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La présente invention concerne la photographie et plus particulièrement des procédés photographiques du genre dans lequel un fluide est étalé entre deux feuilles superposées.
On peut mettre en oeuvre de nombreux procédés photographiques en étalant un fluide sous forme d'une mince couche régulière entre deux feuilles superposées pour constituer ce qu'on peut appeler un "sandwich". Par exemple, on peut développer une épaisseur de matière photosensible placée sur l'une des feuilles en étalant un fluide de traitement entre celle-ci et une autre feuille. Dans la présente invention, on peut déterminer l'étalement après l'exposition photographique pour développer une image latente existante, ou bien avant cette exposition de manière qu'une image latente créée immédiatement après se développe spontanément.
Dans une variante, on peut étaler entre les feuilles un fluide photosensible en présence d'un révélateur pour créer une couche ou épaisseur de matière qui, lorsqu'elle est exposée très peu de temps après sa formation, reçoit une image latente qui se développe spontanément. Ensuite, on peut séparer les feuilles l'une de l'autre, par exemple-pour séparer la couche de fluide d'une épreuve ainsi formée, ou bien on peut les maintenir superposées pour créer l'épreuve avec un revêtement protecteur.
On a proposé d'étaler le fluide photographique entre les feuilles superposées soit par intermittence à partir de poches ou sachets supportés sur l'une des feuilles entre des zones dans lesquelles des épreuves individuelles doivent être créées, ou bien en continu à partir d'une poche ou sachet plus ou moins permanent supporté à distance des feuilles pour fournir le fluide nécessaire à l'obtention de plusieurs épreuves. Dans le premier cas, les feuilles portant l'un des sachets successifs interposés entre elles, passent entre deux organes presseurs qui rompent le sachet et distribuent son contenu entre les feuilles en vue de créer une seule épreuve. Dans la présente invention, on a résolu les problèmes d'écoulement et de réglage du fluide d'une manière simple.
Toutefois, du fait que l'épaisseur totale de l'association résultante des feuilles et du sachet est plus importante au voisinage du sachet qu'au voisinage du contenu distribué, la conception des organes presseurs est compliquée par la nécessité de les adapter à la différence d'épaisseur. Dans le second cas, les problèmes d'écoulement et de réglage du fluide sont, à certains égards plus difficiles. Toutefois, du fait que l'épaisseur de l'association des feuilles et du liquide distribué est sensiblement uniforme sur toute sa longueur, on peut alors utiliser des organes presseurs simplifiés dont l'espacement est fixe.
La présente invention vise un nouveau sachet grâce auquel on peut obtenir à la fois les avantages que constituent la facilité de fournir et de régler le fluide grâce à plusieurs sachets qu'on ne conserve pas, la simplicité d'organes presseurs dont l'espacement est f ixe et d'autres avantages qui apparaîtront par la suit e.
La présente invention vise un sachet destiné à être avancé longitudinalement dans la direction d'une de ses extrémités pendant qu'il est comprimé en vue de décharger son contenu à partir de son autre extrémité sous forme d'une masse allongée. Ensuite, on forme un "sandwich" en étalant cette masse en une couche mince entre deux feuilles, transversalement au sens d'avancement du sachet. Du fait que la décharge du contenu s'accompagne d'une mise au rebut du sachet, on peut obtenir l'étalement du fluide en l'absence du sachet entre les feuilles au moyen d'organes presseurs dont l'espacement est fixe, par exemple simplement au moyen des bords longitudinaux d'une fente..
En conséquence, la présente invention a pour objet: - l'inclusion d'un fluide photographique dans un sachet allongé
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dont une extrémité comporte une embouchure fermée, par laquelle, lorsqu'elle est ouverte par des forces de compression appliquées au sachet, le fluide est éjecté sous forme d'une masse allongée ; - un procédé qui consiste à éjecter le fluide photographique sous forme d'une masse allongée, à partir d'un sachet allongé superposé à une première feuille, en faisant avancer ce sachet dans le sens de sa longueur tout en comprimant ses sections à partir de son extrémité avant ou menante et à l'enlever de la feuille, et à étaler le fluide entre la première feuille et une seconde feuille dans une direction sensiblement perpendiculaire à la longueur de ladite masse pour former une mince couche du' fluide ;
- un ensemble photographique comportant au moins une feuille photographique et un sachet du type précité, qui y est associé de manière amovible ; - un appareil photographique comportant un dispositif presseur par lequel les sections successives du sachet peuvent passer de manière qu'un fluide photographique soit déchargé par son embouchure sous forme d'une masse allongée s'étendant transversalement à la première feuille, et un second dispositif presseur par lequel une première et une seconde feuille peuvent passer transversalement à ladite masse allongée de manière à étaler entre elles le fluide en une couche mince.
D'autres caractéristiques sont évidentes et d'autres apparaî- tront par la suite.
Afin de faire comprendre plus complètement l'invention, on va maintenant la décrire en se référant au dessin annexé, sur lequel: - La figure 1 est une vue en perspective à grande échelle d'un ensemble photographique conforme à l'invention comportant deux feuilles et un sachet qui contient un fluide photographique.
- La figure 2 est une vue à grande échelle, partiellement ar- rachée, de l'ensemble photographique de la figure 1 pendant une phase du procédé de la présente invention.
- La figure 3 est une coupe à grande échelle avec arrachement partiel de l'ensemble photographique de la figure 1, pendant une autre phase du procédé de la présente invention, cette coupe étant faite à midistance des bords longitudinaux de l'ensemble.
- La figure 4 est une vue en perspective à grande échelle d'un autre sachet de fluide photographique conforme à la présente invention.
- La figure 5 représente un ensemble de pellicule photographique conforme à la présente invention, comportant deux feuilles et un sachet de fluide photographique, les feuilles comportant des couches extérieures opaques et étant scellées par leurs bords de manière à rendre l'ensemble de pellicule étanche à la lumière.
- Les figures 6, 7 et 8 illustrent un procédé de fabrication du sachet représenté sur la figure 5.
- La figure 9 est une coupe à très grande échelle des feuilles de l'ensemble de pellicule illustré sur la figure ,5 cette coupe étant faite à mi-distance des bords longitudinaux de cet ensemble.
- La figure 10 est une coupe d'un appareil photographique conforme à la présente invention, dont les éléments sont représentés au repos, la coupe étant faite à mi-distance des côtés de cet appareil.
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- La figure 11 est une coupe d'une partie de l'appareil photographique représenté sur la figure 10 et dont les éléments sont en cours d'utilisation.
