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La presente invention a pour opjet un prueu@ rayonnant ou incandescent, de préférence mais non exclu- sivement un brûleur rayonnant de grande surface ayant au moins deux enveloppes perméables au gaz, ces envelop- pes formant le diaphragme ou délimitation extérieur du brûleur. Des brûleurs rayonnants de ce type sont portés à l'incandescence p@@ le fait qu'un mélange de gaz et d'air est envoyé à travers lesdites enveloppes et est brûlé dans le voisinage immédiat de celles-ci. Avec de tels brûleurs rayonnants munis d' enveloppes légères per- méables au gaz, formées par exemple de treillis métalli- ques, on peut obtenir un rendement spécifique du brûleur très élevé.
Une des conditions les plus importantes aux- quelles doive satisfaire un brûleur rayonnant de ce type est que le mélange de gaz et d'air quitte le diaphragme extérieur du brûleur avec une vitesse régulière ou uni-
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forme afin d'assurer un cnauffage uniforme des enveloppes perméables au gaz et une sécurité suffisante l'égard du retour de flam@e. L'expérience a prouva que ces conditions ne peuvent être satisfaites que très difficilement et en prenant de grandes précautions. On comprendra aisément que ces difficultés augmentent avec la surface du brûleur.
Du fait que les enveloppes perméables au gaz présentent une résistance relativement petite au passage du gaz, il s'agit d'obtenir une pression d'écoulement uniforme en tous les points situés immédiatement à l'in- térieur des enveloppes perméables au gaz. La faible ré- sistance au passage du gaz desdites enveloppes offre le grand avantage que des quantités relativement grandes d'air primaire peuvent être aspirées, ce qui a pour effet une combustion plus complète dans le voisinage immédiat du diaphragme extérieur du brûleur et par suite une augmen- tation du rendement. D'autre part, cet avantage ne doit pas être compromis par des systèmes d'égalisation et/ou de distribution obstruant le tube mélangeur et le brûleur.
Cependant, même si les conditions susmentionnées sont remplies, un retour de flamme indésirable du brûleur ne peut être empêche avec sécurité que si les enveloppes, formées par exemple de fins treillis métalliques, sont maintenues à une distance minimum l'une de l'autre sur toute la surface du brûleur. Il est clair qu'avec des brûleurs de grande surface et comprenant de fines enve- loppes, cette condition ne peut pas être remplie sans précautions spéciales. Au contraire, les enveloppes se touchent l'une l'autre en certains endroitc @épartis au hasard sur toute la surface de sortie de gaz du brûleur,
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tandis qu'en tous les autres endroits,les enveloppes sont situées à une distance plus ou moins grande l'une de l'autre.
Dans le brûleur re@ornant, particulièrement maisnon exclusivement à gran@@ surface, conforme à l'in- vention, toutes les conditions susmentionnées peuvent être satisfaites en prévoyant un ou des moyens pour maintenir les enveloppes perméables au gaz sur toute la surface du brûleur à une distance minimum prédéterminée les unes des autres, et en prévoyant un ou des moyens pour répar- tir uniformément ou régulièrement le mélange combustible sur toute la surface du brûleur. Par l'effet combiné de ces deux caractéristiques, tout retour de flamme peut être évité avec sécurité, même pour des brûleurs à très grande surface.
Pour maintenir la distance prédéterminée entre les enveloppes sur toute la surface du brûleur, des dis- positifs pour tendre les enveloppes peuvent de préférence être prévus et/ou la surface des enveloppes perméables au gaz peut être subdivisée en zones, les enveloppes étant rapprochées les unes des entres le long des fron- tières de ces zones .
De préfère.'ce, les enveloppes peu- vent être superposées les unes aux autres ou se toucher le long des frontières des zones, ce qui peut être obte- nu par exemple en reliant les enveloppes les @ aux autres le long de ces frontières de zones ou en suppor- tant les enveloppes depuis l'intérieur le long des fron- tières de zones,par exemple au moyen de supports extcn- sibles. Si l'on considère la distance relativement pe- tite entre deux frontières de zones adjacentes le long desquelles les enveloppes sont rapprochées les unes des
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autres ou se touchent, les enveloppes peuvent être main- . tenues à la distance la plus appropriée les unes des autres sur toute la surface du brûleur, de sorte que dans les conditions normales de fonctionnement, tout retour de flamme est exclu.
