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La présente invention concerne la pratique des assemblages des équipements élec- troniques. L'objet de l'invention est de rationaliser et de normaliser autant que possible les étapes successives d'assemblage de ces équipements.
On sait qu'il est possible de concevoir des unités fonctionnelles susceptibles dêtre assemblées en combinaisons variées pour satisfaire à des buts différents.
On sait aussi, par exemple, que dans les systèmes de commutation téléphonique des centaines de panneaux de relais semblables et les commutateurs qui leur sont asso- ciés sont fixés sur des baies de montage disposées suivant un plan uniforme.
La présente invention développe cette technique à un degré jusque là inconnu et d'une façon qui pernet en outre de réduire sensiblement les frais d'installation et de simplifier l'entretien.
L'invention à été conçue en vue d'équipements électroniques fonctionnant sur une base binaire. Ces équipements comprtent un circuit de base tout ou rien. La varia- tion du nombre de ces circuits et de leur mode d'interconnexion permet d'assurer différentes fonctions comme, par exemple;
a) enregistreurs bi-stables ou multi-stables comportant deux ou plusieurs air- cuit:; tout ou rien interconnectés de façon que l'un quelconque et l'un seulement desdits circuits soit passant à un instant donné, et que l'enregistreur puisse
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être commute d'un état donné quelconque à un autre.
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b) chaînes de coûtagfl qui sont des enregistreurs semblables & (a), mais où la cocïmitation ne peut s'opérer que dans un orure cynique donné c) enregistreurs de figures, comprenant un certain nombre de circuits de cOllJlI1utation interconnectés de telle sorte qu'une combinaison quelconque tlesdite circuits de commutation puisse être basculée et la figure changée k- volonté.
. d) compteurs binaires conàportant un certain nonbre d'étages interconnecté- chacun de ceux-ci comprenant deux circuits de coiautation connectés en parallèle comme un enregistreur bi-stable.
Le circuit de base tout ou rien repose habituellement sur l'emplei d'un
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organe électrodque particulier ayant par lui même une caractérgstique tout ou rien fortement accusée, tube à gaz ou transistor par exemple, mais le circuit tout ou rien peut aussi comprendre, le cas échéant, des résistances, des capacités, des redresseurs, etc... Néanmoins, il est possible d'établir des circuits tout ou rien comprenant un certain nombre d'éléments qui tous ont des fonctions individuelles du même ordre.
Suivant l'organe fonctionnel choisi au départ, des considérations de quali
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-té ou de prix introduisent habituellement de logeregdifférences entre les éléments et les interconnexions du circuit tout ou rien de base.
Cependant, on a trouvé qu'en sacrifiant légèrement, soit la qualité, soit le prix, on pouvait déterminer un circuit tout ou rien standard, susceptible d'être
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incorporé dans une unité fonctionnelle quelconque des types considérés.
De plus, dans nombre de @ les circuits d'interconnexion entre les diffé- rents étages d'une même unité fonctionnelle peuvent être tous identiques, bien qu'ils puissent jouer des rôles différents,
Une des caractéristiques de l'invention réside dans un groupe d'unités électronique du type tout ou rien plusieurs sous-groupes des dites unités étant in- terconnectés chacun avec un autre équipement électronique pour former plusieurs dis -positifs électroniques fonctionnels ayant une base braire commune, ces ditsposi-
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tifs formant il. leur tour un équipent êlectrorique complet ayant un but fonction- nel complexe.
Une autre caractéristique de l'invention réside dans une baie de montage comprenant un certain nombre d'unités identiques, chacune d'elles portant une série
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d'éléments électrodques interconnectés, de. sous-ensembles <L' Óléments électriques
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chacun des dits sous-ensembles étant connecte à une ou plusieurs des dites unités, pour former une unité fonctionnelle complète; l'interconnexion entre un certain nomb re d'unités fonctionnelles constitue un équipement complet dont chaque partie fonctionn elle est constituée à partir d'unités normalisées.