- La figure 12 est une coupe à grande échelle avec arrachement partiel d'un autre ensemble de pellicule conforme à la présente invention, comportant outre les deux feuilles et un sachet un élément rigide qui sert à protéger ce dernier pendant la manipulation de l'ensemble de pellicule et à constituer un dispositif presseur destiné à comprimer les sections successives du sachet et à étaler son contenu liquide entre les feuilles.
- La figure 13 est une coupe à grande échelle d'un ensemble conforme à la présente invention réalisé sous forme d'un chargeur ou magasin, chargé et pouvant être mis au rebut, d'un appareil photographique, la coupe étant faite à mi-distance entre ses bords longitudinaux.
- La figure 14 est une coupe à grande échelle d'un autre ensemble, conforme à la présente invention, réalisé sous'forme d'un chargeur ou magasin, chargé et réutilisable, d'un appareil photographique, la coupe étant faite à mi-distance de ses bords longitudinaux.
- La figure 15 est une coupe avec arrachement partiel de l'ensemble illustré sur la figure 14.
- La figure 16 est une vue en perspective avec arrachement d'un autre ensemble de pellicule conforme à la présente invention, comportant outre les feuilles et un sachet un élément rigide qui sert à protéger ce dernier pendant sa manipulation et à assurer un dispositif presseur servant à le comprimer.
- La figure 17 est une coupe de l'ensemble de pellicule faite par 17-17 de la figure 16.
DESCRIPTION DES PROCEDES ET DES PRODUITS DE LA PRESENTE INVENTION COMME
REPRESENTE SUR LES FIGURES 1 à 4.-
On a représenté sur les figures 1 à 3 un ensemble d'éléments photographiques destinés à la mise en oeuvre du procédé de la présente invention, et l'on voit qu'il comporte deux feuilles 20 et 22 pouvant être superposées de manière que leurs faces intérieures soient contiguës, c'est- à-dire ou très voisines ou en contact étroit, et un sachet allongé 24 contenant une quantité prédéterminée d'un fluide photographique 26.
Dans un but de clarté, on va décrire d'abord ces trois éléments d'un point de vue purement mécanique sans se référer aux matières photosensibles et de traitement qui, comme on le verra par la suite, sont en totalité ou en partie incorporées au fluide 26 ou réparties sur l'une ou les deux des surfaces contiguës des feuilles 20 et 22.L'extrémité avant 28 du sachet 24 s'étend au delà d'un des bords longitudinaux de la feuille 20, de manière qu'on puisse la saisir avec les doigts quand les feuilles 20 et 22 sont superposées. L'extrémité arrière 30 de ce sachet comporte une embouchure initialement fermée, qui s'étend vers l'autre des bords longitudinaux de la feuille 20.
La figure 2 représente l'ensemble illustré sur la figure 1 associé à un dispositif presseur constitué par deux organes 32 et 34 façonnés en tôle formant une première paire de surfaces presseuses 36 et 38 entre lesquelles s'étend l'extrémité avant 28 du sachet 24, et une seconde paire de surfaces presseuses 40 et 42 entre lesquelles s'étendent les extrémités avant des feuilles 20 et 22. Lorsque le sachet est avancé longitudinalement dans la direction de son extrémité avant 28, son contenu est distribué sous forme d'une masse allongée 44 transversalement aux feuilles. En fait, la distribution du fluide est similaire, en ce qui concerne les deux feuilles, avant et après son éjection du sachet.
On voit sur la figure 3 une couche
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46 de fluide 26 formée entre les feuilles à mesure qu'elles avancent entre les surfaces presseuses 40 et 42. Ensuite, les feuilles sont maintenues superposées pendant une durée prédéterminée pendant laquelle une épreuve visible est produite. Finalement, on peut séparer les feuilles pour découvrir l'épreuve, ou bien si au moins l'une des feuilles est transparente, on peut les maintenir superposées pour laisser sur l'épreuve un revêtement de protection.
Comme on vient de le mentionner, un sachet conforme à la présente invention a la forme d'un tube fermé à ses extrémités. L'une d'elle constitue une embouchure qui, lorsqu'elle s'ouvre à mesure que les sections ou portions successives du sachet à partir de l'autre extrémité sont successivement comprimées, décharge le fluide du tube sous la forme d'une masse allongée. Les sections médianes du tube, qui dans un mode de réalisation ont une forme générale circulaire, sont réalisées de manière à résister à une déformation notable à mesure que les sections ou portions successives à partir de l'extrémité avant sont successivement comprimées et à mesure que la composition est déchargée de l'embouchure.
De préférence, la section transversale de ces sections médianes n'est qu'approximativement circulaire, c'est-à-dire qu'elle est ovale, elliptique, etc... de manière à laisser le fluide se dilater. De préférence, le tube est fait d'une matière ayant une résistance à la traction suffisante pour ne pas s'étirer ou se plisser lorsqu'il est soumis à la pression hydraulique créée dans le fluides D'une manière générale, le fluide doit être visqueux, de manière que son écoulement puisse être facilement réglé après sa décharge, c'est- à-dire de manière qu'il ne s'écoule pas librement de lui-même à partir de la masse allongée qui est la forme qu'il prend au début de sa décharge hors du sachet. Le fluide doit, de préférence, avoir une viscosité d'au moins 100 centipoises et d'au plus 200.000 centipoises à une température de 20 C.
Pour obtenir les meilleurs résultats, on donne au compartiment ou alvéole du sachet qui contient le liquide une longueur approximativement égale à celle du bord de la vue photographique avec laquelle il est aligné. La masse allongée qui doit être étalée sur la vue photographique de format ordinaire constitue une couche ayant une épaisseur et une continuité acceptables quand elle provient d'un sachet comportant, par exemple, un alvéole allongé dont le diamètre maximum n'excède pas de préférence le quinzième de sa longueur.
Comme mentionné précédemment, les matières photosensibles et les matières de traitement peuvent, en totalité ou en partie, être incorporées au fluide 26 ou être distribuées sur l'une ou les deux des surfaces conti- guës des feuilles 20 et 22, de manière à permettre la mise en oeuvre de plusieurs procédés photographiques.
Dans un mode de réalisation, le fluide 26 contient un agent révélateur servant à traiter une matière photosensible qui a été exposée ou qui est sur le point de l'être. Par exemple, lorsque l'un des sels d'argent photosensibles, des sels ferriques et des composés diazoïques est dispersé sur la surface de la feuille 20, le fluide 26 contient: celui des réducteurs d'argent qui convient pour différencier les sels d'argent photosensibles exposés des sels d'argent photosensibles non exposés pour former des particules d'argent visibles; des copulants qui différencient les sels ferriques exposés des sels ferriques non exposés pour former des produits de réduction visibles; enfin, des copulants qui différencient les composés diazoïques exposés des composés diazoïques non exposés pour former des colorants visibles.
