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Un gazomètre usuel du type à joints hydrauliques se compose en général de plusieurs cloches emboîtées les unes dans les autres et reliées entre elles par des joints garnis d'eau. Par exemple , dans un gazomètre à deux cloches, tel que représenté en coupe sur la figure I des dessins an- nexés, la cloche inférieure 10 est une cloche cylindrique sans fond reposant dans une cuve 11 remplie d'eau. La clo- che supérieure 12 avec fond supérieur 13 porte à sa base une' gorge 14 remplie d'eau, dans laquelle vient plonger la partie rabattue 15 de l'extrémité de la cloche 10.
Lorsque le gazomètre comporte des cloches intermé- diaires,elles sont raccordées les unes aux autres par une disposition analogue à 14-15, constituant joints hydrauliques.
En hiver, l'eau des joints, en contact avec l'at- mosphère risque de geler, surtout dans les gorges 14 dans lesquelles la masse d'eau est relativement peu importante.
Or, la congélation de l'eau du joint provoque une immobilisa- tion des cloches, et empêche le fonctionnement du gazomètre.
Pour éviter cette immobilisation par le gel, divers moyens ont été préconisés.
On a déjà utilisé des injections de vapeur dans les gorges 14 et la cuve 11 et plus particulièrement dans. les zones qui contiennent l'eau en contact avec l'atmosphère en 16 ou 17. L'injection de vapeur peut être assurée au moyen d'une tuyauterie perforée, logée dans la gorge 14, la vapeur se déversant dans l'eau des joints par barbotage. On peut aussi prévoir une tuyauterie non perforée fonctionnant à la façon d'un serpentin de réchauffage.
Cette disposition est efficace, mais elle ne peut être envisag@e que si l'usine possède une chaufferie en fon
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tionnement permanent. Sinon, il est nécessaire d'aménager une chaudière spéciale et la mise en action de celle-ci né- cessite toujours un temps assez long de mise en pression.
Un autre moyen consiste à créer dans les gorges 14 éventuellement dans la cuve 11 une circulation d'eau avec réchauffage extérieur. L'eau prise en un point est amenée, après réchauffage, en un autre point, par exemple diamétrale- ment opposé.
Cet orifice a un grave inconvénient : si la circu- lation n'est pas amorcée à temps, elle risque de se voir blo- quer par le gel, avec immobilisation totale du gazomètre et du dispositif préventif.
On a également utilisé des résistances électriques chauffantes, plongées dans les gorges 14 ou les parties ex- ternes de la cuve 11, résistances dont la mise en action et l'arrêt sont commandés par des thermostats placés soit dans l'eau, soit dans l'air extérieur .
Ces résistances toutefois exigent une quantité im- portante de courant, ce qui nécessite l'installation d'un transformateur spécial onéreux, pour une durée d'utilisation relativement courte.
La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients des moyens antérieurs et de mettre les joints à l'abri du gel dans d'excellentes conditions d'autonomie et, par suite, de sécurité.
L'invention consiste à disposer dans les joints - gorge 14 ou duve 11 - une tuyauterie parcourue par une circulation forcée en circuit fermé d'un liquide anti-gel réchauffé par une chaudière utilisant le gaz ou tout autre source thermique.
Comme on le voit sur les figures, la figure I étant
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une coupe verticale du gazomètre, la figure 2 étant une cou@@ horizontale partielle suivant la ligne II-II de la fi- gure 1, dans la partie 16 de la gorge 14 est montée une tuyau terie 18, noyée dans l'eau du joint.De même, dans la partie
17 de la cuve 11 est noyée une tuyauterie 19 . une des extré- mités de? tuyauteries 18 et 19 est raccordée à la tuyauterie
20 de re.: ulement d'une pompe 21. L'autre extrémité des tuyau teries 18 et 19 est reliée par 22 à la chaudière 23. Celle-ci comporte en 24 un vase d'expansion sur lequel peut être mon- tée l'aspiration de la pompe 21.
Comme on le voit, dès que la température extérieu- re l'exige, la chaudière 23 est allumée et la pompe 21 mise en route. Le liquide chauffé aspiré par la pompe est envoyé simultanément dans les canalisations 18 et 19 qui font le tour des joints à préserver, gorge 14 ou cuve 11, en réchauf- fant @eau qu'ils contiennent. Le liquide refroidi fait re- tour par 22 à la chaudière 23 et le cycle recommence.
Le liquide circulant dans la chaudière 23, la pompe 21 et les canalisations 18 et 19 est un liquide identique ou analogue à ceux dits anti-gel utilisés dans les radiateurs d'automobiles. C'est par exemple du glycol ou autre composé du même genre.
Le volume à mettre en oeuvre en circuit fermé est très réduit, n'entraînant qu'une faible dépense.
La chaudière 23 peut être chauffée au gaz. Elle est alors alimentée en combustible, soit directement sur le ga- somètre, soit sur la tuyauterie d'entrée ou de sortie du gaz dans le gazomètre.
La mise en route et l'arrêt de l'équipement anti- gel ci-dessus défini sont commandés par thermostat, comme dans le cas des installations à résistance électrique. Mais, avec
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le, disposition selon l'invention, en cas de carence de l'ap- pareil thermostatique, si l'eau de la cuve 11 et de la ou des gorges 14 vient à geler, elle peut être dégelée par la circulation du liquide incongel,able réchauffé par la chaudiè- re à gaz 23.
Le chauffage n'est pas tributaire d'une chauffe- rie ou d'une alimentation spéciale en combustible. La dépen- se de courant', pour l'entraînement de .la pompe 21 est insi- gnifiante et n'exige aucun appareillage spécial, le courant secteur pouvant être utilisé.
Dans l'exemple représenté, on a supposé qu'une chau dière 23 alimentait simultanément en parallèle les divers joints hydrauliques du gazomètre. Mais on peut prévoir un équipement indépendant pour la cuve 11 et chacune des gorges 14...
Avec une installation prévue seulement pour la cuve 11, la chaudière 23 et la pompe 21 sont placées sur le sol à proximité de la cuve . Pour une gorge 14 on peut prévoir tout l'appareillage, chaudière, gorges, fixé à la cloche in- téressée, le poids de l'ensemble étant faible par rapport à celui de la cloche 12 et pouvant d'ailleurs être équilibré par tout moyen approprié, contré-poids ou autre. On peut.aus- si pour une gorge 14 placer la chaudière et la gore sur le sol en les reliant aux tuyauteries 18 et 19 par des organes @ de compensation du déplacement vertical de la cloche 12.
11 y a intérêt sur la longueur des canalisations 18 et 19 qai Courent le long de la cloche 12 et de la cuve 11, à assurer un@ transmission de chaleur sensiblement constante.
A eet effet, on peut compenser la diminution de l'écart de température résultant du refroidissement du liqui- de en circulation par une¯augmentation de la surface d'échan. ge ou du coefficient de transmission de chaleur.
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On réalise cette compensation en augmentant le dia- mètre de la tuyauterie, 18 ou 19, quand on se rapproche du retour à la chaudière.
On peut aussi envelopper une partie des tuyauteries
18 et 19 d'un garnissage isolant d'épaisseur variable, plus épais au voisinage de l'entrée du liquide, plus mince du côté de la sortie du liquide, ou encore d'un garnissage comportant des tronçons isolants de longueur et d'espacement variables, l'effet calorifuge étant plus important sur la partie de la tuyauterie voisine de l'entrée du fluide chauffant.
Suivant une autre réalisation, on peut prévoir deux tuyauteries plongées dans les gorges 14 ou la cuve 11 dans lesquelles le liquide circule parallèlement en sens inverse.
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