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La présente invention a pour objet un dispositif perfectionné des- tiné à être appliqué aux coffres métalliques des cercueils . ou coffres mor- tuaires, dans le but de permettre la décharge dans l'atmosphère des gaz qùi se forment dans'de tels coffres par suite des phénomènes de décomposition, et qui, souvent, en provoquent l'explosion ou le déchirement; un autre but étant d'effectuer, avant leur décharge, la purification et la désodorisa- tion des gaz formés.
La présente invention a plus particulièrement pour objet un dis- positif destiné aux applications indiquées ci-dessus, et perfectionné de façon à en garantir le bon fonctionnement, la longue durée de capacité de purification et de désodorisation des gaz sortant du coffre, l'herméticité absolue de l'enceinte et, plus particulièrement, la suppression de tout pas- sage entre l'intérieur et l'extérieur du cercueil sauf pour la décharge des gaz sous pression, êt la protection des organes du dispositif même contre les actions corrosives qui peuvent être exercées par les substances chimi- ques qui ont pour fonction de purifier et de désodoriser les gaz sortant à travers ledit dispositif.
En comparaison des dispositifs jusqu'ici connus du genre et pour les" applications mentionnées ci-dessus, le dispositif perfectionné suivant la présente invention comporte des moyens particuliers, qui sont décrits ci-après dans un mode de réalisation auquel il semble qu'il y ait lieu d' accorder la préférence, et capables d'empêcher que la substance chimique, qui est contenue dans le dispositif même, entre en communication et en con- tact avec les gaz qui se f orment à l'intérieur du cercueil, si ce n'est pendant les phases temporaires de décharge des surpressions.
De cette maniè- re, on obtient la possibilité de conserver, pendant une longue période, la' capacité chimique de purification et de désodorisation de ladite substance, laquelle s'épuiserait rapidement si elle était maintenue en communication constante avec lesdits.gaz.
En outre, la préférence est à accorder au dispositif suivant 1' invention qui est d'autre part perfectionné au moyen d'un dispositif de val- ves qui, outre l'obtention de l'avantage indiqué au paragraphe précédent, assure qu'une pression déterminée est conservée à l'intérieur du cercueil et, par ce moyen, évite toute entrée accidentelle d'air extérieur.
Le dispositif perfectionné suivant la présente invention retient également la préférence du fait du mode de réalisation particulier de son dispositif de valves, qui empêche la substance chimique d'entrer en communi- cation avec l'air extérieur (pour éviter l'évaporation de ladite substance), capable d'éviter également que de tels éléments et les passages qui communi- quent avec l'extérieur soient respectivement desactivés et obstrués par des dépôts ou formations cristallines produits par l'activité chimique de ladite substance et les gaz formés par la décomposition du corps renfermé dans le cercueil.
Enfin,le dispositif perfectionné suivant l'invention admet des solutions préférables des modes de réalisation de ses parties internes, à travers lesquelles s'effectue la décharge des gaz, qui empêchent que les substances liquides désodorisantes et purifiantes entrent en contact, même temporairement, avec le diaphragme métallique utilisé pour l'obtention de la fermeture hermétique initiale du cercueil, dans le cas d'agitation, inclinaison et même de renversement du dispositif pendant son transport, son :maniement ou autre,
L'invention vise particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisation des susdites dispositions ;
elle
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vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nou- veaux, les cercueils comportant application des mêmes dispositions, ainsi que leurs éléments spéciaux.
Et l'invention pourra, de toute façon, être bien comprise, à l'aide de la description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels des- cription et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
La figure 1 représente en coupe suivant son plan de symétrie l'en- semble du dispositif.
Les figures 2 et 3 montrent des détails des deux éléments consti- tuant la valve qui sépare la substance chimique interne de l'air extérieur.
Selon l'invention, le dispositif est fixé à l'intérieur du coffre, au-dessous de son couvercle 10, de préférence au moyen dégriffés ou pattes de fixation 11 soudées audit couvercle 10.L'appareil est formé d'un réci- ' pient extérieur 12 de grande taille et, de préférence disposé co-axiàlement, d'un récipient intérieur plus petit 13; l'intérieur de-ce dernier étant en communication avec l'intérieur du récipient 12 par l'ouverture 14. La sub- stance liquide 15, utilisée pour obtenir la purification et la désodorisa- tion des gaz déchargés, est disposée à l'intérieur du récipient 12.
L'ouverture du récipient intérieur 13 est fermée par un diaphragme métallique 16, de faible épaisseur et présente des ondulationsannulaires de façon à permettre des déformations et déplacements axiaux de sa partie centrale, à l'emplacement de laquelle est retournée la pointe 17 d'une aiguille ou d'un organe pointu monté au centre d'un troisième petit reci- pient 18 disposé à l'intérieur du récipient 13 et qui communique avec ce dernier par l'ouverture 19, laquelle s'ouvre à l'intérieur d'un gobelet 20 qui communique avec l'intérieur du récipient 13 par l'ouverture 21.
Vis-à-vis de l'aiguille 17 et à l'extérieur du diaphragme 16 est disposée une pièce 22 en matière élastique, de préférence en caoutchouc synthétique tel qu' en néoprène,fixée dans, .1..' ouverture centrale 23 d'un couvercle 24, lui-même fixé le long-de son bord autour du récipient 13, et muni d'une ouverture 25. Le diaphragme 16 vient porter contre la pièce 22, en contact étroit avec son relief annulaire 26, au moyen d'un ressort intérieur 27 entourant l'aiguille 17, et avec interposition d'une pièce plate 28 munie d'une ouverture axiale 29 à travers laquelle ladite aiguille peut atteindre le diaphragme. Enfin, le bord du récipient extérieur 12 est muni d'ouverture 30 mettant en communication l'intérieur du cercueil avec la partie supérieure 31 du dispositif.
