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Pour fournir à la terre arable les substances micro- nutritives nécessaires à la croissance des plantes et au sol, diverses propositions ont été faites dans les vingt dernières années. La raison en était que l'on voulait, à cette période, économiser par une substance de remplacement, le sulfate de cui- vre utilisé jusque là pour des sols pauvres en cuivre.
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Dans ce but, on avait proposé (voir brevet allemand n 698.321) de moudre finement dans des moulins appropriés, après les avoir refroidit dans un bain aqueux, les scories qui résultent du traitement des minerais de cuivre, et d'utiliser cette substance finement divisée pour des sols pauvres en cuivre
Suivant the autre proposition, on utilisait pour l'en- graisement de tels sols, les produits de grillage également obtenus dans l'industrie de la fabrication du cuivre.
On a également proposé d'améliorer l'état de sols pauvres en cuivre en utilisant des résidus de fabrication tels qu'on les obtient dans l'industrie de transformation du cuivre (voir brevet allemand n 744.083). Mais ces produits, qui con- tiennent comme on le sait une très forte teneur en métal, n'ont pas été utilisés directement comme engrais; les métaux contenus dans ces déchets étaient récupérés pour 1'industrie de trans- formation, par des procédés de préparation appropriés. Ce n'était que les résidus du broyage résultant d'une telle prépa- ration, ou les boues provenant d'une préparation mécanique et par voie humide qui-étaient utilisés pour l'amélioration des ter- rains pauvres en cuivre.
On comprendra, et cela ressort des brevets cités comme du tableau analytique général, que les teneurs en métaux dans de tels résidus provenant du broyage ou des susdites préparations, ne peuvent être que faibles.
Il convient également de mentionner le brevet français n 903,006 proposant comme matière de départ du basalte, de la phonolithe, de la tourmaline, de la cendre de charbon, et autres matières semblables. Bien sur, ces matières de départ ne contiennent pas naturellement les substances actives métal- liques désirées. Pour obtenir les teneurs metalliques désirées, on propose plutôt d'utiliser, pour le broyage, non seulement des corps de broyage et plaques de broyage en alliage d'acier, mais d'yincorporer dans ce processus de broyage des corps métal-. liques, par exemple des boulets en cuivre, etc., qui en raison de leur particularité, sont naturellement mous et fournissent
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par suite le frotti voulu.
Par cette usure des parties conte, nant les divers éléments nutrifitfs et adjointes au processus de broyage on utilise sciemment l'opération de broyage elle- même pour l'enrichissement, dans une seule et même phase opératoire, en métaux désirés. Le produit final que tend à proposer ledit brevet, contient par exemple 0,4 % de cuivre seulement.
Une autre proposition (brevet allemand n ±29.553) tend à améliorer le domaine connu en fournissant un engrais- sement durable. Egalement dans ce cas on utilise comme pro- duit du départ des résidus ou déchets à certaines teneurs métalliques, et provenant d'industrie de tran grmation de métaux. L'engraissement durable désiré est obtenu en four- nissant au sol les substances métalliques actives sous trois combinaisons différentes, à savoir sous forme d'oxydes, sous forme métallique et simultanément sous forme scorifiée.La. substance oxydée assure les ions-cuivre pour la première année de la végétation. La partie métallique est adjointe sous forme d'une farine très fine.
Par les conditions qui existent dans le sol, cette dernière se transforme, comme on le sait, pendant la seconde à la quatrième année sous une forme assimilable par les plantes. Le métal scarifié qui est, comme on le sait, difficilement soluble, ne libérera que dans les années suivantes les ions de cuivre nécessaires.
Tous les procédés connus et mentionnés pour la prépa- ration ou pour l'utilisation de substances d'engraissement micro-nutritives, suivent, en ce qui concerne la fabrication etc. des voies différentes,toutefois ils ont, sous un rapport un point-commun, à savoir : pour l'amélioration de sols pauvres et pour la constitution organique de plantes saines, elles ne contiennent toutes que relativement peu de substances metalli- ques actives. fais seules entrent en ligne de compte comme matières actives les substances micro-nutritives reconnues
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indispensables pour la vie, le cuivre, le zinc, le cobalt, le manganèse, le molybdène,le bore et également,.bien que dans une faible mesure, le fer.
