<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention est relative à un dispositif à découper des filets de vis ou dispositif à fileter ou à tarauder.
Plus particulièrement, l'invention concerne un accouplement entre une partie d'entraînement et une partie entraînée d'un dispositif à fileter réversible, cet accouplement comprenant deux surfaces pouvant tourner l'une par rapport à l'autre, s'étendant dans un plan transversal à l'axe longitu- dinal du dispositif et prévues l'une dans chacune desdites parties, ainsi qu'un ou plusieurs éléments d'accouplement agencés pour pénétrer dans des creux ou espaces analogues, ces éléments d'accouplement et ces creux étant axialement déplaçables l'un par rapport à l'autre et étant agencés de façon qu'à une valeur prédéterminée du couple ils soient amenés dans une position où ils sont séparés ou écartés l'un de l'autre.
Dans les dispositifs à fileter,en particulier ceux destinés à tarauder des trous borgnes, il est souhaitable,que le couple agissant sur la filière ou taraud cesse totalement d'actionner la partie d'entraînement ou menante, lorsque la résistance au mouvement de rotation du taraud atteint une valeur prédéterminée. Pour satisfaire à cette condition, un,certain nom- bre d'accouplements répondant à une surcharge ont été proposés, sans qu'il ait cependant été possible d'atteindre entièrement le résultat désiré, étant donné que la force requise pour mettre l'accouplement hors service continue à s'exercer sur le taraud ou la filière. Par ailleurs, si l'accouplement est du type à action brusque, le taraud est calé dans le. filetage, en sorte que l'accouplement s'échauffe par suite du frottement.
La présente invention a pour but de perfectionner le type d'accou- plement en question. Ce but est essentiellement atteint par le fait qu'un ou plusieurs éléments compris dans l'accouplement et les surfaces sont formés de façon à pouvoir, lors du transfert desdits éléments d'accouplement et desdits creux dans la position précitée, être déplacés l'un par rapport à l'autre dans une position permettant une rotation de la partie d'entraînement par rapport à la partie entraînée, lorsque cette dernière est stationnaire, de façon à provoquer un mouvement de glissement périphérique entre lesdites surfaces, sans que la position axiale de ces surfaces soit changée.
Dans les dessins ci-annexés : - la figure 1 est une coupe axiale d'un dispositif à fileter ou à tarauder équipé d'un accouplement suivant l'invention ; - la figure 2 est une coupe, faite perpendiculairement à celle de la figure 1, d'une partie du dispositif et de l'accouplement ; - la figure 3 est une vue en plan de l'élément annulaire intermé- diaire faisant partie de l'accouplement ; - la figure 4 est une coupe axiale d'une partie du dispositif équi- pé d'un accouplement constituant une forme d'exécution modifiée de l'inven- tion ; - la figure 5 est une vue en plan de deux éléments annulaires compris dans l'accouplement en position de service ; - la figure 6 est également une vue en plan des éléments annulai- res montrés à la figure 5, mais cette fois en position hors service ou de dés- .accouplement ;
- la figure 7 est une vue en perspective des éléments annulaires prenant la position de service ou d'accouplement représentée à la figure 5 et d'un arbre d'entraînement compris dans le dispositif, ainsi que d'éléments dudit arbre provoquant l'accouplement et le désaccouplement desdits éléments annulaires ;
<Desc/Clms Page number 2>
- la figure 8 est, similairement à la figure 1, une coupe axiale d'un dispositif à fileter ou à tarauder comportant un accouplement constitu- ant encore une autre forme d'exécution de l'invention, le support central il- lustré à la figure 1 étant enlevé ; - la figure 9 est une coupe d'une partie du dispositif représen- té à la figure 8, .mais dans un plan transversal au plan de coupe de cette dernière figure ;
- la figure 10 est une vue en plan d'un élément annulaire faisant partie de l'accouplement montré aux figures 8 et 9, et - la figure 11 est une vue en élévation d'une partie de la forme d'exécution montrée à la figure 8, un capuchon de protection du dispositif ayant été enlevé pour illustrer les' positions relatives des éléments d'ac- couplement du dispositif.