En vue d'obtenir une distribution uniforme du mélange combustible sur toute la surface du brûleur, une autre caractéristique de l'invention consiste à donner au tube mélangeur une section transversale plate dans laquelle le gaz peut être amené au moins approximativement suivant une distribution uniforme sur toute la section d'entrée du tube mélangeur. Le gaz peut de préférence être amené à travers une rangée de buses distinctes disposées côte à côte ou, si on le désire, à travers une fente s'étendant au moins approximativement sur toute la grande dimension de la section d'entrée du tube mélangeur. A l'intérieur du diaphragme extérieur du brûleur rayonnant conforme à l'invention, au moins une chambre d'égalisation peut de préférence être prévue, cette chambre étant séparée du tube mélangeur par une ou plusieurs cloisons perforées.
L'expérience a montré qu'une telle cloison a une grande importance pour assurer un fonctionnement sûr du brûleur et qu'elle doit être construite de différentes façons suivant la qualité et la pression du gaz utilisé. Par conséquent, des moyens peuvent être prevus pour modifier la perméabilité au gaz de la cloison perforée, ce qui permet d'adapter un même brûleur pour lui permettre de fonctionner avec des gaz de différentes qualités et de différentes pressions.
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La cloison perforée a en outre l'importante fonction d'empêcher autant que possible le rayonnement de chaleur à partir des enveloppes incandescentes en direction du tube mélangeur, et c'est pour cette raison que la cloison est faite de préférence en matière ré- fléchissante, par exemple en tôle d'aluminium.
Cette me- sure est spécialement importante dans les grands prû- leurs dans lesquels, en raison de l'échauffement du mé- lange gaz-air dans le tube mélangeur et de la dilatation du gaz et de son accélération ainsi provoquées dans le tube mélangeur, l'effet injecteur pour une énergie donnée du jet de gaz peut être compromis très considérablement, de sorte que par suite d'un tel échauffement du tube mé- langeur, un courant en direction de la buse du gaz au lieu d'un courant en direction de la sortie du brûleur peut se produire dans certaines circonstances.
En raison de la propriété réfléchissante de la cloison, un tel échauffement est limité dans une grande mesure à la chambre d'égalisation qui peut avoir un volume relativement petit, de sorte que la diminution susmentionnée de l'effet du tube mélangeur ne peut pas se produire.
Par suite, la cloison doit, d'une part, présen- ter une perméabilité réglable pour le mélange gaz-air et, d'autre part, empêcher autant que possible tout rayerne- ment de chaleur à partir des enveloppes du brûleur en direction du tube mélangeur. Pour remplir ce but, la cloi- son doit être formée de deux ou plusieurs feuilles per- forées parallèles superposées, les trous de passage d'une feuille étant décalés par rapport à c@ @x de la feuille
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voisine, de sorte qu'il n'y a pas de passate direct pour le rayonnement de chaleur.
La perméabilit@ au mélange gaz-air peut être rendue réglable de zero à un maximum et vice versa en @ontant au Moins l'une des feuilles déplaça- ble par rapport à la feuille voisine dans un plan parallè- le aux feuilles.
L'invention se rapporte également à un procéda pour chauffer, au moyen d'un brûleur conforme à l'inven- tion, des ustensiles de cuisine, des fours, des appareils pour chauffer des liquides ou des fluides de toute sorte, des appareils pour le chauffage de locaux, des instruments, des outils ou analogues et autres objets ou milieux de- vant être chauffés au moyen d'un mélange combustible, par exemple un mélange gaz-air.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
Les fig. 1 et 2 représentent un brûleur rayon- nant, particulièrement mais non exclusivenent pour le méthane ou pour un gaz liquide tel que par exemple le butane ou le propane. La fig. 1 est une coupe suivant la ligne I-I de la fig. 2 et la fig. 2 une coupe suivant la ligne II- II de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en perspective d'un autre brûleur rayonnant conforme à l'invention.
Les fig. 4 et 5 représentent respectivement une coune longitudinale et une coupe transversele c'u brûleur montré sur la fig. 3.
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Les fig. 6 et 7 représentent respectivement une coupe longitudinale et une coupe transversale d'un autre brûleur rayonnant conforme à l'invention.
La fig. 8 est une coupe transversale d'une au- tre forme d'exécution.
Les fig. 9 à 11 montrent quelques exemples d'em- ploi du brûleur rayonnant suivant l'invention.
