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La présente invention se rapporte à des fibres, pellicules et analogues d'échaage d'ions ayant au moins une petite dimension de l'ordre de 2,5 à 500 microns et à leur procédé de fabrication.
Les fibres de polymères linéaires contenant des groupes d'échange d'ions sont connus. C'est ainsi qu'on a converti le coton en sulfoéthoxy-cellulose, carboxyméthylcellulose, coton phosphoré, etc. , mais ces cotons modifiés ont de faibles capacités d'échange, de l'ordre d'environ 0,3 à 1 milliéquivalent par gramme. La proportion de groupes d'échange d'ions qui peut être introduite dans le coton est limitée par la sensibilité à l'eau qui leur est ainsi conférée.
Quand on introduit de plus grandes proportions de ces groupes d'échange d'ions, nécessairement de caractère hydrophyle, les fibres perdent leur forme et leur résistance de sorte qu'elles donnent en définitive des masses qui ne sont pas essentiellement différentes des masses granulaires de ré sine d'échange d'ions quand on y incorpore de fortes popertions de groupes/d'échanges d'ions.
La présente invention se propose de produire des structures pelliculaires, telles que des fibres, des fila- 'lents, des membranes ou des pellicules ayant au moins une di mension de 2,5 à 500 microns, formées à peu près entièrement de matières polymères ratifiées, au moins les molécules de polymère existant à la surface de la ,structure possédant de$ groupes d'échange d'ions.
Les fibres d'échange d'ions de structure rétifiée obtenues conformément à la présente in- vention pouvent posséder une large gamme de capacité d'échange d'ions, allant des valeurs relativement basses de 0,3 à 1
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ou plus, quand on désire de faibles capacités, à des capaci-
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tés relativement élevées de l'ordre de 6 à 8 niiiîécjuîvaieii'ts Par o.;ra:mU6 .
Conformément à l'invention, la. demanderesse fournit une structure pelliculaire polymère de forme déterminée pos- sédant au moins une petite dimension de l'ordre de 2,5 à 500
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microns comprenant un copnly;:ùre d'addition rétifié, au moins 7 mois pour cent des motifs dudit copolymère contenant des groupes d'échange d'ions et au moins une demi-mol pour cent des motifs provenant des molécules initiales du polymère li- néaire étant attachée aux motifs provenant d'autres molécules initiales du polymère pour conférer de la rétification
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au copr7yutre .
La présente invention fournit également mz procédé de fabrication de structures pe'i-licul,:,ir--a polymères, possédaat 8U moins une petite dimension de 2,5 à. 500 microns, comprensnt la mise sensiblouent sous la forme désirée d'un copo-. lym@re linéaire d'addition contenant des motifs rétifiabbles et des motifs consistant en ceux contenant des groupes d'échange d'ions et ceux contenant des groupes convertibles en groupes d'échange d'ions, puis la mise en réaction des motifs
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rétifiables de manière à former des'rétifications entre les molécules du copolymère, le copolymère étant maintenu sous la forme désirée.
Le produit selon l'invention est une structure ayant au moins une petite dimension de l'ordre de 2,5à 500 microns et comprenant un produit ratifié d'un polymère linéaire d'ad- dition, au moins 7 mols pour cent des motifs du produit conte- nant des groupes d'échange d'ions et au moins une demi- molé- cule pour cent des motifs provenant des molécules initiales de polymère linéaire étant attachée à des motifs provenant d'au- tres molécules initiales de polymère de manière à fournir la
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rétification du produit.
Jusqu'à 30 à ¯50 mols pour cent des motifs des molécules initiales de polymère linéaire peuvent être attachées par rétification aux motifs des autres molécu- les de polymère initial, mais dans la plupart des cas les po- lymères contiennent 1 à 20 molécu;Les pour cent de motifs ré- tifiants de manière à assurer une;
insolubilité adéquate et un gonflement limité,
Conformément à l'invention, on obtient d'abord un polymère linéaire d'addition contenant des motifs suscepti- bles de rétification, qu'on appellera dans la suite "motifs rétifiables", et des motifs possédant des groupes d'échange d'ions ou des groupes susceptibles d'être convertis en.grou-' pes d'échange d'ions par traitement subséquent, Ces motifs, comme on le verra dans la suite, peuvent être identiques;
aussi l'invention est elle applicable à c ertains homopolymère D'autre part, le cas le plus fréquent et généralement préféré est celui dans lequel les motifs d'échange d'ions ou ceux propres à être convertis en motifs d'échange d'ions sont dif- férents des motifs propres à servir de motifs rétifiants. Des exemples de groupes d'échange de cations comprennent les grou. pes carboxyles, acide sulfonique, acide phosphorique, et thio Des exemples de groupes d'échange d'anions sont les groupes aminiques, ammonium quaternaire et solfonium.
Pour des raisons de commodité, le terme de "filage" est utilisé ici dans son sens général et comprend non seule- ment la conversion de la matière polymère, sous forme fondue ou de dispersion ou de solution, en filaments ou fibres, mais encore la formation de pellicules ou de feuilles à'l'aide de Ces masses de polymères, par exemple par extrudage à travers un orifice, fente ou rainure allongé.
Les polymères linéaires contenant les motifs spéci- fiés sont mis sous forme de fibres, pellicules, etc. par des
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procédés ou'on décrira plus complètement dans la suite. Après
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formation de la structure pelliculaire?, les polymères linéai- res sont convertis en structures rétifiées. On peut si on. le veut orienter les polymères linéaires dans le sens d'au moins une des dimensions longues de la structurepar étirage avant d'effectuer la rétification de manière que celle-ci serve à fixer dans la structure l'état orienté des portions linéaires des molécules finales de polymère rétifié dans la structure.
Quand le polymère linéaire contient des motifs qui exigent une modification pour introduire les groupes d'échange d'ions cette modification peut être effectuée à un moment quelconque avant ou pendant le filage ou peut être effectuée comme stade final sprès ratification.
Dans un mode de Mise en oeuvre de 1.' invention, le
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1=oly;;iéie linéaire est formé par copolym8risatioll de monomères contenant des groupes d'échange d'ions avec des monomères qui fournissent des motifs propres à la ratification après formation de la fibre,Le polymère linéaire d'addition est de prêté' renée un copolymère de 7 à 80 mols pour cent de motifs conte-
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niant de;:; groupes d'échange d'ions et au moins une demi-mol pour cent de motifs propres à servir dans la rétification.
