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L'invention concerne un procède et un appareil perfec- tionnés pour mettra en contact de diffusion deux ou plusieurs phases de mélanges à constituants multiples, et séparer ensuite ces phases. Elle concerne plus particulièrement le rendement ther- mique de ces procédés et appareils quelle vise à améliorer, et la sépara.tion ou l'enrichissement d'un constituant de ces mélanges, par exemple la séparation d'hydrocarbures ou l'obtention d'eau lourde.
Les phases à mettre en contact et à séparer peuvent être une phase vapeur et une phase liquide ou deux phases liquides dif- férentes immiscibles ou partiellement miscibles ou consister en
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phases de ce genre en présence d'une troisième phase solide, pouvant servir de catalyseur.
Les appareils qui convie: -nt à ces procédés de con- tact et de séparation, sont désignés par différents termes, sui- vant l'utilisation particulière à laquelle ils sont destinés. Dar@ la description et les revendications, on les appellera des colon- nes, terme dans lequel sont comprises des colonnes de distilla- tion, d'absorption, d'entraînement, de fractionnement, d'extrac- tion, d'humidification, de séchage, de réaction, etc.
Les colonnes utilisées jusqu'à présent, offrent à dif- férents degrés, un ou plmiseurs de@ inconvénients suivants :
1.- Consommation considérable de chaleur ou autre éner- gie une partie considérable de la chaleur appliquée étant perdue ou utilisée de façon non-satisfaisante;
2. - Le HETP est trop élevé, ce qui nécessite des colonnes de grande hauteur.(HETP est la hauteur d'un plateau théoriaue équi- valent,c'est-à-dire la hauteur de colonne nécessaire à la pro- duction d'une variation de concentration équivalente à un plateau théorique).
3. - La perte de charge correspondant à un HETP est trop élevée. Cet inconvénient pose un problème, particulièrement pour les colonnes fonctionnant sous pression réduite et pour des colon- nes possédant un grand nombre de HETP.
4.- L'efficacité des colonnes connues diminue quand le diamètre augmente, et leur diamètre ne doit pas dépasser cer- taines limites. La capacité de ces colonnes est par conséquent li- mitée.
5.- Les colonnes connues ne conviennent pas à des opé- rations dans lesquelles des matières solides doivent être séparées
Par exemple, elles ne conviennent pas à la distillation de solu- tions qui, par évaporation du solvant, laissent un résidu solide.
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6.-,Il n'est-pas possible de régler séparément le- fonctionnement des différentes.sections d'une colonne telle qu'utilisée auparavant; en particulier, il n'est pas possible d'in- roduire dans les différentes sections d'une de ces colonnes, des quantités de chaleur qui.correspondent exactement aux différentes conditions optima-de chacune de ces.sections.
7. - Les appareils de.distillation connus nécessitent la fourniture de grandes quantités de chaleur à des températures éle- vées. Si la substance soumise à. la distillation est sensible à la chaleuril n'est pa possible de pousser la distillation aussi loin que ce serait néesesaire, par suite de la décomposition de ces substances à ces températures élevées.
La présente invention a pour but principal d'apporter un nouveau procédé et un nouvel appareil permettant de vaincre les difficultés précitées.
D'autres buts et avantages ressortiront de la descrip- tion ci-après et des dessins ci-annexés, où sont décrits et re- présentés différents modes opératoires du procédé de l'invention et des appareils préférés pour sa réalisation.
Dans les dessins
Fig. 1 est un schéma de circulation qui illustre une application du procédé et de l'appareil utilisant la chaleur de la vapeur de tête quittant'une colonne de' fractionnement;
Fig. 2 est un schéma de circulation d'un'appareil sem- blable à celui de la Figo 1, dans lequel des sections de la colon- ne ont des diamètres différents et possèdent un réglage indépendant de la chaleur fournie.
Fig. 3 est un schéma de circulation d'un appareil sembla- ble à ceux des Figso 1 et 2, convenant au traitement de solutions dont la concentration donne lieu à la séparation de substances so- lides;
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Fig. 4 est un schéma de circulation d'une variante de l'appareil représenté Fig. 2;
Fig. 5 est une coupe @@@@@l d'une colonne conforme à l'invention ;
Fig. 6 est une coupe transversale de la colonne représer, tée Fig. 5 suivant la ligne A-B de Cette figure;
Fig. 7 est une vue en élévation, à plus grande échelle, de la partie inférieure de la colonne représentée sur la Fig.3, et
Fig. 8, est une veriante d'une partie de l'appareil de la Fig. 7.