Le brûleur rayonnant montré sur les fig. 1 et 2 comporte un corps de brûleur 1 en forme de parallélépipède rectangle ou de forme similaire, ouvert vers le bas et muni d'un rebord 2. Deux ou plusieurs enveloppes superpo- sées perméables au gaz, en forme de treillis 4 faits en matière résistant à la chaleur, sont maintenues ou pin- cées entre le rebord 2 et un cadre rectangulaire 3 vissé au rebord 2. L'ouverture des mailles et l'épaisseur des fils des treillis 4 dépendent de la sorte de gaz utilisé et peuvent, par exemple pour le butane, être relativement grandes, de sorte-que le serrage des treillis 4 le long du rebord 2, c'est-à-dire le long du bord du corps de brûleur 1, est suffisant pour maintenir les treillis 4 sur toute leur surface à la distance minimum l'un de l'autre, distance nécessaire pour empêcher un retour de flamme.
Le corps de brûleur 1 avec le rebord 2 et le cadre 3 est vissé sur un support 6 (fig. 1), un cadre 5 en ma- tière calorifuge et réfractaire à la chaleur étant inséré entre le rebord 2 et le support 6, ce dernier étant montré seulement à la fig. 1.
Une cloison perforée 8 en tôle est insérée dans le corps de brûleur 1 et y est fixée au moyen d'équerres 7, la cloison 8 divisant l'espace limité par le corps 1 en
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une chambre d'égalisation inférieure 9 et une chambre su- péreure 10. Les ouvertures 11 de force circulaire ou autre de la cloison 8 sont réparties uniformément sur une certaine région dans la partie centrale de la cloison, tandis cue les parties marginales sur les petits côtés de la cloison 8 ne présentent pas d'ouvertures.
Au-dessus de la cloison 8, le corps de brûleur
1 présente une ouverture latérale rectangulaire à laquelle est relié le tube mélangeur 12. Ce dernier présente une section transversale rectangulaire plate et s'élargit à la façon d'un entonnoir du côté de l'entrée. Un tuyau à gaz 13 est monté sur la section d'entrée du tube mélangeur
12 et comprend une ouverture 15 pour l'alimentation en gaz et.une rangée de buses 14 pour la sortie du gaz, ces buses
14 étant réparties uniformément dans la direction longi- tudinale de la section d'entrée du tube mélangeur. On pourrait aussi prévoir un nombre de buses 14 différent de celui montré à la fig. 2; ainsi, par exemple, on pourrait avoir seulement deux buses.
Au lieu de plusieurs buses
14, on pourrait prévoir sur le tuyau 13 une fente ayant au moins approximativement la même longueur que le grand côté de la section d'entrée du tube mélangeur.
Lors du fonctionnement, le gaz est amené dans le tuyau 13 par l'ouverture d'alimentation 15 et s'écoule à travers les buses de sortie 14 dans le tube mélangeur
12 qui présente une grande section transversale et une longueur relativement grande et dans lequel le gaz aspire une assez grande quantité d'air primaire, En raison de sa longueur, le tube mélangeur rend déjà possible un bon mé- lange du gaz avec l'air primaire aspiré, et en même temps un obtient déjà un réglage ou une égalisation appréciable
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de la vitesse du courant de gaz et de sa pression sur toute la section transversale du tube mélangeur 12, res- pectivement de la chambre 10.
A partir de la chambre du tube mélangeur 10, le mélange gaz-air traverse les ouver- tures 11 et pénètre dans la chambre d'égalisation 9 dans laquelle se produit un réglage ou une égalisation supplé- mentaire des conditions de flux sur toute l'ouverture du brûleur, de sorte que le mélange gaz-air s'écoule à tra- vers les enveloppes ou treillis 4 de façon pratiquement uniforme sur toute la surface des treillis 4 et, par sa combustion, produit un chauffage uniforme des enveloppes 4.
Le butane par exemple présente une valeur ca- lorifique très élevée, et la vitesse de propagation de la combustion dans un mélange butane-air est relativement faible. Par suite, dans un brûleur fonctionnant au butane ou avec des gaz ayant des propriétés analogues, il faut prendre soin que la vitesse de sortie du mélange combus- tible soit relativement faible. Cette condition est ré- alisée en utilisant des treillis 4 dont les ouvertures de mailles sont relativement grandes, de sorte que le mélange combustible passe relativement lentement à travers les grandes ouvertures des treillis,4.