Dans un autre mode de réalisation le fluide 26 contient au lieu de cet agent révélateur ou en plus de celui-ci une matière photosensible, telle qu'un sensibilisateur optique, servant à modifier la sensibilité dans le spectre, ou un hypersensibilisateur servant à augmenter la rapi-
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dite de la matière photosensible dispersée. Dans un autre mode de réalisation, le fluide 26 contient une matière photosensible qui peut être exposée à la lumière après avoir été étalée, entre les feuilles et qui peut être traitée par un agent révélateur appliqué après cette exposition ou déjà présent, par exemple dispersé sur l'une des feuilles, pendant l'étalement afin que le développement ait lieu spontanément.
Dans ce cas, le fluide 26, par exemple, contient l'un des sels d'argent, des sels ferriques et des composés diazoïques précités, ou bien un colloïde chromaté durcissable; telle qu'une matière colloïdale bichromatée, Le brevet belge n 536. 869 accordé le 15.4 1955 donne une description plus détaillée d'agents révélateurs, d'agents photosensibilisateurs et de matières photosensibles appropriés convenant à une incorporation dans le fluide 26 ou à une dispersion sur l'une des feuilles 20 et 22.
Lorsque la matière photosensible à traiter est un sel s'argent, on peut incorporer un agent de formation de complexe d'argent aussi bien qu'un agent révélateur d'argent pour obtenir un transfert d'argent ainsi qu'une réduction d'argent. Par exemple, lorsque la feuille 20 est enduite d'une couche d'halogénure d'argent et que la feuille 22 est enduite d'une couche réceptrice d'argent, le fluide 26, dans un mode de réalisation contient un révélateur d'halogénure d'argent et un solvant d'halogénure d'argent. Lorsque le fluide 26 est étalé entre les couches, l'halogénure d'argent exposé est réduit en argent et l'halogénure d'argent non exposé forme un sel d'argent complexe qui se diffuse jusqu'à la couche réceptrice d'ima- ge où il se forme une épreuve positive.
Dans un autre mode de réalisation, le fluide 26 contient une certaine quantité d'au moins l'un des constituants d'un sel d'halogénure d'argent à étaler entre les feuilles 20 et 22 en présence de réactifs, comprenant un révélateur d'halogénure d'argent et un solvant d'halogénure d'argento Dans ce cas, le révélateur et/ou le solvant sont maintenus séparés de la composition d'halogénure d'argent ou bien ils sont maintenus avec celle-ci dans un état inactif.Par exemple, on disperse à l'état sec le révélateur et/ou le solvant sur une feuille ou les deux feuilles de manière à ne pas le faire coopérer avec la composition d'halogénure d'argent avant son étalement.
D'autre part, un révélateur alcalin actif peut être mélangé à la composition d'halogénure d'argent et être maintenu dans un milieu non alcalin jusqu'à son étalement en présence d'un alcali dispersé, à l'état sec, sur une feuille ou les deux feuilles. Un agent de précipitation d'argent peut être dispersé par la feuille, quelle qu'elle soit, sur laquelle doit se former l'image par transfert, ou bien il peut être mélangé à la composition d'halogénure d'argent quand l'image par transfert doit se former dans la couche photosensible elle-même.
Deux ou plus des agents révélateurs, des agents photosensibilisateurs et des matières photosensibles précités, peuvent être contenus séparément, conformément à la présente invention, dans un ou plusieurs alvéoles ménagés dans un ou plusieurs sachets.Par exemple, on a représenté sur la figure 4 un sachet 48 qui délimite deux'alvéoles allongés sensiblement parallèles 50 et 52 qui contiennent des fluides photographiques différents destinés à être déchargés sous forme de masses parallèles allongées hors d'embouchures normalement fermées 54 et.56 situées à l'une des extrémités du sachet, quand les portions des alvéoles qui se succèdent à partir de l'autre extrémité du sachet sont successivement comprimées.
Dans un mode de réalisation, l'un des fluides contient un sel d'halogénure d'argent et l'autre contient les constituants nécessaires à l'obtention d'un milieu réducteur. Dans un autre mode de réalisation, les deux fluides contiennent séparément des constituants d'halogénure d'argent tels qu'un sel comportant des cations d'argent et un sel comportant des anions halogénure, qui ne forment pas un composé photosensible tant qu'ils ne sont pas mélangés.
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Dans un autre mode de réalisation, l'un des fluides contient un sel d'halo- génure d'argent et l'autre les composants, comprenant un révélateur d'halogénure d'argent,qui sont nécessaires pour traiter l'image latente formée dans le sel d'halogénure d'argent.
ENSEMBLE DE PELLICULE (Figures 5 à 9).
On a représenté sur la figure 5 un ensemble de pellicule spécialement conçu en vue d'un procédé de transfert d'argent par inversion. Cet ensemble comporte en superposition une feuille photosensible 58 comprenant un support opaque 60 et une couche d'halogénure d'argent 62, une feuille réceptrice d'image 64 comprenant un support opaque 66 et une couche réceptrice d'argent 68, et un sachet 70 contenant une solution alcaline aqueuse 72 d'un révélateur d'halogénure d'argent et d'un solvant d'halogénure d'argent destiné à être déchargée sous forme d'une masse allongée en vue de son étalement entre les feuilles.
On scelle ensemble les bords des feuilles pour protéger la couche d'halogénure 62 de la lumière ambiante mais de fa- çon à pouvoir cependant assurer la séparation des bords des feuilles dans la chambre d'exposition de l'appareil photographique de manière que la couche d'halogénure d'argent puisse être exposée photographiquement. Afin de pouvoir séparer facilement les feuilles l'une de l'autre en vue de l'exposition, on recourbe en arrière l'extrémité de la feuille 64 qui doit entrer la première dans l'appareil photographique, de manière à former une lèvre 74 qui, bien qu'elle soit scellée à l'une des extrémités de la feuille 58, peut en être séparée facilement. Bien qu'elles soient séparées dans la chambre d'exposition, les feuilles sont maintenues alignées par une réglette à feuillure 76 qui réunit les autres extrémités des feuilles 64 et 58.
Les bords longitudinaux de la feuille 58 recouvrent les bords longitudinaux de la feuille 64 pour une raison qu'on expliquera par la suite. Un ensemble de pellicule du type représenté sur la figure 5 est destiné à être utilisé dans un appareil photographique du genre qui est illustré sur les figures 10 et 11 et qui sera décrit en détail par la suite.
