur particulier. Pour les raisons précédemment indiquées, les moulins exigent également de nombreux appareils ,de tamisage, de séparation et d'épuration qui augmentent le prix de revient de la fabrication, les dépenses pour l'instal- lation ainsi que l'encombrement.
La présente invention concerne un procédé de broyage d'un bout à l'autre duquel on utilise des appareils centrifuges à percussion aussi bien pour les opérations, de premier broyage que pour les opérations de réduction, non pas pour remplacer les cylindres utilisés jusqu'ici pour ces opérations, mais pour utiliser les avantages du broyage par percussion, et pour créer un cycle de broyage entièrement nouveau, dans lequel '.l'action des appareils à percussion aux différents points, et les résultats ainsi obtenus en ces points sont combinés avec des appareils appropriés d'aspiration, d'épuration et de tami- sage en vue de l'obtention d'un maximum de rendement.
On a depuis longtemps proposé le broyage par percussion sous des formes diverses, et les publications et brevets concernant cette technique contiennent de nombreuses propositions. Malgré les nombreux avantages attribués à ces procédés de broyage par percussion, leur utilisation a été jusqu'ici insignifiante. surtout lorsque l'ensemble de ltinstallation dépend presque entièrement d'appareils à percussion pour l'obtention de la division désirée des grains entre le produit de départ et le produit finale '-.
La principale raison de l'échec du broyage par percussion est.probablement le fait de considérer l'appareil à percussion du point de vue de sa faculté de broyage, et de croire qu'il doit être utilisé, dans un procédé de broyage ,simplement pour remplacer les cylindres. C'est ainsi qu'on a
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fréquemment proposé de substituer des appareils à percussion aux cylindres en différents points des opérations de premier
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broyane et de réduction, et de oonaervor Ine appareils exilstro1tS de tamisage, d'aspiration et d'épuration fonctionnant dans les mêmes conditions que dans un moulin à cylindres, et dans les même positions.
Or l'expérience a montré que cette
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façon.de .voir né,7.à.a complètement certaines différences fonda- ' mentales qui sont capitales pour le fonctionnement de broyeurs
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percussion, et ne tient pas compte des résultats qui doivent être obtenus par rapport aux phases de fonctionnement des bro.- yeurs à cylindres, les broyeurs à percussion, lorsqu'ils fono- tionnement convenablement, brisent les crains le long de leurs lignes naturelles de division. Au fur et à mesure que les crains passent d'un appareil àpercussion dans le suivant, des fragments .d'endpsperme en sont ainsi détachés.
A l'opposé des couches
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longitudinales dtandosperme successivement raclées dans les broyeurs à cylindres, de la manière précédemment décrite, ces fragments sont généralement des sections complètes ou par-
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tielles de lfendosperme, sensiblement le long des petits axes des crains. Pour cette raison, la qualité et surtout la teneur
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n cendres de 1'endosperùe obtenu par-les différentes opérations de broyage par percussion sont remarquablement constantes.
A l'opposé de ce que donnent les broyeurs à cylindres on a donc trouvé qu'après l'enlèvement des germes, assuré dans les pre- mières opérations de broyage d'une manière décrite plus loin,
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l'endosperme obtenu, est d'une qualité sensiblement uniforme, e peut être combiné sur un passa±6 unique, ce qui permet une
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simplification immense des opérations due classement et dt6pura, hion.
Le principal but de 2a présente invention est donc 4 créer un procédé do broyage .par percussion conçu pour utilisep eii1Àrement les avantagea fond4ent'aux du broyeur à parausa.axx,
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et d'imaginer un cycle de broyage permettant d'obtenir un maxi- mum d'avantages de cds caractéristiques. Un autre but de l'in- vention est de déminer les positions des appareils de tamisa- ge, d'aspiration, d'épuration et de classement en vue du rende- ment, par exemple par une simplification importante du cycle et la réalisation d'économies correspondantes.
Un autre but de l'invention est de créer un procédé de broyai par percussion dans lequel il est possible de calculer scientifiquement les résultats à obtenir en différents points du circuit de chemins ment, et ce de façon que les réglais à effectuer en ces points soient réduits au minimum, ce qui élimine autant qxe possible le "facteur humain". Un autre but de l'invention est de créer un procédé de broyage donnant une meilleure. qualité et une meilleure proportion de fleur de farine, c'est-à-dire un pro- . duit supérieur pour des dépenses inférieures. Un autre but de l'invention est de créer un procédé de broyage utilisant les caractéristiques de broyage qui sont propres aux appareils à percussion pour l'obtention d'un plus grand rendement en fleur de farine avec des dépendes inférieure?.
Un but complémentaire de l'invention est de créer un appareil de broyage par percus- sion se prêtant parfaitement à l'utilisation dans de nombreuses, sinon dans toutes les opérations du procédé perfectionné, en vue' de l'obtention des nombreux résultats supérieurs qui seront décrits plus loin en détail. Enfin, un autre but de l'invention ' est de créer un appareil de broyage par percussion non seulement de longue durée, pratique et industriellement efficace, mais se prêtant également au réglage et à l'entretien très faciles, et pouvant ainsi fonctionner avec une sûreté parfaite pendant de longues périodes. D'autres buts ressortiront de la, suite de cette description, ou seront spécialement indiqués.
L'invention comprend donc les diverses opérations et les rapports entre une ou. plusieurs de ces opérations et
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d'autres. L'installation présente des particularités d'agence- ment. des combinaisons et dispositions d'organes pour la misa en oeuvre de cas opérations. l'our mieux faire'comprendre la nature et les buts de ,l'invention, celle-ci sera décrite en détail ci-après en regard du dessin annexé sur lequel :
La figure 1 est une vue en élévation de face avec des arrachements partiels d'un appareil de broyage par percus- sion perffectionné sabn l'invention et qui se prête avantageuse- ment à l'utilisation pour la mise en oeuvre du procédé de broya- ge par percussion.
La figure 2 est une vue en plan de l'appareil que montre la figure 1.