La présente @@@tion @@siste essentiellement dans la construction d'une colonne de fractionnement plus économique et plus efficace, et dans la conduite de cette colonne avec un ren- dement thermodynamique amélioré.
Dans des colonnes de distillation et colonnes similaires, dans lesquelles on met en contact et on sépare de façon répétée une phase liquide @t une phase vapeur, il faut fournir une quanti- té considérable de @@@@@, correspondit à la chaleur d'évapora- tion de la fraction volatile à distiller, augmentée de la chaleur d'évaporation du reflux. Dans les colonnes connues, la majeure partie de cette chaleur d'évaporation, ne peut être récupérée.
Pour évacuer cette chaleur, on fait passer les vapeurs de tête sortant du sommet des colonnes de distillation, dans des conden- seurs dans lesquels on consonne de l'eau de refroidissement en quantités correspondant à la- quantité de chaleur à évacuer.
Suivant la présente invention, on peut utiliser une par- tie considérable de la chaleur latente d'évaporation des vapeurs du distillat en utilisant une turbine à vapeur disposée entre le som- met des colonnes de distillation et le condenseur final. De cette manière, une partie de la chaleur contenue dans les vapeurs qui quittent l'appareil de distillation, est transformée en force mo- trice qu'on peut utiliser pour la commande d'appareils quelconques,
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tels que des générateurs électriques, des compresseurs, pompes, etc. On condense ensuite la:
vapeur détendue qui quitte la tur- bine, dans un condenseur qui peut être de petites dimensions, par- ce qu'il nécessite moins d'eau -de.refroidissement que le condenseur monté dans une installation qui n'utilise pas de turbine entre la colonne de distillation et'le condenseur.
Dans des centrales.de production d'énergie on évapore de l'eau et on fait passer la vapeur produite, le plus souvent à l'état surchauffé, dans des turbines dans lesquelles une partie de la chaleur contenue dans le. valeur est transformée en force motrice. Suivant la présente invention, l'appareil produisant la force motrice au moyen de vapeurpeut être perfectionné en inter- calant une colonne de distillation et de fractionnement entre le générateur de vapeur et la turbine. Si la vapeur est surchauffée avant d'entrer dans la turbine, on dispose la colonne de fraction- nement de préférence entre le générateur de vapeur et le surchauf- feur.
Une installation, de ce genre, qui comprend un généra.teur de vapeur, une colonne de fractionnement, et un moteur à détente actionné par la vapeur, permet le fractionnement de la vapeur en un résidu enrichi en isotopes de l'eau ayant un poids moléculaire de 19 et au delà, et un distillât appauvri en isotopes.
Dans diverses industries, par exemple dans des sucreries et dans des installations de traitement de sels minéraux, on évapo- re de grandes quantités d'eau à. partir de solutions aqueuses pour récupérer les matières dissoutes. L'appareillage utilisé d'ordinai- re dans ces industries, comprend une ou plusieurs séries d'évapora- teurs dans lesquels les solutions aqueuses sont chauffées au moyen de serpentins de chauffage. La vapeur d'eau qui quitte les évapo- rateurs, est impure en ce sens qu'elle entraîne avec elle de peti- tes quantités de substances dissoutes. Toutefois, en ce qui concer- ne la teneur en isotopes, cette vapeur d'eau a la même composition que l'eau introduite à l'origine comme solvant dans l'opération.
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Un inconvénient de ces appareils de concentration et d'év@poration de solutions aqueuses est cu'il se produit sur les serpentins de chauffage des depuis de substances solides qui nuisent 2 la transnission de la chaleur. Four cette raison, ces appareils ont la plupart du temps de très grandes dimensions et sent très coûteux.
Conformément à la présente invention, on peut écarter ces inconvénients en remplaçant les évaporateurs munis de serpen- tins de chauffage par une ou ?].'..sieurs colonnes de distillation . avec un ou plusieurs ré @uffeurs.
On peut combi, r une colonue de fractionnement conforme à l'invention à l'évaporateur qu@, dans ce cas, fonctionne comme réchauffeur, de manière telle que les liquides de queue de la colonne passent par @ffet de thermosiphon à grande vitesse dans le réchauffeur, d'où les produits de queue partiellement évapo- rés sont remis en circulation dans la colonne au-dessus d'un fil- tre qui y est prévu. Ce filtre retient les cristaux précipités au cours de la concentration de la solution. Par suite de la cir- culation rapide des produits de queue dans l'évaporateur ou le ré- chauffeur, ces cristaux ne s'y déposent pas mais sont entraînés dans le filtre de la colonne où la vitesse de circulation du li- quide est beaucoup plus faible que dans le réchauffeur.
