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On sait qu'il est important de pouvoir garantir une grande pré- cision dans la durée des impulsions , dans les espaces séparant les impul- sions successives ainsi que dans la vitesse de l'ensemble de l'émission, notamment en vue d'assurer la sécurité de fonctionnement du relais alimen- té par ces impulsions, par exemple dans les installations téléphoniques, télégraphiques ou autres.
Le procédé de l'invention a pour but de contrôler la fréquence et la forme des impulsions en vue de pouvoir détecter, quasi instantané- ment, les variations et pouvoir ainsi apporter les corrections nécessaires.
L'invention concerne non seulement ce procédé mais des appareils extrêmement simples permettant d'exercer un contrôle visuel instantané d'une grande précision.
Le procédé a pour but d'opérer le contrôle et la mesure de la fréquence et de la forme des impulsions par un moyen stroboscopique. Ce dernier consiste à intercepter la lumière émise par une source modulable, par exemple une lampe au néon, à la fois par un écran fixe présentant des fenêtres d'une longueur déterminée et par un écran mobile placé entre la- dite source de lumière modulable et ledit écran fixe et comportant un cer- tain nombre de fenêtres qui, en relation avec la vitesse dudit écran mobi- le, font apparaître, au-travers des fenêtres dudit écran fixe, des éclaire- ments fixes, mobiles ou de longueur fonction des impulsions à contrôler.
Généralement, les écrans fixe et mobile auront la forme de dis- ques et le disque rotatif sera entraîné par un moteur électrique ou mis en mouvement par courants de Foucault comme un disque de Ferrari.
Le dispositif appliquant le procédé pourra être adapté, à la fois, pour assurer la synchronisation, mesurer la fréquence des impulsions et aussi pour mesurer la forme des impulsions.
Pour faciliter l'exposé, un mode d'exécution est décrit ci-après avec référence aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 est un schéma d'un dispositif capable d'appliquer le procédé ; la figure 2 est une coupe radiale conventionnelle montrant la po- sition relative des écrans fixe et mobile et de la source de lumière modu#' lable; la figure 3 est un schéma d'une variante appliquant le strobotron pour la décharge
Dans cette exécution, un moteur, schématisé par son stator 1 et son rotor 2 et dont la vitesse est susceptible d'être réglée par un rhéo- stat d'excitation , entraîne un disque 4; ce disque comporte, en l'occurren- ce, dix trous circulaires 2 équidistants échelonnés, sur une circonférence de rayon moyen r et deux trous 6 diamétralement opposés sur une circonfé- rence de rayon moyen R.
En face de ce disque, concentriquement, est placé un disque fixe 7 comportant, à un distance moyenne r du centre, une première fenêtre ¯8 d'une ouverture de 36 et, à une distance moyenne R du centre, une seconde fenêtre 1 d'une ouverture de l80 o Cette seconde fenêtre est graduée sur toute sa longueur, marquée par exemple de 0 à 100.
Derrière le disque mobile est placée une lampe à décharge 10 ou toute autre source de lumière modulable. Cette lampe est placée d'une telle manière qu'elle éclaire toute la face dorsale dudit disque mobile et, par conséquent aussi, les fenêtres 5 et ¯6 pratiquées dans ce disque.
La lampe 10 peut être alimentée par une source de courant alternatif, par
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exemple tue 50 périodes, redressé au-travers de l'un des trois circuits sui- vants: le premier comportant le transformateur 11, le redresseur 12-13-14- 15 connecta in pont et la clef 16; le second comportant le relais 17 â deux enrc2jents 18-19, la clef 20¯ et le redresseur 21 et, enfin, le troi- sième comportant la clef 22, le contact 23, le contact ¯24¯ du relais Ut le filtre 25-26, le redresseur g-13-1.i-l2. et le transformateur 11. La vites- se du disque rotatif 4¯ peut être variée par le rhéostat 27 ou par le rhéo- stat 3.
Le fonctionnement de ce dispositif est comme suit: 1 - synchronisation :
Le but est d'amener tout d'abord le dispositif dans une situation telle qu'il existe un synchronisme pratiquement parfait entre les modula- tions de la source de lumière 10 et la vitesse de rotation du disque mobile
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. Dans ce but, la clef ¯22 se trouvant dans sa position de repos, la vitesse du moteur 1-2 est dûment réglée par le rhéostat 3j par exemple à 5 t/se- conde. Ensuite, la clef 16 est actionnée et, par ce fait, la lampe modula- ble 10 est alimentée, pour une alternance, par le transformateur 11, le contact de la clef 16, la lampe 10, la branche 13 du pont et le retour au transformateur 11; l'autre alternance est bloquée par le redresseur 13.
La lampe 10 s'allume à chaque alternance redressée c'est-à-dire 50 fois par seconde. Si on suppose que le disque 4. a été préalablement réglé à une vitesse de 5 t/sec, un quelconque des trous 2 effectue 1/10 de tour entre deux éclairements. Comme les dix trous sont équidistants ils se substituent l'un à l'autre à chaque éclairement et apparaissent ainsi comme immobiles.L'observateur voit donc à travers la fenêtre ¯8¯ un seul point lumineux fixe qui correspond à la position des trous au moment des éclairements.