La figure 3 est une vue partielle à plus grande .échelle en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 1;
La figure 4 est une vue partielle en coupe horizon- tale suivant la ligne 4-4 de la figure 3.
La figure 5 est une vue partielle en coupe verticale suivant la liane 5-5 de la figure 2.
La figure 6 est un schéma du circuit de cheminement d'un procédé de broyage mis en oeuvre d'un bout à l'autre avec des.appareils de broyage par percussion et présentant les particularités de l'invention.
Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, il est pos- sible d'utiliser des types divers d'appareils de broyage par 'percussion pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, mais on peut obtenir d'excellents résultats avec l'appareil décrit ci-après. D'une façon très générale, cet appareil compor- te un cadre porteur sensiblement rectangulaire indiqué en 10 des figures 1 et 2, et reposant sur des pieds indiqués en 12.
Un moteur 14 est suspendu au cadra 10, mais fixé directement' 0.
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un chevalet 16 descendant du cadre, de façon que l'arbre 18 du moteur soit orienté verticalement vers le haut. Ainsi que le montre le mieux la figura 3, le rotor, dont l'ensemble est dé- signé par le chiffre de référence 20, est monté sur un arbre d'entraînement 22 orienté verticalement et monté à rotation dans des roulements 24 et 26. On voit également sur la figure 3 que le rotor 20 passe à travers un flasque porteur supérieur 28p qui ne forme pas seulement le couvercle de la partie supérieure de l'appareil de broyage par percussion, mais sert également à la suspension de la trémie 30 (figures 1 et-2).
Ainsi qutil sera décrit plus loin, le rotor 20 et son mécanisme'd'entraînement sont portés par le flasque 28. On voit le mieux sur la figure 2 qu'une traverse indiquée en 32 est fixée au cadre 10, et que le flasque porteur 28 est suspendu au cadre 10 et à la traverse 32 par des boulons 34, 36 et 38. Il en résulte un dispositif de suspension en trois points pour le flasque 28 et l'ensemble du rotor.
Des conduits de descente indiqués en 40 et 42 (fi- gure 3) sont formés dans m bossage supérieur 44 faisant 'corps avec.le flasque porteur 28. Jes conduits 40 et 42 partent en divergeant du centre du flaque 28 directement au-dessus de la partie correspondante du ro@pr 20. Les roulements 24 et 26 sont montés au-dessus de ce flasque d'une manière qui sera décrite en détail plus loin Un manchon à écrous indiqué en 46 (figures 2 et 5) est rel é par ses broches filetées reqpec.
'tivement à la traverse 32 et au chevalet 16. Ce chevalet 16 est fixé à des cornières indiquas en 48 et 50 (figure 2). On peut ainsi faire glisser lemoteur 14 le 'long du cadre et le régler longitudinalement p@@ rapport à l'appareil de broyage par percussion en manoeivreit le manchon 46. Les arbres 22 et 18 portent des poulies indiquées en 52 et 54, sur lesquelles passe une courroie de Ira t mission indiquéeen 56.
De cette
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manière le rotor petit être entrait en rota Lion par le moteur 14, et l'axe de l'arbre 22 peut être réglé dans une direction quelconque, plus exactement, l'inclinaison longitudinale du flasque porteur 28 par rapport au cadre 10 est réglée par le boulon 38, tandis que l'inclinaison latérale de ce flasque est réglée d'une manière similaire par les boulons 34 et 36.
Le cadre 10 que montrent les flores 1 et 2 comporte deux cornières longitudinales 58 et 60 entretoisées aux extré- mités par des traverses 62 et 64, Aux angles du cadre 10 sont fixées des coquilles demi-cylindriques 66 qui sont également fixées par des boulons ou autrement aux pieds 12, de la manière indiquée sur les figures 1 et 2. Des rondelles réglables d'appui
68 sont vissées sur les extrémités inférieures des pieds pour permettre le nivelage de l'appareil, même sur un sol irrégulier, ..pendant la mise en place de l'installation,
Les figures 1 et 2 montrentégalement que le chevalet
16 portant le moteur 14 comporte une traverse 70 entretoisant les barres 58 et 60 (voir figure 2).
Cette traverse est rendue solidaire de deuxplatines de renforcement 72 et 74, qui sont fixées aux ailes verticales 48a et 50a des cornières 48 et 50.
Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, les ailes horizontales
4%. et 50b des cornières 48 et 50 reposent sur le cadre 10, et dans ces ailes sont pratiquées des coulisses 76, 78, 80 et
82 au-dessus de coulisses correspondantes 84, 86, 88 et 90 ' pratiquées dans les cornières 58 et 60 du cadre 10. Des bou-.
. Ions 92 sont engagés dans les coulisses pour maintenir les cor- nières 48 et 50, donc le chevalet 16 dans une position de ré- glage quelconque obtenue par la manoeuvre du manchon à écrous
46. Le moteur 14,-fixé au chevalet 16 par les boulons 94 (figures 1 et 2), est ainsi maintenu rigidement sur le cadre 10 et dans une position de réglage désirée par rapport à l'appareil
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de broyage par percussion, par des moyens qui seront décrits en détail plus loin.
Comme le montrent la mieux les fibres 2 et 3, le bossage supérieur 44 comporte un plateau supérieur 96 dans lequel sont pratiqués les orifices 40a et 42a des conduits de descente 40 et 42. Ce plateau 96 est sensiblement rectangu- lair.e 'ainsi que le montre la figure 2. Comme il fait partie du bossage 44, il fait de préférence corps avec le flasque por- teur 28 (figure 3). On voit sur les figures 1 et 2 que les boulons de suspension 34 et 36 traversent l'entre toise 32 et sont vissés dans le plateau supérieur 96, tandis-que des'contre- écrous appropriés sont prévus pour bloquer les éléments dans les positions de réglage désirées. Pour toutes les applications pratiques, le flasque porteur'28 est ainsi suspendu en trois 'points par les boulons 34, 36 et'38 (figure 2), et les boulons ; 34 et 36 sont fixés au plateau 96 (figures 1 et 2).
