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La présente invention est relative aux moulins colloïdaux comportant des éléments, ou corps, de broyage de forme conique fixes et rotatifs destinés particulièrement à couper en pdits morceaux le. produit, passant dans un moulin de ce genre. ,
Les moulins colloïdaux connus jusqu'ici utilisent soit des meules en carbure de silicium de forme correspondante ou bien des éléments de meulage en acier spécial comportant des dentures réalisées de différentes manières. Dans ce cas, qn règle l'intervalle de mouture en déplaçant le corps de meule conique fixe ou le corps de meule conique rotatif.
Les moulins de ce genre
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servent à réaliser une mouture de la plus grande finesse possible, ou bien à effectuer des opérations d'homogénéisation, de disper- sion ou d'émulsion,appliquées à divers produits. Dans ce cas, le produit à traiter ne doit pas dépasser une certaine granulométrie (environ 10 mm en diamètre), dimension qui, à son tour, dépend de la composition et'de la dureté du produit à moudre. Dans la plupart des cas, il est, par conséquent, indispensable de préparer à part le produit à moudre à l'aide d'une machine effectuant un broyage grossier, pour éviter que le moulin colloïdal ne se trouve bouché ou bloqué.
.Conformément à la présente invention, les moulins colloi- daux de ce genre comportent un appareil de broyage préalable qui, indépendamment d'autres appareils assurant un broyage grossier, est monté, au moyen de quelques poignées de fixation,à l'entrée du moulin colloïdal et dont l'entraînement est assuré directement à partir de l'arbre de ce moulin par'un prolongement de cet arbre.
Cet appareil ne doit pas interférer avec le réglage de l'écarte- ment du moulin colloïdal et ce réglage doit pouvoir également être effectué péndant la marche.
Un avantage du dispositif conforme à l'invention réside dans le fait que, grâce à l'utilisation d'un appareil de broyage préalable, il est possible d'effectuer, dans une même phase opé-. ratoire et d'une manière continue, le processus de mouture en par- @ tant d'éléments qui vont-du morceau grossier jusqu'aux particules les plus fines, grâce à quoi on peut régler l'appareil à la fines- se désirée, uniquement par le réglage de l'intervalle de mouture du moulin colloïdal.
L'appareil @ de coupage préalable remplace donc une machine qui serait destinée à assurer un broyage grossier et, après un peit démontage ne portant que sur un nombre réduit de pièces, cet appareil permet d'utiliser le moulin colloïdal comme une machine affectée à une opération déter- minée, tandis que, dans le cas inverse, le moulin colloïdal asso-
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cié à l'appareil de coupage préalable constitue non seulement une machine assurant un broyage de la plus extrême finesse, lorsqu'on règle l'écartement de mouture de la façon correspondante, mais pouvant également être utilisée comme machine effectuant une di- vision grossière de la matière. On peut également, en montant des raccords tubulaires, intercaler le dispositifconforme à l'inven- tion dans un système de canalisations existant.
Le dessin annexé représente, à titre non limitatif de la porter l'invention, un exemple d'exécution de celle-ci. sur ce dessin : la figure 1 représente une coupe verticale d'un moulin colloïdal sur lequel est monté l'appareil de coupage préalable; la figure 2 représente une coupe verticale d'un appareil de coupage préalable comportant un corps de coupage conique en deux parties; la figure 3 est une vue en plan du dispositif porte-cou- teaux et du corps fixe montrant l'organisation soit radiale, soit tangentielle, ou encore en spirale, des couteaux.
En vue du but visé, le moulin colloïdal représenté comporte, du côté ou entrele produit à moudre, un arbre 10 muni d'un pro- longement, cet arbre étant fixé de la manière usuelle (par vis- sage, clavetage ou par manchonnage). Cet arbre sert comme arbre d'entraînement pour des couteaux rotatifs 8 et 2 de l'appareil de coupage préalable. Le carter 7 de cet appareil est réuni au moulin colloïdal de manière qu'on puisse effectuer ,un réglage de l'intervalle de mouture de ce moulin en direction axiale et, par conséquent, dans l'exemple considéré représenté sur la figure 1, par rapport au stator constitué par les pièces 1 et 2. Dans ce cas, on effectue le réglage en faisant tourner un anneau de régla- ge 12.