Dans un mode de réalisation, la couche 62 contient une émulsion photosensible ordinaire d'halogénure d'argent, dans laquelle un ou plusieurs halogénures d'argent, par exemple du chlorure d'argent, du bromure d'argent et de l'iodure d'argent, sont dispersés dans une matière colloïdale appropriée, telle que de la gélatine, de la caséine, du collédion, un ester cellulosique, un alcool polyvinylique ou une polyamide linéaire.
Dans un mode de réalisation, la couche réceptrice d'argent 68 est mince par rapport à la couche d'halogénure d'argent 62 et elle constitue l'un des milieux vigoureux de précipitation d'argent que décrivent le brevet belge n 522.605 du 18,7.55 et le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2.698.237* Ce milieu comporte des noyaux de précipitation d'argent, tels que des sulfures et des séléniures métalliques, le métal colloïdal noble ou les composés organiques comprenant du soufre étant dispersés dans un véhicule macroscopiquement continu comprenant des particules minuscules, de préférence colloïdales, d'une matière minérale soluble dans l'eau de préférence siliceuse, telles qu'un aérogel de silice. L'épreuve positive est formée dans cette couche à partir de fines particules d'argent concentrées principalement à sa surface.
Dans ce cas, seule une quantité très faible d'argent est nécessaire pour la formation de l'image, en raison de son pouvoir couvrant extrêmement élevé.
Les supports 60 et 66 sont faits d'un papier dont au moins une surface a été encollée avec une matière appropriée, telle que de la baryte ou de la gélatine durcie dans une matière plastique. Dans une variante, les supports sont faits d'une matière plastique qui peut être transparente, par
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exemple du nitrate de cellulose, ou un ester cellulosique organique tel que de l'acétate de cellulose, le triacétate de cellulose, le propionate de cellulose, le butyrate de cellulose, l'aoéto-propionate de cellulose ou l'acétobutyrate de cellulose. Les supports 60 et 66 sont opaques, c'est- à-dire qu'ils sont capables d'absorber la lumière ambiante ordinaire afin d'empêcher celle-ci de tomber sur la couche d'halogénure d'argent 62.
De préférence, les supports sont rouges ou noirs, de manière à absorber la lumière ayant des longueurs d'onde inférieures au rouge, qui sont actiniques pour la couche 62 si elle est orthochromatique, et à absorber toutes les longueurs d'ondes visibles qui sont actiniques pour la couche 62 si elle est penchromatique.
Des révélateurs d'un type convenant à une dissolution dans la solution 72 sont des dérivés benzéniques ayant au moins deux groupes hydroxyl et/ou amino occupant la position ortho ou para dans le noyau benzénique.
Des exemples de ces révélateurs sont l'hydroquinone, l'amidol, le métol, le glycin, le p-aminophénol et le pyrogallol. Des révélateurs d'un autre type convenant à une dissolution dans la phase externe sont des hydroxylamines, en particulier des hydroxylamines aliphatiques et aromatiques primaires et secondaires N-substituées ou substituées, qui sont solubles dans un alcali aqueux.
Des exemples de ces révélateurs sont l'hydroxylamine, la N-méthyl-hydroxylamine, la N-éthyl hydroxylamine et autres révélateurs décrits dans la demande de brevet déposée aux Etats-Unis d'Amérique le 23 novembre 1953 sous le n 470.802. Des exemples de solvants d'halogénure d'argent convenant à une dissolution dans la phase externe de la solution de traitement 72 sont des agents de fixage classiques, tels que le thiosulfate de sodium, le thiocyanate de sodium) le thiosulfate d'ammonium, l'ammoniaque et d'autres produits décrits dans le brevet belge n 522.605 du 18 juillet 1955 de la demanderesse, et des associations d'imides cycliques et de bases azotées telles que des associations de barbiturates ou d'uraciles et d'ammonique ou d'aminés,
et d'autres associations décrites dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n 378.684 du 4 septembre 1953.
Le sachet 70 délimite un alvéole 78 dont les extrémités sont fermées par deux bagues de pinçage 80 et 82.Les figures 6, 7 et 8 illustrent un procédé de fabrication d'un tel sachet. On a représenté sur la figure 6 un tube 86 matière plastique qu'on extrude entre une filière 88 et un mandrin 90. Depuis la partie centrale de ce tube ainsi formé est disposée en saillie une aiguille creuse 92 par laquelle le fluide 72 s'écoule dans les sections ou portions du tube plastique qui ont été convenablement refroidies.
La figure 7 représente des portions successives du tube plastique pincé en 94 de manière à délimiter des alvéoles distincts contenant du fluide. La figure 8 représente les extrémités des alvéoles successifs contenant du fluide, qu'on a pincées et sectionnées.
Comme mentionné précédemment, on a conçu un ensemble de pellicules du type illustré sur la figure 5, pour l'utiliser dans un appareil photographique du genre représenté sur les figures 10 et 11. D'une manière générale, en réponse à un seul déplacement de l'ensemble de pellicule à l'intérieur de l'appareil photographique, les feuilles 58 et 64 sont séparées de manière que la couche 62 puisse recevoir une exposition. Après exposition, en réponse à l'enlèvement du sachet situé entre les feuilles, le fluide est éjecté sous forme d'une masse allongée s'étendant transversalement à ces dernières.
Ensuite, lorsque le fluide est étalé entre les feuilles en une mince couche, on enlève l'ensemble de pellicules de l'appareil photographique, les feuilles ayant été mutuellement scellées par la couche de fluide, de manière à constituer une chambre de traitement étanche à la lumière dans laquelle se forme une épreuve positive. Après formation de cette épreuve, on peut séparer les feuilles l'une de l'autre pour découvrir l'é-
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preuve positive.
APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE (Figures 10 et 11)-
L'appareil photographique représenté sur les figures 10 et 11 comporte un boîtier 96, à l'avant duquel se trouve un mécanisme 98 d'objectif et d'obturateur, et à l'arrière duquel se trouve une partie ou couvercle 100 qu'on peut séparer du reste du boîtier pour avoir accès, quand on le désire, à l'intérieur de ce dernier. Un viseur 101 est placé à la partie supérieure du bottier. Le bord inférieur du couvercle 100 délimite avec un élément transversal 102 un couloir étanche à la lumière par lequel on doit introduire les extrémités avant, scellées de manière à pouvoir être séparées, des feuilles de l'ensemble de pellicule illustré sur la figure 5.
Un bec courbé 106 qui fait saillie dans le couloir 104 à partir de l'intérieur de l'appareil photographique coopère avec des rainures 108 ménagées sur les côtés opposés de cet appareil pour séparer les extrémités avant des feuilles avançant dans ce dernier. Le bec courbé 106 comporte une partie centrale pointue 110 servant à exercer la force initiale qui est nécessaire pour séparer la lèvre 74 de l'extrémité de la feuille 58 à laquelle elle est scellée. Les rainures 108 reçoivent les bords longitudinaux de la feuille 58, qui, comme on l'a mentionné, recouvrent les bords longitudinaux de la feuille 64. Au bec courbe 106 est fixé un guide 112 qui fait dévier la feuille 64 du faisceau de l'objectif 98 en direction de la paroi inférieure de l'appareil photographique.