Etant donné que le bossage 44 fait de préférence corps avec le flas- que 28 qui porte à son tour l'ensemble de l'appareil de bro- yage par percussion comprenant le rotor 20 et les éléments qui s'y attachent, l'ensemble est suspendu en trois points, c'est-à- dire latéralement par les boulons 34 et 36, et longitudinalement par le boulon 38, de la manière précédemment décrite.
Les conduits de descente 42 et 44, qui partent en divergeant du centre du flasque porteur 28,'font également partie du bossage (figure 2). Plus. exactement, comme l'indique la figure 3, ces conduits de descente 40 et 42 sont formés par des paires divergentes de parois parallèles, les parois 98 et
100 formant le conduit 40, tandis que les parois 102 et 104 forment le conduit'42.
Les parois 98, 100 et 102, 104 ne sont Pas seulement sensiblement ............................
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parallèles, mais elles divorçant dans dos directions correspon- dantes pour former les conduits avec les orifices 40a et
42a (figure 2), dont la section est suffisamment grande pour le passade du courant- de matière dans lequel on désire inter- ,caler l'appareil. Les parois 98, 100, 102 et 104 font de préférence corps avec le flasque porteur 28 et avec le 'bossage 44.
L'appareil de broyage par percussion (figura 3) comprend donc le flasque porteur supérieur 28 avec des conduits de des- cente appropriés 40 et 42 pour l'entrée des arains à broyer, et avec le plateau supérieur 96, tous ces éléments formant un socle résistant pour le montage des roulements 24 et 26. On obtient de cette manière un support solide mais réglable pour le rotor 20 et le flasque porteur 28, ainsi qu'un mécanisme d'entraînement approprié qui sera décrit en détail ci-après.
.On,voit le mieux sur las figures 2 et 3 qu'une ; plaque de base 106 est fixée par des boulons au plateau 96.
Au-dessous de cette plaque est fixée une botte 108 pour le' roulement inférieur 24 (figure 3). Une colonne 110 est fixée à la plaque de base 106 et porte au sommet une botte 112 pour le roulement supérieur 26. Des portées de section réduite de l'arbre .22 forment de préférence des épaulements 22a et 22b reposant sur les roulements 24 et 26, qui sont de préférence des roulements porteurs et de butée pour maintenir l'arbre 22 en place pour la rotation, et pour absorber les poussées axia- les.
Les poulies 52, 54 ainsi que la courroie-de trans- mission 56 peuvent être d'un type approprié quelconque, quoi- qu'il soit préférable d'utiliser un mécanisme de transmission à engrènement. Comme le montre la figure 4, les poulies 52 et
54 sont munies de dents 114 qui engrènent avec des dents pondantes 116 de la courroie 56. Il en résulte une liaison
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cinématique positive entre les poulies 52, 54, liaison qui offre en soi les avantages importants de l'entraînement par chaîne et par courroie, et assure une commande exacte de la vitesse d'entraînement.
Pour un réglage complémentaire de la vitesse d'entraînement, il est évident qu'on peut intercaler un mécànisme de changement de messe entre le moteur 14 et l'arbre 22 de l'appareil de broyage par percussion. Ce mécanis- me peut être suspendu par exemple à l'entretoise 16. Il est 'bien connu mais son utilisation entre dans le cadre de la pré- sente invention.
En se reportant à la figure 3 on voit que le rotor comporte un plateau circulaire de fond 116. dont le moyeu 118 est fixé par des boulons ou d'une autre manière à l'arbre 22.
Il. comporte également tm disque annulaire supérieur 120 et plusieurs marteaux 122 uniformément espacés sur le pourtour du. plateau 116 et du disque 120, et entretoisant ceux-ci. Ces marteaux 122 peuvent se présenter sous une forme appropriée quelconque suivant l'utilisation à laquelle est destiné le bro- yeur à percussion; Pour la plupart des applications, il est cependant préférable d'utiliser des marteaux ayant la forme de boulons de section sensiblement circulaire, tels que les montra la figure 3. La face supérieure du plateau 116 entre le moyeu
118 et les marteaux 122 est libre de -tout obstacle, de façon qu l'accélération des particules de matière ne soit pas contra- 'riée pendantleur glissement vers les marteaux.
A la face inférieure du flasque 28'est fixée une couronne 124 ;qui est disposée à proximité immédiate'-du pourtour intérieur du disque annulaire 120 pour guider la matière à traiter. Une couronne extérieure 126 est fixée au flasque 28, et.une aile cylindrique 128 descend de cette couronne jusqu'en un point au-dessous dl rotor, de sorte qu'elle se trouve placée
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sur la trajectoire do prmjeet-ion deei 2)'1x,i.t:L:l sarEra.n du ro- tor.
De IJréféronca, plu.8io ut"$< 1>OU1011U do ))c.lxC11t1:3iUY1 15U Bout vissés dans la couronno 126, et dc::3ccndamt do celle-ci diroc- tement dans la trajectoire de projection, des particules sortant , du rotor,
Pendant le fonctionnement de cet appareil, le moteur
14 fait tourner la rotor 20 à grande vitesse,, et la matière à traiter descend par les conduits 40 et 42 sur le plateau 116 du rotor, à proximité du moyeu 118. Pendant la projection vers l'extérieur sous Inaction de la force centrifuge, cette matière s'étend sous la forme d'une mince couche sur la,face supérieure sans obstacle et sensiblement lisse du. plateau 116.
Son mouve-' ment subit ainsi une accélération rapide, et les particules de la couche mince viennent heurter les marteaux 122 qui brisent ' ainsi pratiquement.,toutes les particules, par exemple tous les grains qui se présentent en couche mince. Les fragments sont ensuite projetés vers l'extérieur par les marteaux. de sorte qu'ils viennent violemment frapper les boulons de percussion 130,
On a trouvé que la face sans obstacle et lisse entre le moyeu.
