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Il est connu qu'une surface diffusante observée par transparence tend à délimiter dans la- salle des spectateurs une zone assez étroite d'où les images projetées paraissent sur toute l'étendue de l'écran uniformément et suffisamment éclairées, zone qui a pour plan de symétrie le plan vertical perpendiculaire à l'écran contenant l'axe de l'objectif du projecteur et qui ne s'étend guère de part et d'autre de ce plan. Si, pour étendre cette zoned'observation satisfaisante, on accroit le pouvoir diffusant de cette surface c'est in- évitablement le rendement de la transmission qui s'en ressent.
On propose de pallier ces impropriétés des surfaces diffusantes à observer par transparence, telles qu'elles sont connues, de la manière suivante :
Sur la figure 1, qui en représente une faible portion en coupe par un plan vertical parallèle à l'axe de l'objectif de .projection, la surface plane diffusante d'un écran ordinaire est remplacée par une cloison plane verticale perpendiculaire
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au plan de la figure d'une certaine épaisseur e solidaire d'un support plan transparent G, une glace par exemple.
Cet-ce cloison P, est composée d'éléments identiques empilés, en matière plastique de préférence parfaitement transparente, chaque élément figuré en 1, 2, 3, 4, étant un prisme dont les arêtes délimitant quatre facettes planes perpendiculaires au plan de la figure sont horizontales, ont une longueur égale à la largeur de l'écran, la coupe de ce prisme par le plan de la figure étant un parallélogramme dont les côtés 1-2 et 3-4 sont inclinés à 45 de préférence sur le plan du support G et sur l'axe optique'principal de l'objectif de projection, la somme de ces prismes adhérant par la même facette 2-4 pour chacun à ce support G par collage par exemple.
De l'intérieur de chacun de ces éléments prismatiques la-facette 1-2, considérée très agrandie figure 1 a, est polie.et constitue un miroir réfléchis- sant au taux le plus élevé qu'il est possible d'obtenir par dépôt métallique par exemple, avant empilage et collage des éléments prismatiques. La facette 3-4 qui lui est parallèle, se présente de préférence sous un aspect dépoli ou même rugueux, et est, également avant collage, recouverte d'une couche blanche diffusante par réflexion.
Si l'écran est de faible dimension, il est associé à une lentille qui le recouvre entièrement du côté de l'objectif de projection et la cloison P est frappée par des faisceaux de lumière qui sont ainsi rendus très sensiblement parallèles à l'axe de -l'objectif de projection. Toute facette telle que 3-4 . de l'ensemble des éléments prismatiques qui constituent la cloison ne peut alors recevoir' la lumière venant de cet objec- tif qu'après une première réflexion sur une facette 1-2.
Après ce parcours brisé, la lumière que reçoivent les observa- 'teurs dans un espace situé au-delà de la glace G ne peut leur provenir que des facettes 3-4 de.ladite cloison c'est à dire après la seconde réflexion caractéristique qu'on donne la somme sesdites .facettas 3-4 constituant cette cloison. On peut alors
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compter que la répartition de la lumière provenant d'une telle réflexion se produise uniformément dans un espace beaucoup plue vaste que celui déterminé par l'emploi' d'une surface diffusants à observer par transparence. On peut compter aussi que ce résultat soit obtenu au prix d'un rendement lumineux supérieur la mode de fabrication de telles cloisons est par exemple tel que oi-après défini.
On prépare des feuilles planes de matière plastique transparente de faible épaisseur constante valant h = eÚs par exemple. Ces feuilles planes d'une assez grande étendue reçoivent à l'avance un tain réfléchissant sur l'une de leurs faces qui est polie et une couche blanche diffusante sur l'autre face,' non polie de préférence, ou deux telles couches successivement sur la seule face polie. Ces feuilles sont empilées et collées les unes sur les autres en très grand nombre. Elles sont ensuite coupées en tranches d'épaisseur e suivant une même inclination à 45 sur chacune d'elles, en sorte que dans une cloison ainsi fabriquée la diagonale 2-3 de chaque élément prismatique soit perpendiculaire aux faces délimitant ladite cloison P.
A cette condition aucun rayon en provenance de la partie amont de l'écran et normal sur lui à l'incidence ne parvient à la partie aval sans avoir -subi les deux réflexions caractéristiques successives sur les facettes 1-2 et 3-4 de tous les éléments prismatiques de la cloison P.