Le reste doit être considéré comme substances inertes, et de telles substances inertes se trouvent dans une proportion de 90% et plus dans les matières d'engrais- sement à substances mi-cro-nutritives décrites dans les brevets sus-mentionnés. Ces substances inertes ou inactives, en elles- mêmes indésirables doivent, dans la fabrication des matières d'engraissement à substances micro-nutritives, être broyées avec les matières actives, et il est bien évident que ce fait entraîne des dépenses considérables. Ces matières inactives occasionnent naturellement un plus grand volume, ce qui se traduit par un supplément, non négligeable, de dépense d'em- ballage, Sont également considérables les frais entraînés par le transport, le fret, etc.
L'emmagasinage des substances d'engraissement à matières micro-nutritives, riches en mati- res inactives, occupe inutilement une place considérable, et la dissémination de ces substances sur les terres de culture entraine un supplément considérable de travail et de frais s upp lémentaire s.
Dans les substances d'engraissement connues, à matières micro-nutritives, on trouve non seulement ces substances inac- tives, mais aussi souvent des éléments qui sont douteux pour l'engraissement du sol, par exemple un taux trop élevé en fer.
La voie suivie par l'invention est complètement neuve.
Il est vrai que dans l'objet de l'invention on utilise, à côté des substances usuelles à teneur métallique, des résidus de fabrication. Mais on utilise comme matériau de départ seules des substances telles qui en elles-mêmes présentent de fortes teneurs en métal afin que l'on n'offre à l'avenir, à l'agri - -culteur, dans le domaine d'engraissement à matières micro- nutritives, que des produits d'engraissement hautement con- centrés. Dans l'esprit de l'invention, ces matières de départ
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sont, par exemple des paillettes de cuivre, qui sont un protoxyde de cuivre, résidu des usines de laminage de cuivre.
La teneur en matière active cuivre, dans le sens de l'engrais- seriient à matières micro-nutritives est extrêmement élevée dans ce cas, elle est d'environ 85%. Le sulfate de cuivre utilisé dans la pratique antérieure, et qui est fabriqué par voie chimique très onéreuse, ne présente qu'une teneur en cuivre de 25 %. Cutre de telles paillettes de cuivre, on peut, suivan' l'invention, utiliser par exemple de la poudre de meulage de laiton, telle qu'elle provient comme résidus des meuleries ou d'installation de polissage à ruban. Ces poudres de polissa- ge ou de meulage du laiton, provenant d'alliages de métaux, présentent avec d'autres teneurs en métaux, une teneur en cuivre de ci 1.) et plus.
Si l'on mélange les deux résidus de fabrication men- tionnés ci-dessus, qui sont hautement concentrés, il en résulte que ce mélange contient non seulement le cuivre comme matière active (celui-ci est un inconvénient du CuSO4 utilisé précédemment),mais également un taux considérable en zinc qui, ainsi qu'on le sait active le cuivre. De plus, on y trouve des quantités correspondantes de cobalt, de manganèse, de molybdène, de bore et de fer.
Pour obtenir, en fonction du but poursuivi, par exem- ple dans des terrains pauvres en cuivre, Une teneur corres- pondante, haute en cuivre, on prend, par exemple, 60 parties de paillettes de cuivre à 85 % de Cu - ce qui donne 51 parties de Cu - et 40 parties de poudre de mélange de laiton à 55 % de Cu - ce qui donne 22 parties de Cu. Ce mélange comporte ainsi une teneur en cuivre de 73 %.
Lais une telle substance d'en- graissement à matières micro-nutritives, hautement concentrée} ne peut être obtenue en laissant, contrairement aux proposi- tions anciennes, dans ces résidus de fabrication les fortes teneurs en métaux qui y sont contenues, pour amener directe-
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@@@ su soi ces @esldus, éventuellement mélanges à d'autres prodants d'engraisement.