118 et les marteaux 122, ainsi que les rangées circulaires concentriques des marteaux 122 et des'boulons de percussion 126, respectivement du rotor et de la couronne, assurent une action de percussion hautement efficace.
Aved un appareil de ce genre, on crée un mécanisme pouvant fonctionner à grande vitesse et pouvant recevoir un maximum de force motrice. De plus, cet appareil est -conçu
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dans le sens d gun. aacimum de simplicité en vue d'un fonctionne- ment sur et d'un Maximum d'économie pour la construction. Il se prête ainsi largement et avec souplesse à toutes les applica- tions, desorte qu'il peut fonctionner dans toutes les positions d'un bout à l'autre du procédé de broyage;
, tel qu'il sera décrit ,ci-.après
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Avant tout broyage par percussion il est nécessaire d'épurer soigneusement les grains pour les débarrasser de pou. sières et d'autres corps étrangers, par exemple d'autres grains, de graines, de cosses, de balles, etc... De préférence, et complémentairoment aux procédés les plus usuels d'épuration, il convient de soumettre le blé à des opérations de broyage par percussion en combinaisonavec des aspirateurs, tels que les décrivent par exemple les Brevets aux ETATS-UNIS Nos.
2.529.679 et 2.6450345, en vue de l'élimination et de la des- truction des insectes et de fragments d'insectes. De plus, les grains sont conditionnés au point de vue de leur teneur en hu- midité avant le broyage. Une application de vapeur d'eau ou d'eau avant l'introduction des grains dans les appareils de bro- yage est par èxemple favorable, et on a trouvé que la teneur en ..humidité des grains introduits dans le procédé de broyage par percussion doit être d'une façon générale supérieurade 2% en- viron à celle de grains similaires qui doivent être broyés par des cylindres. La premiers teneur en humidité doit être su- périeure d'environ 0,5 à @% à la teneur normale.
En d'autres termes, les grains doivent contenir de 15,5 à 16 % d'eau envi- ron. On.doit ajouter à peu. près 2 % d'humidité quelques minutas avant le procédé par une dauxième humidification, c'est-à-dire directement avant l'entrée dans l'appareil de broyage. Ce com- plément d'humidité ajouté par la deuxième humidification ne pénètre que dans le son et en augmente la ténacité. Cette ac..
'tion de renforcement perme-: au son de résister lorsque l'en- dosperme est détaché par 1 effet de la percussion.
Ainsi qu'il a été indiqué dans l'angle'supérieur à gauche de la figure'6, les grains épurés et conditionnés de la manière décrite entrant dans le premier appareil centrifuge de broyage par percussion IM-1. L'action des chocs nécessaire à la
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mise en oeuvre du procédé de broyai selon l'invention peut être exercée dans des broyeurs à percussion divers. Toutefois, l'intensité des chocs varie en plusieurs points du procédé et, pour cette raison, le,broyeur à percussion précédemment décrit convient parfaitement à la mise en oeuvre du procédé.
Sans li- miter 'la portée de l'invention, et simplement pour décrire complètement les particularités les plus importantes, on propo- sera ci-après des vitesses de rotation du rotor des divers bro- surs à percussion utilisés d'un bout à l'autre de l'installa- tion, et ces vitesses soht celles qu'on peut utiliser avec un broyeur à percussion tel qu'il a été décrit en regard des fi- gures 1 à 5 du dessin, comportant un rotor ayant un diamètre extérieur de 685 mm, avec une distance de 665 mm entre le centr et les,marteaux, et une distance de 19 mm entre le pourtour dq -..rotor et l'aile cylindrique de la couronne.
Les vitesses indi- quéea ci-après s'appliquent à un appareil ainsi constitué.
Le broyeur à percussion IM-1 représenté sur la' figure 6 est réglé pour tourner à une vitesse relativement fai- ble, par exemple de 1500 tours-min. L'action de ce broyeur à percussion, qui est relativement légère,, est principalement destinée à fendre les grains le long de leurs lignes de disi- sion naturelle, en ne donnant qu'un minimum de farine. Le pro- duit tombe ensuite sur le tamis bs-1, et les résidus de ce tamis sont repris par le premier aspirateur b-1 disposé au- dessus du broyeur centrifuge à percussion IM-2. Les résidus aspirés sont introduits dans le broyeur IM-2 et le traversent pour passer sur le tamis bs-2, dont les résidus dont repris par le deuxième aspirateur b-2, qui les refoule dans le broyeur à percussion IM-3.
Ils arrivent ainsi sur le tamis bs..3,
Dans une installation comprenant des broyeurs à cylindres, ces cylindres sont cannelées, les premiers grossiè- rement avec environ 12 à 13 cannelures par pouce (25 mm), et ces
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cannelures deviennent ensuite de plus en plus fines pour le deu xième, le troisième et le quatrième broyage. Généralement, l'un des cylindres tourne environ deux fois et demi plus rapidement que l'autre, et les cannelures s'étendent longitudinalement en hélices sur le pourtour des cylindres. L'action d'un broyer à cylindres est donc destinée à briser chaque grain de blé pen- dant qu'il est coincé dans les cannelures du cylindre tournant plus lentement que l'autre.
Le cylindre tournant plus rapidement intervient tout au moins en théorie pour ouvrir les grains et pour les étaler à plat. Le but de toutes les opérations de bro-. yage successives dans les broyeurs à cylindres est de maintenir le son à plat contre le cylindre lent, et de faire intervenir le cylindre rapide pour racler successivement de minces pelli- cules d'endosperme. Ainsi qu'il a été décrit précédemment et en 'admettant une action de raclage théoriquement parfaite, cette action a lieu. de plus en plus près du son à chaque intervention du cylindre rapide, ce qui augmente la teneur en cendres de l'endosperme enlevé au fur et à mesure que le raclage se rappro.. che du son.
Pratiquement, cependant, le son est étalé à plat sur le cylindre lent dans la moitié des cas, parce que rien n'empêche l'action inverse, l'endosperme étant alors coincé sur le cylindre lent, tandis que le cylindre plus rapide racle le côté du sono De plus, le son est fréquemment replié sur lui,%, même et présente alors une pellicule de son sur les deux côtés, c'est-à-dire sur le cylindre rapide et sur le cylindre lente avec ltendosperme intercalé.