Sur les dessins,-la notation de référence 10 désigne un arbre d'entraînement d'un élément d'entraînement faisant partie d'un dispositif à tailler des filets, cet arbre présentant une extrémité épanouie destinée à former une partie en forme de douille 12, au côté extérieur de laquelle est fixé un manchon protecteur 14 entourant la partie 12 et entourant partielle- ment un autre manchon 16 Ce manchon 16 est vissé sur un corps de guidage
18 engagé dans l'élément d'entraînement et s'étendant axialement dans un es- pace 20 formé par la partie 12 et les manchons 14, 16, tout en étant monté dans ladite partie à l'aide de billes 22 roulant dans des gorges annulaires opposées 24, 26 ménagées respectivement dans le corps de guidage 18 et dans la partie 12. Les billes ont été introduites par un alésage axial 28 ulté- rieurement fermé par un bouchon 30.
Concentriquement au corps de guidage 18 est monté un autre élément formant manchon 32 monté dans ledit corps et por- tant à une extrémité un dispositif de retenue 34 pour une filière ou un ta- raud non représenté sur les dessins. Le dispositif de retenue-3° est entraî- né par une broche 36 lors de la rotation du manchon 32. L'élément formant manchon 32 avec le dispositif de retenue 34 est suspendu et équilibré par un ressort ,38 assujetti par une de ses extrémités à une broche 40 montée dans ledit élément, tandis que par son autre extrémité le ressort 38 est fixé à un dispositif d'attache 42 porté par une paroi d'extrémité 44 de l'élément 32a Un second ressort 46 plus puissant, mais plus court que le ressort 38, est, monté entre la paroi d'extrémité 44 et un épaulement 48 de l'élément 32.
Le ressort 46 a pour fonction de conférer une certaine élasticité à l'élé- ment 32, lorsque le taraud ou la filière est appliqué contre la pièce à tra- vailler .
Entre le corps de guidage 18 et le manchon intérieur 32 on prévoit un grand nombre de petites billes 50 insérées entre des surfaces cylindriques formées entre le corps de guidage et le'manchon, ces billes étant maintenues en place par un dispositif de retenue 52, qui fixe également la position d'une bille unique 54 ayant un diamètre considérablement supérieur à celui des'bibles 50.
La bille 54 transmet le couple entre le corps de guidage 18 et le manchon 32 'grâce à ses gorges ou rainures axiales 56, 58 ménagées res- pectivement dans le corps de guidage et l'élément 32.En ce qui concerne les particularités de construction et de fonctionnement de la bille de transmis- sion de couple, on se référera au brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2.592.103
Pour transmettre le mouvement de rotation de l'élément d'entraîne- ment sensiblement constitué par l'arbre 10 avec sa partie-formant douille 12 à l'élément entraîné** constitué, de manière générale, par le corps de guidage
18 et le manchon intérieur 32 avec son dispositif de retenue, on prévoit en- tre ces éléments un accouplement.
Cet accouplement peut avoir la structure montrée aux figures 1 à 3 et peut comporter un élément annulaire 60 interpo- sé entre deux surfaces annulaires s'étendant dans des plans perpendiculaires
<Desc/Clms Page number 3>
l'axe de rotation du dispositif à fileter ou à tarauder. L'une de ces sur- faces annulaires, qui est désignée par la notation de référence 62, est for- mée sur le bord inférieur de la partie épanouie 12 de l'arbre d'entraînement
10, l'autre surface qui est désignée par la notation de référence 64 étant formée par une partie annulaire 66 s'étendant à partir du corps de guidage
18.
Dans l'élément annulaire interposé 60 sont ménagés un certain nombre d'alésages axiaux 68 répartis circonférentiellement, de manière uniforme, en deux groupes diamétralement opposés, qui se composent chacun de trois alé- sages dans la forme d'exécution illustrée aux figures 1 à 3. Entre ces grou- pes d'alésages et symétriquement par rapport à ceux-ci, on prévoit, par ail- leurs, dans l'élément annulaire 60 deux rainures allongées 70, qui sont dia- métralement opposées et suivant la courbure de la surface, La surface 62 de la partie 12 présente des creux 72 répartis de manière correspondante et dont la section diminue vers l'intérieur, ces creux étant destinés à rece- voir les extrémités supérieures76 de broches 74 disposées de façon à pou- voir se déplacer axialement dans les alésages 68.