Les pro- duits de queue sont enrichis en eau lourde et on en soutire con- tinuellement une partie du réchauffeur, tandis que la vapeur d'eau qui quitte le sommet de la colonne, à une teneur beaucoup moins élevée en eau lourde.
On obtient ainsi de la vapeur d'eau particulièrement pure;, exempte de composés dissous entraînés,, et une fraction enrichie en isotopes, et on évite le dépô de matières solides sur les ser- pentins de chauffage. On choisit les dimensions des réchauffeurs et leurs positions relatives par rapport à la colonne, de manière à réaliser une circulation rapide de la solution qui doit être évapo-
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rée ou concentrée dans ces réchauffeurs,et on évite ainsi tous dépôts de matières solides sur leurs parois chauffées. La solution , réchauffée et partiellement vaporisée qui quitte le réchauffeur, traverse un tamis filtrant, disposé de préférence à la partie in- férieure de la colonne de distillation.
Ce filtre sépare les par- ticules solides en suspension dans la solution réchauffée et lais- se passer une solution filtrée exempte de ces particules en suspen- sion. On peut remettre en circulation-la solution filtrée dans le réchauffeur, ou la. séparer. La teneur en isotope de cette so- lution dépasse la teneu en. isotope de la solution de départ. On introduit la solution à concentrer ou vaporiser à la. partie su- périeure de la colonne. Si on désire produire de l'eau particulière- ment pure, on peut réintroduire une partie de la vapeur condensée sous forme de reflux Gans la. colonne.
On réalise l'enrichissement o@ résidu en isotopes par des contacts et séparations répétés du li- quide qui s'écoule vers le 'bas et de la vapeur ascendante formée dans le réchauffeur. On peut faire passer la vapeur qui quitte la colonne dans une turbine ou une autre machine, dans laquelle on utilise sa chaleur pour la production de force motrice ou comme source de chaleur.
Il est également possiblede @ire passer une partie des vapeurs formées au cours de.la distillation, dans une turbine ou un autre moteur,d'utiliser la force motrice ainsi produite pour actionner un compresseur et de comprimer le restant des vapeurs formées au cours de la distillation. On peut utiliser les va.peurs ainsi com- primées comme source de chaleur, par exemple pour fournir de la cha- leur à une colonne de distillation à l'aide d'un ou de plusieurs réchauffeurs. La colonne de distillations à laquelle de la chaleur est fournie de cette manière, peut être la colonne d'où proviennen' les vapeurs comprimées, ou une autre colonne.
En cédant leur cha- leur, les vapeurs comprimées se condensent partiellement ou entiè-
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re@@ . On évacue le condensat ainsi formé au moyen d'une pompe et il peut être considéré comme produit de la distillation. On peut également en réintroduire une partie dans la colonne sous forme de reflux.
L'opération consistent à utiliser une partie des vapeurs pour la compression d'une autre partie des mêmes vapeurs, est
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dénommée ci-après "autocompression".
Dans une autre forme de réalisation de l'invention, de la vapeur d'une certaine composition soutirée en. un point conve- nable d'une colonne de distillation est envoyée dans une turbine dans laquelle une partie de la chaleur qu'elle contient est trans- formée en force motrice, et on peut utiliser cette turbine pour entraîner un compresseur pour comprimer de la vapeur d'une com- position différente, provenant d'un autre point de la même ou d' une autre colonne de distillation. On utilise la vapeur ainsi comprimée pour chauffer une colonne au moyen d'un réchauffeur.
La colonne ainsi chauffée peut être la même que celle d'où provien nent les vapeurs.
Cette opération, dans laquelle un type de vapeur est utilisé pour la compression d'un autre type de vapeur, est dé-
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nOl11lée nhétérocompression'. Elle convient particulièrement bien à la distillation d'hydrocarbures.
Les colonnes dans lesquelles on effectue l'autocompres- sion et l'hétérocompression, possèdent de préférence des éléments de mise en contact constitués de plaques parallèles équidistantes.
