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La présente invention concerne une ma@@ne pour câbler ensemble par torsion plusieurs fils de. manière à former un câble, et plus particulièrement une broche per- fectionnée de câblage, destinée à produire des câbles industriels, dans laquelle un premier fil est projeté en forme de ballon autour d'un bobinage, à partir duquel un second fil est tiré pour être cblé avec le premier fil.
Les câbles industriels utilisés dans la fabrica- tion des pneumatiques d'automobile, des courroies de tram.... mission de puissance, et aussi dans d'autres applications, sont constitués de préférence par au moins deux fils con- tinus en NYLON d'environ 840 deniers. Pour fabriquer ces fils, on effectue après le filage une opération de tirage et de torsion, au cours de laquelle le fil est recueilli en bobinages d'un poids compris entre 1,35 kg et 1,6 kg, qui sont enroulés avec une double conicité sur une cahett cylindrique ayant approximativement une longueur de 32 cm et un diamètre de 6,4 cm, le diamètre maximum du bobinage.. étant d'environ 12,7 cm.
On a peu demandé jusqu'à présent des bobinages de ce genre, parce quton ne peut pas les manipuler d'une manière économique au moyen de l'équipement disponible actuellement pour la production des câbles industriels.
La majorité des producteurs de câbles préfèrent par consé- quent qu'on leur lire le fil en rouleaux, ce qui nécessi- te une opération d'ourdissage. Une telle opération d'our- dissage, ou toute autre opération de rebobinage, effec- tuée à partir de la canette du fabricant de fil en vue d'obtenir des bobinages susceptibles, par leur forme et leurs dimensions d'être manipulés économiquement au moyen de l'équipement courant de production de câbles, augmente sensiblement le coût de fabrication des câbles.
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Le but principal de l'invention est de réali@er un mécanisme perfectionne de câblage, qui puisse produire des câbles industriels directement à partir des bobinages d'alimentation fournis par le fabricant de fil.
L'invention se propose également ae réaliser une broche de câblage capable de former des câbles indus- triels, directement à partir des canettes de fil fournies par l'industrie, avec un taux de production plus élevé que ceux obtenus jusqu'à présent par les anciennes bro- ches connues de câblage.
Dans la broche de câblage conforme à l'inven- tion, le fil du ballon épouse exactement la forme du bobi- nage d'alimentation qu'il entoure, de manière à réduire le plus possible les dimensions de la broche dans un mé- tier normal.
L'inventipn a aussi pour but de réaliser un dis- positif perfectionné pour amortir les oscillations d'un support stabilisé de bobinée porté par un dispositif à broche rotative du type dans lequel on donne à un fil la forme d'un ballon autour du support de bobinage.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention on utilise un dispositif perfectionné de ten- sion de fil pour les broches de câblage, ce dispositif pouvant être réglé facilement en vue d'obtenir une tensior prédéterminée; d'autre part, ce dispositif réduit à un minimum l'usure du fil qui le traverse.
D'autres buts et avantages de l'invention ap- paraîtront au cours de la description suivante se réfé- rant au dessin annexé, sur lequel : - la figure 1 est une élévation latérale d'une machine de câblage conforme à l'invention, avec un méca- nisme de recueil et des éléments d'entraînement représen- tés schématiquement;
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- la figure 2 est une coupe verticale à grande échelle de la broche de câblage conforme à l'invention, avec l'égalisateur d'avance de fils représenté en éléva- tion latérale; - la figure 3 est une vue supérieure en plan du dispositif de tension de fil et de l'égalisateur d'a- vance de fils de la broche de câblage; - la figure 4 est une coupe verticale suivant la ligne IV-IV de la figure 3; - la figure 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la figure 4;
- la figure 6 est une coupe horizontale d'une partie du carter de support du bobinage de la broche et représente le dispositif d'amortissement',du support de bobinage ; - la figure 7 est une coupe, suivant la ligne VII-VII de la figure 6, du dispositif d'amortissement.