Il est entendu que le brûleur montré sur les' fig. 1 et 2 pourrait aussi être employé dans une autre, position de fonctionnement; ainsi, par exemple, le mélange combustible pourrait aussi s'écouler vers le haut, c'est- à-dire que les enveloppes 4 seraient situées sur la face supérieure du brûleur.
Comme déjà dit, la présence et la structure de
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la cloison 8 ont la plus grande importance pour un fonc- tionnement sûr du brûleur.- Pour obtenir dans tous les cas les meilleures conditions, la structure de la cloison 8 doit être adaptée dans chaque cas particulier à la quali- té et à la pression du gaz utilisé. Cependant, il est éco- nomiquement impossible de fabriquer un type particulier debrûleur rayonnant pour chaque condition possible, et c'est pourquoi, conformément à l'invention, des mesures sont prises pour équiper le brûleur avec un ou des moyens permettant de régler la perméabilité au gaz de la cloison 8. A titre d'exemple, dans la forme d'exécution des fig.
1 et 2 et dans d'autres modes de réalisation ayant une cloison 8 avec une section de passage totale maximum, un coulisseau parallèle à la cloison 8 peut être prévu, ce coulisseau pouvant, de préférence depuis le côté du tube mélangeur 12, être déplacé pluscu moins au-dessus des ouvertures 11 de la cloison 8 afin de changer la section de passage libre totale de la cloison 8 et de l'adapter de cette façon à des conditions prédéterminées. Dans le même but, deux ou plusieurs plaques perforées 8 identiques.ou similaires, déplaçables parallèlement l'une par rapport à l'autre, peuvent' être prévues de façon que la section de passage libre des ouvertures pour le passage du gaz puisse être réglée de façon uniforme et continue sur toute la surface de la plaque à partir d'un maximum jusqu'à zéro et vice versa.
Les deux mesures de réglage décrites ci-dessus pourraient aussi être combinées entre elles. Les perforations des deux plaques perforées 8 peuvent être décalées les unes par rapport aux autres.
La cloison 8 est de préférence faite en une
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matière ayant un bon pouvoir réfléchissant, par exemple en tôle d'aluminium, de sorte que la chaleur qui est rayonnée en arrière par les diaphragmes incandescents ou treillis 4 est réfléchie par la cloison 8.
Il est important que la direction de surtie du gaz par les buses 14 soit perpendiculaire ou au moins ap- proximativement perpendiculaire à la direction de sortie du mélange gaz-air par les enveloppes 4, et que la dé- viation du courant,de gaz ne soit pas obtenue au moyen d'organes de guidage ou d'autres moyens formant chicane.
De cette manière, d'une part, on obtient une bonne turbu- lence et un mélange intime du gaz avec l'air aspiré dans la chambre 10 et, d'autre part, la vitesse de sortie du mélange gaz-air à travers le diaphragme extérieur 4 du brûleur ne peut pas être influencée par endroits par les jets de gaz entrant localement dans le tube mélangeur.
Au lieu d'une plaque ou d'une feuille perforée on 'pourrait employer comme cloison un autre moyen perméa- ble au gaz tel que par exemple un treillis ayant une ou- verture de mailles appropriée. Dans certains cas, il peut aussi être avantageux de prévoir plus d'une chambre d'é- galisation 9 en disposant deux ou plusieurs cloisons 8 ayant une section de passage totale plus grande dans une mesure correspondante.
Le brûleur rayonnant montré sur les fig. 3 à 5 comprend un corps 21 en tôle, monté au moyen de deux cadres 22 et 23 par exemple sur le plafond ou le couvercle 24 d'un four, par exemple un four grilleur servant aux traitements thermiques au moyen de radiations infrarouges.
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Spécialement le cadre 23 peut être fait en un matériau .calorifuge réfractaire à la chaleur, afin de réduire au- tant que possible toute transmission de chaleur du brû- leur au plafond 24 du four. Un tube mélangeur 25 ayant une section transversale circulaire et comportant'un é- jecteur 26 fait par exemple en tôle, entre dans le corps de brûleur 21. Le gaz est amené au tube mélangeur 25 par une buse 27 et est mélangé avec l'air aspiré dans le tube mélangeur. Une plaque ou cloison perforée 28 est fixée au corps de brûleur 21. Deux ou plusieurs treillis fins 31 formant les enveloppes perméables au gaz du brûleur sont fixés entre un rebord 29 du corps 21 et un cadre 30 vissé sur le rebord 29.