En outre, ce guide contribue à maintenir l'intérieur de cet appareil étanche à la lumière. Quand l'ensemble de pellicule a été avancé dans l'appareil photographique aussi loin que possible, le sachet 70 et les bords arrière des feuilles se trouvent disposés entre des dispositifs presseurs représentés dans leur ensemble en 114 et qu'on va maintenant décrire. Ces dispositifs comportent un organe arrière 116 en tôle et un organe avant 118 également en tôle. Sur le boîtier 96 sont montés des axes opposés 120 qui font saillie dans des fentes opposées de l'organe 116 en vue d'un coulissement et d'un pivotement, et dans les ouvertures opposées de l'organe 118 de manière à assurer seulement un pivotement.
Les organes 116 et 118 peuvent prendre des positions ouvertes (figure 10) dans lesquelles l'ensemble de pellicule peut passer librement dans le couloir 104, et des positions fermées (figure 11) dans lesquelles ils sont mutuellement verrouillés par deux éléments de retenue, dont l'un est représenté en 122 et deux encoches, dont l'une est représentée en 123. Les rainures opposées de l'organe 116 permettent aux éléments de.retenue 122 de se déplacer sur un élément marginal 130 quand les organes sont mutuellement verrouillés ou déverrouillés. Des dispositifs appropriés, tels que des ressorts, sollicitent normalement l'organe 116 vers le bas, par rapport à la figure 10.
Lorsque le dispositif 114 est fermé, il délimite une première paire de surfaces presseuses 128 et 130 entre lesquelles s'étendent les extrémités inférieures des feuilles 58 et 64. En outre, le dispositif presseur 114 comporte une griffe ou un crochet (non représenté) servant à enlever la bague 80 de l'embouchure de l'alvéole 78 lorsque le sachet 70 est avancé entre les surfaces presseuses 124 et 126. Après l'exposition de la feuille 58 à la lumière actinique à travers le mécanisme 98 d'objectif et d'obturateur, on saisit avec les doigts l'extrémité avant du sachet 70, et l'on amène ses portions successives entre les surfaces presseuses 124 et 126 pour distribuer une masse allongée de fluide transversalement aux feuilles .
A ce moment, lorsqu'on saisit l'extrémité inférieure de l'ensemble de pellicule avec les doigts et qu'on enlève les feuilles 58 et 64 qui se trouvaient entre les surfaces presseuses 128 et 130, le fluide 72 s'étale à partir de la masse allongée entre les feuilles en vue d'effectuer un processus de transfert d'argent d'inversion. A mesure que l'ensemble de pelli-
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cule sort de l'appareil photographique, les feuilles se scellent ensemble grâce à la couche de fluide 72 qui s'est formée, de manière à protéger de nouveau la couche photosensible qui est en cours de traitement. Après une durée de traitement prédéterminée, au cours de laquelle une épreuve positive est formée dans la couche réceptrice d'argent 68, on séparé les feuilles l'une de l'autre pour découvrir l'épreuve positive.
ESEMBLE DE PELLICULE (Figure 12).
Comme décrit précédemment pour l'ensemble de pellicule illustré sur la figure 5. la solution 72 peut être éjectée du sachet 70 et être étalée entre les feuilles 58 et 60 (figure 12) par un dispositif presseur monté sur l'appareil photographique de la figure 10. Il est quelquefois désirable de munir cet ensemble de pellicule d'un dispositif presseur pour simplifier l'appareil photographique en éliminant ainsi le dispositif presseur permanent de ce dernier. On a représenté sur la figure 12 un tel dispositif presseur associé à un ensemble de pellicule du type représenté sur la figure 5. Ce dispositif presseur est une enceinte 132 d'une seule pièce qu'on fabrique en recourbant une longue ébauche de télé et en pliant ses extrémités libres vers l'intérieur pour les mettre en contact.
Les extrémités libres délimitent une fente 134 hors de laquelle fait saillie une extrémité avant d'un sachet 70. Les bords inférieurs de l'enceinte 132 sont pliés vers l'intérieur et recourbés de manière à délimiter une fente 136 par laquelle les feuilles peuvent avancer. Non seulement l'enceinte 132 assure des surfaces d'application de pression, mais encore elle constitue un boîtier protecteur pour l'extrémité de l'ensemble de pellicule qui supporte le sachet.
CHARGEURS OU MAGASINS (Figures 13 et 14)-
On peut avantageusement mettre en oeuvre dans la présente invention des magasins ou chargeurs de divers types pour appareils photographiques. On a représenté sur les figures 13 et 14 deux de ces chargeurs qui peuvent coopérer avec le mécanisme d'objectif et d'obturateur de n'importe quel appareil photographique de conception appropriée. D'une manière générale, chacun de ces chargeurs, généralement étanche à la lumière, contient deux bandes flexibles, dont la première porte un élément photosensible destiné à être exposé à la lumière et un long sachet contenant du fluide de traitement destiné à être déchargé sous forme d'une masse allongée lorsqu'on enlève le sachet du chargeur, pour l'étaler entre l'élément photosensible et un élément auxiliaire disposé sur la seconde bande.
Le chargeur, de forme généralement plate comporte des faces avant et arrière dont l'une est destinée à transmettre la radiation actinique à l'élément photosensible quand on le désire. Le chargeur comporte à l'une de deux de ses extrémités opposées un couloir étanche à la lumière par lequel les bandes peuvent être avancées à partir de l'intérieur du chargeur.
Chaquo bande comporte des portions intérieure et extérieure se recouvrant, qui sont d'une manière générale parallèles aux faces du chargeur et qui sont réunies par une partie courbe au voisinage de l'autre des extrémités opposées susvisées du chargeur. La portion extérieure de la première bande logée dans la région de la chambre qui s'étend sous. la face avant porte l'élément photosensible qui est destiné à être exposé à une radication actinique passant par un trajet ménagé par l'une de ses faces. Ce trajet peut, par exemple, être pourvu d'un volet noir quand la radication est visible ou bien il peut être formé par une partie opaque de l'une des faces quand la radiation est pénétrante, c'est-à-dire des rayons X ou des rayons gamma.