Des exemples de monomères contenant des groupes d'échange de cations comprennent les acides acrylique, méthacrylique,à.taconique, màléiqua, fumarique, l'éther carboxypentyl-vinyliqua le sel de sodium de l'acide étliyléne-snlfonique, les esters des acides phosphuniques, COJtùllG les esters méthylique, étlzy-. lique, propylique ou butylique de l'acide vinylphosphonique, etc, ainsi que les sels des mfitaux alcalins, d'a..utzonium ou d'a:.!il1eS de ces acides.
Des exemples de monomères contenant des groupes d'échange d'anions comprennent les acrylates, métuacrylates, itaconates d' éIJ:lino-alcoyle, par exemple les diesters d'acrylate, de m'."thacrylate ou d'itaconate de b(3t;a-ami-
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no-ethyle, le méthacrylate ou i'i;éicona.le de 5-amiuopentyle, d'acrylste, méthacrylate ou it.3coiis.te de bêta-niorpholinoéthyle d'ac;%j-iate, méthacrylate ou itaconate de 3-antizzo:rooyl e,dra¯ cryalte,de méthacrylate ou,d'itaconate de, 2-awino-?-néthylpropyle, d'acrylate, de méthacrylate ou d'itaconate de betaN-méthylauliuoêthyle, dtaerylate, méthacrylate ou itaco¯zae de bta-IJ-N-dimcthylamizoêthyle, les Id-atninolcoyl-acryia;
tides ' rnéthacrylatniezes, ou itaco-zaruicles, par exemple la 1-bêta-eltlizz0- éthyl-acry lapide, ou méthacry lapide, la N-5-alainopeutyl-acrylamide ou méthacrylamide, la N.N-di-bêt-ù-méthylaMiMoéthylacrylamide ou rnéthacrylamide, la id.lV-di-bêta-ditué.tlylarïlirzo- éthyl--acrylamide ou méthacrylamide, la 1-béta-dititctliylarnizo- ¯ É:thyl-acrylamide ou iriéthacrylahdde, la ïJ-Mta-di6thyl-a11lino- éthyl-acrylamide ou mëthacrylamide j les vinyloxyalcoyl3!uines Connue la bêta-viuyioxysthy lapine, la di:ll'1thyl- (Mtà-v:lnyloxy- éth3rl) amine, les vinylthioalcoy13lnines, coi<m;
ie la à.iiiiétliyi- (b0ta-vinylthioéthyl) -amine, les composés dpannuouium quaterusirps obtenus par alcoyiotion d'une quelconque des aminés mentionnées par des agents alcoyiants (y compris en l'espèce aralcoylants et aralcoylants substitués) comme le chlorure de méthyle, le chlorure d'éthyle, le chlorure de benzyle, le chlorure d'allyle, les chlorures d'allyle substitués, par exemple le chlorure de dodécylallyle, les chlorures de dodécényle, les
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chlorures d'alcoyibenzyle, par exemple les chlorures d'octylbeazyle (à pcrtir du diisobutylene), les composes aromatiques chlorotilathy16s quelconques comuie le chlorure de chlorobensyle, le chloro,Itl1yl-thiophène, le chloromêthyl-furane, le cllorom:
ti¯1y1-,zaolztalëne ou les bromures ou iodures correspondants comme le bromure de phúnoxy6thylc, l'iodure de w4tliyie , le sLl7- 1.';;.te de di1il(thyle, le sulfite de d.ea,tliyle, le phosphite de dimpthyle, l'oxyde d'éthylène, l'oxyde de propylène, l'oxyde de
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styrène et l'oxyde de butylène.
Par exemple, on chauffe au re- flux pendant deux heures un mélange de 17,9 g ( 0,109 mol) de
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dituéthyl-amino-Dro,Dyl-acryl,amide monomère,*13,8 g (0,109 mol) de chlorure de benzyle, 74 g d'éthanol absolu (à 30% de soli- ¯des) et de di-béta-naphtol. On isole le produit par concentra- tion sous vide.
On peut utiliser l'un quelconque des composés d'ammonium quaternaires monomères décrits dans la demande de brevets belge n 424.206 du 5 juillet 1955 intitulée Il Copo- lymères linéaires perfectionnés", du 3 octobre 1955 intitulée " Procédé de préparation de composés polymères d'ammonium qua-
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tertiaires", du 21 mars 1956 intitulée "Procédé perfectionné de préparation de composés diaiintioiiiurn quaternaires" et. du 21' 'jars 1956, intitulée "Procédé perfectionné de fabrication de composés d'ammonium quaternaires".
Des exemples de ces coin- posés quaternaires comprennent: l'hydroxyde, chlorure, métho-
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sulfate, bromure, etc. de (b@ta-Béthacrylox3'ét!iyl)-triiiéthylammonium, le chlorure quaternaire de dodécyle de la l-(bêtadim:Sthylaminoéthyl)-3-vinyl-2;-imidazolidone et le chlorure qua ternaire de benzyle de la 1-(bta-dioctadécy.arnitxoéthyl)--3vinyl-2-imidazolidone, le chlorure, l'hydroxyde, etc. de (bêta-acryloxyéthyl)triméthylamnollium, le chlorure, hydroxyde, etc de (b8ta-méthacryiaininoéthyl)triétl;y1alinnon1unl, le chlorure hydroxyde, etc de (bêta-viny1oxyéthyl)triméthylammonium, etc.
