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Il n'est pas douteux que le besoin se fait sentir d'un moyen de rendre antiseptiques des substances naturelles ou synthétiques qui ne le sont pas par elles-mêmes ou ne possèdent que des propriétés antiseptiques insuffisantes, ou les produits ou objets qu'elles servent à fabriquer. pour arriver à ce résultat, on a traité jusqu'à présent superfi- ciellement les substances en question ou les objets qu'elles servent à fabriquer par des agents antiseptiques, tels que les phénols, sels de mercure, etc. ou on a incorporé ces agents par mélange aux substances à protéger. Mais ces moyens ne permettent pas d'antiseptiser définitivement les subs- tances à protéger ou les objets. qu'elles servent à fabriquer.
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On sait par expérience que les propriétés bactéricides dis- paraissent rapidement, surtout lorsque les subst@nces ou les objets ainsi antiseptisés subissent un traitement ae lavage par exemple un lavage avec de l'eau de savon ou autres solu- tions aqueuses,
Suivant l'invention, il n'est pas possible en prin- cipe d'antiseptiser définitivement des substances et objets non antiseptiques en y incorporant des agents antiseptiques qu'on répartit uniformément à l'état pratiquement insoluble dans des liquides tels que l'eau, des solutions aqueuses, etc...
Le procédé de l'invention peut s'appliquer en choisissant des substances antiseptiques elles-mêmes prati- quement insolubles dans l'eau, les solutions aqueuses, etc.
On peut aussi choisir des agents de désinfection solubles pourvu qu'en réagissant avec les substances à traiter ou des éléments de ces substances ou éventuellement en ajoutant des additifs appropriés, ils passent l'état pratiquement inso- luble.
On incorpore les agents antiseptiques à l'état de fine ou très fine division, par exemple sous forme de solu- tions, dispersions, émulsions ou encore de poudre aux subs- tances ou objets à traiter, dans des conditions dans lesquel les ils viennent en contact intime autant que possible avec toutes les particules des substances à antiseptiser.
Le pro- cédé peut s'appliquer avantageusement en incorporant les agents antiseptiques aux matières premières ou produits in- termédiaires, eux-mêmes à l'état de fine division, par exem- ple à l'état liquide, semi-liquide, de solution, dispersion ou émulsion ou de bouillée, pâte, mousse, poudre ou solide poreux possédant un pouvoir absorbant satisfaisant. On peut alors incorporer les agents antiseptiques par exemple par mélange, en ayant soin de les répartir aussi uniformément
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que possible. On peut antiseptiser définitivement les fibres et les produits qu'elles servent à fabriquer, tels que les fils, tissus, tricotages, ouates, en les imprégnant par des dispersions, élisions ou solutions des agents antiseptiques.
On peut de même antiseptiser définitivement les produits ou objets poreux, par exemple en substances naturelles poreuses, tels que le bois ou en substances synthétiques poreuses en les imprégnant avec précaution. Dans certains cas l'incorpo- ration des agents antiseptiques peut se combiner avec la fa- brication des produits à antiseptiser, en les incorporant aux matières premières, produits intermédiaires ou produits d'addition.
Par exemple on peut préparer des matières syn- thétiques obtenues par polymérisation, condensation ou poly- condensation, en incorporant et répartissant uniformément aux matières premières, par exemple aux monomères à polymé- riser les agents antiseptiques et éventuellement d'autres pro., duits d'addition et à transformer par les procédés ordinaires les produits intermédiaires ainsi obtenus en produits finis qu'on désire préparer, par exemple des hauts polymères syn- thétiques, possédant des propriétés antiseptiques permanentes
Or, il a été découvert que lez acides carbamiques,
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tels que l'acide thiocarbamique et dithiocarbarnique qui par eux-mêmes ne possèdent pas d'activité bactériostatique spé- ciale conviennent parfaitement à l'application du procédé en question.
Les acides carbamiques particulièrement avanta- geux à choisir sont ceux qui contiennent des radicaux acti- vants, tels -que des groupes éthyle, méthyle ou phényle liés à l'atome d'azote, et de préférence-deux radicaux monovalent, qui peuvent être les mêmes ou différents.;on a obtenu dex- oellents résultats en particulier avec des sels métalliques, tels que les sels de zinc des acides carbamiques précitée
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On,.peut envisager .parm3dautxes, le diéthyldithiooarbamate
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de zinc qui contient d0U:" ;zoct,,..,N ;
Llyle (CE)')' s '¯, -" 3- ph6nyldi thiocurbJ1n1 Le de sine qui contient un L:roi)f.0 C,1. et un groupe phényle GIh 114x 'i l'atome d'azote et le dits- thyldithiocarbamate de zinc. Ces sels de zinc Dont inodores et sans goût et pratiquement insolubles dans l'eau et les solvants organiques, tels que l'essence, l'abool éthylique, etc.