A l'intérieur du carter de l'appareil de coupage préalable se trouve l'élément de mouture 5 qui comporte des trous ou des fentes et qui, en même temps, lorsque l'arbre d'entraînement 6 est
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élastique, sert de palier de pièce d'appui. Lorsque l'arbre 6 est fixe, il n'est pas indispensable de prévoir un palier. Un ou plusieurs goujons 13 empêchent la plaque de mouture de tourner autour. de son axe. La plaque de mouture 5 elle-même peut, toute- fois, être également constituée de deux pièces reposant l'une sur l'autre, comme représenté sur la figure 2, ces pièces comportant des trous ou des fentes.
Cette disposition a pour but, en dépla- çant les deux pièces l'une par rapport à l'autre, de rétrécir ou d'agrandir les passages offerts par les trous afin d'obtenir déjà. même en cas du broyage préalable et suivant la nature'des produits à moudre, la grosseur de grain désirée. Un couvercle Il+, retenu par des griffes disposées en croix, ou des vis de fixation analo- gues, ou encore par des leviers, limite le déplacement axial de l'élément Après avoir dégagé le couvercle 14 on peut enlever l'élément avec le porte-couteaux 10 et la roue à aubes 11, en le soulevant de l'arbre, prolongé comme indiqué. Après qu'on a replacé le couvercle 14 le moulin colloïdal fonctionne alors sans appareil de coupage préalable.
Les couteaux 8 de l'appareil de coupage préalable sont fixés, du côté de l'entrée, sur un porte- couteau 10.La disposition des couteaux peut être radiale, tan- gentielle ou en forme de spirale (voir figure 3). Dans ce cas, les couteaux 8. eux-mêmes sont réalisés de telle manière qu'ils compor- tent pratiquement deux arêtes de coupe, dont l'une ramasse le produit à traiter le pousse contre l'élément ± et, éventuellement, lui fait subir un'découpage préalable, l'autre par 'contre glissant le long de la plaque de mouture et produisant un cisaillement par suite de son glissement contre les trous ou les fentes.
Sur la face opposée de l'élément ± se trouve une roue à aubes 11, qui est entraînée par l'arbre et dont les aubes comportent également, dans la région de contact avec l'élément 5 des couteaux 2 qui effectuent un nouveau broyage de la matière ayant préalablement ' passé par les trous ou les fentes de l'élément Ces aubes peuvert également être disposées radialement, tangentiellement ou selon
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des spirales. La roue à aubes 11 elle-même ressemble à une vis. à plusieurs filets dont le diamètre diminue progressivement vers le bas. Les filets de la vis se trouvent remplacés par les aubes. On voit d.onc que les aubes ainsi réalisées assurent l'avancement de la matière à.traiter jusqu'au moulin colloïdal.
La fixation de la roue à aubes 11 et du porte-couteaux 10 est assurée par clavetage ou par manchonnage des arbres, de sorte qu'à tout moment, ainsi que cela est, par exemple, indispensable lorsqu'on effectue le réglage de l'écartement du moulin colloïdal, il est toujours pos- sible de réaliser un déplacement axial. La plaque de mouture 2- -est simplement fixée rigidement dans son carter .2 et, de ce fait, les couteaux 8, et 2 se trouvent fixés en position par rapport à la plaque. Ainsi qu'on l'a déjà mentionné, cette plaque 2 se pré- sente sous la forme d'un disque. Elle peut, toutefois, être éga- lement conique (voir figure 2),de forme bombée, ou concave.
Cette dernière disposition est adoptée d'ordinaire lorsque le produit de mouture doit prendre une direction déterminée, ou bien lorsque les conditions d'encombrement obligent à adopter des formes de ce genre, car il est évident qu'on cherche à réaliser des surfaces de coupe aussi grandes que possible sans donner à l'ensemble de l'appareil des dimensions exagérées. Afin d'assurer un meilleur travail de cisaillement, la plaque ± peut comporter encore, au vois.inage des trous ou des fente, des dents (figure 3) qui sont disposées' suivant un angle déterminé par rapport aux arêtes de coupe des couteaux et assurent ainsi un effet de -cisaillement plus puissant.
Le travail du moulin colloïdal comportant, conformément à l'invention, un dispositif de broyage préalable, débute dans la chambre du couvercle et, par conséquent, sur la face d'entrée des couteaux 8 De 1à le produit à moudre glisse par les trous ou les fentes de l'élément 5 il est saisi par les couteaux inférieure ensuite et se trouve broyé à nouveau. La roue à aubes 11 assure/le trans. port du produit au moulin colloïdal. Par l'intermédiaire d'un
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corps rotatif 3 ou d'un dispositif centrifuge, le produit à moudre parvient dans l'intervalle de mouture où il est encore broyé par des meules en carbure de silicium ou par les dents de l'élément de mouture en acier et il atteint enfin la finesse dé- sirée à la sortie du moulin.