La portion extérieure de la seconde bande logée dans la région de la chambre qui s'étend sous la face arrière porte l'élément auxiliaire qui est des-
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fine à être superposé à l'élément photosensible. Les portions intérieures de la 'bande s'étendent en superposition sur la région située plus ou moins à mi-distance des régions dans laquelle les portions extérieures de la première et de la seconde bande ainsi que leurs extrémités avant font saillie dans le couloir étanche à la lumière. Un sachet allongé est aligné avec la région allongée, de forme générale en V, délimitée par les portions convergentes de la première et de la seconde bande.
Ce sachet allongé est con- çu de manière à distribuer son contenu dans cette région en forme de V, sous forme d'une masse allongée à mesure que les portions successives à partir de son extrémité avant sont comprimées, tout en étant enlevées du chargeur. Les deux boucles formées par la première et la seconde bande sont destinées à recevoir deux organes presseurs entre lesquels l'opérateur peut faire avancer les bandes en saisissant leurs extrémités avant avec les doigts, pour étaler la masse allongée entre l'élément photosensible et l'élément auxiliaire.
A mesure que le "sandwich" résultant se forme, il est avancé dans la région précédemment occupée par les portions intérieures des bandes et, une fois qu'il est formé, on le laisse séjourner dans cette région pendant une période prédéterminée au cours de laquelle l'élément photosensible est traité. A l'expiration de cette période, on fait avancer le "sandwich" dans le couloir étanche à la lumière à partir du chargeur, en saisissant de nouveau avec les doigts les extrémités avant des bandes. Ensuite, on peut séparer l'élément photosensible et l'élément auxiliaire l'un de l'autre.
On peut exécuter l'exposition et le traitement d'une série d'éléments photosensibles faisant partie d'un tel ensemble, dans lequel des portions supplémentaires de la première bande, qui porte alternativement les éléments photosensibles, par exemple, sont disposées en zig-zag, entre ses portions intérieure et extérieure, et -dans lequel des portions supplémentaires de la seconde bande sont disposées, par exemple, en zig-zag , entre ses portions intérieure et extérieure. Dans ce cas, une série de sachets peut être disposée de manière que leurs contenus soient distribués sous forme de masses allongées successives en vue d'un étalement entre les éléments photosensibles et auxiliaires successifs et associés.
L'ensemble décrit ci-avant utilise l'espace intérieur du chargeur pratiquement sans place perdue, de sorte qu'on peut limiter l'épaisseur hors-tout du chargeur à une valeur seulement légèrement supérieure à la somme des épaisseurs des portions qu'il contient.
On a représenté sur la figure 13 un chargeur ou magasin chargé desdits éléments et destiné à être jeté. Il comporte une enveloppe ordinaire étanche à la lumière, une bande portant un seul élément photosensible, une bande portant un élément auxiliaire, et un sachet allongé qu'on peut enlever du chargeur pendant qu'il dépose son contenu sous forme d'une masse allongée destinée à être étalée entre les éléments.
L'enveloppe représentée d'une manière générale par 140 comporte une face avant 142 et une face arrière 144 qui délimitent une chambre 146.
En outre, l'enveloppe comporte des parties marginales, dont les paires longitudinales scellées (non représentées) et une paire de parties marginales transversales 140 et 150, venues d'une seule pièce, relient la face avant et la face arrière et dont une paire de parties marginales transversales 152 et 154 délimite un passage étanche à la lumière ou couloir 156 communiquant avec la chambre .
La face avant 142 comporte une fenêtre 158 par laquelle la lumière actinique peut être transmise à un élément photosensible 160 placé dans la chambre 146. A cette fenêtre est associé un volet noir qui, en position ouverte, lorsqu'on l'enlève de la chambre 146 par -on couloir 164. laisse passer les radiations actiniques jusqu'à la fenêtre 158 et qui, lorsqu'il est fermé et qu'il recouvre cette dernière, rend la chambre 146 étan-
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che à la lumière.
Dans la chambre 146 est supporté sur les parties marginales 148 et 150 un ensemble presseur 166 constitué par une pièce en tôle emboutie comportant une fente 168,deux guides courbes 170,172 et une patte qui traverse l'enveloppe Du fait que la structure de l'ensemble presseur 166 est peu coûteuse, on peut le jeter avec le reste de l'enveloppe après avoir utilisé l'ensemble.
Deux bandes flexibles 174 et 176 logées dans la chambre 146 servent à supporter l'élément photosensible 160 et un autre élément 178, entre lesquels doit être étalé un fluide de traitement. Ce dernier est contenu dans un sachet allongé 180 dont l'extrémité avant fait saillie hors de la chambre 146 en traversant la fente 168, de sorte qu'à mesure qu'il est enlevé de la chambre ses portions successives à partir de son extrémité avant sont comprimées et que le fluide est éjecté de l'embouchure de son extrémité arrière sous forme d'une masse allongée. La bande 174 comporte des parties extérieures 182 et intérieures 184 qui se recouvrent et qui sont réunies par une boucle 186 passant autour du guide 170. Les parties intérieure 188 et extérieure 190, de la bande, 176 sont réunies par une boucle 192 passant autour du guide 172.
Les parties intérieures 184 et 188 s'étendent en superposition entre les parties extérieures 182 et 190 de manière que leurs extrémités avant fassent saillie dans le couloir 156.
Pendant l'utilisation du chargeur illustré sur la figure 13, une fois que l'élément photosensible 160 a été exposé par l'intermédiaire de la fenêtre 158, on fait avancer les bandes 174 et 176 entre les guides 170 et 172 pour étaler le fluide traitement entre les éléments 160 et 178. Le "sandwich" résultant avance pendant sa formation dans la région précédemment occupée par les parties intérieures 184, 188 et, une fois formé, on le laisse séjourner dans cette région pendant une période prédéterminée a cours de laquelle l'élément photosensible 160 est traité. A l'expiration de'cette période, on fait avancer le "sandwich" par le couloir 156 à partir du chargeur. Ensuite, on sépare les éléments 160 et 178 pour découvrir l'épreu- ve résultante.
Dans un mode de réalisation préféré, l'enveloppe est en carton rigide ou en matière plastique, et les bandes 174 et 176 sont faites d'un papier flexible qui est opaque en vue de maintenir le couloir 156 étanche à la lumière pendant l'utilisation de l'ensemble. Comme représenté, l'ensemble de pellicule de la figure 13 convient particulièrement pour exécuter un procédé de transfert d'argent par inversion d'argent, du fait que l'élément 160 est une couche d'halogénure.
d'argent, que l'élément 178 est une couche réceptrice d'argent, et que le fluide de traitement contenu dans le sachet 180 est une solution alcaline aqueuse d'un révélateur d'ha- logénure d'argent et d'un solvant d'halogénure d'argent, ces matières étant similaires à celles qu'on a décrites précédemment ici au sujet du processus de transfert d'argent et d'inversion d'argent.