Une autre caractéristique de l'invention réside dans des unités normalisées comportant des éléments électroniques préalablement câblés et montés sur une plaquette isolante ayant des fiches sur l'un de: ses bords, les dites fiches étant reliées aux dits éléments électroniques, les unités ainsi con%ituées étant enfichées dans une réglette de jacks ou fiches analogues disposés sur une baie de montage à chassis rectangulaire,-des sous-ensembles d'éléments électriques étant raccordés aux montes réglettes de jacks pour interconnecter les unités normalisées et constituez ainsi une unité fonctionnelle complète ou plusieurs unités fonctionnelles formant un équipement complet.
Différentes autres caractéristiques ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent: la Fig. l, un commutateur électronique "tout ou rien" comportant un transis -tor; la Fig. 2, un circuit basculeur bi-stable utilisant le commutateur tout ou rien de la Fig. 1; ou la Fig. 3, le dispositif de commande du commutateur tout/ rien de la Fig. 1 au moyen de portes à coïncidence; la Fig. 4, un ensemble de commutateurs tout ou rien, selon la Fig. 1, dont . un seul est passant à la fois, cet ensemble pouvant être utilisé comme compteur ou enregistreur; la Fig. 5, un enregistreur à circulation de figures, utilisant des commutateurs.de la Fig. 1; la Fig. 6, la courbe caractéristique d'une diode à espace;
avec la Fig. 7, la courbe caractéristique d'une diode à espace en série/une résistance; la Fig. 8, le circuit d'un basculeur bi-stable .utilisant des diodes à espace, comportant deux circuits de base identiques;
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la Fig. 9, la forme de l'onde de tension qui seprésente dans le circuit de la Fig. 8 ; la Fig. 10, une variante de basculeur bi-stable utilisant les mêmes circuits de base que la Fig. 8; les Fig. I1 et 12 respectivement, un circuit de comptage et un enregistreur à circulation de figures utilisant les mêmescircuits de base que la Fig. 8;
la Fig. 13, un circuit de basculeur bi-stable utilisant deux pentodes et con- stituant dans son ensemble le circuit de base qui est utilisé respectivement dans les
Fig. 14 et 15 comme circuit de base d'un enregistreur binaire et d'un distributeur d'impulsions; la Fig. 16, un assemblage schématique d'équipement pour le montage ae circuit s du type représenté sur les dessins précédents. la Fig. 17, un mode de.construction de baie utilisant les dispositions d'as- semblage d'équipement de la Fig. 16.
L'invention concernant la technique de l'équipement, et non ses aspects opé- rationnels, on n'a donné que des indications sommaires sur les circuits, qui sont con- nus et ont déjà fait l'objet de publications antérieures.
En se reportant maintenant à la Fig.l, l'élément caractéristique et consti- tué par triode à cristal ou transistor qui peut occuper deux états distincts, passant ou bloquant..
La partie du circuit qui se trouve à l'intérieur du rectangle en pointillé constitue le circuit de base du @mmutateur tout ou rien qui se retrouve dans toutes les applications de ce commutateur. Les aeux transformateurs 11, 12 sont introduits pour préciser le mode de commande et de remise à zéro, au circuit.
Le circuit de base comprend un transistor 1 monte en amplificateur de cou- rant. La base du transistor est connectée au potentiomètre 3, 4 et l'émetteur est connecté à un fil de sortie, lui-même mis à la terre par l'ensemble résistance-capacité 2.
Le circuit est placé en position "passant" par une impulsion négative arri- vant à la base à travers le transformateur 11 et le redresseur de blocage 13 et le signal de sortie apparaît à l'émetteur. Ce circuit est ramené en position "bloquée" par une impulsion positive appliquée au collecteur à travers le transformateur 12.
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A l'état "bloquant", l'émetteur est à la terre tandis que la base est portée à un potentiel d'environ + 8 volts par le courant qui circule de la source posltiv,, à la terre, à travers le secondaire du transformateur 11. L'émetteur est ainsi effec- tivement négatif par rapport à la base.
Un courant négligeable circule de la base vers l'émetteur, alors qu'un couran- t faible mais cependant appréciable circule de la base vers le collecteur. Ce courant base-collecteur, avec l'émetteur au "eut off" (point de coupure) est une des proprié- tés des transistors actuels et ne doit pas, pour que l'état "bloquant" reste stable, amener la tension delà base à s'approcher de la valeur pour laquelle un courant venan' t de l'émetteur commence à circuler. Cette exigence est satisfaite en pratique si l'on s'arange pour que la résistance du transformateur 11, vue de la base, soit suffisam- ment faible.