Le dispositif est représenté dans son état initial, dans lequel l'intégrité du diaphragme 16 assure la fermeture métallique complète du coffre, puisque l'intérieur de ce dernier, qui communique avec l'extérieur du diaphragme 16 par les ouvertures 25 et 30, reste séparé de l'intérieur des récipients, lesquels peuvent communiquer avec l'air extérieur par un tube 32 et une valve 33 dont les éléments sont décrits ci-après.
Lorsque, par suite de la décomposition, les gaz formés à l'inté- rieur du coffre créent une certaine pression inférieure aux limites de sé- curité pour éviter tout risque d'explosion ou de déchirement du coffre métallique, ils atteignent par les ouvertures 30 et 25 l'extérieur du dia- phragme 16 et pressent ce dernier contre l'aiguille 17, en opposition au ressort 27, en provoquent la perforation, et établissent ainsi un passage à travers lequel lesdits gaz atteignent l'intérieur du petit récipient 18 et de là, par les ouvertures 19, 21 et 14, l'intérieur du plus grand réci- pient 12 et peuvent être déchargés à l'extérieur du cercueil par le passage 32
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Etant donné que l'ouverture 14 se trouve profondément immergée dans la masse liquide 15 de la substance purifiante et désodorisante,
les gaz sont obligés de barbotter dans ladite masse, où ils se purifient et se désodorisent. Aussitôt que la pression à l'intérieur du coffre descend au-dessous d'une valeur pré-établie, le ressort 27 reporte le diaphragme
16 en contact avec le bord 26 de la pièce 22, lequel entoure le trou pro- duit par l'aiguille 17, séparant à nouveau l'intérieur du cercueil des chambres contenant la substance 15; et l'on obtient ainsi l'avantage pré- cédemment indiqué de conserver l'activité chimique de la substance.
La succession et la disposition des divers passages 19, 21 et 14, entre l'intérieur du récipient 12 et celui du récipient 18, constituent un labyrinthe capable d'arrêter et d'éviter que le liquide 15 puisse attein- dre l'ouverture 19 et par là le diaphragme 16, même en-cas de secousses, inclinaisons ou renversements. Le liquide 15, remplissant en partie l'in- térieur du récipient 13, constitue, en outre, un moyen de fermeture hy- draulique qui contribue avec les valves 33 et 22 (en coopération avec le diaphragme 16) à conserver l'herméticité absolue de la fermeture du cercueil, sauf dans le cas des gaz formés à l'intérieur de ce dernier qui atteignent une pression suffisante pour comprimer le ressort 27.
La valve 33 est, de préférence, constituée par une petite boite métallique dont la base la plus grande est recouverte d'un disque 34 en matière élastique déformable, en particulier en néoprène, muni d'une fente centrale 35 disposée suivant un diamètre, et recouvert d'une pièce discoï- dale 36 fixée autour de la boîte au moyen de languettes 37 (Fig. 2); cette pièce est munie d'ouverturesopposées 38 qui séparent une partie diamétrale 39 contre laquelle vient porter la fente 35.
Par la tendance naturelle de la matière élastique constituant le disque 34 à conserver sa conformation initiale, les lèvres de la fente 35 se maintiennent l'une contre l'autre et ferment ainsi le passage entre 1' ambiance extérieure et le milieu de la substance 15. Lorsqu'une surpression se forme dans ce dernier milieu, le disque 34 se déforme, ainsi qu'il est représenté sur la Fig. 1, et les gaz peuvent s'échapper à travers les lèvres de la fente 35, et, par là, sortir à l'extérieur par le passage formé par le tube 32.
Dans le cas où se formerait une dépression intérieure, la pres- sion atmosphérique extérieure ferait porter et bien adhérer la fente 35 sur la partie 39 de la pièce 36, et la tendance du disque 34 à s'infléchir dans les ouvertures 38 provoquerait un tiraillement en sens parallèle de la fente 35, qui favoriserait la fermeture de ladite fente.
Comme substances chimiquement actives formant la masse 15 à tra- vers laquelle les gaz s'échappent pour se purifier de leurs composants malodorants, tels que l'hydrogène sulfureux, l'ammoniac et les mercaptans, -le dispositif perfectionné suivant l'invention utilise une solution de sels lourds, propre à exercer une action bactéricide efficace et à trans- former lesdits composants en solutionsou précipités stables. Il semble qu' il y ait lieu d'accorder la préférence à l'acétate de plomb qui agit chimi- quement en présence des gaz formés par la décomposition des cadavres en donnant naissance, comme produits finals, à un phosphate, métaphosphate et acétate d'ammonium en solution stable, avec un précipité de sulfure de plomb et de sels de mercaptan.
A l'issue de la traversée de ladite substance, les gaz produits par la décomposition sortent du dispositif pratiquement purs au point de vue bactériologique et privés de toute odeur gênante. Etant donné que la valve 33 admet exclusivement le passage de gaz de l'intérieur vers l'exté- rieur, la substance ne peut s'évaporer, et par l'effet de la fermeture pro-
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voquée par la pièce 22 et la diaphragme 16, qui constituent en coopération une valve montée sur le circuit de purification, ladite substance ne peut réagir sur les gaz renfermés à l'intérieur du cercueil, et par ce moyen l'action chimique de la substance est limitée à la purification de la seu- le fraction de gaz qui sont expulsés à l'extérieur sous l'effet d'une sur- pression.
Il va de soi que, sans sortir du cadre de la présente invention, l'on peut apporter des modifications de détail aux formes de réalisation qui viennent d'être décrites.