Malgré ces imperfections, qui sont accentuées d'une opération àe broyage à la suivante -'les deux cylindres de chaque@broyeur doivent être de plus en plus rappro- chés l'un de l'autre au fur et à mesure que le broyage progressa ce qui a tendance à donner des particules de son de plus en plus fines.
Il en résulte que dans une installation coinprenant des . broyeurs à cylindres, les meilleurs produits sont fournis par ],eu
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premiers broyas, tandis que les produit do qualité résul- tant de ces opérations sont ensuite normalement réduit:} on farine de haute qualité. La farine produite on partant des produits que donnent lea broyeurs suivants présonte normalement uheteneur supérieure an cendres avec dos propriétés inférieures de cuisson, , et forma donc la farine de seconde qualité.
En revanche, dans le procédé de broyage par percus- sion, les produits résultant de chaque broyeur sont comparables, sauf que la presque totalité des carmes est dégagée en grains entiers dans les deux ou trois premiers broyeurs, ce qui dépend de l'intensité des chocs. Il est possible d'éliminer pratiqua- ment la totalité 'des germes, de l'endosperme que donnent ces broyeurs.
Ensuite, cet endosperme est réintroduit et combiné avec des courants sensiblement similaires, débarrassés de ger- ..mes ..provenant d'étages de broyage ultérieurs. Plus exactement, les tamis bs-1, bs-2 et bs-3 peuvent présenter un nombre de fila de l'ordre de 16 à 18, tandis que les tamis bs-4, bs-5 et bs-6 peuvent présenter un nombre de fils de l'ordre de 30 environ.
Les "dessous" traversant les tamis bs-1, bs-2 et bs-3 et les "dessus" des tamis bs-4, bs-5 et bs-6 sont tous dirigés vers uh aspirateur g-1, qui est réglé pour, extraire toute particule de son entière arrivant jusqu'en ce pointa Ce son est ensuite traité d'une manière qui sera décrite' ci-après. Les produits de qualité inférieure et les germes sortant de l'aspirateur g-1 sont dirigés vers un séparateur de germes, et l'endosperme ainsi séparé des germes est réintroduit dans le courant princi- pal de l'installation de broyage immédiatement au-dessus du premier appareil de classement.
La séparation entre les germes et l'endosperme est pratiquement complète en ce point, et comme l'endosporme ainsi séparé est réintroduit dans le courant des derniers broyeurs, tous les produits introduits dans la premier appareil de classement présentent sensiblement la même teneur en
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cendres et la marne qualité de farine.
En se reportant de nouveau à la figure 6, on voit que les dessus du tamis bs-3 sont repris par l'aspirateur b-3 et passent dans le broyeur à percussion 114-4 pour être déposés sur le tamis bs-7. Le cycle continue ensuite de la même manière.
Les dessus du tamis bs-7 passent donc à travers Inspirateur
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b-4. et le broyeur à percussion IM-5 sur le tamis bs-8, dont les dessus sont repris par l'aspirateur b-5 qui les fait passer à travers le broyeur à percussion b-6 sur le tamis bs-9. Les tamis bs-7 , bs-8 et bs-9 présentent de préférence environ 20 fils, Ainsi que l'indique la figure 6, les dessous traversant
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ces tamis sont remélarés avele les dessous traversant les tamis bs-4, bs-5 et bs-6 au-dessus du premier appareil de classement et ce d'une manière qui sera décrite di-après.
Ainsi qu'il a ''été indiqué précédemment, le procédé de broyage selon l'inven-
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tion n'est pas 7i.m.té à' un broyeur à percussion particulier, Cependant, lorsqu'on otilise un broyeur agencé et proportionné de la manière décrite, on peut obtenir des résultats favorables
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avec=les vitesses de as.tion suivantes :
1750 toursmin, pour le broyeur IM-2, 2000 .purs/min pour le broyeur Ilvl-3t 2150 tours/min pour le Ili14, 2300 tours/min pour le broyeur IM-5, 2500 tou:s/min le broyeur IN-*6.'On a également déterminé le taux d'extradition-pour chacun de ces étapes de broyage, etest-à-dire que, 1te taux d'extraction est le même pour toutes les applications pratiques dans les étages de broyage 'IK-1, "1?2, I'I-3, 'IM-4, et IT 6, sauf en ce qui concerne les germes dans les étages 1 2 et 3.
Il est en fait surprenant de constater l'uniformité dèe caractéristiques de mouture de ces étages de broyae, p.rce que test le contraire de ce que donne une-installation comprenant broyeurs à cylindres, dans la- quelle le broyage proprement @t, notamment,donne un produit
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a caractéristiques de mouture non uniformes, exilant d'être très soinousemont tamisé, aspiré, épuré, etc... l'ar contre dans le procédé de broyai par percussion selon l'invention, le tamisée et les opérations similaires sont très largement simplifiées d'une manière décrite ci-après.
Abstraction faite de l'uniformité du produit sortant des différents étapes de broyai les particules de son sont déà±ées en fraents relativement importants, qui peuvent être facilement éliminés par aspiration au cours des opérations de broyas, de la manière qui vient d'être décrite. Cette aspira- tion est naturellement très faible et calculée soigneusement pour éliminer exclusivement le son. En utilisant des aspira- teurs de ce genre dans une installation à six broyeurs, on trouve que 7 à 8 % ou à peu près la moitié de la totalité du son est .éliminée sous une forme parfaitement épurée.
Ceci diffère net- tement du procédé de broyage avec des broyeurs à cylindres, où le raclage, le "rasage" et le déchiquetage sur les cylindres ont tendance à briser le son en petites particules, ce qui rend beaucoup plus difficile la séparation par des épurateurs et d'autres appareils compliqués et coûteux. Il va sans dire qu'un procédé de broyage quelconque est d'autant plus avantageux que le son est éliminé plus rapidement. En effet, plus le son est traité ou travaillé dans une installation, plus il risque d'être brisé en petites particules difficiles à éliminer, ce qui donne alors un produit riche en cendres dans les circuits à -farine.