Les buts et avantages précédents de l'invention sont respectivement atteints et obtenus en utilisant d'une manière générale une broche rotative tournant à grande vitesse et comportant une ailette, en forme de cu- vette profonde, qui est fixée près d'un%, .extrémité de la broche. Sur l'extrémité de la broche est.monté tournant un support se présentant sous la forme d'une tige et re- cevant d'une manière amovible une canette longue dont le fil est enroulé avec une double conicité--;cette canette est reçue directement du fabricant de fil.
Le support du bobinage porte un carter d'une forme sindsoidale, qui s'adapte à la forme du bobinage pour renfermer celui-ci.- Un canal axial s'étendant à partir de l'extrémité infé- rieure de la broche communique avec un canal incliné, qui se termine sur une surface d'emmagasinage de fil à enroulement se trouvant à l'extrémité inférieure de l'ai- lette; ainsi, on peut faire arriver l'un des fils à câ-
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bler à partir d'un bobinage extérieur jusqu'à un ballon formé en projetant le fil de la canette autour du carter.
Un mécanisme égalisateur d'avance des fils est porté par l'extrémité supérieure du carter et permet de réunir le fil extérieur en forme de ballon et le fil du bobinage intérieur, au sommet du ballon où les deux fils sont câ- blés ensemble. Un dispositif ordinaire de recueil est prévupour faire avancer les fils à travers la machine et pour recueillir le câble. Un anneau de limitation du ballon est porté près de l'extrémité supérieure de l'ai- lette en forme de cuvette; cet anneau contribue à mainte- nir la forme du ballon et il est disposé de manière à ne pas gêner le fonctionnement de la surface d'emmagasinage de fil dans son rôle normal de commande de la tension.
Pour décrire en détail l'invention, on se réfè- rera au dessin, sur lequel on voit une broche 10 repré- sentée en élévation sur la figure 1 et en coupe verticale sur la figure 2. La partie inférieure de la broche 10 comprend un arbre 12 pouvant tourner dans des paliers à billes 14 et 16 disposés dans un cylindre de support 18 à collerette. Ce cylindre de support 18 peut être fixé sur une barre 20, constituant une partie habituelle d'un métier de câblage à broches multiples, au moyen de vis 22 ou d'autres organes appropriés. Une roue dentée à chaîne 24, fixée sur l'extrémité intérieure de l'arbre 12, coopère avec une chaîne d'entraînement 26 (figure 1), qui peut être entraînée par une source d'énergie quelcon- que non représentée, par exemple par un moteur électrique.
Sur l'arbre 12 de la broche est fixé rigidement, près du cylindre de support 18, un moyeu conique 28 com- portant une collerette évasée et conique 30, sur laquelle est fixée une ailette 32 en forme de cuvette profonde; les génératrices de cette ailette ont une forme générale
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sinusoïdale. Un anneau 36 de limitation du ballon entoure l'ailette 32 à 1'extrémité supérieure de cellc- ci ; il est fixé sur l'ailette, en trois point:, circonfé- rentiels et disposes symétriquement, au moyen de barres courtes 34, dont une seule est représentée sur la figure 2 ; cet anneau 36 possède un diamètre légèrement plus grand que celui de l'ailette à l'endroit de ses points de fixation.
Le moyeu conique 28 comporte une gorge cir- conférentielle 38, qui constitue une surface d'emmagasi- nage de fil par enroulement, servant à commander la ten- sion du fil formant le ballon. Un canal axial 40, s'é- tendant vers le haut à partir de l'extrémité inférieure de l'arbre 12 et communiquant avec un canal oblique 42, qui coopère avec une pièce rapportée et rainée 44 portée par le moyeu 28, forme un orifice de sortie 45 du fil sur la surface d'emmagasinage 38.
