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On connaît de nombreuses propositions visant à transformer la fonte en acier en soufflant des moyens d'affinage gazeux sur ou dans le courant continu de fonte. La plupart de ces propositions présentent un point de vue commun, à savoir que le courant de fonte doit être disposé dans une position horizontale ou légèrement in- clinée. Afin de pouvoir commander avec précision les réactions se produisant successivement, ou mieux, l'une à cote de l'autre, on a souvent proposé de prévoir des compartiments de réaction, constitués
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par des encastrements en forme de cheminée et qui peuventêtre chargés par des laitiers de composition différente. En outre, on a proposé de charger le laitier de réaction de manière qu'il s'écoule en sens opposé à celui du courant de la fonte.
Lors de la mise en oeuvre d'un tel procédé, le dispositif procure un écoulement presque horizontal, progressant en sens opposé l'un vers l'autre des cou- rants de la fonte et du laitier. De ce fait, le laitier particulière- ment apte à la réaction, doit entrer en contact et agir sur le métal déjà fortement affiné auparavent.
Ensuite, il a été proposé d'affiner en acier un jet de fonte s'écoulant librement au moyen du soufflage latéral avec des 'gaz d'affinage contenant de l'oxygène, éventuellement en introdui- , sant dans le courant de gaz des parties constitutives du laitier en forme de poudre. Un tel dispositif doit servir à évacuer le laitier qui se forme directement avec la fonte et ce laitier peut éventuel- lement continuer à réagir ultérieurement avec le métal, affiné auparavent au point de réaction, et ce, dans un récipient quelcon- que.
Toutes ces propositions comprennent et traitent une grande difficulté-, à savorir ; procurer les conditions nécessaires à la réaction entre le fer et le laitier en ce qui concerne la durée de la réaction et le contact entre le métal et le laitier.
Suivant un procédé ne faisant pas partie de l'état de la technique, il est prouvé que lors d'un affinage au vent quelconque, toutes les réactions d'affinage et non seulement, par exemple, la décarburation et la déphosphorisation, mais simultanément la scori- fication de la silice et du manganèse, peuvent se dérouler simultané- ment et totalement, si tous les éléments nécessaires à l'affinage : oxygène,- fonte et laitier, s'écoulent ensemble en continu dans un dosage précis jusqu'au moment où la capacité du récipient d'affinage est atteinte.
Grèce au dispositif suivant l'invention, ce procédé, ne faisant pas encore partie de l'état de la technique et qui avait été développé comme un procédé discontinu, peut être mis en oeuvre
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maintement comme procède continu, avec tous les avantagea d'un tel procédé continu, dans le cas spécifique de l'affinage,- depuis le dessus par le soufflage de moyens d'affinage gazeux aur la surface du bain.
Ce dispositif permet de réunir à un même point tous les éléments qui doivent agir et réagir ensemble, à savoir l'oxygène, la fonte, le laitier et la température de réaction, de manière que toutes les réactions se déroulent simultanément et que, sans être gênés par les phénomènes qui se produisent à ce point de réaction, l'acier et le laitier en excès sont évacuée en continu tout en présentant presque toujours la même composition et sous une tempéra- ' ture presque toujours identique*
Suivant l'invention le dispositif est constitué par un . récipient allongé disposé verticalement et, de préférence, de forme cylindrique ;
par un dispositif d'amenée pour le jet de fonte, dis- posé au-dessus du dit récipient ;par une amenée de gaz d'affinage ; par un dispositif de chargement pour les matières d'addition ; ainsi que par deux ouvertures servant au soutirage, respectivement de l'acier achevé et du laitier. L'ouverture du fond servant au souti- rage de l'acier achevé est avantageusement reliée à un siphon muni d'un trop-plein situé légèrement au-dessus du niveau du métal dans le récipient.: En outre, le récipient- porte, de préférence, un cou- vercle muni d'ouvertures pour la fonte, pour l'amenée du moyen d'affinage gazeux, pour les matières d'addition et pour les gaz brûlés.
Une forme d'exécution, donnée à titre d'exemple non limi- tatif, est représentée au dessin annexé.