La presene invention propose un autre moyen pour la fabrication de matières d'engraissement substances micro- nutritives. Alors que suivant l'art antérieur, il était néces- saire d'assurer la fabrication des matières d'engraissement à substances micro-nutritives par des operations techniques sou- vent compliquées, on utilise, suivant la présente invention des substances à forte teneur en métal qui, en raison de leur caractère propre ne demandent pas à être broyées ou ne nécessi- tant plus l'exécution d'une opération technique. Outre la forte teneur en cuivre, les paillettes de cuivre ont la propriété de ne pas demander, en raison de leur structure, à être divisees finement dans une opération spéciale. C'est un produit de déchet que l'on peut, pour ainsi dire,réduire en poudre par écrase- ment entre les doigts.
La poussière provenant du meulage du laiton, et proposée ci-dessus, ne demande pas non plus d'être réduite en poudre, par une opération particulière, car de par sa nature elle est finement répartie et possède une très grande surface qui, d'ailleurs est désirée.
Les substances telles que proposées, ou analogues, à ces dernières, à forte teneur métallique, sont, suivant une forme d'exécution particulière de l'invention, à introduire directement dans le processus de fabrication d'un entrais principal, sans phase préparatoire technique ou chimique. Les scories Thomas demandent nécessairement, par exemple un broyage, afin de pouvoir, après le broyage fin nécessaire pour arriver à présenter de larges surfaces, être disséminée sur le labour sous la forme de farine Thèmes. Cette phase opératoire né-
Thomas cessaire pour la préparation de cette farine/est comprise impli- citement dans l'invention, sans pour cela charger cette dernière.
Il en est de même, du moins sous forme analogue, dans la fabri- cation d'engrais potassique ou de chaux. Les phases opératoires
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techniques telles qu'elles se déroulent dans la fabrication des engrais azotés, exécutées dans les saturateurs, les ins- tallations mélangeuses, les vis mélangeuses, les tours de ruis- sellement, les installations d'arrosage, les fours rotatifs et autres installations analogues,pour mélanger intimement avec le produit principal d'engraissement les substances précieuses proposées par l'invention, sans qu'il en résulte des complica- tions techniques particulières.
Les produits d'engraissement principaux servent en outre de "diluent" pour les substances micro-nutritives, afin que ces dernières soient.régulièrement et correctement réparties sur le sol labourable.
Pour donner quelques points de repère pour la mise en oeuvre pratique de la présente' invention , on cite ci-dessous des terrains pauvresen cuivre, en proposant des dosages, étant entendu que l'on se base, comme indiqué ci-dessus sur une teneur en cuivre de 73 %.
Quantité de la substance d'en- graissement mi- cronutritive de l'invention incorporer au mélange 1 / .Sur terrain faible- 1,37 kg on peut par exemple mé- ment déficient en langer cette quantité à cuivre (quantité né- un engrais azoté à 20% cessaire en cuivre de manière que l'engrai pur 1 kg par hectare) à substance micronutri- ve contiennen environ
Du point de vue de 0,49 de Cu. La quantité l'aspect extérieur on d'azote est en moyenne ne constate sur les donnée par hectare de plantes aucun signe céréale. de déficience.
Lais par rapport à la bande engraissée au cuivre le rendement en grains baisse d'environ 10% 2 @ Sur terrains moenne- - - ment déficients en cuivre (quantité né- cessaire en cuivre pur
2 kg par hectare)
La déficience en cuivre 2,74 kg Comme dans l'exemple 1 se manifeste par une lé- un engrais à 0,8 1 de gère altération de la cuivre couleur, par une crois- sance inégale et par une légère malformation. Dimi- nution du rendement en grains allantjusqu'à 30%
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3 / Sur terrains fortement 4, 11kg comme dans l'exemple 1 déficients en cuivre un engrais à 1,2 % de (quantité nécessaire cuivre en cuivre pur 3kg par hectare).
