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La présente invention est relative à un mécanisme d'entrainement de petits véhicules tels que des trucks por- teurs de charges et concerne particulièrement une form- d'en- brayage utilisée dans ce mécanisme. Le gonre de truck qui est utilisé pour transporter des charges dans les fabriques et lieux semblables doit @ê#re particulièrement facile à ma- noeuvrer en sorte qu'on puisse le faire tourner aisément au- tour de coins anguleux pour passer dans des allées entre des machines et analogues. Le plus habituellement, par conséquent, un tel truck n'a qu'une paire de roues tournant autour d'un axe transversal situé sensiblement au milieu de sa longueur mais en outre il peut avoir une roue distincte à l'une ou à l'autre extrémité . Prévoir la commande à l'une des rouescen- trales présente une difficulté considérable.
En premier lieu, il est nécessaire que le truck puisse être déplacé librement lorsque le moteur ne lui transmet pas de mouvement, bien qu'il soit indésirable de consentir à la complication supplémen- taire d'un embrayage distinct. En second lieu, bien qu'une action différentielle soit nécessaire lorsque le truck passe autour d'un coin, un engrenage différentiel normal est à la fois trop encombrant et trop coûteux à monter.
Suivant la présente invention, un tel véhicule est entraîné par un ensemble dans lequel le mouvement est trans- mis d'un arbre moteur central à l'aide de deux embrayages ac- tionnés mécaniquement, à des arbres d'entraînement extérieurs et de ceux-ci aux roues du véhicule. Chaque embrayage est actionné par le mouvement axial d'un organe de commande, pro- duit par la' réaction entre une surface de came en bout et un élément coopérant, l'un monté sur l'arbre de commande et l'au-
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tre sur l'élément d'actionnement qui est légèrement freiné en sorte de ne pas tourner librement . Losqu'aucun mouvement n'est transmis, les embrayages ne sont par conséquent pas engagés et les roues sont capables de tourner librement, en sorte qu'on puisse manoeuvrer le véhicule.
Dès que la puissan- ce est transmise, cependant, les embrayages sont automatique- ment engagés et le mouvement est transmis aux rouespour mou- voir le véhicule.
De préférence, chaque embrayage est un embrayage à . griffes dont les deux moitiés sont écartées par un léger res- sort et sont conformées avec des dents à faces inclinées en sorte que chaque arbre entraîné soit capable de tourner à plus grande vitesse que l'arbre de commande. Lorsque de la puissan- ce est transmise, la réaction produite sur l'élément d'action- nement suffit à vaincre l'action du ressort et à engager cha- que embrayage, mais dès que le mouvement est arrêté, chaque embrayage est dégagé par son ressort.
En contournant un coin, cependant, ml y a une tendance de la roue extérieure à tour- ner plus vite que l'arbre moteur et, dans ces conditions, la construction à pentes des dents permet à l'embrayage d'être forcéde se dégager en sorte que la roue soit autorisée à tour- ner librement et que le véhicule puisse contourner le c@in sans difficulté. S'il faut que le véhicule soit commandé dans les deux sens, les dents de l'embrayage peuvent présenter des pentes symétriques, par exemple suivant un angle, de l'ordre de 30 degrés par rapport à l'axe des arbres, et avec,cet agen- cement les embryages peuvent permettre le dépassement en vites se dans chaque sens de marche.
Dans une construction simple d'embrayage, le mouve- ment axial de l'élément d'actionnement est produit par la coo- pération entre une , broche transversale et une came d'extrémité en forme de V , l'une montée sur l'arbre de commande et l'au- -3-
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tre sur l'élément:. d'actionnement. Lorsqu'il n'y a pas de puissance transmise, la broche repose au fond du V mais dès que la puissance est transmise, la rotation tend à faire monter la broche sur un côté ou l'autre du V, produisant ainsi la réaction nécessaire pour engager l'embrayage. Des que l'embrayage est en prise, la réaction n'est plus néces- saire et est d'ailleurs indésirable parce qu'elle peut rendre nécessaire de munir l'arbre entraîné d'un palier à butée.
De préférence, par conséquent, les extrémités du V sont aplaties ..en sorte que lorsque l'embrayage se met en prise, la bcoche porte contre l'une des parties aplaties du V et que la pous- sée en bout est ainsi sensiblement éliminée.Toute tendance de l'embrayage à se dégager à pour conséquence immédiate que la broche revient à la partie inclinée du V et produit ainsi la réaction nécessaire pour remettre l'embrayage en prise.
Des exemples de construction suivant l'invention se- ront décrits maintenant avec plus de détails en se référant aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue en élévation d'une partie d'un ensemble d'entraînement avec une partie du mécanisme brisée; - la figure 2 est une vue en bout de l'ensemble montré à la figure 1; - la figure 3 est une :vue en perspective d'un véhi- cule comprenant 1' ensemble d'entraînement des figures 1 et 2, et - la figure 4 est une vue en perspective d'une for- me d'embrayage légèrement modifiée.
