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Selon des moyens connus, on améliore le rendement des installations motrices à vapeur en réchauffant l'eau d'alimenta- tion à l'aide des vapeurs de soutirage de la turbine et, pour réduire les pertes par la cheminée, on s'efforce d'abaisser la température des gaz de combustion s'échappant de la chaudière à une valeur aussi proche. que possible de la température ambian- te, en faisant circuler lesdits gaz brulés dans l'économiseur qui sert à réchauffer l'eau d'alimentation de la chaudière et dans le réchauffeur d'air, qui assure le réchauffage de.l'air froi< pour l'alimentation du foyer, de telle sorte que la chaleur ainsi
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enlevée aux gaz de combustion de la chaudière soit restituée au cycle thermique.
Du fait que la température de l'eau d'alimentation est déjà élevée dans les échangeurs chauffés à la vapeur de soutirage, la marge possible de refroidissement des gaz de combustion dans l'é- conomiseur se trouve réduite. De ce fait la quantité de chaleur échangée dans l'économiseur est abaissée. Si l'on admet un chiffre de perte par la cheminée qui est bien déterminé, la quantité de chaleur qui doit être alors échangée dans le réchauffeur d'air se trouve donc accrue..
D'autre part, comme les coefficients de transmission de la cnaleur intervenant pour l'échange de chaleur entre l'air et les gaz de combustion sont plus petits que ceux qui sont valables pour le cas de l'échange de chaleur entre l'eau d'alimentation de la chaudière et les gaz de combustion, il faut prévoir, au total, des surfaces d'échange plus importantes pour le refroidissement de3 gaz de combustion. Il en résulte une augmentation du prix de la chaudiére. Il est donc intéressant que l'eau d'alimentation de la chaudière entre dans l'économiseur à une température peu élevée.
D'autre part, pour des raisons relevant de la technique de la chauffe, certaines limites sont imposées à la température de l'air d'alimentation du foyer, de telle sorte que l'on ne peut pas choisir arbitrairement la température de l'eau d'alimentation de la chaudière à la sortie des échangeurs alimentés par les vapeurs de soutirage.
Dans une installation de force motrice à vapeur, lorsque les caractéristiques de la vapeur vive, le nombre et l'importance des surchauffes et resurchauffes ainsi que l'allure de la détente de , de la vapeur dans la machine motrice'sont donnés, les caractéristi- ques de la vapeur à la première prise de soutirage sont déterminées de façon univoque par la condition du meilleur rendement thermique
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de l'ensemble. Ces caractéristiques de vapeur déterminent dans d'étroites limites la température de l'eau d'alimentation à la sortie des réchauffeurs qui sont alimentés par la vapeur de soutirage. Cette température optimum de sortie de l'eau d'ali- mentation augmente avec la pression de la vapeur vive.
De ce fait dans les installations modernes haute pression on a intérêt à adopter des températures élevées pour l'eau d'alimentation.
La présente invention concerne des installations motrices à vapeur où l'eau d'alimentation est réchauffée par la vapeur de soutirage et par les ,gaz de combustion. Elle est caractérisée par au moins un réchauffeur d'eau d'alimentation alimenté par la vapeur de soutirage qui est placé au-point de vue de l'eau, en aval d'un réchauffeur d'eau d'alimentation par les gaz de combus- tion.
Le dessin ci-annexé montre schématiquement deux exemples d'une installation motrice à vapeur selon l'invention.
Ainsi que le montrent les figures 1 et 2, l'eau d'alimenta- tion en provenance du condenseur est amenée, de façon connue, à une série de réchauffeurs alimentés par de la vapeur de souti- rage puis traverse, lorsqu'elle a atteint une température favo- rable pour le rendement de la chaudière, un réchauffeur par les gaz de combustion. Les réchauffeurs par la vapeur'de soutirage, qui sont encore nécessaires pour obtenir le cycle de vapeur assu- raiit le meilleur rendement thermique, sont parcourus par l'eau d'alimentation, seulement à la suite du réchauffeur par les gaz de combustion, ou économiseur, précité.