Les dessus du dernier tamis bs-9 suivant'le dernier broyeur à percussion IM-6 peuvent éventuellement contenir une faible proportion de son auquel adhèrent encore des parcelles d'endosparme. Une faible proportion de particules de son sépa- réss/par les aspirateurs b-1, b-2, b-3, b-4 et b-5 peut également contenir des parcelles d'endosperme. Il est généralement plus
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efficace de faire passer ces particules de son et les dessus du tamis bs-9 entre les cylindres de broyage 20, qui sont de préfé- rence lisses ou finement cannelés pour détacher les parcelles d'endosperme. Le produit tombe ensuite sur le tamis bfs, et les ,particules traversant ce tamis peuvent rejoindre les particules traversant les autres tamis des broyeurs, pour tomber avec celles-ci dans le premier appareil de classement.
Les dessus du tamis bfs vont vers un appareil dépoussiéreur ou destiné au traitement final, et passent ensuite dans un collecteur de son.
On à trouvé qu'il est préférable: d'utiliser l'aspira- tion après chaque broyage par percussion. les cinq aspirateurs b-1, b-2, b-3, b-4 et b-5 produisent donc ensemble une aspira- tion d'une intensité inusitée dans cette partie du procédé de broyage. Ainsi qu'il a.été indiqué précédemment,, ceci est pos- sible parce qu t une grande proportion de son est débarrassée de l'endosperme, et parce que ce son peut être séparé de la ma- tière par aspiration. Cependant, l'utilisation de ce grand nombre d'aspirateurs présentel'inconvénient de sécher les produits, mais on peut parfaitement le compenser en ajoutant de l'air humide, de préférence à chaque aspiration.
En fait,l'introduc- tion de l'air humide dans l'installation par l'intermédiaire de ces aspirateurs, ai far et. à mesure que les produits pro- gressent à travers l'installation, constitue un procédé appro- prié pour le réglage des conditions d'humidité, c'est-à-dire de la teneur en humidité des produits d'un bout à l'autre du 'cycle de broyage,
Ainsi'que le montre le dessin, et grâce à l'unifor- mité du produit fourni par les. différentes opérations de broyage, les dessous avant les tamis bs-4, bs-5, bs-6, bs-7, bs-8, bs-9 et bfs peuve être réunis pour passer dans l'appa- reil de classement. Cet ppareil est de construction normale et
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peut être constitué par plusieurs tamis superposés fs-1, fs-2, fs-3, fs-4 et fs-5.
La calibrage de ces tamis peut varier sui- vant les. caractéristiques des opérations de broyage précédentes, et suivant les procédés,les opérations et l'installation, par exemple suivant le type des appareils de séparation, les dimen- sions 'et les vitesses de fonctionnement des broyeurs à percus- sion utilisés et, bien entendu, d'un certain nombre d'autres facteurs.
A titre d'exemple, ces tamis peuvent présenter à peu . prés les proportions suivantes : 16 fils pour fs-1, 30 fils pour fs-2, 60 fils pour fs-3, 70 fils pour fs-4, 8xx pour fa-5 et 12xx pour fs-6. La proportion de farine ,de qualité inférieure résultant du broyage par percussion tel qu'il a été décrit est sensiblement inférieure, généralement de l'or- dre de la moitié de celle que donne une installation compre- 'nant ..des broyeurs à cylindres, mais sa teneur en cendres peut être un peu plus élevée.
En conséquence,, toute la farine passant à travers le premier appareil de classement de l'installation, c'est-à-dires à travers le tamis fs-6, peut être de qualité inférieure mais elle ne représente qu'une faible fraction du rendement total de l'installation. Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, l'endosperme fourni par l'ensemble des premiers broyeurs, généralement désigné par "issues", résulte de la rup- ture des grains de blé le long des lignas naturelles de division ou des lignes de moindre résistance et ces particules sont uniformes et généralement plus grosses que dans une installation de broyage à cylindres.
Les particules d'endosperme traversant un tamis à 30 fils environ, tel que le tamis fS-2, sont donc encore plus denses que les particules de son qui les accompagnent'. de sorte. que ces particules de. son se laissent séparer aussi économiquement que possible par aspiration. Les autres particules d'endosperme, comprenant celles, qui traversant le tamis fs-3,
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sont tellement fines qu'il n'est plus possible de séparer éco@@- miquement les particules de son par aspiration.
On envoie donc ces produits vers des épurateurs avant de les néduire en farine,
Plus exactement, les.produits épurés sortant des épurateurs Ipur 1 et 2 passent dais l'épurateur Rpur 4 en vue d'une épura- tion complémentaire, avant d'entrer dans les appareils de réduc- tion.
Les issues à gros grains restant sur les tamis fs-2 et fs-3 sont invariablement formées par un mélange de par- celles d'endosperme, dont beaucoup adhèrent à un fragment de son;
On peut,-les calibrer dans des broyeurs à cylindres cannelés, mais les avantages du broyage par percussion sont encore appli- cables. Ces particules sont donc soumises à une série d'opéra- tions de broyàge par percussion d'une intensité suffisante pour ,.détacher les fragments de son de l'endosperme, et assurant une séparation complémentaire du son avant le'broyage de l'endo-. sperme par percussion plus intense en vue de sa réduction en 'farine.
Ces opérations sont mises en oeuvre dans un groupe de broyage intermédiaire, avec des vitesses de rotation plus grandes pour l'obtention de chocs plus intenses,, parce que les particules d'endosperme ont une masse plus faible que dans les premières opérations de broyage, et exigent donc des forces plus importantes pour détacher les particules de son,
Plus particulièrement, les dessus du tamis fs-1 sont formés en majeure partie par des particules de son contenant - une très faible proportion d'endosperme, de sorte qu'on peut les envoyer directement dans l'appareil de traitement final de la .manière indiquée sur le dessin. Les dessus du tamis fs-2 sont de.préférence aspirés en vue de l'élimination des particu- les de son qu'ils contiennent, et ils sont ensuite dirigés vers . l'aspirateur As-1.