Toute la partie de l'arbre 12 s'étendant au- dessus du moyeu conique 28 comporte plusieurs longueurs dont les diamètre décroissent progressivement ; cette partie dé l'arbre 12 est monté tournant un support de bobinage 46 analogue à une tige. Une partie 48 filetée à son extrémité supérieure reçoit le chemin intérieur de roulement dtun palier à billes 50. Un écrou 52 vissé sur ltextrémité supérieure de la partie 48 maintient le che- min intérieur de roulement du palier 50 et l'applique contre l'épaulement supérieur de la portion d'arbre plus large 54 adjacente à la partie 48. L'extrémité supérieu- re de l'arbre 12 porte de même un palier à billes 56, dont le chemin intérieur de roulement est maintenu entre un écrou de serrage 58 et l'épaulement de la portion d'arbre adjacente 60.
Si l'on entre davantage dans le détail, on voit que le support (il) bobinage en forme de tige comprend
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un organe tubulaire 62 comportant près de son extrémité inférieure une collerette annulaire 64 s'étendant vers l'intérieur; ce support comprend également à son etrem té inférieure une partie taraudée dans laquelle se visse une bague 66. Une rondelle annulaire 68, en matière élas- tique telle que du caoutchouc ou du néoprène, est placée de chaque côté du chemin extérieur de roulement au palier
50, et l'espace annulaire, compris entre ce chemin de roulement et l'organe tubulaire 62, est rempli par plu- sieurs bagues 69 en caoutchouc ou néoprène et à section circulaire.
Ainsi, en vissant la bague 66 vers le haut, on maintient élastiquement le chemin extérieur de roule- ment du palier 50 entre cette bague et la collerette 64; le support tubulaire 62 est ainsi orienté symétriquement à son extrémité inférieure par rapport à l'axe de l'arbre
12 de la broche.
Un dispositif de montage et d'orientation élastique est également prévu pour l'extrémité supérieure de l'organe tubulaire 62 ; il se présente sous la forme d'un organe rapporté annulaire 70 ajusté à la presse dans l'organe 62 et comportant une bague intérieure élas- tique 72 en caoutchouc ou néoprène, qui s'applique avec friction contre le chemin extérieur de roulement du palier à billes 56. Le support tubulaire 46 possède un diamètre lui permettant de recevoir par un ajustage coulissant un bobinage 74 de fil de NYLON ou d'un fil analogue enroulé avec une double conicité et une forme sinusoïdale sur une longue canette cylindrique 76.
Des dispositions sont prévues pour maintenir avec friction la canette '76 sur le support 46 au moyen d'une détente 78 poussée par un ressort et montée sur la paroi interne de l'organe tubu- laire 62; cette détente s'étend à travers l'orgue 62 Pour s'appliquer contre la surface intérieure de la canet- te.
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Un carter ayant une forme générale 8inusold[.1r et se conformant au contour du bobinage complet 74 se compose d'une partie inférieure 80 et d'une partie su- périeure amovible 82. La partie inférieure 80 est de préférence métallique et se fixe rigidement sur la bague
66, tandis que la partie supérieure 82 est de préférence en une matière plastique et transparente, qui peut être moulée facilement mais possède cependant une grande ré- sistance et une grande rigidité. La partie supérieure
82 du carter possède un diamètre extérieur légèrement plus grand que celui de la partie inférieure 80 l'en- droit de son raccordement avec la partie inférieure; elle est munie d'une lèvre annulaire 84 entourant la par- tie inférieure. Des verrous appropriés 86 maintiennent en place la partie 82 formant couvercle.
Ainsi, on voit que le support de bobinage 46 et le carter du bobinage peuvent tourner librement ens-emble par rapport à l'arhre 12 de la broche.
Pour empêcher le support de bobinage 46 de tourner pendant la rotation de l'arbre'12, on monte celui- ci'sur la barre 20 de manière qu'il fasse de préférence un angle de 20 avec la verticale, comme on le voit clai- rement sur la figure 1, et on fixe une masse métallique 88 sur un côté de la partie inférieure 80 du carter.