Les comonomères qui fournissent les motifs rétifiables dans le copolymère comprennent l'acrylate de glycidyle
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et le méthacrylate de glycidyle, les esters -Liréidoalcoyliques conaae 1 t acrylate et le méthacrylate d 1 uréi doéthyle, l'éther Ur&idoéthyl-vinylique, l'éther uréidopentyl-vinylique, l'éther uréidoisobutyl-vinylique, les carbamates de T,ï-vinyloyalcoyl.e comme le carbamate de N-b@t-vinyloxyéthyle, les acrylauzides, .< méthacrylamides, les acrylaurides et methacrylamides mono-substituées comme l'acrylanide ou Ra 'méthacrylamide elles-1l111les,
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les N-méthyl-et N-éthyl-acrylamides et -méthacrylamides, l'é-
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ther ou le sulfure hydroxßéthyl-vinylique, l'éther ou le sulfure hydroxypentyl-vinylique,
iedéthers 2-isocyanato-vinyliques comme l'éther 2-isocyanato-2.2.-dimëthyléthyl-vinylic!ue, les acrylates et méthacrylates d'aminoalcoyie comme l'acrylate d'aminoéthyle, l'acrylate de diméthylajninoéthyle, la N-diméthylamitoéthyl-acrylarnide, les sulfures' alcoxymé.t;hyl-vinyliques, comme les sulfures méthoKyméthyl-vinyliques, les thioalcoyl-acrylates,-méthacrylates et -itaconates d'alcoxyméthyle connue 1 t acr ylatë de méthoxymêthyl-thioéthyle. D'une manière générale, le monomère rétifiable est un composé à non-saturation wonoétliyiénîque contenant un substituant actif tel que des groupes carboxyle, hydroxyle, amido, amino, époxy, isocyanato ou uréido, etc.
Indépendamment des motifs contenant; une fonction rétifiable et des motifs contenant des groupes d'échange d'ions, le copolymère peut contenir d'autres motifs qui ne servent à aucune de ces fins. Ces motifs comonomères supplémentaires peuvent être dits "motifs inactifs". Des exemples de ces motifs sont le chlorure de vinyle, les esters vinyliques des acides organiques comme les acides acétiques, butyrique, propid
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nique, laurique, etc., l'éthylène, 1'isobutylène, le styrène, le vinyltoluène, l'acrylonitrile, le méthacrylonitrile, le chlorure de vinylidène, lesléthers vinyliques, comme l'éther méthyl-vinylique, etc.
Les copolymères de ces diversmotifs peuvent être produits par les procédés en masse, en solution, en émulsion
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ou en LlSje118.1.OI On peut utiliser dans'-la copolymérisation les initiateurs ou catalyseurs usuels dont les suivants sont caractéristiques: alpha.alphaf-bis-azoisob:utyronitrile, -azobis-isobutyrate de dim8thyle, 5é.a'-azolJis-2.E-diuiétliyivaléro-
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nitrile, peroxyde de bilzoyie, peroxyde d'acétyle, peroxyde de lauroyle, hydroperoxyde de butyle tertiaire, peroxyde de
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dibutyle tertiaire, perbenzoate de butyle tertiaire, peroxyde de stéaroyle, @ @ @ hydroperoxyde de cumène,
et les "por-sels" comme le persulfate d'ammonium et le perborate d'ammonium. On utilise les catalyseurs dans des proportions de 0,2 à 5% et de préférence de 0,5à 2% du poids du ou des composés polymérisables.
La polymérisation peut être effectuée à des tempé-- ratures allant de la température ambiante à 100 C environ et durer quelques minutes à plusieurs heures. On peut utiliser dans la production des dispersions de copolymères en émulsion aqueuse l'un quelconoue des initiateurs ci-dessus, mais il est généralement préférable d'utiliser le persulfate d'ammonium, de sodium ou de potassium conjointement avec un agent réducteur comme un sulfite, un bisulfite, un métabisulfite ou un nydrosulfite d'un métal alcalin de manière à établir un systè me redox. L'addition de quelques parties par million d'un métal polyvalent comme le fer peut être également effectuée dans le procédé de polymérisation en émulsion .
Le monomère ou le mélange de monomères peut être ajouté progressivement ou par portions successives à intervalles espacés pendant toùte la polymérisation; on peut également polymériser la totalité du monomère ou du mélange de monomères en jn seul lot, quel que soit le système ou la technique de polymérisation.
Quand on effectue la polymérisation en émulsion on peut utiliser comme agent émulsionnant l'un quelconque des agents ordinaires anioniques, cationiques ou non-ioniques comme les/savons d'acidesgress, cornue l'oléate de sodium, le laurala de sodium, le stéarate de sodium, etc.,ainsi que le dodécylsulfate ou le sulfonate de sodium, le pentadécyl-benzènesulfonate de sodium, l'octyl-phénoxy-éthyoxyéthyl-sulfonate de sodium, l'octyl-phénoxy-polyéthoxy-éthanol, le tértradécylthiopolyéthoxy-éthanol,les produits de condensation de l'oxy-
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de d'éthylène.de résine liquide et autres acides gras à chaï- ne longue, le chlorure de lauryl-diméthvl-benzyl-ammonium, le chlorure de dodécyl-benzyl-triméthyl-ammonium,
ou l'un quel- conque des nombreux agents mouillants et émulsionnants géné- ralement préconisés pour la formation des émulsions aqueuses.
Certains agents éinulsioiiiiaiits sont préférables à d'autres dans le traitement d'un monomère ou d'un mélange de monomère donné.
Le produit obtenu par polymérisation en masse peut être utilisé directement dans le filage à l'état fondu; il peut aussi être dissous dans un solvant approprié comme l'eau si le polymère y est soluble ou dans Lui solvant organique dans lequel il est soluble, et le polymère dissous peut être filé à sec ou humide en utilisant comme agents coagulants dans le filage humide des liquides organiques qui ne sont pas des sol- vants du polymère mais des solvants de l'eau quand on file des solutions aqueuses et des milieux aqueux ou des solvants orga- niques dans lesquels le polymère est insoluble mais où le sol- .vaut'de la solution de filage est;
soluble quand on soumet des solutions dans les solvants organiques au filage ou à l'extru- dage à travers des orifices allongés de manière à produire des pellicules . Le produit obtenu par polymérisation en solution peut être directement filé à sec pu humide; il peut également être précipité ou coagulé de quelque autre manière et dissous dans un autre solvant de manière préparer une solution , de filage. Le polymère précipité ou coagulé peut également être filé si on le veut par filage à l'état fondu. On peut de même recueillir le produit obtenu par Polymérisation en suspension et l'utiliser dans le filage à l'état fondu ou le filage à l'état sec ou humide sous forme d solutions dans un solvant approprié.
Les dispersions aqueuses' obtenues par polymérisa- tion en émulsion peuvent être directement filées à l'état sec
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ou humide; on peut également en coaguler le polymère et pro- céder ensuite à son filage à l'état fondu ou à sec ou humide.