Une grille comportant des ner- vures longitudinales 32 et des nervures transversales 33 perpendiculaires entre elles est introduite entre les treillis 31 et la plaque perforée 28. Cette grille peut être reliée à la plaque 28 par exemple par soudage ou par vissage, ou peut être mon@de librement entre la plaque 28 et les treillis 31. Comme représenté sur les fig. 3 à 5, les bords inférieurs des nervures 32 et 33 reposent sur le treillis intérieur 31 et sont arrondis de telle ma- nière que les treillis 31 sont bombés vers l'extérieur et par suite s'appuient avec une certaine pression sur les bords inférieurs des nervures sur toute la longueur de. celles-ci.
Cette disposition offre l'avantage que les treillis ou enveloppes 31 sont soumis à une certaine ten- sion et, le long des points de support sur les nervures, se touchent l'un l'autre ou sont séparés par une très faible distance, de sorte qu'également aux endroits res- tants, c'est-à-dire sur toute la surface du brûleur, les
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treillis sont maintenus à une-faible distance l'un de l'autre, ce qui-'-rend pratiquement impossible tout retour de flamme. La surface des.treillis.31 est subdivisée par les nervures 32,. 33 en zones .,le..,long des frontières des- quelles les enveloppes 31 sont très voisines .1'une de l'autre ou même:sont en contact-,l'une avec l'autre.
Le mélange combustible, gaz-air produitdans le tube mélangeur .'-est réparti au-dessus de la plaque perfo- rée 28 dans le corps 21 et s'écoule à travers.. la plaque perforée 28 vers les compartiments compris entre les ner- vures 32 et 33 et de là, à travers les treillis 31. Le mé- lange combustible brûle normalement immédiatement après être sorti du treillis extérieur 31 et chauffe ce dernier jusqu'au rouge.
En raison du système de support et de tension des treillis superposés:; 31 au moyen des nervures 32 et 33, les treillis 31 sont maintenus sur.toute la sur- face du brûleur à une distance appropriée telle l'un de l'autre que tout retour de flamme vers les endroits si- tués entre les @@eillis 31 est absolument empêché. Si toutefois un tel retour de flamme se produisait dans une zone en raison d'un défaut de fonctionnement, toute pro- pagation latérale de la combustion d'une zone à l'a@@ ce entre les treillis 31 serait empêchée par le fait qu'entre les zones, les treillis 31 sont supportés par les bords des nervures 32 et 33.
Tout retour de flamme éventuel entre les treillis 31, qui peut par exemple se produira sous l'action de courants d'air agissant localement sur la sur- face du brûleur, reste en tout cas limité à une seule zone; par suite, d'une part, le danger d'un autre retour de flamme vers l'espace du brûleur situé à l'intérieur des
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treillis et vers le tub. mélangeur est pr@ @iquement éli- miné et, d' -lire part, le emplacement de la combustion vers l'extérieur du treillis extérieur est favorisa.
La subdivision de l'espace situé au-dessus des treill@@S 31 au Doyen des nervures 32 et 33 favorise la ré- partition uniforme du courant de gaz sur toute la surface du brûleur et par suite une distribution de tem@rature uniforme sur la surface rayonnante tout en empêchant l'ap- parition d'un retour de flamme.
Sur les fig. 3 à 5, la hauteur des nervures lon- gitudinales 32 est plus petite que celle des nervures transversales 33, de sorte que les quatre compartiments disposés côte à côte en direction transversale (fig. 5) sont reliés les uns aux autres immédiatement au-dessous de la plaque perforée 28, de sorte qu'une répartition uniforme de pression dans ces compartiments est obtenue.
En outre, du fait de cette liaison, il n'est pas absolu- ment nécessaire que les quantités de mélange combustible passant à travers la plaqu@ perforée 28 dans ces compar- timents soient absolument égales entre elles.
La grille formée des nervures 32 'et 33 peut de préférence être émaillée ou revêtue de n'importe quelle autre couche protectrice réfractaire à la chaleur afin d'éviter, en particulier, l'écaillage ou la corrosion des ;ords des nervures supportant les treillis 31 et en même temps de maintenir la transmission de chaleur entre les treillis et les nervures à une valeur aussi faible que possible.
