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Un système optique comportant un jeu de miroirs dichroi- tiques croisés est connu. Il est utilisé, par exeraple, pour subdiviser la lumière en trois couleurs fondamentales ou, inversement, pour additionner trois couleurs fondamentales. Dans un système connu de miroirs croisés, l'endroit d'interruption du miroir provoque la formation d'ombres.
La présente invention obvie à cet inconvénient. A cet effet, le système conforme à l'invention, comportant un jeu de miroirs dichroltiques croisés, présente la particularité que les plaques porteuses des couches réflectrices, sélectives de couleurs, forment deux corps en forme de V, à sommets tournés l'un vers l'autre, alors que l'épaisseur de la matière porteuse du corps en forme de V, tourné vers la lumière non scindée, est plus grande que
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l'épaisseur de la matière du corps en forme de V qui est opposé à la lumière non scindée.
Lorsque l'angle que forment entre eux les bras de chacun des corps en forme de V est d'environ 90 , l'épaisseur de la matière du corps en forme de V tourné vers la lumière non scindée sera, de préférence, égale à au moins deux fois l'épaisseur de la matière du corps en forme de V qui est opposé à la lumière non scindée.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non-limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
Le dessin est une coupe suivant un plan horizontal passant par l'axe X-X du système optique d'un jeu de miroirs croisés.
A la gauche du dessin se trouve le secteur 1 où la lumière est non-scindée. Dans les secteurs 2, 3, 4 la lumière est scindée.
Le jeu de miroirs croisés est constitué par deux corps 1 et 2 en forme de V. Ces corps en forme de V sont tournés l'un vers l'autre par leurs sommets aplatis. Les surfaces 10, 11, 12 et 13 des corps 1 et 2 sont recouvertes de couches réflectrices sélectives de couleurs. Si l'on admet que les parties spectrales dans lesquelles le système de miroirs croisés subdivise la lumière blanche 0, sont les zones spectrales verte, rouge et bleue (G, R, B) et que les couches 10 et 13 réfléchissent de la lumière rouge, tandis qu'elles transmettent la lumière bleue et la lumière verte, et que les couches 11 et 12 réfléchissent la lumière bleue, mais transmettent par contre la lumière verte et la lumière rouge, lorsque de la lumière blanche 0, qui est donc non scindée, parvient du secteur I sur le jeu de miroirs croisés représenté sur le dessin,
elle sera subdivisée en lumière bleue B qui parvient essentiellement dans le secteur II, en lumière verte G qui parvient dans le secteur III et en lumière rouge R qui parvient dans le secteur IV.
Cet effet est connu et ne demande aucun commentaire.
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Lorsque, comme d'usage, le jeu de miroirs croisés est constitué par'deux corps en forme de V de même épaisseur (dl = d'2, on rencontre en pratique des difficultés dues à des bandes d'ombres qui ne se produisent que dans la lumière directement transmis se, donc dans le cas représenté sur le dessin, dans la lumière de couleur fondamentale verte.
Cet inconvénient est illustré sur le dessin à l'aide du rayon lumineux k. Le rayon lumineux non scindé kl parvient au point E sur la face 10 du corps 1. En cet endroit, la partie rouge du spectre R est réfléchie. La partie restante, verte et bleue, du spectre poursuit sa route dans la direction k2 à travers la partie la du corps 1. La direction k2 s'écarte quelque peu de l'axe X-X. En F, le rayon lumineux k2 quitte la matière du corps 1 et la direction k3 converge à nouveau quelque peu vers l'axe X-X.
Lorsque le rayon lumineux atteint le corps 2 à l'endroit du point H, par suite de la présence de la couche 12, la partie bleue B de la lumière est réfléchie d'une manière non représentée sur le dessin, de sorte qu'il se produit uniquement au point H la partie spectra le verte dans la direction k4, qui converge de nouveau vers l'axe X-X dans la matière du corps 2. Ce rayon lumineux se propage dans la matière du corps 2 jusqu'à ce qu'il atteigne le point L; la partie k4' de ce rayon lumineux, représentée en pointillés, se trouve dans le prolongement de la direction k4. Au point L, où ce rayon lumineux atteint la surface de -limitation, représentée en pointillés, du corps en forme de V2 d'épaisseur d2' = dl, il es totalement réfléchi par la surface 15 et est donc perdu comme lu- mière utile.
Du rayon lumineux non scindé k, seules les composan tes des couleurs fondamentales bleues et rouges sont donc fidèle ment reproduites. Par contre, dans le secteur vert se produit un effet d'ombre.
Toutefois, lorsque l'épaisseur de la matière d2 du corp 2 est plus'petite que celle du corps 1, par exemple égale à la moitié de cette dernière, de sorte que les surfaces de limitation
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du corps 2 opposées à la lumière non scindée se trouvent à l'en- droit des lignes tracées en traits pleins 16 et 17, cet inconvé- nient est en grande partie éliminé. Lorsque le rayon lumineux k4 atteint au point J, la surface 16 du corps 2, il peut quitter sans le moindre inconvénient la matière de ce corps dans la direc- tion k5 dans le secteurIII, de sorte qu'il ne se perd pas comme composante chromatique verte.
L'effet de saut, qui résulte des différences d'épaisseur des corps en forme de V, ne constitue aucun inconvénient, lorsqu' on utilise le jeu de miroirs croisés dans un système optique dans lequel on explore une image colorée à l'aide d'un faisceau lumi- neux blanc et que la lumière transmise est scindée dans les cou- leurs indiquées, alors que la lumière scindée est captée par des cellules photoélectriques. En effet, la configuration géométrique d'une image formée sur la couche photoélectrique d'une cellule photoélectrique n'est d'aucune importance.
Lorsqu'on désire utiliser le jeu de miroirs croisés con- forme à l'invention dans un système optique pour des applications de représentation, il faut tenir compte de cet effet de saut et on peut y obvier en veillant à ce que le trajet des rayons soit télé- centrique.
Dans la forme de réalisation représentée sur le dessin, les corps.,.en forme de V, 1 et 2 sont tous deux subdivisés en deux parties la et 1b, respectivement 2a et 2b, accolées suivant les surfaces de séparation lc et 2c.
Dans la description du trajet du rayon lumineux k4', il n'a pas été tenu compte de la présence de la surface de séparation
2c entre les parties 2a et 2b du corps 2. S'il existait une telle surface de séparation, le rayon lumineux k4, représenté en poin- tillés, serait dirigé entièrement ou partiellement dans la direction k4'" et serait donc également perdu comme lumière utile.
Dans la forme de réalisation représentée sur le dessin, les sommets des deux corps en forme de V competent, à l'endroit
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des surfaces 20 et 21, des facettes;ces surfaces 20 et 21 sont très rapprochées, Il va de soi que l'invention peut également être utilisée en l'absence de facettes ou/et lorsque les corps 1 et 2 se raccordent, sans intervalle, sur une plus grande ou plus petite surface à l'endroit de leur sommet.