Le filage de la masse de polymère, fondu, en solu- tion ou en dispersion, est alors effectué, comme on le verra plus particulièrement dans la suite, de manière à former des pellicules, des filaments eu des fibres et ces structures, après formation, sont traitées de manière à effectuer la ré- tification du polymère. Si on effectue un étirage, sensiblement la totalité de la ratification doit être effectuée après éti- rage. Le procédé particulier de rétification appliqué dépend des composants du polymère constituant la fibre ou la pelli- cule.
Quand le polymère contient des groupes époxyde,comme dans le cas des copoly mères de l'acrylate ou du méthacrylate de glycidyle, la rétification peut être effectuée par simple chauffage de la structure, par exemple entre 60 et 250 C, la limite supérieure dépendant des autres comonomères présents et étant insuffisamment élevée pour détruire la structure de la pellicule ou de la fibre. La durée appliquée est généralement inversement proportionnelle à la température .
Par exemple, une période de quelques secondes jusqu'à quinze peut convenir dans les/régions supérieures de la gamme de température indi- quée, alors qu'il peut être désirable de prolonger le traite- ment jusqu'à une demi-heure à plusieursjqurs aux températures inférieures de la gamme indiquée. Cette rétification par las chaleur peut âtre accélérée par traitement simultané au moyen de 0,5 : 1% en poids de la structure de polymère d'un cataly- seur tel que l'acide p-toluène-sulfonique, l'adide sulfurique, l'acide phosphorique, le chlorure d'aluminium, etc.
Au lieu de faire appel à la chaleur, a.vec ou sans catalyseur au accélérateur, on peut faire réagir les groupes époxydes de ces copolymères avec des polyamines contenant au moins deux atomes d'azote aminique primaire, secondaire ou
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tertiaire. On pense que l'action de rétification obtenue avet les polyamines quand elles contiennent des groupes azotés aminiques tertiaires est attribuable à la quaternisation.
Les températures et les durées entrant dans les gammes données précédemment pour le traitement par la chaleur seule sont; applicables. La diamine peutêtre appliquée au sein d'un solvant comme l'eau à une concentration de 5 à 10%, mais quand elle est liquide elle peut être appliquée directement sans dilution à l'aide d'un solvant. La structure pellicu- laire peut être imprégnée à l'aide de la diamine par simple immersion ou aspersion ou de toute autre manière appropriée
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Des exemples de polyamines comprennent l'éthylètie-diaiiiiiiey la diéthylène-triamine, la triéthylène-triartritle, l'hexaméthylène-diamine, la N . bi ' -d iinéthy i- é Niy iène -d 1 auline , la Iii . I ,1 , 11 ' ...-Kt Tdt-tétraméthylène-diamine, la iî.
N, Il t , l,1 t -tétraéthyk- éthyiénédiaiiiine et la N.1q.lqt.Nl-tétraétliyl-hexaiiiétliylène-diamiiie.
Quand les rrrotifs rétifiables du polymère contiennent des groupes ou liaisons uréido ou carbamato, la rétification peut être effectuée par la chaleur seule, comme dans le cas des polymères du méthacrylate de glycidyle, les températures et les temps étant généralement dans les mêmes gammes que celles données poux les polymères contenant le groupe glycidyle. Ils peuvent également être rétifiés par réaction avec les aldéhydes , en particulier la formaldéhyde, ou par l'urée
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ou les dérivés méthyloliques de l'urée comme la diméthylol- urée.
A cet effet, la formaldéhyde peut être appliquée- à l'état gazeux ou l'aldéhyde quelconque (y compris la formaldéhyde) ou l'urée ou ses dérivés peuvent être appliqués à l'aide de solutions aqueuses ou alcooliques, la structure imprégnée étant chauffée de manière à effectuer la rétification à des températures de 1'l'ordre de 30 à 250 C, pendant des temps de la même gamme générale que donnée ci-dessus. pour
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ce qui concerne le chauffage des polymères des acrylates de glycicyle. Indépendamment des aldéhydes, on peut utiliser des polyisocyanates ou des polylsothiocyanates connue le 2.4-diisocyanate de toluène, le diiocyanate d'hexaméthylène, etc..., pour effectuer la ratification.
En leur présence, on. eut opérer à des températures allant de 1'ambiance ou moins (environ 0 C) à 50 C .selon le polyisocyanate particulier et le polymère particulier. Les temps peuvent être ceux qu'on a indiqué et ils doivent en tout cas être suffisants pour effectuer la rétification désirée.
Quand les groupes rétifiables présents dans le polymère sont des groupes isocyaniques, la rétification peut être effectuée à l'aide d'un composé quelconque possédant au moins deux atomes d'hydrogène actif tel que les aldéhydes, les polyamines telles que celles mentionnées ci-dessus pour la rétification des polymères des acrylates de glycidyle, les polyalcools comme les glycols, tels l'éthylène-glycol, le diéthylène-glycol, l'hexaméthylène-glycol, la glycérine, la sorbite, le sorbitane, la sorbide, les polythiols, en particulier les dithiols comme l'éthylène-dithiol, le p-xylylène-dithiol, les polyhydroxyphénols comme la résorcine, la pyrocatéchine, l'orcine, l'acide tannique, les acides polycarboxyliques et en particulier dicarboxylmques comme l'acide succinique,
l'acide adipique, l'acide sébacique, l'acide o-phtalique, les acides téréphtaliques, etc... Le traitement peut être effectué par immersion ou pulvérisation dans le réactif à plusieurs fonctions, s'il est liquide ou fondu à la températeur utilisée, ou par immersion dans ou pulvérisation à l'aide d'une solution dudit réactif à plusieurs fonctions.
Le chauffage peut être effectué pendant que la stnuc- ture polym re est immergée dans la masse de réasctif, mais il est préférable d'éliminer l'excès de r actif et de chauffer
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la structure de polymère à des températures allant de 0 à , 100 C environ ou plus, par exemple 200 C, pendant un temps suffisant pour effectuer la ratification, lequel peut être d quelques secondes à la température supérieure à une heure ou plus à la. température inférieure de la. gamme.