Ces plaques peuvent être plates ou ondulées, continues ou per- forées, et peuvent aussi avoir la forme de tamis. Elles sont dis- posées de telle sorte que le rapport entre la surface des éléments de contact et l'espace vide compris entre ces éléments, soit cons- tant dans toute section transversale d'une colonne. Les éléments de contact sont disposés dans des sections de la colonne.séparées les unes des autres par des espaces libres. Les sections conte-
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nan@ Les éléments.de contact'sont limitéesvers le haut et vers le bas par des surfaces horizontales ou très légèrement inclinées.
Les colonnes se distinguent par leur faible HETP et la faible chute de pression par HETP. Les éléments de contact peuvent être construits en métal, verre, matières plastiques, ou tout autre matériau approprié. On choisit le matériau de préférence de ma- nière à produire entre les éléments et le liquide une tension in- terfaciale aussi faible que possible. Le matériau des éléments de contact peut également servir de ca.talyseur, et dans ce cas, on peut utiliser la. colonne comme réacteur pour réactions chimiques.
Chacune des sections contenant des éléments de contact, peut posséder un ou plasieurs conduits de trop-plein, par les- quels tout excès de liquide qui s'est accumulé au dessus de la sur- face limitrophe supérieure de chaque section contenant des éléments de contact peut s'écouler dans la section inférieure voisine. Une garde hydraulique à la partie inférieure de ces conduits de trop- plein empêche la vapeur ascendante de contourner les éléments de contact en les évitant. Les conduits de trop-plein sont disposés de manière telle que ceux d'une section ne viennent pas en contact avec la section inférieure.
Il en résulte qu'ils ne peuvent pas gêner le mouvement du liquide, aussi bien dans la section infé- rieure que dans l'espace entre les éléments ou plateaux. Il est par conséquent possible de prévoir, dans une même section, un, deux ou un nombre quelconque conduits de trop-plein et de cons truire des colonnes de contact et de séparation de tout diamètre désiré et de toute capacité désirée.
Au lieu d'utiliser comme éléments de contact, des pla- ques ou plateaux parallèles espacés, on peut utiliser des substan- ces filamenteuses comme des filaments de verre ou métalliques pour obtenir une grande surface de contact par unité de volume.
Les différentes sections de la colonne peuvent avoir le même genre et la même quantité d'empilage, ou des genres et des
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quentités différents.
L'appareil représente sur la Fig. 1 comprend une colon- ne de fractionnement 2, une source de chaleur 5, telle qu'une chaudière ou un réchauffeur, recevant sa chaleur d'un fluide ap- proprié 4, une turbine ou autre moteur à détente 9, et un conden- seur 1. Une conduite 7 amène la matière à distiller. La phase liquide passe de haut en bas à travers la colonne 2. Une partie de la phase liquide passe dans le réchauffeur 5 dans lequel elle se vaporise partiellement e@ retourne dans la colonne 2. Une autre partie du liquide quitta le fond de la colonne sous forme de pro- duit de distillation l@ur@, par la conduite 6. On fait passer la vapeur de tête 8 dans la turoine 9, dans laquelle la chaleur est transformée en travail.
On condense la vapeur détendue dans le con- denseur 1, qui peut être un condenseur du type à contact direct ou à surface, et on évacue le condensat par la conduite 17. Le moteur à détente ou turbine 9 peut actionner une machine appropriée quelconque, par exemple un générateur de courant électrique.
Dans l'appareil de la Fig. 2, la colonne 2 comprend deux parties de diamètres différents chauffées chacune par des réchauffeurs indépendants séparés, respectivenent 3 et 4. Le ré- chauffeur 3 est chauffé par autocompression de la manière suivante; on fair passer la fraction des vapeurs de tête qui se dégagent par la conduite 8 et par la conduite 10 dans la turbine 9 qui actionne le compresseur 11. Ce compresseur 11 comprime le surplus des va- peurs de tête qu'il reçoit par la conduite 12. La vapeur comprimée est envoyée par la conduite 13 dans le réchauffeur 3 où elle cède sa chaleur latente de condensation. Evacué au moyen de la pompe 14 par la conduite 16, le condensat constitue le produit de distilla- tion léger. Une partie peut er. être renvoyés sous forme de reflux dans la colonne 2 par la conduite 15.
Là colonne 2 peut être divisée en plus de deux sections de différents diamètres, et chacune de ces sections peut être chauf-
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fée par une réchauffeur séparé. Toutefois, le nombre de réchauf- feurs ne doit pas nécessairement être égal à celui des sections.
