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En projection cinématographique, le faisceau lumineux est occulté durant la substitution des images successives; ainsi avec un entraînement à vint quatre images par seconde, on a deux projections par image, chacune des projections durant 1/96ène de seconde environ.
Dans ces conditions, lorsqu'on dispose d'une source à intensité lumineuse continue, la lu@ière émise n'est utilisée que pendant la r.oitié du temps environ.
Ml est déjà connu d'utiliser des lan.pes à éclair porettant de produire des émissions de lundère très vive pendant une .'.ction de temps.
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Les arcs électriques couramment employés pour la projection cinématographique émettent, soit une lumière continue lorsqu'ils sont alimentés en courant continu, soit une lumière variable lorsqu'ils sont alimentés en courant alternatif.
Divers dispositifs expérimentaux ont déjà été utilisés pour produire un courant pulsé, c'est-à-dire un courant de même sens mais d'intensité variable ;
1) court-circuitage d'une résistance en série avec l'arc;
2) superposition d'un courant alternatif et d'un courant continu;
3) charge et décharge d'un condensateur.
Toutefois ces dispositifs étaient accordés sur la fréquence du secteur, ils nécessiteraient pour être d'application pratique que la fréquence d'éclairement cinématographique soit de 48 à 50 et que la fréquence du secteur alternatif fut universellement de 50 hz.
A la connaissance du demandeur, on'n'a jamais proposé jusqu'ici d'asservir directement la fréquence d'illumination d'un arc intensif au charbon à celle des images par l'intermédiaire d'un générateur de courant pulsé accouplé au mécanisme d'entraînement du film.
La présente invention a pour objet un arc électrique recevant un courant pulsé, de manière que l'émission lumineuse soit périodiquement exaltée pendant la projection des images.
Suivant la présente invention, on prévoit d'utiliser pour alimenter l'arc électrique, un courant pulsé dont la fréquence est égale à un multiple de (de préférence à deux fois) la fréquence de projection des images, l'intensité du courant demeurant nulle entre les pulsations.
L'allure du courant est telle que les -ditespulsations provoquant l'illumination par l'arc, sont en phase avec l'exposition des images.
Pour obtenir le courant ci-dessus, l'invention prévoit également un dispositif comprenant un générateur de courant
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alternatif dont la fréquence est egale a la fréquence de projection.
Ce générateur étant asservi au mécanisme d'entrainement du film, et ,équipé d'un commutateur, produit des impulsions de même sens séparées par des périodes d'extinction. L'asservissement est établi de façon que l'exposition des images et les maxima de lumière soient en phase.
On peut également utiliser une source à courant continu dont le débit est interrompu entre les périodes de projection au moyen d'un dispositif asservi au mécanisme d'entraînement du film.
On peut ainsi obtenir soit un éclairement de l'écran plus intense pour une consommation de puissance égaler soit un éclairement égal avec une consommation de courant inférieure.
L'invention sera d'ailleurs mieux comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins annexés qui montrent à titre d'exemple un mode de réalisation de l'invention.
On a représenté :
Fig. 1, en C l'allure du courant alimentant l'arc électrique, avec les positions correspondantes figurées schématiquement, du rotor du générateur de courant alternatif, les courbes intermédiaires représentant en A les variations de flux magnétique et en B les variations de tension aux bornes du rotor;
Fig. 2 le commutateur qui permet de réaliser le redressement du courant alternatif;
Fig. 3 le diagramme mixte des pulsations et de l'exposition des images.
Un induit matérialisé par un cadre à bobinage 1 est entrainé en liaison avec le mécanisme d'avancement du film par un moteur non représenté. Le cadre 1 tourne à l'intérieur d'un champ magnétique produit par les pôles N et S d'un inducteur fixe 3 (fig. 1).
L'allure du flux qui traverse les spires de l'induit est représentée par la courbe A qui présente des paliers de flux constant
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durant des périodes notables. L'allure de ce flux est déterminée en aménageant d'une part la forme de l'induit et d'autre part celle des pièces polaires N et S.
Le champ magnétique peut être produit par un aimant permanent ou entretenu par un électro-aimant alimenté en parallèle par le système ou par une source extérieure de courant continu.
On dispose donc aux bornes de l'induit d'une tension alternative représentée par la courbe B et, pendant des durées notables, cette tension est nulle du fait que pendant les périodes correspondantes, le flux demeure constant.
L'alternance négative de 1 .tension doit être redressée par exemple par un commutateur à contact et ce système redresseur opère la liaison alternative des extrémités de l'induit avec les bornes de l'arc électrique. Or le redressement par commutateur tournant d'un courant sinusoïdal est délicat, étant donné que le courant ne s'annule que pendant un temps infiniment court. Juivant l'invention , et profitant de la forme particulière du courant B, on effectue la commutation durant la période où la tension est nulle.
On a figuré un exemple de commutateur dans lequel la comutation s'effectue au moyen de deux couples de balais 4 et 5 et 6 et 7 ainsi que deux demi-bagues conductrices 8 et 9. Les deux demi-bagues sont respectivement reliées aux extrémités de l'enroulement de l'induit rotor tandis que les balais 4 et 5 d'une port et 6 et 7 d'autre part sont respectivement relias aux électrodes de l'arc. Les balais 4-5 ou 6-7 par exemple sont donc alternativement reliés à l'une des extrémités de l'induit car le commutateur proprement dit est constitué par un cylindre isolant 10 dans lequel sont encastrées les bagues 3 et 9.
Le commutateur est solidaire de l'incuit rotor et l'on ob ient finalement entre les deux bornes positive et négative de l'are, une tension dont. reliure est représentée par la courbe C. Tour assurer le
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synchronisme des pulsations de tension avec l'exposition de l'inage, on asservit le mécanisme d'entraînement du projecteur et, en particulier, on règle par rapport au commencement de l'exposition de l'image, la. position de la spire dans le champ magnétique, la commutation s'effectuant toujours lorsque le courant est nul.
Dans un mode de réalisation préféré, la. fréquence des pulsations est égale au double de la fréquence de projection des images. Ainsi sur la. fig. 3, la courbe 11 représente l'exposition des images tandis que la courbe 12 représente les pulsations. L'avancement du film a lieu au cours de l'une sur deux des périodes d'intensité nulle.
On a supposé dans ce qui précède, le courant variable fourni par un induit tournant désigné sous le terme de "rotor".
On pourrait aussi engendrer le courant va.riable par un induit fixe, l'inducteur étant alors mobile et solidaire du système redresseur. Enfin, comme on l'a, signalé plus haut, cette génératrice de courant pulsé pourrait être associée à une source de courant continu pour interrompre périodiquement son débit par composition des intensités-
L'invention n'est pas limitée. au mode de réalisation décrit et représenté et en particulier le commutateur décrit peut être remplacé par tout autre système de commutation.
Le dispositif peut être appliqué aux projecteurs d'éclairage..Il suffit alors que la fréquence et la forme des pulsations soient telles que l'oeil y soit insensible.