Quand les motifs rétifiables présents dans les struc -tures polymères contiennemt des groupes aminiques, la rétifi cation peut être effectuée au moyen d'acides polycarboxyli- ques ou de polyisocyanates tels que l'un quelconque de ceux mentionnés ci-dessus, et la réaction peut être effectuée aux températures mentionnées ci-dessus. Quand les motifs rétifiables contiennent des groupes aminiques possédant des atomes d'azote tertiaires, la rétification peut être effectuée par quaternisation au moyen de polyhalogénures et spécialement.de di-halogfnures tels que le dichlorure d'éthylène, le dichlo-' rure xylylène, le dichl.orure d'hexaméthylène.
La structu- re pelliculaire peut être formée d'homopolymères d'amines monomères comme le méthacrylate de diéthylaminoéthyle, dont les motifs possèdent des caractéristiques d'échange d'anions et sont rétifiables par les dihalog nures qu'on vient d'indi- quer.
Quand les motifs rétifiables contiennent des groupes hydroxyle, la rétification peut être effectuée au moyen d'aldéhydes comme la formaldéhyde, l'acétaldéhyde, le glyoxal etc..., ainsi que des dérivés de l'urée comme la diméthylolurée, la réaction étant effectuée à des températures d'en- viron 30 à 250 C, pendant des périodes de plusieurs heures aux basses températures à quelques secondes pour les températures élevées. Indépendamment des aldéhydes et de leurs dérivés, les polyisocyanates ou les polyiso-thiocyanates tels que ceux mentionnés ci-dessus peuvent être utilisés poun la rétification, ainsi que les halogénures des polyacides comme le chlorure de siccinyle, le chlorure d'adipoyle, etc.
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Ces réactions peuvent être effectuées dans les gammes de températures mentionnées ci-dessus et dans des temps similaires.
Les motifs rétifiables du polymère peuvent consiste! en motifs de sulfure d'alcoxyméthyl-vinyle, en particulier de sulfure de méthoxyméthyl-vinyle, qui peuvent être convertis en motifs thiols par hydrolysè, les motifs thiols étant alors convertis en liaisons disulfurées par oxydation modérée*
Les homopolymères des sulfures alcoxyméthyl-vinyliques peuvent être mis sous des formes fibreuses et la totalité ou sensiblement la totalité des groupes alcoxyméthyliques peut être hydrolysée de manière à former des groupes thiols .
dans le polymère, dont une portion peut être rétifiée ensuite par oxydation contrôlée de manière que les mêmes motifs présents dans le polymère servent à fournir des groupes thiol? d'échange de cations et la rétification par des liaisons disulfitiques. On peut également formez les copolymères à l'aide de sulfures d'alcoxyméthjyl-vinyle associés à d'autre" composés monomères contenant des groupes d'échange de cations de manière que le sulfure d'alcoxyméthyle puisse ne servir que de base pour la rétification du polymère linéaire après mise sous forme de fibres'ou de pellicules.
Les sulfures d'alcoxyméthyl-vinyle utilisables comme monomères possèdent la structure de formule 1: (I) CH2 = C(R)SR'OR" dans laquelle R est de l'hydrogène ou un groupe méthyle, R' est un groupe méthylène, éthylidène ou isopropylidène, et R" est un groupe alcoyle possédant 1 à 8 atomes de carbone, mais est 'de préférence un groupe méthyle.
Attendu que tout ou partie de la. portion -R'-OR" du composé est éliminée dans la rétification qui suit, il
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est généralement préférable de polymériser le composé le plus simple, à savoir le sulfure de méthoxyméthyl-vinyle, dans la préparation des polymères à utiliser dans la fabrica- tion des fibres et des pellicules selon l'invention. D'une manière générale, dans la fabrication des produits pellicu- laires selon l'invention, on peul utiliser des copolymères contenant 0,5à 30 mois pour cent de fulfure monomère et de préférence 5 à 20 mols pour cent.
Il a été découvert que les polymères contenant le sulfure de formule I sont autoréfia- bles quand. on les soumet à une oxydation modérée à des tempé- ratures élevées, comme on le verra dans la suite.
On prépare les produits de formule 1 en faisant d'abord réagir le mercaptoéthanol ou le mercaptopropanol de formule II ci-dessous avec un éther halogène de formule III ci-dessous selon l'équation suivante, dans laquelle X est un atome de chlore ou de brome et R, R' et R" ont la significa- tion indiquée ci-desaus : HOCH2CH(R)SH + IR'-O-R" #HOCH2CH(R)-S-R'-O-R" + HX
II III IV Le produit de formule IV de cette première réaction est alors déshydraté à température élevée de l'ordre de 200 C de pré- férence en présence d'un'catalyseur de déshydratation confor- mément à l'équation :
HOCH2CH(R)-S-R'-O-R" # CH=C(R)-S-R'-0-R" + H2O
IV
Les mercaptoalcaols utilisés dans la préparation des sulfures polymérisables sont le mercaptoéthanol, HOC2H4SH, ou le mercaptopropanol, HOCH2CH(CH3)-SH.
Les éthers halogènes utilisés se trouvent facile- ment ou se préparent aisément par les procédés connus. Ils po sèdent la formule générale III: X-R'-O-R", dans laquelle R'
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est le groupe méthylène, -CH2-, le groupe éthylidène CH3CH ou le groupe isopropylidène CH3-C-CH3,- est un atome de chlore ou de brome et R" est un groupe alcoyle contenant 1 à
8 atomes de carbone. Le symbole R" est par exemple un des groupes suivants : méthyle, éthyle, n-propyle, isopropyle, n-butyle, butyle secondaire, isobutyle, butyle tertiaire, n- amyle, amyle tertiaire, hexyle, n-octyle et 2-éthylhexyle, ainsi que les isomères et homologues de ces groupes.
Pour préparer les produits de formule 1, le mieux est de faire réagir le mercaptoalcanol et l'éther halogène à une température inférieure à 50 C en présence d'une matière qui réagit avec ou accepte facilement l'haloacide mis en li- berté.
On a utilisé des températures de 0 à 50 C mais il est préférable d'opérer entre environ 0 et 30 C ?Bien qu'il soit préféraple d'utiliser un hydroxyde de métal alcalin, en par- ticulier l'hydroxyde de sodium, comme accepteur de l'acide chlorhydrique ou de l'acide bromhydrique mis en liberté, on peut utiliser d'autres matières comme la chaux, les carbona- tes des métaux alcalins ou les bases organiques comme la triméthylamine, la triéthylamine, la pyridine, la diméthyl- benzylamine et les hydroxydes d'ammonium quaternaires, par exemple l'hydroxyde de triméthyl-benzyl-ammoniu.