Si l'on considère maintenant l'effet de l'impulsion appliquée au primaire du transformateur 11, la polarité doit être telle que la tension de la base du transis tor devienne suffisamment négative pour qu'un courant commence à circuler de l'émet- teur vers la base. Si dans ces conditions, le gain de courant du transistor dépasse la valeur limite qui sera considérée plus loin, une action compensatrice intervient qui fait qu'un courant plus intense circule de la base au collecteur que de l'émetteur vers la base. La base devient ainsi plue négative encore, et l'action persistant après la fin de l'impulsion qui l'a déclenchée, il en résulte qu'un courant important cir- cule entre l'émetteur et le collecteur.
Ce courant charge le condensateur de l'ensem- ble 2.et l'émetteur et la ba,se deviennent tous les deux plus négatifs jusqu'à ce que l'équilibre soit atteint avec ledit condensateur chargé à une tension légèrement plus faible que celle de la source négative. Ceci constitue l'état "passant", dans le- quel le courant du collecteur est la somme des courants de la base et de l'émetteur.
Pour assurer la stabilité, le gain de courant à l'état "passant" doit être supérieur au rapport des courants du collecteur et de l'émetteur. Pratiquement il est assez facile de s@tisfaire à cette condition.
La mise au repos s'obtient en rendant le collecteur positif par rapport à l'émetteur. Cela arrête effectivement la conduction dans le transistor, la base devenan t plus positive et la tension de l'émetteur se reprochant de celle de lierre, avec la constante de temps de 1 ensemble 2. Il est nécessaire, avec les transistors actuels,
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d'envisager une durée notable pour la cessation de la conduction et par suite, un minimum de largeur pour les impulsions et un minimum de constante de temps pour l'émetteur, si l'on veut obtenir un arrêt satisfaisant. Un phénomène analogue se rencontre pour le temps de dé-ionisation des tubes à gaz.
La Fig. 2 représente un circuit dans lequel les courants de collecteur de deux circuits commutateurs de base SR1, SR2 circulent à travers une impédance 25, en parallèle avec le redresseur 26, cet ensemble étant commun aux deux collecteurs. Les deux bases sont connectées aux transformateurs de commande 21,22, chacun des deux commutateurs est automatiquement replacé en position "passante" quand l'autre est mis en position "bloquée". Ce circuit forme un basculeur bi-stable. Les tensions et les courants indiqués sur la figure correspondent au cas où le commutateur SRI est pas- sant, et le commutateur SR2 "bloquant".
Si une impulsion négative convenable est ap- pliquée à la base de SR2, ce transistor se trouve mis à l'état "passant" et la ten- sion entre le collecteur et l'émetteur tombe au voisinage de celle de l'état de repos La tension de l'émetteur ne varie pas puisque calui-ci était initialement à la terre, et celle du collecteur de SR2 (et aussi de SR1) est ainsi portée à un ou deux volts au-dessous de celle de la terre. Avant l'amorçage de SR2, le courant correspondant à l'état "passant" de SR1 circulait à travers l'inductance 25: après l'amo#àge, ce courant va charger le condensateur de l'émetteur de SR2.
Si l'indnctance e st assez grande le courant qui la traverse ne varie pas de façon appréciable et le dit conden- sateur se charge à peu prés linéairement jusqu'au point où la tension du collecteur de SR2 devient égale à celle de la source. A ce point, le redresseur 26 est conduc- teur et prévient toute inversion de courant ultérieure appréciable. A condition que la largeur de l'impulsion triangulaire positive qui arrive aux collecteurs soit suffisante, c'est-à-dire à condition que le condensateur soit assez important, SR1 est revenu à l'état "bloquant" et la tension aux bornes de son condensateur croît exponentiellement vers celle de la terre, avec la constante de temps de l'ensemble Des tensions de sortie alternées peuvent être obtenues respectivement de SR1 et de SR2 .