La masse 88 est généralement efficace pour em- pécher la rotation du support de bobinage 46 et du carter 80, mais un écart quelconque du frottement du palier, par rapport à sa valeur normale, entre l'arbre de la broche et le support, peut faire osciller le carter et le support par rapport à l'axe de la broche. On supprime ces oscil- lations au moyen d'un dispositif d'amortissement 87 dispo- sé sur le côté du carter 80 dans une position diamétrale- ment opposée à celle de la masse 88 (figure 2). Le dispo- sitif 87, comme onle voit clairement sur les figures 6 et
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7, comprend un tube arrondi 89. à section générale avale, dont la courbure se conforme à celle du carter 80, sur lequel il est fixé en alignement circonférentiel au moyen de vis 91 traversant des collerettes 93 fixées sur les extrémités du tube.
Une cloison 95, dans laquelle se trouve une encoche 97, est disposée à mi-chemin entre les extrémités du tube 89' elle s'étend transversalement au tube, depuis le fond de celui-ci, jusqu'à une hauteur légèrement au-dessus du centre de la section du tube.
Une certaine quantité d'un liquide dense, tel que du mer- dure, occupe environ une moitié du volume du tube, et coopère avec la cloison 95 pour réaliser l'action d'amor- tissement.
On voit que, quand le carter 80 est au repos, des quantités sensiblement égales de mercure se trouvent sur les faces opposées de la cloison 95. Si le carter commence à osciller, le mercure est déplacé alternative- ment et en partie au moins d'un côté de la cloison à l'autre côté, en créant une certaine turbulence de maniè- re à dissiper l'énergie alimentant les oscillations; le mercure permet ainsi à la masse 88 de stabiliser la posi- tion du carter et de son support de bobinage.
L'extrémité supérieure de la partie 82 du carte: porte un dispositif de tension et d'égalisation d'avance, qui est désigné dans son ensemble par 90 sur les figures 1 et 2 et qui est représenté plus en détail sur les figu- res 3, 4 et 5. Ce dispositif 90 comprend une embase cylindrique 92 comportant près de son extrémité inférieu- re, deux collerettes annulaires et espacées 94, 96 s'é- tendant latéralement. Le dispositif 90 peut être fixé en place par un moyen ordinaire quelconque, par exemple par des vis 98 dont une seule est visible sur la figure 4; ces vis passent à travers des orifices appropriés de
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la partie supérieure 82 du carter et se vissent dans la collerette 94.
Dans l'espace annulaire 100 compris entre les collerettes 94, 96 se trouvent plusieurs paires de patins de tension 102 ; chaquepatin,de forme générale rectangulaire comporte une courte partie de guidage 104, dont la section est réduite et qui s'étend ( partir d'une extrémité du patin dans une direction perpendiculaire au plan de celui-ci.
Les parties 104 de guidage s'étendent dans des orifices alignés 106 traversant les collerettes 94, 96.Les extrémités de gauche de chaque paire de patins
102 (en regardant la figure 4) sont maintenues en aligne- ment de fonctionnement au moyen d'un axe 108 fixé dans les collerettes 94, 96, et passant librement à travers des orifices appropriés des patin.
Un orifice 110 traversant la .collerette 96 et aligné avec la partie centrale de chaque patin supérieure de tension 102, maintient un res- sort de compression hélicoïdal 112, à capuchon qui s'ap- puie à son extrémité inférieure contre son patin de ten- sion et dont l'autre extrémité munie d'un capuchon est en contact avec le dessous d'une plaque annulaire rotati- ve 114 munie d'une collerette annulaire 116 dirigée vers le bas; la surface intérieure de cette collerette est
Vissée sur la périphérie de la collerette 96.