L'appareil de la Fig. 3 est analogue à l'appareil qui vient d'être décrit et s'en distingue par un tamis filtrant 25 disposé dans la partie inférieure de la colonne 2 sur le trajet de la solution qui est partiellement vaporisée dans le réchauffeur 3 et est remise en circulation à la partie inférieure de la colonne 2.
Les matières solides retenues sur le tamis 20 sont déchargées dans les deux récipients 21. Le réchauffeur 3 est chauffé par autocom- ,pression, comme décrit av@@ référence à la Fig. 2. Toutefois, il y a lieu de remarquer qu@ le produit liquida lourd provenant de la distillation., concentration ou évaporation, est soutiré du réchauffeur 5 qui est alimenté depuis un point situé au-dessus du tamis 20. De cette manière, on obtient le constituant lourd sen- siblement exempt de substances dissoutes, par la conduite 6. On peut également retirer ce constituant lourd du fond de la colonne 2
Le tamis 20 est de préférence incliné pour faciliter l'évacuation des matières solides par gravité à travers la large conduite 43 dans les récipients collecteurs 21.
Cette évacuation peut être facilitée par l'action de balayage du mélange chauffé provenant du réchauffeur 3 (Fig.7). On utilise deux de ces réci- pients, qui sont chargés alternativement et vidés par la décharge 45. Une conduite 44 ramène le liquide accumulé dans le récipient 21 dans la colonne, en dessous du tamis 20. Un autre tube court et de grand diamètre 46, sert au nettoyage des conduites.
Dans la variante suivant la Fig. 8, le tamis filtre 20 est disposé horizontalement, et les matières solides qui y sont déposées sont enlevées au moyen d'un racloir 40 actionné par le moteur 42 par l'intermédi@ire de la roue dentée 41.
L'appareil de la Fig, 4 est une variante de l'appareil représente sur la Fig. 2, dans laquelle la vapeur de tête 8 action- ne une turbine 19 entraînant le compresseur 11 qui comprime une
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vapeur de composition différente prélevée en un autre point de la colonne 2 par la conduite 62. Cette vapeur comprimée passe par la conduite 63 dans le réchauffeur 53 et sert au chauffage de la colonne. Le-condensât soutire du réchauffeur 53 par la con- duite 70 et la pompe 14, représente -Lui produit de distillation extrait en 66, qui est plus-léger que les produits de queue extraits en 6, mais plus lourd que le produit de tête soutira par la conduite 67.
On obtient ce produit de tête par conden- sation dans le condenseur 1 de la vapeur détendue dans la turbine 19. Le condensat ainsi obtenu est transfère par la pompe 60 dans le séparateur d'eau 51. De là, une partie du distillat de tête exempt d'eau, retourne comme reflux par la conduite 65 dans la colonne 2, et le restant sort par la conduite 67 sous forme de distillat léger. On retire l'eau séparée par la conduite 69.
Bier que l'appareil représenté comprenne deux condenseurs et réchauf- feurs utilisant la chaleur latente des condensais pour le chauf- fage du reflux et l'obtention de fractions du mélange, il ést bien éntendu qu'on peut utiliser un nombre quelconque de ces con- denseurs et réchauffeurs, suivant le nombre de constituants ou de fractions qui doivent être obtenus au moyen de la colonne.
L'appareil représenté sur la fige 4 convient parti- culièrement bien au traitement de substances non-miscibles à l'eau telles que des mélanges d'hydrocarbures, tandis que l'ap- pareil représenté sur les Figs.-1 à 3 est susceptible d'applica- tions plus générales. Il convient particulièrement bien à la distil- lation d'eau, pour séparer l'eau lourde et d'autres isotopes.
Les Figs. 5 et 6 montrent que la colonne 2 contient des- couches superposées 72 de lamelles de mise en contact supportées sur des anneaux 76 et ces .:ouches sont séparéespar des espaces vides 74. Entre des groupes de lamelles de chaque couche, sont disposés des conduits de trop-plein 73 dont le niveau des bords supérieurs 75 est réglable. A l'extrémité inférieure., ces conduits compor- tent une garde hydraulique.
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Il est à remarquer que les conduits 73 ne s'étendent pas dans les sections, inférieures, comme des tubes de descente ordinaires. Ceci offre deux avantages: il est possible de disposer un nombre quelconque de conduits de trop-plein:; dans chaque sec- tion, tandis que dans le cas de tubes de descente ordinaires deux seulement de ceux-ci peuvent être prévus dans la même section.