Un récipient 1, allongé et avantageusement rond, reçoit le Jet de fonte 2 et, au moyen'd'une lance de soufflage 3 avantageuse- ment refroidie à l'eau, le jet de gaz 4 contenant de l'oxygène et servant à l'affinage, ces deux jets étant conduits uniformément et @ en permanence sur la surface 5 du bain 6 se trouvait dans le réci- peint 1. En même temps, un dispositif de chargement connu 7 permet de charger sur la surface 5, sait en permanance soit périodiquement,
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des matières 8 favorisant la formation de laitier ou des moyens de refroidissement de toute espèce.
L'acier achevé s'écoule en perma- nence par le point le plus bas du récipient 1 au moyen d'une ouver- ture 9 de manière que pendant, l'affinage, le niveau de métal 5 reste toujours à la même hauteur, malgré l'arrivée régulière de la fonte.
Un réglage approprié peut êtr obtenu, soit par la modification de l'ouverture d'évacuation, soit, lorsque l'ouverture d'évacuation reste inchangée, par un réglage commun de l'arrivée de la fonte et de celle du courant de gaz d'affinage. Cependant, de manière particu- lièrement avantageuse, un tel réglage est obtenu du fait que le jet, quittant le fond du récipient, est conduit à travers un siphon 10 -muni d'un trop-plein 11 se situant légèrement au-dessus du niveau 5 du métal dans le récipient, et ce, en rapport avec la valeur de la pression exercée par la colonne de métal et de laitier dans le réci- pient. Au-dessus du niveau du métal on obtient une couche uniformé- ment épaisse du laitier 12 du fait que le récipient 1 est muni d'un trop-plein 13 pour le laitier.
Le dispositif suivant l'invention comprend, en outre, un réglage automatique l'un par rapport à l'autre des arrivées de la fonte 2 et du moyen d'affinage 4 contenant de l'oxygène, ce réglage pouvant être obtenu, par exemple, du fait que le moyen d'affinage contenant de l'oxygène et la fonte sont amenés chacun par l'intermé- diaire d'un réservoir 14, respectivement 15; les deux réservoirs étant pesés-l'un par rapport à l'autre sur la balance 16 de manière que les pertes en poids des deux réservoirs soient maintenues identiques suivant des rapports de poids-déterminés. Cependant, tout autre type de dosage automatique ou manuel pour l'équilibrage de la fonte et du gaz d'affinage contenant, de l'oxygène est également couvert par l'invention.
Au-dessus du récipient, il est possible de prévoir un couvercle 17 servant à réduire le rayonnement et portant, en plus des ouvertures pour la fonte 18, pour le moyen d'affinage gazeux 19 et pour les matières d'addition 20, une ouverture 21 pour les gaz brûlés ; plusieurs de ces jets pouvant également s'écouler par une
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lde récipient et le couvercle reçoivent un revêtement en céramique, résistant à la chaleur. Suivant la capacité de ce disposi- tif, il est possible de travailler avec un, ou plusieurs courants de gaz soufflant sur la surface, ainsi qu'avec un ou plusieurs courants de fonte. De même il est possible de prévoir un ou plusieurs dis- positifs de chargement pour des matières d'addition de type quelcon- que.
Le moyen d'affinage peut être constitué par de l'oxygène techniquement pur, de l'air, du CO2, du H20, chacun de ces éléments pouvant être utilisé séparément ou bien dans un mélange quelconque.
Lors de l'utilisation du dispositif suivant l'invention et si @ bouffie avec plusieurs lances de soufflage ou avec une seule lance et plusieurs jets de soufflage, il est possible de travailler de manière particulièrement ava-ntageuse suivant un procédé rle fai- sant pas encore partie de l'état de la technique en procédant de manière qu'un ou plusieurs jets de soufflage soufflant à travers la couche de laitier sur ou dans le bain de métal, tandis que l'autre ou les autres jets de soufflage ne soufflent que sur ou dans le laitier.
Suivant ce procédé, ne faisant pas encore partie de l'état de la technique, il est possible de régler la teneur en carbone dans de larges limites par rapport à un degré d'oxydation prédéterminé du métal et du laitier et qui peut être caractérisé, par exemple, par la teneur en (p),ou la teneur en (Un) dans le métal et la te- neur en (FeO) du laitier.
Le dispositif suivant l'invention réunit tous les avantagea de simplicité au point de vue construction, et permet la mise en , oeuvre d'un tel procédé continu d'une manière techniquement impec- cable et, partant de là, sûre et économique.