Ainsi., en faisant tourner la plaque 114 dans le sens approprié pour la rapprocher de la collerette 96, on applique simultané- ment une plus grande tension à tous les ressorts 112; en faisant tourner la plaque 114 dans le sens opposé, .on diminue au contraire simultanément la tension de tous ce,5 ressorts. Une détente 118 à bras élastique est fixée à une extrémité sur la collerette 96; son extrémité libre est appliquée contre la circonférence intérieure dente- lée 120,de la plaque 114 et maintient celle-ci dans sa position de réglage en l'empêchant de se déplacer acciden-
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tellement.
Un bras de repérage 122 fixa sur la paroi. latérale extérieure de l'embase cylindrique 92 coopère. avec,une graduation appropriée placée sur la face supé- rieure de la plaque de réglage de tension 114.
Un guide-fil 124 en forme de double cornet est prévu dans la partie supérieure du carter b2 et se trouve- aligné avec l'axe de la broche. Un autre dispositif'de guidage du fil est prévu sous la forme d'axes 126 fran- chissant l'espace annulaire 100 entre les collerettes 94, 96 ; les extrémités respectives de ces axes sont fixées dans ces collerettes et se trouvent à peu près sur la circonférence médiane des collerettes, comme on le voit sur la figure 5. En partant d'une position à gauche d'une paire de patins de tension 102 et en regardant la figure 5 on voit que ces axes 126 sont disposés de préfé- rence alternativement dans les espaces compris entre les différentes paires de patins 102.
Un guide-fil cylindri- que 128, en céramique ou en une autre matière dure résis- tant à l'usure, est prévu de préférence près de la derniè- re paire de patins 102, ce guide-fil peut être monté sur la collerette 96 au moyen d'une vis 130 traversant celle- ci.
Un organe de guidage 132 de forme cylindrique est disposé dans la partie inférieure de l'alésage de l'embase cylindrique 92; cet organe 132 comporte une cavi. té 134 de forme irrégulière communiquant avec un orifice axial 136 de guidage de fil, qui se trouve à l'extrémité supérieure de la cavité. Une vis de fixation 138 traver- sant la paroi latérale de l'embase 92 s'applique contre l'organe de guidage 132 pour le maintenir en place.
Un galet de guidage 140 est monté à l'intérieur de la cavité 134, à angle droit par repport à l'axe vertical de l'or- gane 132; ce galet 140 peut tourner.librement sur un ar-
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bre 142 dont. les exbrcfititjs 1 uupportëus <li:t;>J 1-,:z 1>'>- bre 1.(,r dont .A.E.eld S(,4)t jUPP(; ur..;......) '.' J.... .'.J '.A rois opposées de le! csvité. Oor!"M on le voit sur l fleu- re 5, l'axe du galet 140 est perpenaicul.3re à une liGne tangente à la partie inférieure du guide cylindrique
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126 et passant par l'orifice central 13o. Le il;let 140 est également disposé de manière que sa surface extérieu- re soit tangente à l'axe de l'orifice 136.
La paroi in- férieure 144 définissant la cavité 134 se présente de préférence sous la forme d'un organe mince en forme de palette, qui sert de séparateur de fil comme on l'expli- quera complètement plus loin.
L'extrémité supérieure de l'alésage traversant l'embase cylindrique 92 porte un palier à billes 146 dans lequel tourillonne un arbre tubulaire, court et vertical 148. Sur cet arbre est fixé un rotos 150 d'une forme générale tronconique. Deux arbres courts 152, 154 sont montés sur les faces inclinées et diamétralement opposées du rotor 150, perpendiculairement à ces faces; des cabestans 156, 158 tourillonnent respectivement sur les extrémités extérieures des arbres 152, 154 par l'in- termédiaire de paliers à billes 160, 162.
Des pignons coniques 164, 166 faisant de préférence partie intégran- te des cabestans 156, 158 engrènent avec une roue folle 168 à denture conique, qui peut tourner sur un palier à billes 170 à l'extrémité supérieure de l'arbre tubulai- re 148. 6ette extrémité porte un guide-fil 172 en forme d'ombrelle, qui est traversé par un orifice axial 174 aligné avec le canal de l'arbre tubulaire 148.