Pour des raisons de commodité, on propose d'effectuer la réaction en présence d'un solvant inerte ne réagissant pas avec les matie res premières ou avec les produits. Des solvants approprias sont le méthanol, l'éthanol, le butanol, le dooxane, le ben- zène et l'eau.
Le composé intermédiaire IV de formule : HOCH2CH(R)-S-R'-O-R", débarrassé du sel et du solvant par les moyens ordinaires comme la filtration et la distillation, est ensuite déshydraté à une température supérieure à environ 150 C , de préférence entre 190 et 220 C environ. Il est
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recommandé de chauffer le composé en pressence d'un catalyseur tel que l'oxyde d'aluminium ou un hydroxyde d'un métal alca- lin. Un procédé commode consiste à effectuer une déshydrata- tion-éclair" en introduisant le composé dans un réacteur chau -fé 'à une vitesse telle qu'Ll se décompose et distille à me- sure qu'il est introduit.
Le produit non saturé est ensuite séparé de l'eau et purifié par distillation fractionnée.
L'hydrolyse des groupes alcoxyméthyle (présents dans les polymères de sulfure d'alcoxyméthyl-vinyle) pour former des groupes thiols peut être effectuée dans des solutions aci des ayant des concentrations comprises entre 0,25 et 25% ou plus. Quand le bain coagulant utilisé dans les techniques de filage humide est un bain acide, il apparaît qu'au moins une partie, sinon la totalité, de l'hydrolyse peut être effectuée à ce stade.
L'oxydation ne demande que des agents d'oxydation modérés tels que l'air ou plus commodément un traitement à l'aide de solutions étendues d'au moins environ 0,1% d'un agent d'oxydation comme une solution aqueuse de peroxyde d'hy- drogène, de chlore, d'hypochlorite de sodium, d'hypoiodite de sodium (par exemple obtenue par dissolution d'iode dans de l'hydroxyde de sodium aqueux à un pH de 10 ou moins), d'hypochlorLte de calcium, d'acide nitrique, de permanganate de potassium, d'acide peracétique, d'acide performique ou de bichromate de potassium, ou des solutions alcooliques d'io- de, par exemple une solution méthanolique, éthanolique, iso- propanolique, etc..., d'iode à 0,1 à 25%,
Le produit polymère peut être traité au moyen d'une solution de l'agent oxydant à une température quelconque al- lant de la température ambiante à 80 C environ ou plus pen- dant des périodes de temps variées. On peut par exemple effec -tuer le traitement pendant environ un quart d'heure à une heure à la température ambiante et pondant des périodes com- parativement réduites allant de dix secondes à quinze minu-
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tes à environ tU"C. uzz peut. utiliser des périodes plus prolongées l'une quelconque des températures dans la ga;.,te mentionnée, mais celles qu'on vient d'indLquer conviennent en général.
Les limites supérieures admissibles des conditions de températures, de temps et de concentration dépendent de l'agent oxydant choisi et sont en relation telles qu'elles
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assurent une oxydation modérée qui effectue la rétification mais qui ne con pas jusqu'à produire des quantités substaii- tielles de groupes sulfone ou acide sulfonique. La limite supérieure de concentration dépend de l'agent choisi et de la température à laquelle l'oxydation est effectuée. Si la tem- pérature est maintenue à une faible valeur, par exemple l'ambiance, on peut utiliser des concentrations atteignant 3 à
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5.-' ou dans certains cas 10 3. 2)) sans conversion substantielle des groupes en sulfones et(ou) acides sulfolliques.
Aux températures supérieures allant jusqu'à 50 et 50 C la concentration des agents plus énergiques doit être progres
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sivernent abaissée nour éviter une conversion notable en sulfanes et acides sulfoniqaes. Comme il est expliqué dans la suite, l'oxydation partiellc- en acide sulfonique peuc être désirable pour obtenir des groupes d'échange de cations dans
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le polymère rétifié par les liaisons disuliurôeso 'i'rés [;
0 t 'je, il peut être désirable d'effectuer la majeure partie du chauffage pour effectuer la rétification après une période relativement limitée de traitement dans une solution de l'agent oxydant qui sert principalement à effectuer l'imprégnation des fibres, pellicules, filaments, etc.., par l'entioxydant et peut ou non servir 3. effectuer une'par-
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tie de la r6t:j.fi.catioll désirée. Le stade de chauffage qui suit peut alors être dit stade de cuisson et peut être effectué à deà---teiip.'rattire.9 de 50 à 2t)U C., mais, comme on l'a dit, la limite sl'pCrieure à ce stade dépend de l'agent cyy-
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dant particulier utilisé.
Dans ces cas, après avoir anlevé le polymère du milieu contenant l'agent oxydant, on peut éliminer l'excès de ce milieu par exemple par succion, esso- rage ou balayage par l'air et l'oxydation,' qui peut ou non avoir ét:: commencée pendant que le polymère est immergé dans le milieu contenant l'agent oxydant, peut être menée à son terme par chauffage ultérieur du polymère à des températures élevées comprises entre 80 et 200 C pendant une période coin- prise entre environ cinq minutes et une demi-heure aux tempé- ratures supérieures et quinze minutes à une ou deux heures environ aux températures inférieures. rétifiables
Les motifs/du polymère peuvent consister en motifs .
acrylate, méthacrylate ou itaconate d'alcoxyméthylthioalcoy- le. Ces motifs sont hydrolysés en groupes thiols de la même manière que les motifs de sulfure d'alcoxyméthylvinyle ci-des. sus décrits et l'oxydation modérée telle que décrit ci-dessus sert à former des liaisons disulfurées.
La discusssion jusqu'ici se rapporte auxpolymères contenant des motifs possédant des groupes d'échange d'ions et des motifs rétifiables. Un autre procédé tel que briève- ment mentionnés ci-dessus consiste à produire des polymères linéaires contenant des motifs propres à la rétification, ainsi que des motifs contenant des groupes pouvant être con- vertis en groupes d'échange de cations ou groupe d'échange d'anions. Ces derniers types de motifs peuvent être dits mo- tifs précurseurs.