L'ensemble de commande ou d'entraînement:. montré aux figures 1 et 2 comprend un moteur électrique 1 entraînant un arbre central 2 à l'aide d'une vis sans fin 3 engrenant avec une roue hélicoïdale 4 montée sur l'arbre 2. Le mouvement de
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l'arbre 2 est transmis par une=ßpaire d'embrayages semblables indiqués de manière générale par 5 à des arbres entraînés 6 à l'extrémité extérieure desquels sont montées les roues 7.
Le mécanisme d'entraînement est monté dans un bâti
10, qui, vue en bout comme à la figure 2, est triangulaire.
Les parties triangulaires sont tenues assemblées par des bar- res transversales 11 maintenues en place dans les parties triangulaires 10 par des vis 12. Les roues 7 tournent dans des paliers 13 des parties 10 et le moteur électrique est . maintenu en place sur l'arbre 2 au moye n d'une tige d'assem- blage 14 fixée en 15 à l'une des barres transversales 11 et pourvue d'un absorbeur de choc à ressort 16. Celui-ci absor- be la réaction du couple d'entraînement et agit comme un dis- positif de sûreté dans la transmission.
Chaque embrayage 5 prend la forme d'un embrayage à griffes dont une moitié 20 est calée sur l'arbre moteur 6 par une )broche 21, tandis que l'autre moitié 22 est libre de cou- lisser sur l'arbre entraîné 6 et sur le prolongement de l'ar- bre moteur 2constitué par un manchon 23. Les deux moitiés de l'embrayage 20 et 23 sont normalement tenue s écartées par un léger ressort 24 agencé à l'intérieur.
La partie 22 sert comme élément d'actionnement d'en brayage et est conformée avec une paire de surfaces de cames en bout opposées en V, 25, coopérant avec les deux extrémi- tés d'une broche transversale- 26 qui dépasse de.part etd'au- tre de l'arbre de commande 2 qu'elle traverse. L'élément d'a@ tionnement 22 de l'embrayage est légèrementfreiné au moyen d'une bande de frein 30 pourvue d'une broche 31 qui s'engage dans le côté d'un carter 32 du mécanisme , et se trouve ainsi dans l'impossibilité de tourner.
Lorsqu'il n'y a pas de mouvement transmis, les extrémités de la broche 26 se tcouven' au fond des surfaces en V 25 et dans cette position il y a
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naturellement un jeu entre les'.deux moitiés..de l'embrayage qui est maintenu' par le ressort 24. Chaque moitié de l'embray- age est conformée avec,une série de dents 33 à côtés en pen- te formées sur des bagues .31+ -et: 35 respectivement qui sont soudées, aux.parties 20 et 22. Les dents 33 sont conformées symétriquement* et faces s'indiquent suivant un angle compris d'environ 30 degrés sur -l'axe de l'arbre.
Dès que de la puissance est transmise par le moteur électrique 1, les broches 26 commencent à tourner mais les .. parties 22 des embrayages tendent à être maintenues par leurs bandes de frein 30. En conséquence, les extrémités des bro- ches 26 commencent à gravir un côté ou l'autre des surfaces en V 25, produisant ainsi une poussée en bout déplaçant les éléments d'actionnement. 22 des embrayages pour produire l'en- gagement ou mise en. prise des embrayages et ainsi transmet- trele mouvement et la puissance à la roue 7. Lorsque les embrayages sont complètement en prise, les extrémités de la broche 26 sont en contact avec une partie aplatie 36 à l'extrémité de chacune des surfaces en V et dans cette posi- tion, il n'y a sensiblement pas de poussée produite sur les arbres entraînés 6.
S'il y a une tendance 'quelconque de. l'un des embrayages de se dégager, les extrémités de la' broche 26 se déplacent légèrement vers le bas jusque sur la surface inclinée du V 25, rétablissant ainsi à nouveau la poussée en bout nécessaire-pour remettre l'embrayage en prise.
Les dents 33 sur les deux moitiés de chaque embraye- age sont proportionnées en sorte d'avoir un degré de jeu.tel que les embrayages entrent en prise et se dégagent tout à fait librement. Si pendant que de la. puissance est transmise aux roues 7, l'une ou 1 autre roue @end à tourner plus vite' qu'ei le n'est entraînée, une poussée inverse est produite sur la partie 22 de l'embrayage en le dégageant et l'embrayage est
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ainsi en mesure de permettre le passage à plus grande vitesse ou mouvement en roue libre.
On comprendra que dans ces condi- tions il y a une légère force-'de frottement développée entre les pointes de dent.â qui tend à faire tourner la partie 22 très légèrement plus vite qu'elle n'est entraînée par l'arbre
2, en sorte que la surface du V 25 est éloignée de l'extré- mité de la broche 26 et qu'il n'y a pas de poussée en bout produite, qui tende .à remettre l'embrayage en prise. Dès que la roue 7 retourne à sa vitesse normale; il n'y a, naturelle- . ment, pas de force produite qui tende à dégager l'embrayage et la réaction entre les extrémités de la broche 26 et la surface du V 25 est rétablie pour remettre l'embrayage en prise et -ainsi continuer à transmettre le mouvement à la roue.