Une.perte de lumière est à consentir inéluctablement quelle que soit la grandeur de l'écran notamment elle se produit sur la figure du point 6 au point 3 de toute facette 3-4. Cette . perte est faible. On peut y parer en striant par gaufrage par @ exemple la face 3-4 des éléments prismatiques. Par ce moyen le 'cône solide de répartition de la lumière dans l'espace d'obser- vation peut présenter deux valeurs dans le plan vertical et dans le plan horizontal, et de la sorte on favorise l'utilisa- tion la plus rationnelle de l'espace réservé aux observateurs qui est généralement plus large que haut.
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Dans le cas encore de moyens et grands écrans, l'emploi de lentille telle que oi-dessus suggéré étant impratiquable, il faut, pour que la double réflexion caractéristique de l'emploi de ces cloisons se produise toujours avec le meilleur rendement sur toute l'étendue de l'écran, que l'inclinaison des facettes de chaque élément prismatique de la cloison varie sur le support transparent G à partir de l'horizontale de cet écran sur laquelle l'axe principal OH de l'objectif de projection traverse le plan de la cloison et que cette variation se produise de manière continue et progressive à mesure que l'on s'éloigne dans un sens ou l'autre de cette horizontale vers le haut ou vers le bas de ladite cloison P.
Dans ce but, d'une part, considérant la figure 2, la cloison est constituée de deux parties séparées par une coupure horizontale H1H2 au.point où l'axe principal OH1H2 d l'objec- tif de projection perpendiculaire à cette cloison doit la traverser et traverser son support.G. D'autre part, dans la fabrication de la cloison on prévoit de découper la pile des feuilles d'épaisseur égale à h après collage dés unes sur les autres non plus suivant deux plans parallèles inclinés à 45 sur le plan de ces feuilles, mais suivant les faces de deux' cylindres C1 et C2 par exemple à écartement constant ou éventuellement variable.
L'épaisseur h des feuilles empilées et collées étant faible et constante, on peut alors considérer que les élégants tels que 1, 2, 3, 4 pris isolément demeurent prismatiques en tout point de-l'écran. Cette cloison n'est bien entendu pas utilisée sous sa forme cylindrique. Après qu'on l'a déroulée et rendue plane en l'ùne de ses faces, ce que la nature des feuilles en, matière plastique permet, elle' est collée sur le suppo'rt plan G. Dans le plan de la figure 2 les surfaces cylindriques C1 et G2 ont pour origine les points H1 et H2 où ces. surfaces sont perpendiculaires à un même plan S1S2 coupant à. 45 par exemple les plans des feuilles empilées d'épaisseur égale'à h.
Une cloison oomplète est alors composée
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de deux demi-cloisons déroulées et collées par opposition l'une à l'autre au niveau de la ooupure H1H2 sur une même glace G plane, en contact avec elle par exemple par leurs faces C respectives,
C'est ainsi que' au bas de la figure 3a, les facettes 3-4 et 3 '-4 des premiers éléments prismatiques de ces deux demi- cloisons sont opposées à 90 l'une par rapport à l'autre. La oloison complète est placée' dans l'écran de manière telle précisément que l'axe principal de l'objectif de projection qui lui est perpendiculaire la traverse sur cette coupure.
Sur la figure 3a on voit encore le détail d'un élément prismatique considéré vers le bord haut ou bas de la cloison qui est le plus éloigné de la coupure H1H2 Au niveau de cette coupure les rayons lumineux incidents sur elle sont perpendiculaires à la cloison P, et en cette région les éléments prismatiques se comportent comme expliqué sur les trois figures 1.
Dans tous éléments prismatiques autres que les plus voi- sins de la coupure H1H2 et de manière plus accentuée à mesure qu'on s'éloigne de cette coupure vers les bords de l'écran, il ne suffit plus, pour que cette double réflexion ait sûrement lieu avec le'meilleur rendement que la ligne' 3-2, déjà considérée sur la figure 1 a, soit parallèle à la direction de la lumière au point où elle frappe la cloison. Soit en effet, représenté dans le haut de la figure 3a, l'élément prismatique de la cloison qui est le plus éloigné de. H1H2, et soit ¯ /2 l'angle d'incidence des rayons 'lumineux issus de l'objectif sur le plan de la glace G support de la cloison en cette région.
On peut voir sur la fig. 3a (haut) que si le rayon lumineux qui aboutit au point 2 de la face C2 provenait directe-' ment de l'objectif de projection suivant la direction 8-2 toute la fraction 7-2 de la facette réfléchissante 1-2 renversait la lumière dans la salle sans qu'elle ait subi la deuxième @
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réflection caractéristique sur la facette 3-4. Une variation continue depuis la coupure H1H2 de la cloison de l'inclinaison des facettes 1-2 et 3-4 des éléments prismatiques, ajoutée à une variation continue de l'épaisseur de cette cloison mesurée perpendiculairement à cette glace G apportent une solution satisfaisante à la perturbation causée par cette perte.