<Desc/Clms Page number 1>
Au cours de multiples travaux, par exemple lorsque sont exécutées les coiffures de dames, on utilise un grand nombre d'épingles qui sont mises en place successivement pour assembler ou fixer, selon leur emploi. L'opérateur préfère se saisir des épingles une à une pour les placer, afin de conserver l'aisance de ses mouvements. Cette façon de procéder est peu commode parce que les épingles sont en vrac et difficiles à saisir dans le sens de leur utilisation ; cela constitue une gêne lorsqu'on exécute un travail minutieux et suivi, exigeant une attention soutenue et le minimum d'interruptions. C'est bien le cas en particulier pour les travaux de coiffures, où l'on utilise parfois une assistante uniquement pour présenter les épingles, à moins que ce soit la patiente elle-même qui remplisse cette fonction.
L'appareil qui fait l'objet du présent brevet offre le plus grand intérêt à ce sujet, puisqu'il est en mesure d'or- donner, c'est-à-dire de positionner identiquement et d'aligner
<Desc/Clms Page number 2>
les épingles pour coiffures et autres usages, à partir d'un groupement en vrac de ces épingles, puis de présenter une à une les épingles, au fur et à mesure des besoins, à une fréquence qui n'est limitée que par la rapidité des mouvements de l'opé- rateur. Le fonctionnement de l'appareil est entièrement auto- matique et parfaitement synchronisé dans ses divers mouvements.
L'appareil présente encore des dispositions pour éviter le bourrage des épingles à l'approche du mécanisme ordonna- teur, et aussi pour régulariser et limiter l'alignement des épingles après leur.mise en ordre, lorsque la fréquence d'u- tilisation des épingles est moins élevée que la fréquence d' alignement du mécanisme ordonnateur.
Pour bien fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter, dans les dessins annexés : La figure 1 illustre d'une manière qui est donnée purement à titre d'exemple non limitatif, une épingle coudée à deux branches d'un type utilisé pour les opérations de coiffure, et qui est susceptible de coopérer avec les mécanismes de l'appa- reil.
La figure 2 illustre, par une vue perspective avec coupe partielle du tambour accrocheur, une forme de réalisation nul- lement limitative de l'appareil automatique. Le tracé envelop- pant en traits interrompus, schématise, à titre d'exemple, un carter assurant une présentation commerciale de l'appareil et une protection de ses mécanismes.
La figure 3 est une vue de face schématique illustrant le mécanisme qui ordonne les épingles, ainsi que le fonctionnement de ce mécanisme.Les tracés en traits interro:npus des épingles, illustrent des positions successives depuis l'accrochage jusqu' à l'alignement ordonné.
<Desc/Clms Page number 3>
les figures 4 et 5 sont des vues schématiques, respectivement de côté et en plan, correspondant à la figure 3.
Les figures 6-7 et 8-9 sont des vues de face et en plan correspondant deux à deux, qui illustrent plus précisément le mécanisme destiné à limiter le nombre des épingles alignées sur la rampe, et des phases différentes du fonctionnement de ce mécanisme.
Les figures 10 - 11 et 12-13 sont des vues de côté et de face correspondant deux à deux, qui illustrent particulièrement le mécanisme destiné à présenter une à une les épingles alignées, et des phases différentes du fonctionnement de ce mécanisme.
La figure 14 illustre, par une vue perspective, l'agencement de l'extrémité du levier distributeur par rapport à l'ex- trémité de la rampe d' alignement .
L'appareil selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un tambour ayant de préférence une forme cylindrique et qui est porté à rotation libre, par une monture fixe solidaire d'un socle, semelle, ou directement d'un carter enveloppant.
Le dit tambour est entraîné rotativement dans le sens convenable par tout système à moteur électrique, ou autre éventuellement, et le dit tambour est ouvert sur un côté circulaire pour recevoir, par une goulotte ou autre agencement, les épingles en vrac, et aussi pour autoriser le passs,ge et le montage des organes fixes situés partiellement ou en totalité à l'intérieur du dit tambour.