Ce montage peut aisément s'étendre à la formation d'une chaîne d'enregis- treurs statiques ayant une connexion de mise au repos commune. Dans ce cas, lors- que l'un des commutateurs est "passant", tous les autres commutateurs de la chaîne
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sont "bloquants"; ceci implique qu'un seul commutateur de la chaîne puisse se trouver "passant" à un instant quelconque et constitue la base de schémas variés de compteurs et de distributeurs.
Les connexions entre les commutateurs sont établies au moyen de portes à redresseurs qui agissent en conjonction avec une source d'impulsions entretienues aptes à provoquer l'amorçage. Chaque commutateur reçoit son impulsion d'amorçage à travers une porte, et la présence de l'impulsion à la sortie de la porte dépend de l'état des autres commutateurs qui agissent'comme organes de contrôle.
La partie inférieure de la Fig. 3 représente une porte à àcoincidence CG.
En supposant les redresseurs parfaits, la tension à la sortie de CG vers MG est égal e à la plus positive des tensions d'entrée 35 ... 38 (en admettant que la plus po- sitive de ces tensions d'entrée est elle-même plus positive que la tension de la batterie). On considère,-à titre d'exemple, les tensions d'entrée 35 ... 37 com- me provenant de sources dont la.tension pour chacune peut prendre les valeurs soit zéro, soit -10 volts, et la tension d'entrée 38 comme celle de l'impulsion négative principale, pouvant varier entre zéro et --10 volts.
Aussi longtemps que l'une quel- conque des entrées 35 ... 37 est à zéro, la sortie est maintenue à zéro, mais si toutes les entrées 35 ...37 sont à -10 volts, la tension à la sortie de la por- te suivra celle de l'entrée 38 et ainsi reproduira l'impulsion négative principale.
Une combinaison des tensions d'entrée 35 ... 37 permet ainsi de contrôler la trans- mission de l'impulsion principale entre les bornes d'entrée 38 et les bornes de sortie.
La partie médiane MG de la Fig. 3 montre comment les sorties de deux ou plusieurs circuits à coïncidence CG peuvent être associées au moyen d'un second type de porte, la porte à mélange. Si les tensions à toutes les entrées 31 ... 34 des portes à coincidence ont les valeurs soit zéro, soit -10 volts, l'opération peut être décrite comme-suit:
La sortie en SR se trouve à -10 volts si chacune des entrées est à -10 volts, si non elle est à la terre.
Le commutateur SR est amorcé. à travers la porte MG. Un courant de l'ordre ae 2 mA circule de la batterie positive vers la base du transistor. Une partie de ce courant va au collecteur, le reste allant à travers les redresseurs de blocage
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31...34 et leurs résistances respectives 39 @ la batterie négative. Un courant ae- ditionnel vers la batterie négative, pour atteiuure les 3mA indiqués sur le des- sin, doLt parvenir à travers les redresseurs tels que 35...30 et pourvu que l'une au moins des entrées de contrôle soit à la terre périmant l'impulsion prin- cipals, il n'apparaît pas de changenent appréciable de tension à la base du transis -tor.
Mais si toutes les entrées de contrôle sont à -10 volts, lorsqu'intervient l'impulsion principale, le "courant additionnel" envisagé fait déplacer la ten- sion de base vers les régions négatives et finalement amorce le transistor.
Il est à noter que le circuit de sortie du commutateur SR est capacitif et pour cette raison présente une faible impédance pour les impulsions de courte durée cornue celles qui sont utilisées pour la source d'impulsions principales.
Ce fait est d'une importance considérable, car il permet de contrôler un nombre important de portes à coïncidence par un simple enregistreur.
La Fig. 4 représente des prtes à coïncidence utilisées en vue d'assurer les fonctions d'échelle de N compteurs ou distributeurs.