Si le synchronisme entre la vitesse du disque et la fréquence des éclairements n'est pas réalisé, le point lumineux visible dans la fenêtre 8 se déplace vers la gauche ou vers la droite selon que la vitesse du dis- que est trop lente ou trop rapide. Le rhéostat 3 permet de corriger cette vitesse. On peut ainsi arriver à régler le dispositif stroboscopique sur une base de temps exacte pour faire des mesures ultérieures.
2 - mesure de la fréquence des impulsions: les impulsions sont appliquées sur le premier enroulement 18 d'un relais approprié 17. La clef 20 est fermée. Par induction, le second en-
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roulement 19 dudit relais 17 est excité en raison de la variation du cou- rant dans le premier enroulement et, par le circuit,susdécrit, ce courant est appliqué sur la lampe 10. Le redresseur 21 maintient les variations du
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courant induction toujours dans-le même sens. lia lampe 1Q. s'allume donc lors de l'établissement du courant au début de l'impulsion, tandis que le courant induit, en fin d'impulsion, sera bloqué par le redresseur 21.
On obtient donc un allumage par impulsion. Comme le disque rota-
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tif 4¯ comporte deux trous ¯6 diamétralement opposés, on obtiendra, à chaque dixième de seconde, le passage d'un trou 6. devant la fenêtre ¯± , à un en- droit bien déterminé.
Si la fréquence des impulsions est de 10 par seconde, la lampe 10 s'allumera à cette cadence et l'observateur verra devant la fenêtre 2. un point lumineux immobile. Si la fréquence des impulsions est supérieure à 10, on observera un déplacement du point lumineux vers la gauche. L'é- cart entre les positions successives du point lumineux est d'autant plus grand que la fréquence est différente de 10. Ainsi par exemple, si la fré-
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quence est de Il impulsions par seconde, l'écart lu sur le cadran gradué sera de 9 divisions. Lorsque la fréquence des impulsions est inférieure à dix on fait les mêmes observations mais dans l'autre sens.
3 - mesure de la forme des impulsions:
A l'aide du rhéostat d'excitation 27 on corrige la vitesse du dis- que de telle façon qu'elle corresponde à la fréquence des impulsions ce qui se traduira par l'immobilité du point lumineux dans la fenêtre 9.
Pour la mesure de la forme des impulsions on opère la clef 22; dans ces conditions, la lampe 10 sera alimentée en courant alternatif re- dressé, c'est-à-dire en courant continu, par le transformateur 11, le pont 12-13-14-15 et le filtre 25-26 aussi longtemps que le relais 17 est opéré, c'est-à-dire que le contact 24 est fermé.
Suivant la longueur de l'impulsion, la lampe 10 restera allumée pendant une durée correspondante et, comme elle est alimentée par du cou- rant continu, ledit point lumineux au-travers du trou ¯6 et de la fenêtre 9 se déplacera en traçant un arc lumineux d'une longueur que l'on peut lire sur la graduation du cadran. Ceci détermine donc le rapport de la durée de l'impulsion à sa fréquence ou encore le rapport de la longueur de l'im- pulsion vis-à-vis de la longueur du vide restant.
On pourra réaliser ce dispositif ratiquement sous des formes très variables en un appareil compact laissant apparaître confortablement le disque fixe 7 ainsi que les clefs de manoeuvre 16-20-22 et mettant parfai- tement à l'abri le matériel intervenant dans le circuit. On disposera ain- si d'un appareil de contrôle et de mesure pouvant être conditionné aisé- ment pour être fixe ou portatif.
Il est évident que les circuits électriques d'alimentation de la source de lumière peuvent être réalisés suivant de nombreuses variantes.
La figure 3 donne un exemple de réalisation utilisant pour la décharge un strobotron.
Le courant redressé est obtenu au moyen d'une valve électronique (5 y 3). Le tube 50 L6 joue le rôle de relais électronique pour le contrô- le de la forme des impulsions.
Ce schéma est parfaitement compréhensible pour les hommes de mé- tier. Dans le circuit de commande du strobotron qu'il représente, la mesure de la fréquence des impulsions aux bornes A-B pourra être exécutée par l'ou- verture du contact 101 et la fermeture des contacts 102-103-104-105-106-. le contrôle du synchronisme entre les modulations dela source de lumière et la vitesse de rotation du disque mobile pourra se faire par la ferme- ture des contacts 101-103 et par l'ouverture des contacts 102-104-105-106.
Enfin, la forme des impulsions pourra être contrôlée aux bornes C-D par'la fermeture des contacts 101-105-106 et l'ouverture des contacts 102-103-104.
On pourra évidemment faire usage de toutes mesures convention- nelles et l'appareil pourra évidemment être complété par tous accessoires généralement en usage dans l'équipement électrique.
REVENDICATIONS.
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