Ce dernier présentant intérieurement, sur sa paroi cylindrique, des saillies ou proéminences susceptibles d'accrocher une à une les épingles en vrac et de les entraîner jusqu'à la partie supérieure du dit tambour où les dites épingles échappent aux proéminences d'accrochage pour choir sur un plan incliné collecteur, le dit collecteur porté
<Desc/Clms Page number 4>
fixement par la monture du tambour, étant agencé pour guider les épingles jusqu'à un col où les dites épingles tombent sur l'extrémité supérieure d'une rampe, la dite rampe fixant l'a- lignement des épingles qui sont amenées par glissement, sous l'effet de leur propre poids,
jusqu'à l'extrémité inférieure de la rampe où elles sont arrêtées contre une butée double por- tée à l'extrémité d'un système à levier en relation avec un poussoir-distributeur pivotant, les pivotements successifs du poussoir-distributeur provoquant un va et vient de la butée- double en autorisant l'échappement des épingles une à une, a- vec présentation unitaire de l'extrémité coudée des épingles par une ouverture du poussoir-distributeur, dans la position basse de pivotement ; un mécanisme à lame pivotante entraînée périodiquement par une tige-rampe solidaire du tambour, balaye 1 ' extrémité supérieure de la rampe d'alignement en vue de re- pousser, dans le tambour, les épingles accumulées éventuelle- ment à la dite partie supérieure de la rampe.
Four rendre plus concret l'exposé de l'invention, on se réfère aux figures du dessin annexé qui illustrent un exemple de réalisation de l'appareil, qui ne saurait/être limitatif en aucune façon.
On voit un tambour 1 monté relativement par sa cloison cir- cula ire 11 sur axe 2 qui -tourne, par l'intermédiaire de culaire 1 sur un axe - qui tourne, par l'intermédiaire de rou- lement ou bague de'friction, dans une portée 2. solidaire d'une monture fixe. Dans l'exemple illustré, la monture fixe est constituée par deux tiges par-llèles 4 fixées à la base sur une semelle, socle ou autre supp&rt non représenté.
Le tambour 1 est actionna rotativenent, par exemple, par un petit moteur électrique 5, une courroie élastique 6¯ reliant la périphérie du tambour et la poulie du moteur. Cn pourrait u-
<Desc/Clms Page number 5>
tiliser un système de poulies étagées accouplées au tambour.
Le moteur pourrait être mû autrement que par l'électricité, par exemple on peut utiliser un moteur à ressort.
Une face circulaire du tambour 1 est largement ouverte en ne laissant subsister qu'un rebord circulaire IL 2 afin de rete- nir les épingles déposées en vrac dans le tambour.
Intérieurement, sur la po roi cylindrique, le tambour pré- .sente, à intervalles réguliers de préférence, de petites têtes ou proéminences d'accrochage 7. Pour retenir les épingles sur' une partie suffisante et nécessaire du déplacement circulaire, l'extrémité des têtes 1 présente un petit renflement ou bos- sage 7 1
Un organe collecteur 8 est monté à l'intérieur du tambour, à la partie supérieure du dit tambour, mais indépendamment de lui. Le collecteur 8 a un profil galbé approximativement selon le rayon du tambour, et il présente une nervure 81 par laquelle il est fixé, avec une tige ±par exemple, à une entretoise 10 soudée ou autrement solidaire de la monture 4.
L'organe-collecteur 8 est creusé et galbé avec un rétré- cissaient à la partie inférieure, jusqu'à un col de chute 82.
Cet agencement de l'organe 8 permet de recueillir les épingles sur la largeur du tambour, en les ramenant toutes, par glisse- ment sur le plan incliné, jusqu'au col de chute 82.