La figure 14 représente un ensemble autonome d'exposition et de développement photographiques, comportant: un magasin ou chargeur réutili- sable,- une bande portant une série d'éléments photosensibles ; une bande portant une série d'éléments auxiliaires; enfin une série de sachets allongés contenant chacun une quantité prédéterminée de fluide de traitement destiné à être déchargé en vue de son étalement entre chaque paire d'élément photosensible et d'élément auxiliaire associés.
Le chargeur, qui est fait d'une matière durable, telle qu'une matière plastique, du métal ou du bois, comporte d'une part un boîtier 194 qui comprend une face avant 196, des bords avant longitudinaux, dont l'un est représenté en 198 et des bords avant transversaux 200, 202 et, d'autre
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part, un boîtier arrière 204 qui comprend une face arrière 206, des bords arrière longitudinaux, dont l'un est représenté en 208 et des bords arrière transversaux 210 et 212.
Les bords transversaux avant 200 et arrière 210 sont articulés ensemble en 214, ce qui fait que le boîtier avant 194 et le boîtier arrière 204 sont maintenus l'un par rapport à l'autre entre une position ouverte, pour laquelle l'intérieur du chargeur est accessible, et une position fermée, pour'laquelle les bords transversaux avant 202 et arrière 212 délimitent un couloir étanche à la lumière et les bords restants longitudinaux avant et arrière, et transversaux avant et arrière sont en contact étanche à la lumière. Le boîtier avant 194 et le boîtier arrière 204 sont verrouillés en position fermée par un dispositif approprié (non représenté). On peut rendre étanche à la lumière le couloir délimité par le bord transversale avant 202 et le bord transversal arrière 212 au moyen de matériaux classiques tels que du feutre ou des loquets de fibres.
La face avant 196 comporte une fenêtre 216 par laquelle la lumière actinique peut être transmise. A cette fenêtre est associé un volet noir qu'on peut déplacer entre une position ouverte et une position fermée grâce à une feuillure 220 disposée sur trois côtés de la fenêtre 216 et qui est muni d'une patte recourbée 222 qu'on peut saisir avec les doigts.
Dans la chambre sont montés aux extrémités supérieures du boîtier avant et du boîtier arrière deux rouleaux 224 et 226 qui sont montés par deux supports 228 et 230 fixés aux surfaces intérieures respectives de la face avant 196 et de la face arrière 206. Ces rouleaux sont attirés l'un vers l'autre par un dispositif tel que des ressorts (non représentés).
Dans la chambre se trouvent deux bandes flexibles 232 et 234 qui comportent une série de portions se recouvrant les portions de la première bande portant une série d'éléments photosensibles 236 alternant avec des portions de la seconde bande portant une série d'éléments auxiliaires avec lesquels les éléments photosensibles doivent être traités. Les bandes 232 et 234 ainsi que les éléments 236 et 238 sont similaires, quant à leur composition, respectivement aux bandes 174, 176 et aux éléments 160, 178 illustrés sur la figure 13. La bande 232 est disposée de manière que sa partie extérieure 240, qui s'étend sous la face avant 196, et sa partie intérieure 242, qui traverse la chambre et le couloir entre les bords transversaux inférieurs 202 et 212, soient réunies par boucle 244 passant autour du rouleau 224.
Les parties restantes de la bande 232 sont disposées en zig-zag entre la partie extérieure 240 et la partie intérieure 242, de manière que lorsque les parties successives de la bande sont avancées à partir de leur position où elles se trouvent sous la face 195. l'élément photosensible extérieur extrême sbit toujours placé devant la fenêtre 216. La bande 234 est disposée de manière que sa partie extérieure 245, qui s'étend sous la face arrière 206, et sa partie intérieure 246, qui traverse la chambre et le couloir délimité par les portions 202 et 212, soient réunies par une boucle 248 qui passe autour du rouleau 226. Les parties restantes de la bande 234 sont avancées en zig-zag entre la partie extérieure 245 et la section intérieure 246.
Plusieurs sachets allongés 250 sont supportés sur un râtelier 253 qui est monté, de manière à pouvoir être déplacé, par des guides (non représentés) sur le bord transversal supérieur 200 du boîtier avant 194.
On peut, au moyen d'un bouton manuel 254, régler le râtelier 252 dans le boîtier de manière que les sachets successifs soient placés de façon convenable pour éjecter leur contenu dans la région en forme de V qui est délimitée par les parties de la bande qui convergent en superposition entre les rouleaux 224 et 226. Les extrémités avant de ces sachets font saillie hors de fentes 256 ménagées dans le râtelier et elles traversent ensuite une fente continue étanche à la lumière (non représentée) ménagée dans une face
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latérale du 'boîtier avant 194, de manière que lorsqu'on les prend entre les doigts et qu'on les fait sortir, les sachets déchargent leur contenu.
Pour empêcher les parties superposées des bandes 232 et 234 d'être dérangées par leurs parties successives, on a fixé une plaque 258 au boîtier arrière 204. Pour empêcher les parties superposées des bandes 232 et 234 d'être dérangées par les parties successives de la bande 232, on a monté sur le boîtier avant 194 une plaque 260 de manière qu'elle puisse se déplacer parallèlement à la face avant 196. Quand le boîtier avant et le boîtier arrière sont fermés, la plaque 260 est repoussée vers la face avant 196 par deux ressorts à lame 262 qui sont fixés aux bords opposés de la plaque 258 de manière que l'élément photosensible 236 situé le plus à l'extérieur soit convenablement mis en position en vue de son exposition.
Ainsi, la région comprise entre la face avant 196 et la plaque 260 est une région d'emmagasinage pour les parties de la bande 232, la région comprise entre la face arrière 206 et la plaque 258 est une région d'emmagasinage pour les parties de la bande 234 et la région comprise entre les plaques est une région destinée au traitement dans laquelle on peut superposer les éléments associés 236 et 238.
Les techniciens trouveront une diversité de dispositions différentes des bandes 236 et 238 dans leurs régions d'emmagasinage respectives.
En cours d'utilisation, on peut charger le chargeur illustré sur la figure 14 en amenant par pivotement le boîtier avant 194 et le boîtier arrière 204 dans une position ouverte, en plaçant les bandes 232 et 234 dans leurs régions d'emmagasinage respectives et en faisant passer leurs extrémités avant autour des rouleaux 224 et 226, respectivement ainsi que dans la région de traitement et le couloir étanche à la lumière délimité par les parties marginales 202 et 212. Après avoir fermé le chargeur on peut le fixer de manière amovible classique à l'arrière de l'appareil photographique, et l'on peut ouvrir le volet 218 pour pouvoir exposer l'élément photosensible situé le plus à l'extérieur.