On incorpore de préférence les agents antisepti- ques pratiquement insolubles dans l'eau aux substances à ren- dre définitivement antiseptique sous forme de dispersions ou d'émulsions. On peut préparer des dispersions très appropriées .de composés antiseptiques d'acide carbamique, par exemple de la manière suivante :on mélange des sels de zinc d'acide car- bamique, par exemple le dithiocarbamate de zinc en poudre aveo une solution à environ 2,5 % d'un sel d'un produit de condensation d'acide naphtalinique, et on fait subir au mélan- ge un broyage fin, par exemple dans un broyeur à boulets pour amener le sel de zinc à l'état de très fine division.
Le'cation des sels d'acides carbamiques peut con- tenir au lieu du zinc d'autres ions métalliques, par exemple le cadmium, cuivre, fer, ou l'ammonium ou ses produits de substitution.
Si on introduit ces agents antiseptiques dans les conditions de l'invention dans les substances à protéger, mélanges de substances, produite)objets, etc. on leur fait acquérir la propriété de rester antiseptiques pendant long- temps et de conserver cette caractéristique avantageuse même lorsqu'ils sont exposés à l'humidité, subissent des lavages par exemple en présence du savon, cqrbonate de sodium ou autres agents de lavage, ou sont exposés à des températures élevées, par exemple à la température d'ébullition. De même le lait, sang ou les sérums n'exercent aucune action nuisi- ble sur les substances et objets antiseptisés définitivement
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solvant l'invention.
Il est probable que ces résultats sont dus au fait que les substances antiseptiques à employer sui- vant l'invention se combinent chimiquement et/ou physiquement aveo les substances, mélanges de substances ou produits ou objets qu'elles servent fabriquer en formant des. combinai- sons qui sont susceptibles d'exercer une action antiseptique permanente.
On a constaté que cette action antiseptique perma- nente peut être aussi exercée par des composés de thiuram, tels que les sulfures et disulfures de thiuram. Il est proba- ble que l'action antiseptique permanente exercée peut être attribuée au fait que les composés de thiuram se transforment en composés d'acides carbamiques antiseptiques insolubles, qui de leur côté exercent l'action antiseptique permanente.
On peut aussi obtenir des substances ou objets antiseptiques permanentes avec des composés d'acides carbami- ques solubles dans l'eau, tels que des compoués d'ammonium ou de sodium, par exemple le diéthyldithiccarbanat de dié- thylammonium, en l'employant dans des conditions susceptibles de le transformer en composés exerçant l'action antiseptique permanente qu'on désire, par exemple en composes de zinc.
On a constaté qu'il est avantageux d'employer les composés d'acides carbamiques du type précité en même temps, par exemple en mélange avec des substances aotivantes, telles que l'oxyde de zinc ou le soufre, de préférence l'oxyde de zinc et le soufre. Ces additifs activant$ peuvent aussi être incorporés indépendamment, c'est-à-dire séparément, des agents antiseptiques, aux substances à antiseptiser, par exemple aux matières premières, produits préparatoires ou intermédiaires.
Il est important d'incorporer aux substances à pro-
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léger les agents d'antise,3t.sation permanente L l'état de très fine division et de répartition uniforme sons forme pra- tiquement insoluble et surtout insoluble dans l'eau, de fa- çon à les déposer ou à les incorporer aux molécules ou grou- pes de molécules des substances à protéger ou de leurs élé- ments, ou à former avec les additifs auxiliaires des combi- naisons antiseptiques insolubles, qui ne sont ni détruites, ni éliminées, par exemple par dissolution lorsqu'on utilise les substances préparées par le procédé de l'invention ou
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es produits résultants ûà learàaitementx ultérieurs.
D'a- près certains indices, il est probable que l'action antisep- tique permanente obtenue suivant l'invention est basée sur l'action exeroée par les valences des produits chimiques an- tiseptiques incorporés aux substances à protéger. En consé- quence il est nécessaire, ainsi qu'il a été déjà dit, que les agents antiseptiques viennent en contact très étroit avec les particules des substances à protéger, pour permet- tre à des actions d'échange chimique uniformément réparties de s'exercer dans toute la masse.