Au-dessous du col 82, à un intervalle réduit, se trouve l'extrémité supérieure d'une rampe d'alignement 11. La pente de cette rampe est établie pour favoriser le glissement rapide des épingles jusqu'à 1' extrémité basse de la rampe, Par la rampe 11, les épingles sont alignées et amenées depuis l'in- térieur du tambour, dans l'axe médian transversal de ce dernier, jusqu'à l'extérieur dudit tambour, sensiblement dans l'axe de
<Desc/Clms Page number 6>
rotation.
La rampe 11 est fixée par sa partie inférieure à la mon- ture 4. Dans l'exemple de montage illustré par le dessin, la rampe 11 est fixée par soudure ou autrement sur une embase 12 en tôle découpée et pliée par exemple. L'embase 12 est solidai- re par soudure, ou de toute autre manière, de la monture 4.
Un mécanisme pour présenter une à une les épingles en permettant de les saisir commodément, est établi de la manière suivante, comme illustré par les figures 2, 10, 11, 12, 13. Un levier coudé 13 est articulé par exemple à l'extrémité d'une tige 14 portée par l'entretoise 10. Une extrémité du levier 13 est accouplée par une tringle 15 ou un câble, avec un levier 161 solidaire d'un poussoir-distributeur 16. Ce dernier est axé à pivotement en 162 par exemple, par rapport aux tiges 4. de la monture.
Le poussoir-distributeur 16 est galbé pour favoriser la prise manuelle des épingles et pour coiffer partiellement ou totalement, suivant sa position pivotée, l'embase 12 qui est conformée en escalier en 121 en vue de constituer un arrêt ou butée de l'extrémité inférieure des épingles qui sont libérées et présentées une à une par l'effet des dispositions décrites ci-après.
Le poussoir-distributeur 16 présente encore une fente 163 afin de démasquer, dans la position pivotée basse, l'extrémi- té supérieure coudée de l'épingle présentée.
L'extrémité libre du levier coudé 13 porte une butée-double 17 plus particulièrement illustrée par la figure 14. Cette butée est formée par exemple, par une lame doubleraient pliée. Un petit intervalle subsiste entre les branches 171 et 172 de l: butée qui sont encochées, d'une manière opposée, respectivement en 173 et 174.La partie inférieure des branches 171- 172 de la
<Desc/Clms Page number 7>
butée, affleure l'extrémité inférieure de la rampe 11 d'aligne- ment des épingles.
L'action de la double butée 17 s'explique de la façon suivante : lorsqu'un pivotement du levier 13, commandé par le poussoir 16, amène l'encoche 173 au-dessus de la rampé 11, une épingle E peut glisser jusqu'à ce qu'elle soit butée à nouveau contre la branche 172.Dans le pivotement de rappel .en sens inverse du levier 13, l'épingle 3 maintenue entre les branches 171 et 172. trouve l'encoche 174 qui permet le glis- sement de l'épingle jusqu'à l'extrémité de la rampe 11, et sa chute sur l'embase 12, dans le dégagement 12, .
Le rappel automatique simultané du poussoir-distributeur
16 dans la position pivotée haute, et du levier coudé 13 dans une position d'arrêt des épingles contre la branche-butée 171, est obtenu par un ressort interposé entre le levier 161 et un appui 18 fixé à la monture 4. Le ressort 192 est enroulé au- tour d'une tige 19 solidaire du levier 161, et comportant une tête d'arrêt 191 contre l'appui 18.
On évite l'accumulation et le bourrage des épingles à l'extrémité supérieure de la rampe 11, lorsqu'on .prélève moins d'épingles que l'appareil n'en aligne sur la dite rampe 11, par un dispositif formé d'une lame galbée 20 fixée solidai- rement sur un axe 21. Ce dernier est monté tournant dans des appuis 23 fixés par exemple la nervure 8 1 qui est elle-même appuis 23 fixés par exemple à la nervure - qui est elle-même fixe. Un ressort 24 est enroulé autour de l'axe 21 avec une tension circulaire appliquée sur la lame 20, en vue de la maintenir élastiquement appuyée, par son extrémité, contre une butée fixe 231 caoutchoutée de préférence, et fixée à la nervure 81.
