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Le 'brevet Belgique n 537,709 du 27 avril 1955 protège un pro- cède pour l'affinage au vent par le dessus de fonte contenant du phosphore et dans lequel l'oxygène ou la gaz d'affinage contenant de l'oxygène est souffla sur la surface du bain de fer recouverte de laitier, tout en pré voyant qu'une partie du gaz soit soufflée à travers le laitier, directe- ment sur ou dans le bain de fer afn de décarburer à cet endroit,
tandis que l'autre partie du gaz contenant de l'oxygène este utilisée pour la déphosphoration du fait que cette partie du gaz d'affinage n'est conduite que sur ou dans le laitier
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Suivant ce procède il est possible de @ la déphospho ration lors de l'affinage au vent par le dessus de manière que cette dernière se déroule avec certitude, en tout cas pour la plus grande par- tie, avant la fin de la décarburation
Ceci est vrai oralement dans une autre forme d'exécution déjà proposée du procédé suivant le brevet n 537.709.
Dans ce cas il est possible de travailler avec un dispositif dans lequel plusieurs tuyères de soufflage sont réunies dans un manteau de refroidissement et dans lequel les ouvertures d'évacuation pour le gaz de soufflage sont prévues à des hau différentes. Ces ouvertures d'évacuation sont disposées partiellement à la pointe du dispositif de soufflage, partiellement à un assez grand écartement de la dite pointe.
Le ou les jets de gaz qui doivent atteindre le bain de métal à travers la couverture de laitier, sont soufflés depuis la pointe extrême de la lance de soufflage, et ce, verticalement ou presque verticalement vers le bas. Par contre, les jets de soufflage qui doivent souffler sur ou dans le laitier, quittent le manteau de refroidissement à léger écarte- ment de la pointe de la lance de soufflage et sont orientés latéralement et vers le bas, L'écartement entre les ouvertures d'évacuation latérales et la pointe de ka tuyère doit être d'au moins 10 cm.
Cependant, suivant l'épaisseur de la couche de laitier, cet écartement peut atteindre jus- qu'à 60 cm, Toutefois, les jets de soufflage sortant latéralenent doivent souffler dans'-ou sur le laitier et traverser essentiellement à l'état non brûlé le courant de gaz brûlés provenant de la décarburation.
Chacun de ces jets de soufflage peut être conduit dans la lance de soufflage de ma- nière à être séparé des autres jets et ils peuvent être alimentés par des canalisations d'amenée séparées, de façon qu'il soit possible de régler individuellement pour chaque jet de soufflage les pressions et, éventuel- lement, la composition du gaz d'affinage contenant de l'oxygène Les diffé- rents jets de souffla.. @ donc en commun que le manteau de refroidis- sement.
En partant d'une fonte riche en phosphore, par exemple de la fonte Thomas qui doit être déphosphorée jusqu'à un acier très pauve enf Phosphore, par exemple à teneur inférieure à 0,025 ?: de phosphore, il est
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généralement tesaire avec ce procédé, comme avec ceoui décrit dans le 'brevet principal, de mettre fin oeuvre un procédé à deux étage de mania- que l'on puisse décrasser avec des teneurs en carbone supérieure à 0,5% et que l'on puisse achever le soufflage à la faible teneur voulue en phos- phore après addition d'une seconde quantité de chaux.
L'action d'une nouvelle charge de chaux fraiche peut être obte- nue et surpassée du fait que l'on mélange de la chaux finement moulue aux jets de gaz d'affinage qui ne soufflent que sur ou dans le laitier et sous lesquels est obtenue la déphosphoration.
Lors de l'affinage au vent par le dessus et par le dessous, on a déjà proposé d'amener au bain, par l'intermédiaire du vent de Soufflage, de la chaux finement moulue ou d'autres matières basiques telles que, par exemple, des alcalins. Cependant, tous ces procédés ne concernent le souf- flage de ces bases pulvérulentes que dans ou sur le bain de métal. Par contre, suivant l'invention, justement le jet de gaz qui est soufflé à travers le laitier sur la surface du métal afin de servir à la décarbu- ration doit être exempt d'une telle addition de bases.
Autrement la décarburatins et, par conséquent, le mouvement du bain pourraient éventuellement être ralentis sous cette lance de soufflage,
L'addition de chaux finement moulue directement sur .ou dans le laitier en même temps que l'oxygène du vent de soufflage, agit cependant d'une manière identique que l'addition permanente de laitier frais, ab- solument non-usé.
A la place de chaux finement moulue, il est possible d'utiliser d'autres bases, à savoir tous les oxydes des métaux alcalins ou alcalino- terreux.
Suivant l'inventio le procédé du brevet n 537.709 est per fectionné dans ce sens qu'il est possible d'obtenir maintenant dans une seule opération d'affinage, également à partir de font'' riche en phosphore, et ce, presque à volonté, de faeible teneurs en phosphores dans l'acier avec des teneurs en carbone absolument réglables teneurs en phosphore qui peuvent être aisément réduites à moins de 0,% %
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En gênerai on souffle ces bases dans le laitier sous la forme calcinée, c'est-à-dire sans acide carbonique et sans eau de cristallisa- tion.
Cependant, et éventuelement dans le but de régler la température il peut être désirable d'ajouter ces bases, ou une partie de ces derniè- res, à l'état non calciné, c'est-à-dire enraiement sous la forme de carbonates, partiellement calcinés ou mouluse
L'avantage de la présente invention réside dans la possibilité que lors de l'affinage au vent par le dessus, on puisse arriver en une seule opération jusqu'à de faibles teneurs en phosphore dans l'acier en partant d'une fonte riche en phosphore, par exemple une fonte Thomas, faibles teneurs en phosphores telles qu'alles étaient impossibles à attein- dre par aucun autie procède d'affinage au vent avec un procédé à un étage.
Suivant ce procédé il est également avantageux d'affiner n'im porte quelle autre fonte riche en phosphore à la place de fonte Thomas.