Comme aussi bien le V 25 que les dents 33 de l'em- brayage sont symétriques, cés éléments fonctionneront égale- ment bien pour l'un et l'autre sens du mouvement du moteur 1.
En d'autres termes, les deux embrayages s'engageront automati- quemeht pour l'un et l'autre sens de marche et les deux em- brayages sont capables de dépasser en vitesse ou tourner en roue libre dans l'un et l'autre sens. En outre, si la puis- sance est coupée avant que les roues n'arrivent au repos, les embrayages se dégagent pour laisser aux roues une parfaite li- berté de rotation. En contre-partie, si les roues sont amenées à gravir une pente et sont amenées au repos juste avant que la puissance soit coupée, les embrayages restent en prise, em- pêchant ainsi lesroues de tourner en arrière.
Pendant tout le temps où l'embrayage est en prise, il y aura une légère traction de frottement produite par la bande de frein 30 mais puisque normalement cet embrayage est prévu pour fonctionner à petites vitesses, l'effet produit sera sensiblement négligeable. Si, cependant, l'embrayage doits
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tourner pour des périodes relativement longues à des vitesse @ un peu plus grandes, l'effet de friction continue peut être éliminé par l'agencement montré à la figure 4. Dans cette construction, les deux moitiés 20 et 22 de l'embrayage sont engagées comme décrit précédemment en se reportant à la figura
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La bande de frein 30 se voit plus en détailssur cette . figure et sa broche 31 est capable de coopérer avec une quel- conque d'un certain nombre de saillies 40 . La bande de frein
30 coopère avec une rainure 41 de la partie 22 en sorte que : lorsque cette dernière est déplacée vers la droite comme on le voit à la figure 4 par réaction avec la broche 26, la broche 31 se déplace au delà des extrémités des saillies 40 et n'est plus empêchée de tourner. Dans ces conditions, na- turellement, la bande de frein 30 tourne avec l'embrayage et' il n'y a plus d'effet de friction.
Dès que la puissance cesse d'être donnée, cependant, la partie 22 se déplace vers lagauche et la broche 31 vient en prise avec l'une des sail- lies 40, ce qui empêche alors le frein 30 de tourner en sorte d'assurer le fonctionnement de, l'embrayage à la prochaine fois que l'on met en mouvement
La figure 3 montre l'ensemble de commande ou d'en- tracement des figures 1 et 2 tel qu'appliqué à un véhicule tel qu'on peut en utiliser pourdes transports dans une fabri que. Le truck comprend un bâti tubulaire 50qui est monté directement sur les parties tri-angulaires 10 du bâti de l'en- semble moteur.
Le bâti 50 s'étend vers le haut auxextrémités en 51 et le truck est Couvert comme montré en 52, une partie de ce plancher étant brisée pour montrer l'agencement-de l'eu semble d'entraînement. Une partie des agencements de comman- de du moteur électrique 1 est montrée schématiquement en 53 et le moteur est alimenté au moyen'de batteries 54 et55 mon- tées en dessous de lacouverture 52. Le moteur électrique est
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Contrôlé par un des deux commutateurs de contrôle 56 qui sont @ placés symétriquement sur des rambardes 57 à l'une et à l'au- re extrémité du truck.
En roulant normalement le truck est équilibré il et ' il n'est porté que par les deux roues 7, mais/*est pour- vu aussi d'autres roues 58 qui soutiennent le truck lorsqu'il est au repos. En raison du doublage des contrôles 56, le truck peut être contrôlé de l'une ou de l'autre extrémité et peut être conduit dahs l'un et l'autre sens. On comprendra que, par suite de son simple entraînement par deux roues, le truck est extrêmement manoeuvrable et qu'on peut le faire tourner sur.des axes de très petits rayons en raison du pas- sage à plus grande vitesse permis par les embrayages.
Il est, naturellement, important qu'un tel truck soit de construction basse qui ne permettrait pas l'emploi d'un engrenage diffé- rentiel normal, tout à fait à part' du poids et de la dépense attachée à ce type d'engrenage.,
Bien que la description se soit rapportée à un mécanisme de commande pour un véhicule, un embrayage suivant l'invention a une variété d'emplois dans beaucoup de types de machines, lorsqu'il est nécessaire pour l'embrayage d'ê- tre engagé à tous moments où un arbre moteur tourne mais d'être dégagé lorsqu'il n'y a pas de transmission de puissan- ce.
Bien que des embrayages servant à ce but général soient bien connus pour des commandes à grande vitesse., ces embraya- ges sont basés pour leur fonctionnement sur l'effet- de l'iner tie des parties mobiles du mécanisme qui, bien entendu, lie se présente .pas pour un arbre tournant à vitesse relativement petite, par exemple de l'ordre d'une centaine de tours par minute.