Les extrémités supérieures
76 des broches 74 ont une forme correspondant à celle des creux ou évide- ments 72. Les extrémités opposées des broches 74 sont droites. Dans la for- me d'exécution illustrée aux figures 1 à 3, la longueur des broches corres- pond à l'épaisseur de l'élément annulaire 60.Deux broches diamétralement opposées 78, qui sont fixées rigidement à la partie 12, font saillie par rap- port à la surface 62. Dans la position de l'élément annulaire 60, dans la- quelle ses trous 68 sont en regard des creux 72, les broches 78 s'étendent dans la partie médiane des rainures ou trous allongés 70.
La partie annulai- re 66 du corps de guidage 18 présente des alésages axiaux 80 répartis exac- tement comme les alésages 68 et destinés à recevoir des ressorts à boudin
82,une extrémité de ces ressorts prenant appui sur un élément annulaire
84 placé sur le manchon 16, tandis que l'autre extrémité desdits ressorts porte un siège 86, qui porte à son tour un corps 88 constitué par une bille ou par une broche à extrémité sphérique.Les corps 88 ont des dimensions telles qu'ils puissent glisser dans les alésages 68 et 80, qui présentent sensiblement le même diamètre.
Lorsque les éléments de l'accouplement occupent la position mon- trée à la figure 1, le couple est transmis de l'arbre 10 à l'élément annulai- re 60 par l'intermédiaire de l'extrémité 76 des broches 74 engagées dans les creux 72, tandis que ce couple est ensuite transmis de l'élément annulaire 60 au corps de guidage 18 par le corps d'accouplement 88 retenu par les ressorts 82 dans une position, dans laquelle il s'étend à la fois dans l'alé- sage 68 de l'élément annulaire 60 et dans 1* alésage 80 ménagé dans la partie annulaire 66. du'corps de guidage.
* @ @ @ Lorsque, au cours du taraudage d'un trou borgne, par exemple, le taraud a.atteint le fond du trou et lorsque le couple croit au delà d'une valeur prédéterminée, les broches 74 sont, grâce à la forme de leurs extré- mités 76 et grâce à la forme des creux 72, refoulées hors de ses creux, de façon à glisser sur les parties de la surface 62 disposées entre les alé- sages 68. Simultanément, l'élément annulaire 60 subit une rotation telle qu'il amène les broches 78 en contact avec une extrémité des trous allongés 70. Dans cette position des broches 74, leurs extrémités droites se trouveront de niveau avec la surface inférieure de l'élément annulaire 60, le corps 88 étant en même temps retenu en position abaissée dans les alésages 80.
La surface inférieure de l'élément annulaire 60 est ainsi occupée par les broches 74 et les corps 88 sont admis à rouler ou à glisser avec un frottement négli- geable sur cette surface inférieure, sans qu'un couple soit transmis de l'ar- bre 10 au corps de guidage 18 et ainsi à la bille 74 de l'élément 32 portant le dispositif de retenue 34 du taraud. Lorsque ce dernier doit être retiré du trou taraudé, les broches 78 font tourner l'élément annulaire 60 en sens opposé.
Cette rotation ramène les broches 74 dans leur position initiale dans les alésages 72 et le couple sera à nouveau transmis, mais cette fois en
<Desc/Clms Page number 4>
sens opposé, par suite de la rotation en sens inverse de l'arbre 10 Si, pendant l'enlèvement du taraud, le couple excédait la valeur prédéterminée, un désaccouplement serait à nouveau provoqué selon le processus expliqué ci-dessus On comprendra aisément que les 'broches 78 Moqueront alors l'élé- ment annulaire 60, par contact avec l'extrémité opposée des trous allongés 70. Pour poursuivre le mouvement inverse, il -est nécessaire que le mouvemnt de rotation de l'arbre 10 soit renversé, de faucon à permettre à nouveau une transmission d'énergie.