A ce moment, on saisit avec les doigts l'extrémité avant du sachet 250 qui s'étend sur la région en forme de V délimitée par les parties des bandes 232 et 234 convergent en superposition entre les rouleaux 224 et 226. Lorsqu'on extrait le sachet de la fente hors de laquelle fait saillie son extrémité avant, il décharge son contenu sous forme d'une masse allongée dans la région en forme de V. Ensuite, en prenant avec les doigts les extrémités avant des bandes, on les fait avancer par le couloir délimité par les parties marginales inférieures 202 et 212 pour étaler le fluide de traitement entre les éléments 236 et 238.
A mesure que se forme le "sandwich" résultant, celui-ci avance dans la région de traitement et, une fois formé, on le laisse séjourner dans celle-ci pendant une période prédéterminée au cours de laquelle l'élément photosensible 236 est traité. A l'expiration de cette période, on fait avancer une fois de plus le "sandwich" par le couloir étanche à la lumière à partir du chargeur.Ensuite, on peut séparer les éléments pour découvrir l'épreuve positive. A ce moment,l'élément photosensible situé après celui qu'on vient de traiter se trouve devant la fenêtre 216 dans une position appropriée pour son expo- sition.
ENSEMBLE DE PELLICULE (Figures 16 et 17).
L'ensemble de pellicule représenté sur les figures 16 et 17 comporte une coiffe rigide servant à protéger le sachet pendant la manipulation et à provoquer la décharge du contenu du sachet lorsqu'on enlève ce dernier d'entre les feuilles. L'application de la pression en vue d'étaler le fluide entre les feuilles est, dans ce cas, assurée par l'appareil photographique dans lequel l'ensemble de pellicule doit être utilisé. Cet ensemble comporte une feuille photosensible 264 et une feuille réceptrice d'épreu-
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ve 266 du type décrit ci-avant, ainsi qu'un long sachet 268 et une coiffe protectrice 270, qu'on va maintenant décrire en détail.
On réalise le sachet 268 à partir d'une ébauche comprenant trois épaisseurs de matières et comportant un seul pli en 272, un bord relativement résistant et des scellements d'extrémités 274 et 276, ainsi qu'un scellement relativement faible 278 destiné à constituer une embouchure frangible. La couche extérieure sert de support ou de renforcement et elle est faite d'une matière tenace, mince et relativement peu onéreuse, de préférence un papier tel que du papier kraft. La couche intermédiaire est faite d'une matière imperméable aux vapeurs et aux liquides, par exemple un clinquant en plomb ou en aluminium.
La couche intérieure est faite d'une matière thermoplastique ou d'une matière plastique thermodurcissable par exem- ple un polyvinyl acétal, tel que du polyvinyl butyral ou du polyvinyl formal, qui protège le contenu du sachet des souillures. On réalise les scellements des bords 274 et des extrémités 276 en faisant mutuellement adhérer les deux bords pliés de la couche intérieure par une application de chaleur et de pression. On forme le scellement 278 en faisant adhérer ensemble les deux bords pliés de la couche intérieure au moyen d'une bande d'un adhésif dont la composition est telle que les forces d'adhérence entre cette bande et la couche intérieure sont inférieures aux forces de cohésion entre les zones de la couche intérieure mutuellement scellées par l'application de la chaleur et de la pression.
Une bande donnant satisfaction peut être constituée, par exemple, par de l'éthyl cellulose ou par un mélange d'éthyl cellulose et de paraffine, le mélange contenant au moins 50 % en poids d'éthyl cellulose. Du fait que les forces d'adhérence entre les parties délimitant l'embouchure sont inférieures aux forces d'adhérence entre les autres parties du sachet, l'application au sachet de forces de compression opposées provoque la décharge de son contenu par son embouchure.
La coiffe 270 a la forme d'un U, du fait qu'elle comporte deux extrémités libres 280 et 282 qui constituent deux surfaces planes d'application de pression, une partie 284 en forme d'anse destinée à recevoir l'extrémité arrière du sachet 268, et des parties médianes mutuellement bombées en opposition qui servent à protéger l'enceinte du sachet 268 qui contient le fluide. La coiffe 270 est conçue de manière à coopérer dans un appareil photographique avec un dispositif presseur approprié pour étaler entre les ,feuilles le fluide à partir de la masse allongée.
Il doit être entendu que bien que l'invention vise principalement 'des sachets ou poches contenant des doses de fluide photographique en vue du traitement de vues photographiques distinctes, on peut cependant mettre en oeuvre certains de ses moyens généraux en utilisant un sachet ou poche contenant une dose de fluide photographique en vue du traitement de plusieurs vues. Un tel sachet est de préférence un tube continu, qui a la même section transversale que les sachets ou tubes décrits ci-avant et servant à traiter individuellement une seule surface, mais qui est suffisamment long pour contenir une dose suffisante de liquide pour traiter plusieurs vues.
-On provoque la décharge du contenu de tronçons successifs du tube au voisinage des vues successives pour les traiter. En faite le tube peut comporter un seul alvéole contenant le liquide, mais on scelle le tube de préférence transversalement, de manière à le constituer en plusieurs alvéoles distincts pouvant avoir chacun une partie frangible ou amovible au voisinage de son extrémité, ou pouvant être entaillés ou perforés dans l'appareil photographique pour laisser leur contenu se décharger entre les extrémités de l'alvéole sans que ce dernier soit détaché de la partie restante du tube.
On voit donc qu'on a conçu dans la présente invention des techniques nouvelles pour envoyer une quantité prédéterminée de fluide photographique par un procédé dans lequel le sachet du fluide est enlevé, ce qui permet
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d'utiliser un dispositif presseur simplifié pour étaler le fluide entre deux feuilles photographiques. Un avantage remarquable de ce nouveau procédé pour contenir et distribuer le fluide de traitement réside dans le fait que les dépôts de fluide qu'on obtient grâce à ce procédé sont essentiellement indépendante de la vitesse à laquelle le tube allongé est extrait d'entre les.deux feuilles. On peut enlever ce tube lentement, rapidement ou à des vitesses variables sans compromettre l'uniformité du dépôt de son contenu liquide en vue du traitement.
REVENDICATIONS.
1. Procédé photographique, caractérisé en ce qu'il consiste à éjecter sur une première feuille un fluide photographique sous forme d'une masse allongée à partir d'une extrémité d'une poche ou sachet en faisant avancer ce sachet dans la direction de son autre extrémité, et à étaler ensuite ce fluide sous forme d'une couche entre la première feuille et une seconde feuille.