Les proportions à adopter des agents antisepti- ques dépendent de la nature, des propriétés, et dà l'état des substances et objets à traiter, de la nature des agents an- tiseptiques choisis et du mode d'exécution du traitement.
En général on a obtenu desrésultats satisfaisants avec une proportion comprise entre environ 0,5 et 2 en poids de l'agent antiseptique, basée sur le poids de-la substance à traiter. Cependant dans beaucoup de cas fréquents on peut arriver au résultat cherché avec une proportion beaucoup plus faible de l'agent antiseptique ajouté. On a constaté à la suite d'essais approfondis qu'on peut faire acquérir par le procédé de l'invention des propriétés antiseptiques permanentes à la presque totalité des matières naturelles et synthétiques à envisager dans la pratique.
Les substances
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de base sont parmi d'autres des matières synthétiques, en par- ticulise êtes hauts polymères rétifiables, des sortes de caout- chouc synthétique, des mousses, etc, qui servent par exemple à fabriquer les objets manufacturés les plus divers, et surtout les appareils médicaux et hygiéniques. D'autres substances de base sont la cellulose et les produits de cellulose, fibre±.. matières et produits fibreux, et les objets qu'ils servent à fabriquer, tels que le? conssins, matelas, oreillers, les substances couvrantes, d mprégnation. les acides oléagineux, les acides gras, etc. Parmi les objets divers on peut citer les poignés ou boutons de porte, les rampes d'escalier, les ventouses en caoutchouc, etc..
On a constaté par expérience que les substances et objets antiseptisés par le procédé de l'invention conser- vent très longtemps leurs propriétés antiseptiques, le plus souvent jusqu'4 -le qu'ils soient à limite d'usure naturelle, et ne perdent pas ces propriétés avantageuses lorsqu'ils su- bissent les traitements ordinaires par exemple de lavage, etc..
Cn a constaté avec surprise que l'action de dési .action exercée par les agents antiseptiques incorporés aux @ubstances de base, tels que les acides carbamiques et leur- érivés, à l'ét@@ insoluble dans l'eau suivant l'invention est sensiblement plus forte que si on les incorpore en so ..ion ou dispersion aqueuse. Il est probable que ce résultat @urprenant est dû au fait que les agents antiseptiques in- corporés aux substances de base à l'état pratiquement insolu- ble dans l'eau sont susceptibles de mettre en liberté en permanence des traces de substances bactéricides et que par suite le dépôt formé dans la substance continue à en débiter.
Au contraire les composés antiseptiques à utiliser suivant l'invention tels que les acides carbamiques, etc. en solu- tion aqueuse perdent relativement vite leur action bacté-
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On a constaté à la suite d'essais au cours des- quels on a incorporé une proportion de 2 % de diéthyltnic- carbamate de zinc a une substance connue sous le nom de la marque déposée "Moltoprène" suivant l'invention, et on a en- suite transforme cette substance en mouse de la manière ha- bituelle, que de petite échantillons d'essai de diffusion à l'agar-agar du "Moltoprène" ainsi obtenu comportaient des zones de destruction des staphylocoques et du bacille typhi- que de 0,4 à 0,
6 cm et au bout de 24 heures d'exposition. à un courant d'eau du robinet après trois lavages dans une solution à 1 % du détergent connu sous le nom de la marque déposée "Rei" , l'activité des échantillons à l'essai de diffu- sion à l'agar-agar n'avait pas diminué.
On a constaté à la suite d'essais au cours des- quels on a incorporé suivant l'invention une proportion de
1,5 % en poids environ de diéthyl dithiocarbamate de zinc, basée sur le poids de la substance de base, à diverses subs- tances de base, que la résistance à l'action des bactéries des substances ainsi antiseptisées définitivement, en par- ticulier à l'action du colibacille, est sensiblement plus forte que celle qu'exerce le diéthyldithiocarbamate de zinc lui-même. L'excitant de l'essai consistant en colibacille, les valeurs limites de la bactériostase (titre final d'arrêt de la croissance dans les bouillons de culture) 8: 1 :20.000.
D'autres essais au cours desquels le diéthyldi- thiocarbamate de zinc a servi avec additions de soufre et d'oxyde de zinc à antiseptiser en permanence des matières naturelles et synthétiques hautement polymérisées acides oléagineux, acides gras, etc. ont démontré que le titre d' arrêt de croissance a augmenté dans une très large mesure,
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le plus souvent d'un multiple du titre d'arrêt de croissance normal. L'excitant d'essai étant le colibacille, les valeurs limites de la bactériostase = 1 : 60.000.
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R E V END l 0 A T ION S ou RESUME