La valeur du couple déterminant la mise hors servi- ce (désaccouplement) de l'accouplement est ajustable par une variation de la tension du ressort 82. Cette variation s'effectue aisément en faisant tourner le manchon 16 sur le corps de guidage 18 avec lequel ce manchon est relié par vissage.
Dans la forme d'exécution -montrée .aux figures 4 à 7, l'accouple- ment comprend un élément annulaire 90 en liaison d'entraînement avec le corps de guidage 18. Cet élément annulaire 90 présente un évidement annulai- re 92 forme le long de sa surface supérieure et extérieure, cet évidement servant de logement à un autre élément annulaire 92, qui est monté par l'en- tremise de billes 94. Les deux éléments annulaires 90 et 96 présentent sur leurs faces supérieures des épaulements 98 et 100 respectivement, qui s'éten- dent périphériquement et qui sont au nombre de trois sur chaque élément "annu- laire dans la forme d'exécution illustrée.
Ces épaulements sont à la même distance l'un de l'autre' et les épaulements que présente l'élément annulaire intérieur 96 ont une dimension périphérique plus petite que celle des épaule- ments 100. Les surfaces supérieures des épaulements 100 peuvent se trouver au même niveau ou à un niveau légèrement supérieur à celui des surfaces su- périeures des épaulements 98. Pour limiter le mouvement .de rotation des élé- ments annulaires l'un par rapport à l'autre, l'élément extérieur porte une broche 102 engagée dans une fente 104 ménagée dans la paroi intérieure de l'évidement 92. Pour transmettre un couple de l'élément d'entraînement à l'é- lément entraîné, des épaulements 106 sont prévus sur le bord inférieur libre de la partie 12 de l'arbre 10.
Dans la forme d'exécution représentée, la lar- geur de ces épaulements 106 est sensiblement égale à la largeur combinée des éléments annulaires 90, 96 et leur longueur périphérique est, de préférence, égale à celle des épaulements 980
Dans la position des éléments d'accouplement montrée aux figures 4, 5 et 7, l'élément d'entraînement est en liaison d'entraînement avec l'é- lément entraîné, les extrémités 108 des épaulements 98 et 100 des éléments annulaires étant disposées radialement l'une en face de l'autre et étant en contact avec les épaulements 106 dans l'intervalle 110 entre les paires d'épaulements formées par les épaulements des éléments annulaires extérieur et intérieur respectivement.
Lorsque le couple excède une valeur prédéter- minée ajustable grâce à un ressort 112 interposé entre l'ensemble des élé- ments annulaires et le manchon 16 et susceptible d'être actionné par ledit manchon, les épaulements 106 glisseront sur les surfaces supérieures des épaulements 98 et 100. Ce mouvement de glissement est permis grâce à l'obli- quité des surfaces terminales de tous les épaulementsEtant donné que l'é- lément annulaire extérieur 96 tourne aisément autour de l'élément annulaire intérieur 90 par suite de son montage sur les billes 94, l'élément extérieur sera déplacé, dans la forme d'exécution illustrée, dans le sens horlogique, jusqu'à ce que la broche 102 atteigne l'extrémité de la fente 104.
Dans cette dernière position, les éléments annulaires sont fixés l'un par rapport à l'autre en ce qui concerne ce sens de rotation. Les épaulements 98 et 100 prennent la position montrée à la figure 6, dans laquelle les épaulements 98 se trouvent sensiblement en correspondance avec les intervalles entre les épaulements 100 de l'élément annulaire extérieur, ce qui procure un trajet sensiblement ininterrompu pour les épaulements 106 glissant sur les éléments annulaires dans l'élément d'entraînement, en sorte que le couple est dans
<Desc/Clms Page number 5>
formées uniformément sur toute la circonférence des éléments 110 et 112.