La Fig. 4 est un enregistreur à circulation de figures, formé de paires de basculeurs, la sortie d'une paire contrôlant l'entrée de la paire qui la suit dans la chaîne. De cette façon, la condition d'une paire est transférée succes- sivement à chacune des paires suivantes, à des intervalles déterminés par l'impul- sions principale. L'échelle de N compteurs utilise aes commutateurs simples SR ayant un circuit de mise au repos commun, 45, 46 et des portes de couplage pour former un anneau. Un seul commutateur SR est passant à un instant donné et chaque impulsion principale de commutation bloque le commutateur passant quand le commu- tateur suivant dans l'anneau est actionné, ainsi qu'il a été expliqué à -propos de la Fig. 3.
Les commutateurs consécutifs sont interconnectés par les portes à coin- cidence 41, 42 chacune d'elles étant contrôlée par le précédent émetteur et par la -P source des impulsions d'avancement/ Dans ces conditions, le seul commutateur qui puisse être actionné à la suite d'une impulsion, est le commutateur qui succède
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immédiatement à. un commutateur passant. En réponse à un train d'impulsions ae la source -P, les commutateurs consécutifs entrent en action l'un après l'autre la mise en action de chaque commutateur ramenant automatiquement au repos le commutateur précédent.
La Fig. 5 représente un enregistreur à circulation de figures forme de paires de basculeurs du type de la Fig. 2, la sortie d'une paire contrôlant l'entrée de la paire qui la suit dans la chaîne. De cette façon l'état de chaque paire est successivenient transférée à la paire qui la suit, à des intervalles détermines par l'impulsion principale.
Deux méthodes sont utilisées pour mettre en a ction les commutateurs in- diviuuels, l'une en vue d'introduire l'information, l'autre pour arrêter ou faire progresser la figure le long de l'enregistreur, la position de repos de celui-ci étant celle qui correspond à tous les commutateurs de droits (ou de gauche) passants. La tension appliquée à travers un ou plusieurs re- dresseurs 52 aux commutateurs de gauche met en action lesdits commutateurs et automatiquement ramené à l'arrêt les commutateurs de droite.
Lorsqu'une telle figure de commutateurs de gauche, passants et bloquants a été consti- tuée, les impulsions appliquées à l'ensemble des redresseurs 44, de gauche et de droite, en conjonction avec les tensions provenant des commutateurs précédents par des redresseurs correspondants 45, font pro- gresser la figure toute entière d'un pas, en réponse à chacune des impulsions reçues.
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En se reportant maintenant à la fig.6, le nom de "diode à espace" est appliqué à des dispositifs. récemment étudiés qui se présentent à l'état solide et dont la caractéristique tension- courant est semblable à celle représentée sur la fig.5. Dens la partie de cette courbe allant de 0 à A, les dispositifs présentent une résistance positive élevée, de A à B une résistance négative élevée, de B à 0 une faible résistance positive, si/la diode à espace est connectée en série avec une résistance positive de valeur conve- nable, la caractéristique tension-courant présente la forme montrée sur la fig.7. Dans celle-ci, on peut voir que pour des tensions appliquées moindres que V1 le courant.ne peut prendre qu'une seule valeur, et reste faible. Pour des tensions supérieures à V3 le courant est élevé et ne peut prendre encore qu'une seule valeur.
Pour les tensions intermédiaires, telles que V2, le courant a trois déterminations possibles, mais une de celles-ci étant instable, le circuit présente pratiquement deux états stables entre V1 et V3.
La Fig.8 représente le circuit d'un basculeur bi- stable simple qui a été essayé à des fréquences allant jusqu'à 200 Kc. Deux diodes à espace 81, 82 sont utilisées, chacune avec une résistance de charge 83 et un redresseur 84 en série. La fonction des redresseurs est de présenter une haute impédance aux impulsions positives d'amorçage, et une faible impédance quand la diode est en position passante.
Des impulsions positives P1, P peuvent être appli- quées indépendamment à chacune des deux diodes 81, 82 par l'inter- médiaire de condensateurs tels que 85. La résistance 86, est insé- rée dans le fil d'alimentation, commun aux deux diodes. Les résis- tances de charge 83 sont shuntées par les condensateurs 87. Le fonctionnement du circuit va être décrit en se référant à la fig.9.
On admettra que les caractéristiques des diodes 81, 82 sont sembla- bles, et que la tension V est ajustée de façon à ce que le point figuratif se trouve un peu au-dessous et proche du point d'inflexion
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supérieur de la caractéristique (juste en-dessous de V3 sur la fig.