Ceci est également le cas pour les dessus
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du tl1,m.is vs-.3, qo'ca1 diri.g.f1 dit é.éree ver? un x.x:f.èr &'pjrâleur As-Il. iiàLwi,1, qu'l li. été indiqua ,re.rc'lwaneui;, los deams des tamis fs-4 et fs.5 contiunllent des pariicaiux do 80n trop petites pour une élimination efficace par aspiration, et on les dirieeii-b par consuquant vars les cpurataurs Ipur 1 et Ipar 2,pour les faire passer ensuite au-delà du groupe de broyage intermé- diaire.En ce point, il est possible d'utiliser d'autres appa- rails de séparation, mais il est économique d'utiliser l'aspira- teur pour les gros crains destinés au groupe debroyage intermé.- diaire., où l'élimination du son est plus facile.
D'autre part, on croit que l'épurateur offre certains avantages pour les grains plus fins, parce 'que son fonctionnement est parfaitement sur pour la séparation des particules non désirées, telles que les petites particules de son, etc.. Il est facile d'utiliser .d'autres séparateurs en ce point, le but étant un classement ou une séparation efficace avant les opérations de broyage intermédiaire et de réduction.
Le nombre des opérations de broyage par percussion
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dans le groupe de broyage intoisë diairo peut varier suivant les conditions imposées à ce groupe. Cependant, l'expérience a montré que cinq broyeurs à percussion' tournant à des vitesses de 2000 à 2500 tours/min environ fonctionnent parfaitement, quoi- qu'un nombre inférieur de broyeurs, tournant à des vitesses su- périeures pour engendrer des chocs plus intenses, puisse fonc- tionner d'une manière parfaitement satisfaisante.
Il est cepen- dant préférable de mettre en oeuvre plusieurs opérations de bro- yage par percussion à des vitesses inférieures pour éviter la tendance à la pulvérisation du son adhérant aux particules d'endosperme, et pour éviter également autant que possible la réduction en farine jusqu'à ce que la totalité du son soit
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séparée de l'endos penne.
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Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, on voit sur la figure 6 queles dessus du ternie fs-2 passent dns l'aspirateur As-1 du groupe intermédiaire, et que les dessous de cet aspirateur passent dans le premier broyeur à percussion IM-1. Les dessus du tamis fs-3 passent dans le deuxième aspirateur As-II et les dessous de cat aspirateur rejoignent les dessous de l'aspirateur As-I pour passer aveo ceux-ci dans le premier broyeur à percussion IM-1 du groupe intermédiaire. Les dessous du broyeur à percussion IM-1 sont dirigés sur le tamis is-1, dont les dessus passent dans le premier aspirateur Ias-1 du groupe intermédiaire.
On peut encore utiliser des appareils quelconques pour la séparation du son, quoique l'expérience ait montré qu'un aspirateur convient probablement le mieux à cette séparation du son et d'autres - Impuretés détachées de l'endosperme dans le premier broyeur à percussion du groupe intermédiaire. Les dessous de l'aspira- teur Ias-1 passent dans le broyeur à percussion Im-2 et sont ensuite dirigés sur le tamis is-2.
Le cycle continue de la maniè- re suivante Les dessus du tamis is-2 passent dans l'aspira- teur Ias-2, ensuite dans le broyeur à percussion Im-3 du gmupe intermédiaire; les dessus du tamis is-3 passent dans l'aspira- teur Ias-3 ensuite dans le broyeur à percussion IM-4 du groupe intermédiaire; les dessus du tamis is-4 passent dans un aspira- teur Ias-4, dont les dessous entrent dans le 'dernier broyeur à percussion IM-5 du groupe intermédiaire. Les dessous du tamis is-5 rejoignent les dessus des aspirateurs Ias-1, Ias-2, les-3 et Ias-4 sur le chemin vers le broyeur à cylindres 22 pour le son.
L'agencement de ce broyeur cylindres 22 est de préférence sensiblement similaire à celui du broyeur 20 précédemment décrit, quoique les cylindres puissent être lisses ou sensi-
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blement tels qu'ils détachent pratiquement la totalité de l'endosperme adhérent oncore aux p rticules de son. Le produit passe ensuite sur le tamis à son Bs-1, dont les cessus sont dirigés vers le collecteur. Les dossous du tamis @@@@@@@@@ Bs-1 sont introduits pour plus de sûreté dans un dernier broyeur à percussion empêchant un reste d'endosperme de passer dans le collecteur de son. Les produits sortent de ce broyeur tombent sur 'un tamis bs-2, dont les dessus sont dirigés vers le collec- teur, tandis que les dessous forment de le farine de secon- de qualité.
On retrouve dens le groupe intermédiaire la même qualité uniforme du produit que donne le groupe de premier broyage précédemment décrit, c'est-à-dire que les parti- cules d'endosperme sont des parcelles de grosseurs diverses avec très peu de son en grains fins ou en poudre. En conséquen- ce, la teneur en cendres est très faible et les dessous des ternis is-1, is-2, is-3, is-4 et is-5 peuvent être avantageusement mélangés pour être amenés au-dessus du deuxième appareil de classement formé pax plusieurs tamis superposés ss-1, ss-2, ss-3, ss-4 et ss-5. Quoique le calibrage de ces tamis puisse varier suivant l'installation et suivent les produits, on propose de choisir à peu près le calibrage suivant 30 fils pour ss-1, 50 fils pour ss-2, 72 fils pour ss-3, 92 fils pour ss-4, 12xx pour ss-5.