Le rotor 150 est muni d'un bras 176, dont l'ex- trémité extérieure se termine par un guide-l'il 178 en queue de cochon. Ce guide 178 est monté par rapport au cabestan 156 de manière à se trouver sur le trajet du ballon; il entraîne le rotor 150, par l'intermédiaire
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du fil le traversant, en synchronisme avec le fil consti- tuant le ballon.
On va expliquer maintenant comment on met le fil en place dans la broche et comment celle-ci fonctionne pour produire un câble bifilaire. Après avoir enlevé de la partie inférieure 80 du carter la partie supérieure
82 de celui-ci, on dispose un bobinage complet 74 venant de l'usine en position de fonctionnement sur le support
46.
On tire du bobinage 74 un fil Y et on le fait passer, à l'aide d'un "serpent" d'enfil&ge, à travers le guide-fil 124, la cavité 134, l'orifice de guidage 136 et le canal 174. On replace alors sur la partie 80 la patie supé- rieure 82 du carter et on fixe les verrous 86. On fait passer radialement et vers l'intérieur de l'espace 106, entre la plaque de guidage 144 analogue à une palette et le guide-fil 124, un crochet, par exemple un crochet de peigne utilisé pour le tissage, en vue de saisir le fil Y et de le tirer pour former une boucle.
Pendant cette opération de tirage le brin supérieur de la boucle glisse par-dessus l'extrémité de la plaque 144, et la boucle est alors prête dans cette position pour l'enfilage entre les patins de tension 102. Cet enfilage est effectué en avançant dans le sens des aiguilles d'une montre (en re- gardant la figure 5) de manière à placer successivement le fil entre les patins et à rattraper finalement le mou de la boucle en tirant le fil dans le canal de sortie 174 du guide-fil 162 en forme d'ombrelle. En faisant avancer ensuite le fil à travers le guide 172, on le tire vers l'intérieur entre les paires de patins 1J2 jusqu'à ce qu'il atteigne les axes de limitation 126.
A partir du guide cylindrique 128, le fil passe alors eu-dessus de la Plaque 144 pour arriver au galet de guidage 140. Ainsi la plaque 144 sert de séparateur pour empêcher les brins
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d'entrée et de sortie de la boncle de s'emêler l'un @vec l'autre.
On enroule d'ou moine un tour et demi autour du cabestan 158 le fil Y venant du canal 174 puis on l'enroule de plusieurstours uur les rouleaux de recueil
186, 188 et enfin on le fait passer sur le roulean de ti. rage 190. Le mécanisme d'entraînement des rouleaux de recueil 186, 188 et du rouleau de tirage 190 n'apas été représenté car il est déjà bien connu; il peut @être en- traîné en synchronisme avec l'arbre 12 de la broche, soit à partir d'une source d'énergie commune, soit par une source d'énergie indépendante.
Comme on.le voit sur la figure 1, un fil @ est tiré d'une source extérieure de fil, par exemple d'un bobinage 180 fourni par le fabricant de fil; on fait passer ce fil entre un certain nombre de dispositifs ré- glables de tension 182 à disques, puis autour d'une pou- lie de guidage 184 alignée avec le canal axial 40 de l'ar bre 12 de la broche.
Au moyen d'un serpent d'enfilage) on tire ce fil à travers les canaux 40, 42 de manière à le faire sortir à travers l'orifice 45 sur la surface 38 d'emmagasinage par enroulement. 'A partir de cette surface, on fait passer le fil entre l'anneau 36 de li- mitation du ballon et l'ailette 32 puis à travers le guide 178 en queue de cochon; on lui fait faire au moins un tour complet sur le cabestan 156. On maintient alors ce fil en contact avec le fil Y pendant qu'on, met eh mar- che la broche.