Du point de vue de l'aspect exté- rieur on constate des apparitions prononcées de maladies les épis ne comportent que des grains vides, perte de récolte plus de 70%. A ce stade il existe le danger de con- tamination de la maladie aux bêtes rendement en lait en di- minution et faible te- neur en matières grasses 4 / Pour.
la fertilisation des sols marécageux et landes (quantité de cui- vre pur nécessaire, 4 kg par hectare)
Si la maladie de la dessica- 5,¯8 kg comme dans l'exemple tion apparait sur ces ter- 1 un engrais à 1,6% rains, il faut répandre de cuivre en outre jusqu'à 100 kg de sulfate de manganèse par hectare et si la putridi- té à coeur ou par dessica- tion apparaissent, il faut en plus 15 kg de borax par hectare , Il résulte de ce qui précède que l'invention comporte des améliorations certaines par rapport à l'art antérieur.
En outre des essais très nombreux exécutés, dans des instituts de recherches scientifiques de renommée certaine, aussi bien en pot au laboratoire qu'en plein air, ont prouvé, qu'en ce qui concerne le niveau de la récolte, 1'engraissement à substances micro-nutritives suivant l'invention surpasse très largement l'action du sulfate de cuivre qui, dans ce but était jusqu'ici considéré comme le produit type. On se contentera de citer un seul essai fait en 1956 à l'Ins- titut de chimie agricole de l'Académie Justus Liebig à Giessen (Allemagne) sous la direction de Monsieur le Professeur, Dr. K. Scharrer. Cet essai a été réalisé dans des récipients dits de "Mitscherlich". On a utilisé une terre déficiente en cuivre.
La plante d'essai utilisée
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<tb> cuivre) <SEP> 90,4 <SEP> . <SEP> 7,5 <SEP> 15,8
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<tb> hectare <SEP> du <SEP> Cu <SEP> sous <SEP> la <SEP> forme <SEP> de
<tb> la <SEP> substance <SEP> suivant <SEP> 1' <SEP> in.- <SEP>
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<tb> forme <SEP> de <SEP> sulfate <SEP> de <SEP> cuivre <SEP> 82,6 <SEP> 18,2 <SEP> 11,6
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Dans l'interprétation de cet essai, il convient de ne pas perdre de vue le nombre relatif aux grains vides,
ré- sultant de l'utilisation de CuSO4 et qui est presque le double de l'essai exécuté suivant l'invention.
Pour l'engraissement en automne les engrais à substances micronutritives de la présente invention sont avan- tageusement mélangés avec, par exemple, de la potasse Thomas.
Pour l'engraissement du printemps on peut utiliser tout engrais contenant de l'azote. Etant donné que les combinaisons métalli- ques que l'on incorpore se transforment, lors du mélange avec un engrais à teneur en ammoniaque,suivant une proposition ancienne du demandeur, automatiquement, en sels métalliques désirés, on pourra utiliser de façon plus efficace les substan- ces micro-nutritives avec les engrais principaux.
Jusqu' à présent on n'a traité principalement que les engrais au cuivre, Mais on pourra également utiliser d'autres substances de départ hautement concentrées, ou des substances de départ analogues, pour l'engraissement des terrains déficients, et les ajouter, soit séparément, soit en mélange avec d'autres résidus concentrés à teneur métallique, à des substances micro-nutritives en un point quelconque du processus de fa- brication de ces dernières. Pour cette raison, on décrira en- core une autre possibilité, par exemple pour la fabrication d'engrais.au zinc, pour sols déficients en zinc .
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On sait que dans des installations de galvanisation comme dans les fonderies de minerais du zinc, on récupère de la cheux de zinc (zinc de crasse) . De tels résidus de zinc ont une teneur en zinc d'environ 25 à 65%. Il y a donc également dans ce cas - comparativement au sulfate de zinc - de très fortes teneurs en Zn. Ces chaux de zinc sont principalement constituées par de 1'oxyde de zinc et de très petites grenailles de métal. On a donc: également dans ce cas les mêmes possibilités que celles indiquées ci-dessus pour l'engraissement en cuivre et pour la fabrication d'engrais au cuivre.