Il est entendu que la grille òr::1# des nervu- res 32 et 33 peut être remplacée par n'importe quel autre
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système supportant les treillis 31 le long de lignes con- tinues et délimitant par conséquent lesdites zones sur la surface du brûleur. La forme de ces sones pêne aussi être autre que rectangulaire;et peut par exemple avoir plus de quatre sonnets, les treillis étant alors supportes par un dispositif de support alvéolé.
Les frontières des zones peuvent aussi être ob- tenues d'une autre Manière, par exemple en soudant, rivant ou cimentant. de façon réfr@etaire à la chaleur les treillis entre eux le long de lignes ininterrompues,de sorte qu'une structure de support peut être omise et que les treillis peuvent éventuellement être situés dans des plans.
Dans le brûleur rayonnant tel que montré sur les fig. 3 à 5,les treillis 31 peuvent être tendus par le poids de la grille 32, 33 disposée librement entre les treillis 31 et la plaque perforée 28, de sorte qu'ils sont maintenus tout près l'un de l'autre sur toute la surface du brûleur. Si on le désire, l'effet de tension peut en- core être augmenté @r des moyens spéciaux.
Les fig. 6 et 7 représentent un brûleur rayon- nant présentant un tel dispositif tendeur, tandis que pour le reste le brûleur est construit de façon identique à ce-
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lui montré sur les fig. 3 à 5. Les parties (,;O!'ll:';pOl1.(Jè::rJ- tes des.fig. 6 et7 n'ont donc pas besoin d'@@re décrites à nouveau et sont désignées par les mêmes si . de ré-
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'.'rf'llGe Cile sur les fig. 3 à :.
Pour obtenir un ancrage rigide et sur des treillis 31, leurs portions marginales sont rabattues ou- tour du rebord 29 du corps de brûleur @ musque vers la face supérieure du rebord. La plaque perlprée 28 est re-
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liée à un cadre 35 en forme de cornière entourant toute -la circonférence de la plaque 28.
Les nervures 32 et 33 des fig. 3 à 5 sont remplacées par des nervures longitu- dinales ayant chacune une partie médiane droite 37 et @ deux parties terminales décalées 38 s'étendant jusque vers les coins d'un côté longitudinal du cadre 35, et par des nervures transversales plates 39 reliées aux nervures longitudinales, les nervures longitudinales et transversa- les supportant les treillis 31 seulement au moyen d'oreil- les 40 et ne provoquant par suite pratiquement aucun re- froidissement des treillis. Des évidements 41 emboutis dans le corps de brûleur 21 présentent à leur partie infé- rieure des taraudages dans lesquels sont engagées des vis de serrage 42 coopérant avec le cadre 35.
En serrant ces vis 42, le cadre 35 avec la plaque perforée 28 et les nervures de support 37, 38,39, peut être pressé vers le bas sur les treillis 31 afin de serrer ou de tendre ces derniers. Comme montré sur les fig. 6 et 7, toute la sur- face du brûleur est légèrement bombée, de sorte que les treillis 31, sous l'effet de la force de tension qui leur ' est appliquée, sont situés assez près l'un de l'autre pour empêcher de façon sûre tout retour de flamme derrière les treillis 31.
La forme d'exécution montrée sur la fig. 8 est . spécialement destinée aux brûleurs étroits et allongés qui sont utilisés par exemple pour le chauffage de'locaux. Ce brûleur comprend un tube 45 qui présente d'un côté deux rangées d'ouvertures 46 pour le passade du gaz. Le mélange combustible s'écoule dans le tube 45 à partir d'un tube mélangeur non représenté qui peut par exemple être disposé
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conaxialement au tube 45, dans le prolongement de celui-ci, ou faire saillie coaxialement dans ce dernier ou encore d@boucher latéralement dans le tube 45 au centre du brû- leur.
Deux ou plusieurs treillis 17 sont solidement en- roulés dans les parties marginales de pièces 48 en tôle formant une limitation latérale, des parties incurvées cylindriquement des pièces 48 étant appliquées latérale- ment contre le 'tube 45. Les bords supérieurs des pièces
48 sont engagés dans une lame de ressort 49 pressant les bords supérieurs des pièces 48 l'un contre l'autre, ce qui serre ou tend la partie plate du treillis située entre les bords inférieurs des pièces 48, de sorte que les treillis 47 sont partout situés très près l'un de l'autre et empêchent ainsi tout retour de flamme vers l'intérieur du brûleur.