7). Quand cette tension est appliquée les deux diodes sont bloquées.
Si une impulsion positive P1 d'amplitude et de largeur convenables est appliquée à la diode 81, le redresseur qui lui est associé se bloque et la tension aux bornes de la diode atteint celle pour la- quelle la courbe change de sens. Il suffit que la résistance totale du circuit soit inférieure à la résistance négative interne que pré- sente alors la diode pour que celle-ci devienne conductrice, comme le montre la forme d'onde 81, fig.9. Si une impulsion semblable P2 est maintenant appliquée, la diode 82 devient conductrice comme il est montré par la courbe 82, fig. 9. Lorsqué l'une des deux diodes devient ainsi conductrice, une impulsion négative apparait aux bor- nes de la résistance 86 comme il est indiqué par la forme d'onde 86, fig. 9, ce qui bloque l'autre diode.
Cette impulsion présente un front à pente élevée et une queue de forme exponentielle.
Dans le circuit de basouleur bi stable précédent, les impulsions d'amorçage sont appliquées alternativement à chacun des deux tubes de la paire. La fig.10 montre une méthode d'après laquelle deux portes à coïncidence peuvent être utilisées pour diriger les impulsions positives d'un même train d'impulsions @P alternativement d'un côté ou de l'autre de la paire de basculeurs.
Ces circuits fonctionnent comme suit :
Comme précédemment, chacune des diodes 101, 102 est reliée à la terre par un circuit résistance-capacité 103, con- necté à la première électrode, un redresseur 104 étant connecté à la seconde électrode. Chacune de ces secondes électrodes est connectée à travers un condensateur 105 à la source commune d'im- pulsions +P à travers le redresseur 106, à la première électrode de l'autre diode à travers le redresseur 107, et à la source d'a- limentation +V à travers la résistance 108. Les redresseurs 104 sont connectés à l'inductance 109 et le redresseur 110 à la sour- ce +V. On suppose la diode 101 passante et la diode 102 bloquante.
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Le courant circule de la source de tension +V à travers les deux voies parallèles 108, 106 vers la source +P. On admet que cette source présente une faible impédance de sortie et par suite reste au potentiel de la terre entre les impulsions. Si maintenant une impulsion positive apparaît sur la ligne commune, les redresseurs 106 se bloquent. La diode 101 étant conductrice, une chute de tension voisine de V se produit aux bornes de R1. Le redresseur 107 sur la droite est bloqué et une tension apparaît sur 102 qui, si la tension V est convenablement choisie, amorce 102 et ainsi blo- que 101. L'impulsion suivante appliquée au fil commun trouve les états inversés, elle amorce 101 et bloque 102.
Une simple extension du principe de discrimination décrit d'après la fig.10 permet d'assembler un nombre quelconque de diodes, ainsi qu'il est montré fig.ll, pour former une chaîne de comptage dans laquelle une diode seulement est passante à un instan' donné, et toutes les autres bloquées. Les impulsions successives qui apparaissent sur le fil d'impulsions commun bloquent chacune la diode qui était conductrice et rendent passant la diode qui la suit immédiatement dans la chaîne.
La fig.12 représente un montage suivant lequel des paires de diodes dont chacune constitue un circuit basculeur bi- stable peuvent être connectas pour former une chaîne telle que l'une ou l'autre diode de chaque paire puisse être passante. Cha- que impulsion apparaissant sur le fil commun d'impulsions @P provo- que le changement d'état de chaque paire qui revient à l'état pré- cédemment enregistré par la paire qui la précédait immédiatement dans la chaîne. Des portes à coïncidence sont utilisées entre les étages. Une diode seulement étant passante dans chaque paire, une seule impulsion peut être transmise à la paire suivante.
Si la diode qui reçoit l'impulsion est déjà conductrice, aucun chan- gement n'est enregistré, si elleétait bloquée, l'impulsion l'amor- ce. Pour l'insertion d'une figure, chaque élément de cette figure
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doit être introduit à l'entrée de l'enregistreur, par exemple à travers les fils 121; l'un ou l'autre de ces fils reçoit une. impul- sion pour insérer un élément,. et entre les éléments, 1'impulsion commune appliquée aux fils @P fait progresser d'un pas la figure partiellement insérée de façon à faire place à l'élément d'informa- tion suivant. L'opération est analogue à celle de l'enregistreur- circulation de figures de la fig.5.