Des exemples de motifs précurseurs compren- nent ceux obtenus à partir d'acrylonitrile et d'esters d'aci- de à non-saturation monoéthylénique comme les acrylates, mé- thacrylates et itaconates des alcools possédant 1 à 18 atomes de carbone comme l'éthanol, le méthanol, l'isopropanol, l'hexe (nol, l'octanol, le dodécanol, l'octanol et l'alcool beuzyli- que.
L"acrylamide, la méthacrylamide ou les acrylamides pu méthacrylamides substituées à l'azote sont utilisables
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':.'OU., ces groupes, y C')1!lDris l'acrylouitrile, les esters et les acides, sont hydrolysables a.-,rc for:laL¯oü de Elotifs carboxyliques possédant des capacités d'échange de cations.
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Le styrène, le viuyi-toluène, le vinyl-naphta12ne et les composés viayl-aromatiques four:1issent également des motifs précurseurs qui peuvent être convertis par sulfonation ou phosphorylation en groupes d'échange de cations. La discussion
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ci-dessus a déjà neutre le conversion des homopolyruères des sulfures d'alcoxyméthyl-vinyle de formule 1 par hydrolyse en motifs thiol et ,S.01l me veut, eu motifs acides sulfouiques.
De nene, les hC'nIopolyl1l0res des esters a7¯colyr!lE:thylthio-aLcoy¯ lÜpe::3 c')3u'!<? les acrylates, 1=iéthacrjrlaz>s ou itaconate.3, Ïf:iac.It être utilisés celle !10tifs précurseurs propres à "',' 1.:.1' es r0upes pavant être convertis en groupes d'échan- !-...:l cations, soi thiol ou acide SLd.fOtl7..qüe.
De plus, les .?c71 tes, II1C.'t;lc,CY'jtZ.B'CE?S ou itaconates moutionaés ci-dessus f:er'Ieat, de précurseurs pour l'introduction de groupes d'échange délions tels que des groupes aminiques et des groupes ;'!'.,'.11HU!.l quaternaires, !insi, ITaminolyse de ces acrylates, :..T.'i:K-ryl'3te At itaconates peut. être effectuée à l'aide de ?>loTa.i:r.nc3s et en particulier de diamines calume la dirü.;tlly1r;j.l'.o."éthy1a iin>3 ou l'un' quelconque des a::1ines mentionnées c -'.03:iUS ou de la demande' de brevet bi%1.ge n ÎF14É206 du " juillet L:fr77 précitée.
Les moti-fs cout?naut une amine peuvent alors, si on 1p vout, être C171I-"¯''. (>11 :r10i:1f,,S couteusat de l' ammoniWl1 . 1,:.11/ )',101)'", r.'r é>.i.c;jj: 1., liJ;i au tr:Ou21 de l'un quelconque des ...,., ;,h:u:ll;'j,1t::.; :,tr^¯1:10.211éS cl-dessus. i,1Ç1!;Iinolyse et la Q:::.t':'Y'lii3)t.L')n i)!'uV'W, <?tr? effectuées co![me il est dit dans la :.1':C 7.t$ d'?11:811de ci@? brevet n l.4-.2.06 à laquelle ou pourra Ï'.rÉ,ryr i,L:aii..lltC:1 ce qui concerne 103 81:lÍues, es agents ;>lc0yhmtr:
.) les procédés et lec conditions d'a."iuolyse et de
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quaternisation. Les motifs provenant des composés vinyl-aromat tiques comme le styrène, les vinyl-toluènes, les vinyl-naph- talènes, etc...,servent de précurseurspour l'introduction également de groupes d'échange d'anions. Ainsi, leurs copoly- mères avec des motifs rétifiables peuvent être haloalcoylés, et en particulier chlorométhylés, et les groupes haloalcoylés mis en réaction avec les aminés tertiaires comme la trméthyl- amine, la triéthylamine, la triéthanolamine, etc...avec for- mation de groupes d'ammonium quaternaire d'échange d'anions,
2 ou avec des sulfures de formule R -S-R dans laquelle R est un groupe alcoyle de un à quatreatomes de carbone et R2 est un groupe hydroxy-alcoyle de un/à quatre atomes de carbo- ne, avec formation de groupes sulfonium d'échange d'anions de fo 'mule :
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dont l'anion OH est convertible en un autre quelconque, tel que chlorure, bromure, etc...
La conversion des groupes haloalcoylés en groupes sulfonium tertiaire s'effectue par réaction du polymère haloalcoylé avec ledit sulfure organique. l est préférable que la réaction du copolymère haloalcoylé et du sulfure organique soit effectuée en présence d'un liquide organique constituant un solvant du sulfure organique et également susceptible de provoquer le gonflement des parti cules de copolymère haloalcoylé. Des hydrocarbures comme le bensène ou le toluène et des hydrocarbures halogènes cornue le dichlorure d'éthylène ou le tribromoéthans conviennent à cette fin.
La réaction s'effectue assez facilement et on peut opérer à des températures allant jusqu'au point, d'ébullition du mélange réactionnel. La réaction qui intervient est illus- trée par l'équation suivante, qui représente la réactioni d'un copolymère chlormoéthyl du styrène avec le sulfurp de m'th
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éthyle :
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Les hompolymères des monomères aminiques, comme le méthacrylate de diéthylaminoéthyle;, peuvent être filés et les motifs aminiques peuvent être partiellement alcoylés à. l' aide de menochlorures et d'agents alcoylants à fonction simple telf qu'énumérés ci-dessus, pour former des groupes ammonium cuaterniaire d'échange d'anions et partiellement alcoylés au moyen d'agents alcoylaiits à fonction double comme les dihalogénures/mentionnés ci-dessus, par exemple le dichlorure d'éthy' lène et le dichlorure de xylidène, de manière à effectuer la rétification.
Les polymères des sulfures d'alcoyl-vinyle comme le sulfure de méthyl-vinyle, le sulfure d'éthyl-vinyle et le sulfure d'isobutyl-vinyle avec des motifs rétifiables peuvent être mis en réaction avec des agents alcoylants comme le chlorure de méthyle, le chlorure d'éthyle, le chlorure de benzyle, le chlorure d'allyle, les chlorures d'allyle substitués, par exemple le chlorure de dodécylallyle, les chlorures de dod4cényle, les chlorures d'alcoyl-benzyle comme les chlorures d'octyl-benzyle (à partir du di-isobutylène);
, les composés aromatiques chlorométhylés quelconques comme le chlorure de chlorobenzyle, le chlorométhyl-thiophène, le chlorométhylfurane, le chlorométhyl-naphtalène ou les bromures ou iodures correspondants comme le bromure de phénoxyéthyle et l'iodure de méthyle.