Dans la forme d'exécution illustrée, on prévoie trois gorges, dont l'une est ménagée dans chacune des surfaces marginales extrêmes opposées des trois éléments annulaires, ces gorges s'étendant sensiblement jusqu'aux surfaces marginales extrêmes opposées, de façon que les parties restantes des éléments maintiennent les billes 132 emprisonnées dans les canaux ainsi formés par les paires de gorges.Un système similaire de gorges''133 formant des canaux et se trouvant à un intervalle circonférentiel uniforme par rapport aux gorges mentionnées en premier lieu est formé dans les éléments annulaires 110 et
112, pour servir de logements à des.ressorts à boudin axiaux 134.Ces ressorts
134 permettent un déplacement axial élastique des éléments annulaires 110 et 112 l'un par rapport à l'autre.
Le bord extrême supérieur de l'élément an- nulaire 110 présente des alésages étroits 136, qui peuvent également être constitués par des gorges en V, comme montré à la figure 11. Dans ces gorges se trouvent des billes 138, qui s'étendent au-dessus du bord des gorges, de façon à coopérer avec les évidements ou intervalles 108 et les épaulements
106 de l'élément d'entraînement 12.
Des deux côtés des gorges 136, la surfa- ce marginale extrême supérieure se trouvant dans un plan radial présente des parties de surfaces 111 inclinées, suivant un angle de quelques degrés par rapport audit plan, vers les évidements, ces parties 111 constituant des chemins de roulement pour les billes 138, comme on le décrira plus en détails ci-après.Les parties 111 sont raccordées à des escaliers ou ressauts 113 s'étendant dans un autre plan radial, ces escaliers étant ménagés dans la sur- face marginale extrême de l'élément annulaire 110. Le bord extrême inférieur de l'élément 110 est plan et- est ainsi à même de glisser sur des épaulements 126 de l'élément annulaire 114.
Cet élément 114 ne peut pas tourner, mais peut se déplacer axialement par rapport au plan de guidage 18, grâce à une bille 140 logée dans un canal formé entre des gorges axiales 142 ménagées dans des surfaces opposées de l'élément annulaire et du corps de guidage. Le déplace- ment axial de l'élément 114 est effectué à l'encontre de l'action d'une série de ressorts à boudin axiaux 144 répartis uniformément, en direction circonfé- rentielle, autour du bord inférieur de l'élément, ces ressorts à boudin, qui sont au nombre de douze dans la forme d'exécution illustrée, étant insérés dans des évidements semi-cylindriques 146 s'étendant en direction axiale et prévus autour de la face externe du corps de guidage 18 et de la face inter- ne du manchon extérieur 16.
Les extrémités inférieures des ressorts 144 prennent appui contre un élément annulaire 148 monté, de manière à pouvoir tourner, sur un appui 149 formé à l'intérieur du manchon 16. Cet élément annulaire 148 est maintenu en contact avec l'appui 149 à l'aide d'une ron- delle 150 introduite ou engagée dans une gorge annulaire 151 ménagée dans la paroi interne du manchon. L'élément 148 présente, le long de sa périphérie intérieure, des saillies semi-circulaires, qui sont réparties de la même manière que des évidements semi-cylindriques 146, dans lesquels sont montés les ressorts 144. Par ailleurs, l'élément 148 présente quatre dépressions 157 diamétralement opposées par paires et s'étendant à partir de la surface inférieure de l'élément.
Chaque dépression contient une bille 158 pressée contre l'élément 148¯par l'action d'un ressort à boudin 153. Les ressorts 153 sont montés dans des passages axiaux ménagés dans la partie inférieure du manchon 116, ce dernier étant relié par vissage au corps de guidage 18, comme indiqué en 160, de façon à permettre de modifier la tension des res- sorts 144 et, par conséquent, la pression de ces ressorts contre l'élément annulaire 114.
Un dispositif de blocage est prévu pour empêcher un coinçage en- tre l'extrémité inférieure du manchon 16 et un épaulement formant butée 158 prévu sur le corps de 'guidage 18, ce dispositif de blocage étant agencé pour agir avant que ladite extrémité vienne en contact avec l'épaulement, lorsque le manchon est dévissé du corps de guidage Dans la forme d'exécution illus- trée, le dispositif de blocage comporte un épaulement axial 155 prévu sur
<Desc/Clms Page number 6>
l'impossibilité d'actionner l'élément entraîné.