Chaque étage comprend deux circuits de base identiques à ceux des fig.8, 10, et 11.
Jusqu'ici, les circuits de base comprenaient chacun un seul dispositif commutateur principal associé à des éléments de moindre importance. Certains types d'équipements peuvent être entièrement construits à partir d'un circuit de base consistant en un dispositif basculeur bi-stable et la fig.l3 représente un tel dispositif.
La fig.13 représente un élément symétrique basculeur bi-stable comprenant les pentodes 131, 132 connectées en croix de façon connue pour obtenir un circuit ayant deux états électri- ques stables par exemple avec l'une des deux pentôdes conductrice 131, et l'autre bloquée ou vice-versa. On voit que 5 tensions différentes (par rapport à la terre) sont indiquées pour le fonction nement des pentodes et de la diode 133: ces valeurs correspondent à des tubes, particuliers; @1+ 300; E2, + 170; E3, + 25; E4 (po- larisation variable) 0 à-25; E5, -200. Les redresseurs 154, 135 associés respectivement aux grilles de 131, 132 limitent l'excursion de tension de grille à E3 (+ 25 volts) quand le tube correspondant est à l'état conducteur.
La présence des résistances 136, 137 dans les circuits de cathode de 131, 132 permet aux grilles d'at- teindre la tension +25 volts sans courant de grille. Le choix de valeurs convenables pour R1 et R2 permet à chaque tube de fonction- ner en commutateur pentode normal entre grille de contrôle, cathode et anode, avec en plus une action de système à charge cathodique entre la grille de contrôle, la cathode et la grille-écran.
L'excursion négative des grilles est limitée par les
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redresseurs 1@8, 139 pour obtenir une sensibilité définie à l'amorça- ge. Des impulsions positives d'amorçage peuvent être appliquées de l'entrée 1 o e l'entrée 2 à travers les condensateurs 1301, 1302.
Les sorties 1 et 3 sont prises respectivement sur les résistances 136, 137 pour contrôler les portes à coïncidence à redresseurs et les por- tes mélangeuses et la sortie de ces portes peut être utilisée pour com mander d'autres déclenchements. Les redresseurs 1303 et 1304 empêchen les cathodes de devenir négatives sous l'action ae la charge et minimi sent l'effet de la charge sur la sensibiité à l'amorçage. Un tube indicateur au néon 133 peut être ajouté pour faciliter la supervision.
La fig.14 représente le circuit basculeur de base de la fig.13 sous la forme d'un bloc avec-chacune de ses entrées con- trolée par de multiples portes.
L'entrée 1 est sous le contrôle de trois circuits de portes à coïncidence connectés au moyen de redresseurs de blocage 141.
Chacun de ces circuits de porte comprend une résistance en shunt sur des circuits disposés en parallèle et comportant chacun un redresseur de porte 143. Les différents circuits de contrôle sont connectés à leurs fils de commande respectifs, un des contrôles dans chaq@@ ensem- ble étant exercé par la même impulsion principale -P.Si tous les fils de commande correspondent à l'état bloquant, toutes les portes à coïn- cidence se trouvent simultanement au potentiel/Voulu pour que l'impul- sion -p -appliquée à l'entrée 1 rende le tube 131 conducteur.
De la même façon l'entrée 2 est contrôlée par deux circuits de portes à coincidence dont chacun comporte un fil recevant l'impulsion principale de contrôle et lorsque les tensions coïncidence sur tous les fils de commande, l'impulsion désignée par -P est appli- quée au tube 152 qu'elle rend conducteur, bloquant 131.
