Afin d'amener la fabrication de la soie artificielle à un niveau acceptable par les conditions économiques, il est nécessaire de travailler avec des vitesses de filage beaucoup plus élevées que jusqu'à présent.
Cela s'applique aussi bien au procédé viscose qu'au procédé de la soie
ou cuivre. Une augmentation de la vitesse de filage ne peut être réalisée que par une accélération simultanée du processus de coagulation et cela peut s'obtenir sur la base des expériences générales lorsque la température
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mises à certaines limites. Une autre possibilité d'adapter le processus de coagulation aux vitesses plus élevées de filage est donnée par une durée d'action plus longue du bain de précipitation sur les fils. Dans le procédé usuel de filage dans trémies dans la fabrication de la soie au cuivre, cela
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vailler avec des longueurs de trémie de 60 à 80 cm. à des températures supportables au point de vue économique et chimique et obtenir des vitesses
de filage de 60 m/min, tandis que les trémies utilisées jusqu'à présent d'
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minute.._Il a été cependant impossible d'augmenter davantage la vitesse de filage par un plus grand allongement de la trémie parce que les propriétés textiles de fils, et plus particulièrement la valeur de l'allongement, diminuaient dans une mesure qu'il n'était pas possible d'accepter.
Il a été maintenant trouvé que l'on peut augmenter la vitesse de filage à 100 m./ minute de davantage, sans avoir les inconvénients mentionnés ci-dessus d'une perte d'allongement, si on ne laisse coaguler les fils qu'en partie dans la trémie, le restant du processus de coagulation étant effectué par le jet d'eau libre qui sort de la trémie, et qui doit être
si long que sa longueur augmentée de la longueur de la trémie donne la longueur totale de coagulation requise par la vitesse plus grande. Ainsi qu'il sera décrit de plus près ci-après on parvient par cette mesure à diminuer l'effort de traction qui, ainsi que les essais correspondants l'ont montré, exercent pour des valeurs trop élevées une action nuisible sur l'allongement du fil. D'un autre côté, un effort de traction trop faible aurait une mauvaise influence sur la résistance. Le principe de base de la présente invention consiste donc en ce que par réglage du rapport de la longueur entre la
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de déviation (sur un petit galet presque sans friction) entre les limites comprises entre 0,03 et 0,05 gr./ den.
Le tableau suivant des résultats d'une série d'essais arbitraires montre de quelle manière les propriétés textiles du fil varient lorsqu'on modifie le rapport entre la longueur de la trémie et la longueur du jet libre pour diverses vitesses de filage et pour une longueur totale de coagulation constante.
Le tableau montre de plus la dépendance entre l'effort de traction et ce rapport. Ce tableau est basé sur un procédé de filage dans lequel on file des fils ayant un titre de 100 den. La quantité de bain s'écoulant à travers la trémie par minute était de 150 cm3. On utilisait des vitesses de déroulement de 80, 100 et 120 m./ minute et la longueur de la trémie variait pour une longueur totale de coagulation de 100 cm. Afin de pouvoir utiliser la même longueur totale de coagulation pour les diverses vitesses de filage utilisées, on modifie de manière appropriée les températures de filage pour chaque vitesse utilisée. La déviation du fil se fait au moyen d'un galet sans frottement et il faut entendre ici par l'expression "sans frottement" que le frottement est inférieur à 10 mg. à la périphérie du galet.
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Le résultat surprenant de ces essais montre que pour une longueur
de trémie qui diminue, en supposant la même vitesse de filage, l'effort de traction diminue et l'allongement augmente, tandis que la résistance avec
un effort de traction qui diminue, marque une tendance à la diminution.
On doit par conséquent tirer la conclusion que l'effort de traction qui
est nuisible à l'allongement provient de l'effort de frottement entre le
fil qui se meut rapidement et le bain de précipitation dans la trémie avec
sa vitesse relativement faible, tandis que le jet libre avec sa vitesse
qui croit rapidement n'exerce pas de frottement appréciable sur le fil qui
avance d'une manière égaleraient rapide.
L'application d'un grand nombre de séries d'essais a conduit à une constatation que l'on obtient des fils ayant des propriétés textiles satisfaisantes pour des vitesses de filage plus élevées jusque'environ 120 m/min. lorsque pour la longueur totale de coagulation donnée par la vitesse de filage et température de filage choisies, on choisit le rapport entre la
longueur de trémie et la longueur du jet libre de telle manière qu'après déviation au moyen d'un galet sans friction, l'effort de traction mesuré
se trouve entre les limites de 0,03 et 0,05 gr/den. Si l'effort de traction se trouve en-dessous de 0,03 gr./den.; la résistance en souffre, elle
monte au-dessus de 0,05 gr/den., l'allongement décroit. La mesure de l'effort de traction ne soit se faire qu'avec emploi d'un galet sans friction,
car d'autres organes de guidage, par exemple des tiges, produisënt des
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pour une mesure normale. Elle est également un critère sûr pour les propriétés textiles qu'on espère avoir pour les fils textiles obtenus.