Lors du fonctionnement du br@@@er, le mélange combustible passant du tube mélangeur dans le tube 45 s'écoule suivant une distribution uniforme par les ouver- tures 46 dans l'espace du brûleur situé au-dessus des treillis 47 et de là à travers les treillis. Comme déjà mentionné, de tels, brûleurs peuvent être faits très longs et étroits. En pratique, un tel brûleur ayant une surface de brûleur de 3 m de long et de 2 cm de large a donné entière satisfaction.
Au lieu des moyens décrits et représentés dans les exemples ci-dessus pour maintenir les enveloppes du brûleur à une distance suffisamment petite l'une de l'autre, d'autres moyens pourraient être prévus pour le même but.
Les treillis ou autres enveloppes pourraient, par exemple,
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être fixés de telle manière que, lors du fonctionnement du brûleur, ils soient fermement pressés ou serrés en- semble par la dilatation thermique des moyens de fixation.
En employant des enveloppes assez fortes, au moins l'une d'elles pourrait être préalablement bombée en forme con- vexe de façon à pouvoir servir de support pour au moins une enveloppe extérieure tendue sur elle. Les treillis ou autres enveloppes perméables au gaz pourraient aussi être reliés l'un à l'autre par endroits par un léger sou- dage,de sorte que des moyens spéciaux pour assurer la ten- sion des enveloppes pourraient être omis.
Le brûleur rayonnant conforme à l'invention peut par exemple être employé comme brûleur grilleur, comme radiateur pour fours à sécher et pour chauffer des plaques chauffantes de cuisinières par exemple. Le brûleur rayon- nant peut aussi, si on le désire, être employé pour chauf- fer directement des ustensiles de chauffage et de cuisson de toutes sortes.
Ainsi, on peut obtenir un rendement bien meilleur qu'avec le chauffage usuel au moyen d'une flamme, par le fait que le transfert de chaleur ne se fait pas seulement par le contact de la surface à chauffer avec le gaz brûlé mais encore dans une large mesure par le rayon- nement de chaleur.'
L'invention se rapporte également à un procédé pour chauf-er, au moyen d'un brûleur conforme à l'invention, des ustensiles de cuisine, des fours, des appareils pour chauffer des liquides ou des fluides de toutes sortes,; des appareils pour le chauffage de locaux,, des dispositifs, outils ou analogues chauffés au gaz et d'.autres' objets et milieu?:
devant être chauffés au moyen d'un mélange combus-
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tible, par C¯C:Ias5lG'Ù.'Ltl1 l;l8.nrse de gaz et d'air. Ça Il:0- cédé est caractérise par .le fait ou'un brûleur rayonnant tel que par exemple l'une ces forces d'exécution [écrites plus haut en regard du dessin;
est chauffé au Moyen d'un mélange combustible et en ce que l'ustensile ce cuisson, le dispositif de chauffage ou autre objet ou milieu chauffer est chauffe au moyen de la chaleur fournie par le brûleur rayonnant,
spécialement par la chaleur rayon- nante. Les essais effectués avec ce nouveau procède ont montre qu'en raison de la proportion élevée du rayonne- ment thermique émis par le brûleur rayonnant en comparai- son avec le chauffage direct déjà connu des ustensiles de cuisine et appareils de chauffage de tout genre par les gaz brûlés, non seulement 'un chauffage beaucoup plus rapide devient possible,
mais encore le rendement de l'installation est beaucoup plus élevé qu'avec le procé- dé connu susmentionné. Le brûleur rayonnant peut être disposé directement en face d'une paroi de l'ustensile de cuisson ou autr- objet à chauffer.
Cependant, avec des ustensiles de cuisson ou analogues, un fnctionnement sûr du brûleur rayonnant peut éventuellement être gêné par la matière débordant de l'ustensile. Pour remédier à cet in-
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convénient, une plaque de iriétal ou de n'importe quelle autre litière'appropriée conduisant la cheleur peut être
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disposée entre le brûleur rayonnant et ?¯'Llst:.;.î;.7¯?¯c. de cuisson ou -1.::.1o;¯::
1.3, 1.ao plaque étant chauffée pi..-.- le brûleur rayonnant et transmettant 2<. elai.i,eimr ainsi roue , J'ustensile de cuisson ou au-cre .-J. ..-GR2' obtenir 1.,. rapide transferb de chaleur 4 tr["'8'2Z .-.. ':1:,,(1¯<:;, um pla- qua :r'elf":L\ir2: 'eIlt: t:=l..11Ce :':'..ç-':1.0f'U(-; bzz une 1 . ' J . '-' i' i-J i; w ' 1 a à é:: .r,')?.f:
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en acier au chrome, peut être prévue et être montée sur un dispositif tendeur tel qu'un cadre situe à l'intérieur de la zone de chauffage du brûleur rayonnant, de façon que, lors du fonctionnement, le dispositif tendeur soit chauffé et se dilate et tende par suite la plaque de fa- çon à éviter toute déformation de la plaque produite par l'influence de la chaleur et par la charge de l'ustensile de cuisson.