La fig.lu montre comment plusieurs circuits basculeurE bi-stables dd la fig.13 peuvent être interconnectés pour former un dis- tributeur d'impulsions ou un enregistreur à figures changeantes. Les sorties de chacun des circuits de base de la fig.13 son. connectées
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respectivement aux entrées des circuits suivants sous lecontre de l'impulsion principale.- -P au moyen des portes à redresseurs et résis- tance 151, 152, 153. La chaîne de circuit basculeurs qui est repré- sentée sur la fig.15 est fermée, les forces du dernier circuit étant connectées au premier circuit, mais cette chaîne peut oralement être ouverte.
On voit que dans les séries d'exemples décrits précé- s'il y a dans chaque cas plusieurs circuits de base intercon- ' pactes au moyen d'un certain nombre d'éléments électriques, le nombre de ces éléments et le type de chaque élément variant suivent la fonc- tion que doit assurer l'équipement considéré. En d'autres termes, d'un bout à l'autre des équipements de chaque série les circuits de base sont invariables, mais les circuits d'interconnexion peuvent varier.
Da manière de mont/er de tels équipements est mon- trée schématiquement sur la fig.16 et en détail sur la fig.17 . Dans la fig.16, 161 est le plan schématique d'une baie verticale d'équipe- ment portant des rangées horizontales de bandes de jacks 163. Les circuits de base invariables sont montés sur un panneau plat isolant standard 162 qui porte des fiches disposées le long d'une arête de ce panneau et dans son plan et chacune de celles-ci est enfichée dans une des bandes de jacks' la baie.
Sur la face postérieure de la baie, derrière les rangées de bandes de jacks est monté le panneau d'appareils 164 sur lequel sont fixés les circuits variables requis pour compléter les différents types d'équipements à réaliser à partir des groupes divers de circuits de base enfichés dans les rangées de bandes de jacks et aussi pour interconnecter ces équipements.
Egalement sur la fig.16, le panneau 164 est repré- sente comme portant quatre types différents de circuits d'intercon- nexion désignés respectivement par un cercle 165; des carrés 166; des triangles isocèles 167: et par des triangles rectangles 168.
Le cercle est indiqué comme étant câblé entre les deux panneaux de gau-
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che 162 pour forner un basculeur bi-stuble ; les quatre carrés sont montrés comme étant câblés outre les cinq panneaux de base 162 sui- vants pour constituer un compteur; les deux circuits à triangles isocèles .sont câblés entre les trois panneaux de buse 162 suivants pour former ur coupteur binaire; les six derniers panneaux sont in- terconnéctés par les circuits à triangles rectangles 166 pour former un enregistreur de figures. Les .neuf derniers panneaux 162 portent chacun deux circuits de base invariables, chaque panneau étant capa- ble de porter deux circuits lorsque cela est nécessaire et ayant une capacité en fiches suffisante pour cela.
Il reste bien entendu que, si on le désire, la capacité des panneaux peut être réduite de façon à ne porter qu'un seul circuit de base.
En se reportant maintenant à la fig.17 la baie 171 porte un certain nombre de tablettes horizontales 172, avec des encoches en haut et en bas, comme il est indiqué en 173. Entre les tablettes et vers le fond de la baie, les bandes de jacks sont mon- tées verticalement, chacune d'elles alignée avec une paire d'enco- ches des tablettes voisines. Les panneaux 175, qui tous portent une rangée de fiches le long d'un de leurs côtés et dans leur aligne- ment, sont ajustés de façon à pouvoir glisser chacun dans la pcire d'encoches entre tablettes voisines lui faisant face et ainsi entrer avec ses fiches dans la @@@de de jacks correspondante.
1 Le panneau 177 porte les circuits d'interconnexion; il est fixé bar vis à l'arrière de la baie, à côté des bandes de jacks auxquelles sont raccordés les circuits de ce panneau. Les sources d'alimentation et d'impulsions nécessaires sont raccordées également aux bandes de jacks.
Le panneau arrière 177 est utilisé non seulement pour établir les connexions internes dans les équipement individuels inter mais aussi pour réaliser entre des équipements vaiés les/connexions qui permettent de constituer un équipement complet travaillant dans les conditions demandées.
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Bien que les principes de l'invention aient été décrits ci-dessus en se référant à des exemples particuliers, il. est bien entendu que cette description est faite seulement à titre d'exemple et ne constitue aucunement une/limitation de lu portée de l'invention.