Lors du renversement du sens de rotation de l'élément d'entraîne- ment, l'élément annulaire extérieur 96 tournera, de façon analogue, dans le sens antihorlogique, jusqu'à ce'que la broche 102 atteigne l'extrémité op- posée de la fente 104. Dans ce cas, les éléments annulaires sont à nouveau fixés l'un par rapport à l'autre dans une position laissant des intervalles libres s'étendant transversalement par dessus les éléments annulaires et ayant une grandeur permettant aux épaulements 106 de pénétrer dans ces in- tervalles. Une liaison est ainsi établie à nouveau entre l'élément d'entraî- nement et l'élément entraîné.
Si, pendant le mouvement en sens inverse, le couple venait à excéder la valeur prédéterminée, les épaulements glisseraient à nouveau sur les éléments annulaires, mais comme la position de rotation de ces éléments l'un par rapport à l'autre est fixe, cette position est main- tenue pendant la rotation de l'arbre d'entraînement. Les épaulements 106 sont donc amenés continuellement à sauter dans les intervalles entre les épaule- ments 98 et 100. Cet accouplement intermittent entre l'élément d'entraîne- ment et l'élément entraîné du dispositif procure un avantage particulier pendant le mouvement de retrait en sens inverse, en particulier si le tarau- dage ou filetage est exécuté dans une matière relativement tendre, qui a tendance à bloquer la filière ou le taraud.
Dans la forme d'exécution de l'accouplement illustrée à la figu- re 8, on prévoit également l'arbre 10 présentant la partie épanouie 12, le manchon de protection 14, le manchon 16 et le corps de guidage 18 monté dans l'espace 20. La partie 12 en forme de douille peut tourner comme dans les formes d'exécution précédemment décrites, mais elle est rigidement connectée, en direction axiale,au manchon de guidage 18, à l'aide des billes 22 roulant dans les chemins de roulement opposés 24 et 26. Tout comme dans la forme d'exécution précédente, ainsi que le montre la figure 7, la partie.12 de l'arbre 10 présente trois épaulements 106 uniformément espacés en direction périphérique et présentant entre eux des intervalles 108.
Les transitions en- tre les intervalles et les épaulements sont de préférence décalées, c'est-à- dire qu'elles se trouvent dans des plans axiaux. L'accouplement entre l'élé- ment d'entraînement et l'élément entraîné constitué principalement par le corps de guidage 18 est sensiblement formé par deux.éléments annulaires 110 et 112, qui sont disposés concentriquement l'un à l'autre et se-trouvent à proximité de la partie en forme de douille 12, ainsi que par un autre élé- ment annulaire 114 monté en dessous de l'élément annulaire 110.
L'élément intérieur 112 de la paire mentionnée en premier lieu d'éléments annulaires est monté de manière à pouvoir tourner, tout en étant fixe en direction axia- le, sur le corps de guidage 18, grâce à une série de billes 114 insérées dans deux chemins de.roulement annulaires 116 et 118, qui se font face et sont ménagés respectivement dans l'élément intérieur 112 et dans le corps de guidage 18. Le mouvement de rotation des éléments 112 par rapport à l'arbre 10 est limité par des broches 120 uniformément espacées en direction circon- férentielle, ces broches étant au nombre de trois dans la forme d'exécution illustrée et étant fixées rigidement, en direction axiale, dans la partie 12.
Ces broches présentent une partie terminale engagée dans des évidements 122 ménagés, à des distances uniformes, sur la circonférence de l'élément annu- laire 112. Des épaulements 124 uniformément espacés sont prévus dans le bord circonférentiel inférieur de l'élément 112, le dispositif illustré aux figu- res 8 à 10 comportant trois épaulements 124 destinés à coopérer avec des épaulements 126 formés et espacés de manière correspondante sur le bord cir- conférentiel adjacent de l'élément annulaire 114. Les deux éléments annulai- res concentriques 110, 112 sont fixes, au point de vue rotation, l'un par rapport à l'autre, grâce au fait que leurs surfaces opposées présentent des gorges semi-cylindriques 128, 130, qui présentent une largeur appréciable en direction axiale et servent de logement à des billes 132.