L'arbre rotatif 12 et son moyeu 2$ font tourner le fil X autour du carter 80-82 de mabière à for- mer un ballon; comme ce fil passe à travers le guide-fil 178 fixé sur le rotor 150, celui-ci et ses cabestans 156 158 sont entraînés en rotation et obligent le fil X à se cibler avec le .fil Y et à suivre celui-ci jusqu'au
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rouleau de tirage 190.
Pendant que la bruche continue à tourner, les
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fils X et Y sont cçeÀblt:3 ensemble en un point >,iLu.5 '3ntr3 i- rouleau de recueil 1=b et 1. de ;uida., 172.
Le point de câblage des deux fils se trouve sur l'axe de la broche et on obtient un câble symétrique en raison de la symétrie des cabestans 156, 158 pourvu que le:5 tensions des deux fils au-dessus des cabestans soient maintenues sensiblement égales. Puisque les cabestans 156, 158 ont les mêmes dimensions et sont accouplés en synchronisme l'un avec l'autre par l'intermédiaire de la roue dentée folle 168, on réalise des trajets linéaires et égaux des fils. Cependant, l'égalité et la rectitude des trajets sont affectées par la tension que supportent les fils avant que ceux-ci atteignent leur, cabestans respectifs.
La tension du fil Y est déterminée en grande partie par la tension appliquée au moyen des patins de tension 102. La tension totale fournie par ces patins peut être obtenue facilement en réglant un organe coni- que, c'est-à-dire la plaque de réglage 114, comme on l'a expliqué précédemment. La tension du fil A est détermi- née par les dispositifs à disques 182 coopérant avec la tension fournie par la surface d'emmagasinage 38 prévue sur l'ailette de la broche ; ailette agit comme un régulateur de tension pour commander d'une manière appro- priée la forme et la tension du ballon, d'une manière bien connue dans la présente technique.
En utilisant, pour une vitesse donnée de la broche et pour des dimen- sions données des fils, le dispositif précédent de régla- ge de tension, on peut rapprocher suffisamment l'une de l'autre les valeurs des tensions des deux fils pour per- mettre aux cabestans 156, 158 de réalisateur d'avance des fils de produire un câble équilibré.
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L'année 36 de limitation du ballon oblige le fil X quittât la surface 38 se conférer exactement aux parois latérales de l'ailette 32 en forma de cuvette et d'être part empêche le fil de s'écarter d'une distan- ce appréciable des côtés du couvercle 82 pendant que le fil forme le ballon autour de ce couvercle. En fixant l'anneau 36 sur 1'ailette 32 en trois points seulement équidistants le long de la circonférence de celle-ci, on laisse au déplacent circonférentiel du fil X une liber- té suffisante pour réaliser le changent nécessaire de l'enroulement du fil sur la sur'Lace 3 et pour réaliser la commande nécessaire de la tension du ballon.
On voit donc que la broche conforme aux carac- téristiques précédentes permet de réaliser une économie considérable d'espace, puisque peut monter côte à côte dans un métier un plus grand nombre de broches que par le passé pour uns surface de plancher donnée. La plus grande vitesse de la broche, rendue possible par une ré- duction sensible de ses dimensions, permet d'augmenter d'au moins 300 % le débit de sortie du'câble par unité de surface de plancher, par rapport au débit obtenu pvec les anciennes machines utilisées dans un procédé à étages multiples.
Dans la pratique, on a pu atteindre une vitesse de broches de 10.000 tire avec une machine de câblage utilisant aes bobinages d'un poids de 1,6 kg, et n'ayant qu'un diamètre de 24 cm.
On a représenté et décrit ici un mode de réali- sation particulier de l'invention, à titre d'exemple; mais les techniciens comprendront facilement qu'on peut apporter à ce mode de réalisation différentes modifica- tions sans s'écarter dc/l'esprit de l'invention et sans sortir de son domaine.