Les fig. 9 et 10 montrent à titre d'exemple, respectivement en coupe et en plan, une plaque de cuisson chauffée par un brûleur rayonnant. Cette plaque comporte un cadre comprenant un anneau rigide 50 avec des nervures de renforcement 51, et une plaque mince plate 52 montée sur ce cadre. La plaque 52 est rabattue sur le pourtour de l'anneau 50 et peut aussi être soudée ou reliée d'autre manière avec l'anneau 50 afin d'empêcher tout mouvement relatif entre l'anneau 50 et la plaque 52. L'anneau 50 est fait en une matière ayant un coefficient de dilata- tion thermique plus élevé que celui de la jaque 52. La plaque de cuisson 50 - 52 est introduite dans la plaque
53 du fourneau qui.porte également le brûleur rayonnant.
Ce brûleur présente une buse 54, un tube mélangeur 55 et un corps de brûleur 56 comprenant une plaque perforée 57 en forme de couvercle. Une grille formée de nervures de support 58 est fixée au-dessus de la pièce perforée 57 et supporte les enveloppes 59 perméables au gaz, superpo- sées l'une à l'autre et rabattues sur le pourtour du corps de brûleur 56.
Lors du fonctionnement, le mélan@@ combustible passe du tube mélangeur 55 par la pièce perforée 57 et -
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les treillis 59 et brûle au-dessus de ces treillis, pui 'deviennent incandescents. En raison du gaz brûle et spé- cialeuent de la chaleur rayonnante émanant des treillis incandescents 59, l'anneau 50 et la plaque 52 s'échauf- fent rapidement et intensément, et la dilatation thermi- que de l'anneau 50 soumet la plaque 52 à une forte tension.
La fig. 11 est une vue en coupe axiale d'un ré- chauffeur à flux continu dans lequel un liquide ou un autre fluide à chauffer passe dans le sens des flèches à travers un tuyau réchauffeur 60. Le tuyau 60 est entouré par un'tuyau mélangeur 61 recevant le gaz par une buse 62.
Le mélange combustible gaz-air passe à travers un cylin- dre 63 formé d'enveloppes ou de treillis perméables au gaz, semblables à ceux décrits dans les exemples précé- dents, et entre dans l'espace de combustion 64 entourant le tuyau réchauffeur 60. Le mélange brûle immédiatement à l'intérieur des treillis 63 et les porte au rouge. La chaleur rayonnante émanant des treillis produit un chauf- fage très intense du tuyau réchauffeur 60 et du liquide ou autre fluide qui le traverse; on obtient de cette ma- nière un rendement bien supérieur à celui des réchauffeurs par convection usuels.
Comme les treillis 63 émettent ausi 'une intense radiation calorifique vers l'extérieur, la paroi intérieure du tube mélangeur 61 est de préférence munie d'une couche réfléchissante, ou bien le tube mélan- geur présente une double paroi et le liquide ou autre fluide à chauffer est conduit à travers l'espace annulaire compris entre les deux parois du tube mélangeur, afin d'éviter les pertes thermiques.
Il va de soi que des modifications peuvent être
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apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits ; notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention.
Résumé
La présente invention comprend notamment:
1 ) Un brûleur rayonnant ou incandescent, notam- ment un brûleur rayonnant de grande surface, dans lequel des enveloppes perméables au gaz constituent le diaphragme ou délimitation extérieur du brûleur et sont portées à l'incandescence par un mélange combustible traversant le- dit diaphragme et brûlant dans son voisinage immédiat, caractérisé par un ou des moyens pour maintenir lesdites enveloppes perméables au gaz à une distance minimum pré- déterminée les unes des autres sur toute la surface du brûleur, et caractérisé en outre par des moyens pour ré- partir uniformément le mélange combustible sur toute la surface du brûleur.
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