La possibilité de prévoir un nombre illimité de conduits de trop- pleins dans chaque section, permet de rendre aussi petit qu'on le désire le gradient d'écoulement horizontal., et de construire des colonnes ayant un diamètre et une capacité sensiblement illimités.
Le fait qu'aucune partie de la surface de la section inférieure n'est prise par des gouttières de descente, permet d'accroître la. production. Le gain de capacité qui en résulte est d'autant plus notable que le volume de la phase lourde se rapproche davantage du volume de l'autre phase.
La disposition des éléments de contact en lamelles ver- ticales uniformément espacées, combine les avantages suivants :
1.- Grande surface par volume;
2.- La surface toute entière est aisément et uniformé- ment mouillée par les deux phases mises en contact; 3.- Les phases s'écoulent à contre-courant;
4.- Le volume retenu est faible.
5.- L'installation est aisée et économique.
6. - Il n'y a pas formation de canaux.
La distance entre les lamelles peut être réglée par des espaceurs. Si les espaces intermédiaires sont étroits, le nombre de plateaux et la surface de contact par unité de volume, augmen- tent. Il en résulte une augmentation de l'efficacité. En augmen- tant l'espace entre les lamelles, on accroît la production ou la ca. pacité pour un diamètre donné. Il est par conséquent possible de faire variér le HETP ainsi que la capacité d'une colonne entre de large limites, en faisant varier l'espacement des lamelles.
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La largeur des espaces libres entre les lamelles ne-doit pas être sensiblement plus large que le diamètre des plus grosses gouttes présentes, augmenté du double-de 7.'épaisseur de la pelli- cule liquide recouvrant ces lamelles.
Les éléments de mise en contact peuvent être disposés de manière telle que les espaces libres d'une section soient per- pendiculaires aux espaces libres des sections adjacentes.
Si les colonnes fonctionnent dans des conditions sensi- blement constantes, il est possible de supprimer les conduits de trop-plein.
La relation surface-volume des éléments de contact et le poucentage d'espace vide entre les éléments, sont réglés de pré- férence de telle sorte que chaque section de mise en contact soit chargée jusqu'à être presque noyée quand,la colonne fonctionne à sa production moyenne. Les conduits de trop-plein doivent être calculés de manière à permettre un passage maximum de la phase lour de d'environ 25%, le restant passant à travers les éléments de contact.
Si la phase légère est un gaz, il est préférable de dis- poser le bord supérieur du trop-plein au.niveau de la surface su- périeure des plaques de contact. Dans ce cas, iln'y a pas de couche surnageante de la phase liquide lourde, et la chute de pression est faible. Lors du traitement de deux phases liquides, il peut être avantageux de maintenir une couche du liquide lourd au des- sus des sections, à travers laquelle la phase légère sélève en bul- les.
EXEMPLE.-
On utilise comme suit une colonne de distillation analo- gue à celle représentée sur les Figs. 5 et 6:
Hauteur 10,0m; diamètre intérieur 150 mm; 45 sections sans conduits de descente. Hauteur des sections: 200 mm. Espace libre entre les sections : mm. Les éléments de mise en contact
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sont constitues de plat:. s d'aluminium de 0,5 mm d'épaisseur, et sont espacées de 1,2 mm. Les plaques d'une section sont disposées perpendiculairement aux plaques des sections adjacentes.
On distille de l'eau ordinaine dans cette colonne, àla pression atmosphérique, en produisant 32 kg de vapeur par heure. Dans ces conditions;, le facteur de séparation de la colonne correspond à 500 plateaux théoriques. La production de produit de queue est de 0,0023 kg/heure. Sa concentration équivaut à 4,4 moles % d'eau lourde.
REVENDICATIONS
1.- Appareil' pour la mise en contact et la séparation de deux phases d'un mélange à constituants multiplesdont l'une des phases au moins est un liquide, caractérisé en ce qu'il com- prend une colonne verticale munie d'un tuyau de raccordement à chaque extrémité, et des remplissages à différents niveaux de l'appareil, comprenant des groupes d'éléments de mise en contact allongés disposés verticalement, parallèles, sensiblement équidis- tants, espacés de manière à produire un écoulement laminaire du liquide, ces groupes étant séparés verticalement les uns des autres par des espaces entièrement vides de hauteur sensiblement uniforme, le rapport entre la surface de ces éléments de contact et les espaces intermédiaires étant sensiblement constant dans chaque groupe.