Les dessous de ce deuxième appareil de classement sont for- més par de la farine de bonne qualité. Pratiquement, on a trouvé que 0' est une farine de très @aute qualité avec une teneur très faible en cendres. Les disais de ces tamis sont.de préi'é- ronce dirigés dans des équrateur en vue de l'élimination du son ' et d'autres impuretés, dont les crains sont en ce point si pe- tits qu'il n'est pratiquement p us possible de les extraire par aspiration. Bien entendu, on peut utiliser des appareils appro-
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priés quelconques pour l'élimination des impuretés de la farine.
Le plus souvent, on a cependant trouvé que les épurateurs nor- maux fonctionnent d'une manière satisfaisante. En conséquence, les dessus du tamis ss-1 passent dans l'épurateur Rpur-1, les dessus du tamis ss-2 dans l'épurateur Rpur 2, les dessus du tamis/ss-3 dans l'épurateur Rpur-3; et les dessus du tamis ss-4 dans- l'épurateur Rpur-4. Les dessus du tamis ss-5 rejoignent les dessous des épurateurs Rpur-1,2,3 et 4 pour passer avec ceux. ci' dans le premier broyeur à percussion Re-1 du groupe de rédue- tion.
On peut utiliser un nombre quelconque de broyeur* à percussion pour le groupe de réduction. On a cependant trouva qu'il convient d'en utiliser six avec les proportions et l'âgée cement précédemment décrits, et de les faire tourner à des vi- tesses d'environ 3500 tours/min. Les tamis rs-1 à rs-6 utilisée . dans ce groupe sont de préférence en fils de soie et calibrés
12xx. Les produits passent donc du broyeur à percussion Re-1 du groupe de réduction sur le tamis rs-1, dont les dessus sont dirigés vers le deuxième broyeur à percussion Re-2. Ainsi que l'indique la figure 6, le cycle de réduction continue de la ma- nière suivante-: les dessus du tamis rs-2 passent dans le bro- yeur à percussion Re-3 eombant sur le tamis rs-3.
Les dessus du tamis rs-3 passent dans le broyeur à percussion Re-4 et tom- bent sur le tamis rs-4. Les dessus du tamis rs-4 passent dans le broyeur à percussion Re-5 et tombent sur le tamis rs-5, et les dessus de ce tamis,passent dans le broyeur à percussion Re-6 et tombent sur le tamis rs-6. Les dessus du tamis rs-6, dont la quantité est très faible, sont dirigés vers un broyeur à cylin- dres approprié, similaire au broyeur 22, passent à la sortie de
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celui-ci dans un broyeur à percussion et tombent sur un tamis en vue de l'extraction d'un reste de farine, épurée ou de hau- te qualité suivant les conditions de fonctionnement. Dans tous les cas, la plus grande partie du produit du groupe de réduction passe à travers l'un des tamis rs-1 à rs-6, et les dessous de. ces tamis forment une farine de haute qualité.
On peut obtenir des résultats égaux ou quelquefois supérieurs en substituant 'des appareils de olassement à air aux tamis rs-1 à rs-6.
Le procédé de broyage selon l'invention, pour ' la mise en oeuvre duquel on utilise d'un bout à l'autre des broyeurs à percussion faisant intervenir la force centrifuge, offre de nombreux avantages qu'il était jusqu'ici impossible d'obtenir avec des broyeurs à percussion quelconques. Ce procédé de broyage permet' d'obtenir une proportion beaucoup plus impor- tante en farine de haute qualizé, et le rendement est très su- périeur à celui d'un broyeur à cylindres comparable, c'est-à- dire qu'il est possible d'obtenir un rendement supérieur par uni- té de blé. 1/installation nécessaire à la mise en oeuvre de ce procédé de broyage est beaucoup moins coûteuse, non seule- - ment en ce qui.
concerne le prix par unité, mais parce qu'il suffit d'utiliser un nombre d'appareils beaucoup moins impor- tant. La consommation de force motrice est beauooup plus faible, l'entretien et l'encombrement sont moins importants, et les ap- pareils sont bien plus légers, ce qui réduit la charge imposée aux planchers d'un moulin. Les moulins actuellement connus uti- lisant des broyeurs à cylindres exigent un grand .espace pour as- surer un broyage convenable, et ceci n'impose pas seulement loin.. vestissement initial de capitaux importants, mais pose de nom-
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breux problèmes pour le transport des produits vers les diffé- rents étapes du moulin.
Grâce au fait que les appareils de l'installation de broyage selon l'invention exigent moins de réglages, ils ne risquent pas de se dérégler ou de subir des pannes de fonctionnement par le facteur humain. Le cycle des produits étant très simple, les problèmes de transport sont sen- siblement'réduits. En fait ce cycle se prête parfaitement au transport par voie pneumatique. Les broyeurs à percussion engen- drent eux-mêmes une pression positive importante d'un bout à l'autre de l'installation, et il est possible d'injecter de l'air additionnel dans cette installation chaque fois qu'on le désire sans contrarier les diverses opérations.
Il entre dans le cadre de l'invention de prévoir le transport pneuma- . tique d'un bout à l'autre de 1 installation, ce qui contribuerait du reste au réglage des conditions d'humidité. Il convient éga- lement de noter que le même moulin peut servir indifféremment pour le blé tendre ou dur, ou pour des combinaisons de ces blés,
Le seul changement important, qui puisse être indiqué pour le passage du blé dur au blé tendre, concerne les appareils de tamisage qui doivent être calibrés un peu plus finement pour le blé tendre. Il est également simple de prévoir à chaque éta- ge du moulin un ou deux broyeurs à percussion complémentaires, c'est-à-dire pour le groupe de premier broyage, le groupe inter médiaie et le groupe de réduction.
Ses broyeurs complémentaires peuvent être intercalés à volonté par des simples réglages, et offrent ainsi au minotier la possibilité d'adaptation aux produits de départ, aux conditions de fonctionnement, etc...
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On voit ainsi que les buts précédemment indiqués ou ressortant de la description sont effectivement atteints. Il est'oependant entendu que l'invention n'est nullement limitée au procédé décrit à titre d'exemple seulement, ni à l'installation représentée sur le dessin, et qu'on peut imaginer des variantes et des modifications de certains dé- talle sans, s'écarter du principe.
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