Ces gorges sont
<Desc/Clms Page number 7>
l'extrémité du manchon et une broche radiale 156 fixée rigidement au corps de guidage 18.On comprendra aisément qu'une force de blocage dirigée péri- phériquement est ainsi créée, cette force ne donnant lieu à aucun coinçage pendant un déplacement axial du manchon 16 par rapport au corps de guidage
18.
Lorsqu'une opération de, filetage ou de taraudage doit être commen- cée, les divers éléments du dispositif décrit ci-avant prennent les posi- tions illustrées aux figures 8 et 9. La transmission d'énergie à partir de l'arbre d'entraînement 10 s'effectue par l'entremise des épaulements 106, qui coopèrent avec les billes 138 de l'élément annulaire d'accouplement ex- térieur 110, ainsi que par l'entremise des billes 132, à 1''élément annulaire daccouplement intérieur 112, qui transmet, à son'tour, le couple par les épaulements 124 à l'élément annulaire 114 par coopération avec les épaule- ments 126 de cet élément. L'énergie est ensuite transmise au corps..de gui- dage 18 et de ce dernier aux éléments non représentés sur les figures 8 à
11, qui portent le taraud ou analogue.
Lors du taraudage d'un trou borgne, lorsque le taraud atteint le fond du trou, le couple augmente momentanément entre l'élément d'entraînement et l'élément entraîné. Les billes 138 de l'é- lément annulaire extérieur 110 quittent alors les gorges 136 et arrivent sur les voies ou chemins inclinés 111 dudit élément, comme illustré à la figu- re 11.
Lorsque les billes 138 ont passé sur une partie prédéterminée des chemins 111, le déplacement axial de l'élément annulaire 110 a progressé dans une mesure telle que la surface marginale, extrême, inférieure et non iner- rompue dudit élément se trouve de niveau avec les surfaces inférieures des épaulements 124 de l'élément annulaire inférieur 112, en sorte que ces der- niers épaulements s'écartent des épaulements 126 de l'élément annulaire infé- rieur 114, ce qui produit l'interruption du couple agissant sur l'élément portant'le taraud.
Toutefois, étant donné qu'un frottement se manifeste enco- re entre la surface extrême non interrompue de l'élément annulaire 110 et les épaulements .126 de l'élément annulaire 114, les billes 138 poursuivent leur mouvement de roulement vers le haut sur les chemins inclinés 111, jusqu'à atteindre une position extrême sur les escaliers ou ressauts 113, cette posi- tion étant déterminée par la rencontre des broches 120 avec une extrémité des rainures ou évidements 122 ménagés dans l'élément annulaire intérieur.
On comprendra aisément que ce mouvement de roulement supplémentaire provoque un faible déplacement axial de 1'élément 110 et de l'élément inférieur 114, ce qui produit un jeu axial qui dépend de l'angle d'inclinaison et de la lon- gueur des chemins de roulement 111 entre les épaulements 126 de l'élément annulaire 114 et les épaulements 124 de l'élément annulaire intérieur 112.
La mode de fonctionnement décrit assure une mise hors service ou suppression uni- forme et sans vibrations du couple, le long d'un trajet interrompu, au moment précis où le taraud atteint le fond du trou soumis au 'taraudage.Lorsque le ta- raud doit être retiré du trou, l'arbre 10 est amené à tourner en sens opposé, les billes 138 de 1 ,élément annulaire extérieur 110 revenant alors se pla- cer dans les gorges 136, comme on le comprendra aisément. En conséquence, l'élément annulaie 110 est déplacé vers le haut sous l'action de ressorts 134. Ce mouvement amène les épaulements 126 de l'élément annulaire inférieur 114 à coopérer à nouveau avec les épaulements 124 de l'élément annulaire in- térieur 112.
L'élément 114 est ainsi mis en rotation et son mouvement de ro- tation est transmis par la bille 140 au corps de guidage 18 et de ce dernier au taraud.
Bien que diverses formes d'exécution plus ou moins spécifiques de l'invention aient été représentées et décrites, il va de soi qu'il ne s'agit que de formes d'exécution illustratives et que l'invention ne doit pas y être limitée, sa portée étant définie par les revendications suivantes.