Dans l'axe 2 du tambour est fixée une tige de poussée 25
<Desc/Clms Page number 8>
judicieusement formée pour prendre contacta à chaque rotation du tambour, contre un bras radial 21 de l'axe 21 solidaire de la lame 20. La rotation de la tige 25 pivote l'axe 21 et la lame 20. Cette dernière balaye, par affleurement, l'extré- mité supérieure de la rampe 11 , en rejetant dans le tambour les épingles qui s'y trouvent éventuellement, dans le cas où la rampe 11 porte des épingles alignées sur toute sa longueur.
La rotation du tambour se poursuivant, la ûige 25 quitte pro- gressivement le champ du bras 211, et lorsque ce dernier échap- pe à la poussée de la tige 25, la lame 24. est ramenée instan- tanément en appui contre la butée 231, par l'effet du ressort 24. Dans cette position, la lar.ie 20 n'empêche pas les épingles tombées sur le collecteur 8 de glisser sur la rampe 11.
four éviter que les épingles groupées en vrac puissent être entraînées par le tambour, et venir bourrer vers l'orga- ne collecteur 8 en perturbant la marche de l'appareil, il est prévu des tiges de refoulement 26 fixées par une extrémité à la partie inférieure du collecteur 8, l'autre extrémité des ties vient affleurer le tambour sans être en contact avec lui cependant. Les tiges 26 présentent, dans leur longueur, une partie coudée vers l'intérieur du tambour pour former barrage au passage des épingles groupées en vrac.
On a esquissé en traits interrompus, en 27 (figure 2), un carter de recouvrement qui protège et masque utilement les mé- canisucs. La forme illustrée n'est que figurative, et elle est donnée purement à titre d'exemple. Le carter est prévu avanta.- geusement avec une poignée, et aussi une goulotte latérale ou un volet pour replacer en vrac les épingles dans le tambour, du côté de l'ouverture circulaire du dit tambour.
Le fonctionnement de l'appareil peut Être compris à la
<Desc/Clms Page number 9>
suite de cette description, et on l'a illustre schématiquement dans les dessins pour les divers mécanismes de l'appareil.
Dans les figures 3, 4 et 5, on voit l'entraînement des épingles E par les têtes d'accrochage 7 du tambour 1, puis ensuite la chute des épingles sur le plan incliné de l'organe- collecteur 8 qui ramène toutes les épingles recueillies en divers points, jusqu'au col de chute 82 où les épingles retom- bent en chevauchement sur l'extrémité supérieure de la rampe 11. Les épingles glissent ensuite rapidement jusqu'à l'extré- mité inférieure de la rampe 11 où elles sont arrêtées contre la branche 17 de la butée double 17.
Les figures 10 à 14 détaillent-les phases du mécanisme qui permet de se saisir des épingles une à une. Initialement, il faut actionner une fois à vide le poussoir-distributeur 16 pour que la première épingle échappe à la double butée 171- 172Ensuite, chaque poussée à pivotement sur le poussoir-dis- tributeur 16 présente une épingle. Un seul geste d'une seule main suffit pour faire échapper unitairement les épingles et pour les présenter une à une.
Les figures 6 à 9 montrent deux phases du fonctionnement du système de balayage de l'extrémité supérieure de-la rampe 11. Dans les figures 6 et 7, la lame de balayage 20 est en appui contre sa butée 231, dans une position effacée n'empêchant pas la chute des épingles du collecteur sur la rampe. Dans les figures 8 et 9, la lame 20 a été pivotée entre le collecteur et la rampe, en produisant un balayage de la partie supérieure extrême de la rampe, et en rejetant éventuellement les épingles accumulées dans le tambour. Il y a un pivotement de la lame 20 pour une rotation complète du tambour. Le tamps de balayage peut être réglé pour être, de préférence, le plus bref possible.
<Desc/Clms Page number 10>
L'intérêt et les avantages de l'appareil résultent de 1' ensemble de la description.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.