La disposition décrite procure les avantages ci-après : Le dispositif de réchauffage peut être établi en vue de l'obten- tion du meilleur rendement thermique, indépendamment des limita- tions imposées par la chaudière, de -telle sorte que l'on obtienne la solution la plus économique, tant au point de vue du prix de .l'installation qu'à celui de la consommation de combustible.
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Le circuit aigaz de combustion de la chaudière peut être conçu indépendamment das caractéristiques p'ropres du circuit vapeur et par conséquent dans les meilleures conditions économiques; on réalise un gain sur les surfaces d'échangeurs.
On voit sur la figure 1 que dans le circuit air-gaz de coin- bustion de la chaudière, l'air frais est aspiré par la soufflante 1 et refoulé au travers du réchauffeur d'air 2. L'air ainsi réchauffé, traverse par exemple la grille 3 d'une chaudière et assure la combustion d'un combustible. Les gaz de combustion chauds circulent au travers du surchauffeur 4 et du vaporisa- teur 5 puis leur température est encore abaissée par leur passage dans le réchauffeur d'eau d'alimentation par les gaz de combustion 6 et dans le réchauffeur d'air 2. En ce qui concerne le circuit de vapeur, la vapeur vive surchauffée est détendue dans une tur- bine 7, la vapeur étant soutirée en cours de détente pour assu- rer le réchauffage de l'eau d'alimentation.
La vapeur restante à la'sortie de la turbine est condensée dans le condenseur 8, le condensat étant repris par la pompe 9 qui le refoule au travers des réchauffeurs 10 et 11 d'eau d'alimentation par la vapeur et du réchauffeur mélangeur 12. La pompe d'alimentation 13 refoule l'eau d'alimentation au travers d'un autre réchauffeur par vapeur 14, puis d'un réchauffeur par les gaz de combustion 6 et enfin par au moins un réchauffeur d'eau d'alimentation par la vapeur 15 disposé à sa suite. Dans l'évaporateur 5, l'eau d'a- limentation est évaporée, ou chauffée et évaporée. La vapeur est encore surchauffée dans le surchauffeur 4.
Il est rationnel de réduire les pertes de charge dans les canalisations d'eau d'alimentation en raccourcissant lesdites canalisations, résultat qui est obtenu en disposant à l'intérieur de la chaudière, le réchauffeur d'eau d'alimentation par la vapeur qui est placé en aval du réchauffeur d'eau d'alimentation par les gaz de combustion.
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On peut multiplier les awintages de l'installation selon @ ,;''7' l'invention'en se libérant encore davantage, selon la figure 2, des limiter de température propres aux circuits respectifs des gaz de combustion et de la vapeur, ce résultat étant obtenu en disposant un autre réchauffeur d'eau d'alimentation par les gaz de combustion, en aval, au point de vue de l'eau d'alimentation, sur le ou les réchauffeurs d'eau d'alimentation par la vapeur qui est, ou sont eux-mê mes, disposés en aval d'un réchauffeur de l'eau d'alimentation par les gaz de combustion. Les chiffres repère desdivers éléments sont lesmêmes sur la figure 2 que sur la figure 1, à ceci près qu'au lieu d'un seul réchauffeur d'eau d'alimentation par les gaz de combustion, on ena ici deux qui sont respectivemeent da et 6b.
A la suite du réchauffeur d'eau d'alimentation par la vapeur 15, lui-même placé en aval du réchauffeur d'eau d'alimentation par les gaz de combustion 6b, est disposé un autre réchauffeur d'eau d'alimentation par le,3 gaz de combustion 6a, de telle sorte qu'avant d'entrer dans l'évaporateur 5 l'eau d'alimentation est portée à une température qui est supérieure à la température limite déterminée par le point'de fonctionnement du réchauffeur 15.
Dans leinstallations fonctionnant à des pressions de va- peur vive hypercritiques , il n'est plus possible de parler de réchauffeur d'évaporateur ou de surchauffeur par les gaz de combustion. Dans une telle installation, réalisée selon l'in- vention, l'eau d'alimentation parcourerait, après un échangeur chauffé par les gaz de combustion, un réchauffeur par la vapeur et éventuellement encore un autre échangeur chauffé par les gaz de combustion.