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L'opération d'alcoylation est effectuée dans un solvaut approprié quelconque comme l'eau, le benzène, le glycol, Le méthanol, l'éther, le dioxane, ledichlorure d'éthylène ou leurs mélanges. La température peut aller de l'ambiance au point d'ébullition ou de reflux du solvant, soit 20 à 260 C.
Une température de 40 à 110 C est toutefois préférable et on choisit le solvant de manière à obtenir une température de reflux dans cette gamme. Si l'on fait appel à des agents al- coylants gazeux, on utilise un autoclave. Un catalyseur n'est pas nécessaire mais les iodures sont utiles, tels l'iodure de sodium. On utilise des quantités molaires équivalentes d'agent alcoylant et de motifs sulfurés présents dans le copoly- mère; il est toutefois possible d'utiliser un excès d'agent alcoylant.
Quand la résine contient des groupes aminiques tertiaires, l'agent alcoylant peut être introduit en quantité suffisante pour fournir la quantité équivalente du total des motifs sulfure et amine tertiaire présents dans le polymère. L'alcoylation des copolymères de ces sulfures de vinyle avec des monomères aminiques comme le méthacrylate de di- méthylaminoéthyle introduit simultanément deux types de motifs d'échange d'anions et la rétification peut également être effectuée par alcoylation moyen d'un dihalogénure coinme ci-dessus.
Les monomères qui fournissent ces motifs précurseurs dans le polymère peuvent être copolyrnérisés avec l'une quelconque des monomères rétifiables mentionnés ci-dessus et il suffit que les motifs rétifiables soient résistants à l'hydrolyse, l'aminolyse ou autre traitement propre à introduire les groupes d'échange d'ions dans le copolymère. Par exemple, l'acrylonitrile peut être copolymérisé avec le méthacryla- te de glycidyle.
Les conditions d'hydrolyse en vue de lacon- version des motifs d'acrylonitrile en motifs d'acide acrylique
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peuvent facilement être réglées de manière à n'exercer qu'une action négligeable sur les motifs méthacryliques de sorte que la totalité ou sensiblement la totalité du méthacrylate de glycidyle reste dans le copolymère après hydrolyse, que la rétification soit effectuée avant ou après cette hydrolyse.
Les copolymères de l'acrylate de méthyle avec le méthacrylate de glycidyle fournissent un système dans lequel les conditions de l'hydrolyse des motifs d'acrylate de méthyle laissent pratiquement inchangés les motifs de méthacrylate de glycidyle.
Quand on utilise des polymères contenant des motifs précurseurs et des motifs rétifiables pour le filage, .la conversion des motifs précurseurs en motifs possédant des groupes d'échange d'ions peut être effectuée avant l'opération de filage. Il est toutefois habituellement préférable et plus commode de former des fibres ou pellicules à l'aide du polymère et de convertir les motifs précurseurs en motifs d'échange d'ions à un stade quelconque après la formation, et plus généralement après avoir effectué la rétification, qui se fait elle-même après l'opération éventuelle d'étirage.
Que le polymère soumis au filage ou à la formation de fibres ou de pellicules soit du premier type mentionné, qui contient indépendamment des motifs rétifiables des motifs possédant des groupes d'échange d'ions, ou qu'il soit du type contenant les motifs rétifiables sous forme de motifs précurseurs, le procédé général de filage est le suivant.
Les polymères peuvent être mis sous forme de structures possédant au moins une petite dimension, telles que des pellicules, feuilles, fibres ou filaments, par extrudage à l'état fondu de solution aqueuse, s'ils sont solubles, dans l'eau, ou dans un solvant organique, ou d'une dispersion a- queuse s'ils sont insolubles dans l'eau, à travers un dispo-
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sitif d'extrudage contenant un ou plusieurs orifices dans un milieu coagulant approprié qui peut être un fluide refroidissant, gaze'ux ou liquide, dans le cas du filage à l'état fondu; une atmosphère chauffée dans le cas du filage à seç il' une solution où d'une dispersion aqueuse;
ou un liquide coa gulant dans le cas du filage humide d'une solution ou d'une dispersion aqueuse. On peut également fabriquer par une techni -que de pulvérisation des structures fibreuses ainsi,que des enduits orotecteurs dits "cocons".
Dans le filage des polymères à l'état fondu, on uti lise un dispositif permettant d'amener la masse polymère, qui peut être de préférence à l'état granulaire ou pulvérisé, à 1?état fondu au voisinage de la filière ou autre dispositif d'extrudage. Ce dispositif est généralement une chambre con- venablement chauffée voisine de la filière ou autre dispositif d'extrudage contenant la masse fondue et sur laquelle on exerce une pression de manière à la refouler dans l'orifice ou les orifices du dispositif,Dans ce procédé, quand le polym. mère soumis au filage contient des groupes tels que des radi- caux alcoxyméthyl-sulfure qui tendent à se rétifier par oxydation,
on peut éviter cette rétification en entretenant une atmosphère inerte (c'est-à-dire en excluant l'oxygène) en contact avec les courants sortant du dispositif d'extrudage, y compris pendant l'opération d'étirage des fibres ou pellicu -les, si on désire en effectuer une. On peut entretenir une atmosphère refroidie d'anhydride carbonique, d'azote, d'hélium, etc..., dans l'espace où l'on procède à l'extrudage du ou des courants de polymère. La température de l'atmosphère peut être de-50 à +20 C.
On peut appliquer les procédés de filage à sec et de filage humide à l'aide de solutions aqueuses de polymères s'il y sont solubles, ou de solutions organiques comme dans l'acétone, le dioxane, le méthyl-éthyl-cétone, la méthyl-
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isobutyl-cétone, la dimôthyl-formainide, la diméthyl-acétami- de, l'acétonitrile, la nitrométhane, le nitroéthane, etc.. La concentration du copolymère dans ces solutions peut être de 15 à 25% environ. De même, des dispersions aqueuses de copolymères fabriqués par copolymérisation en émulsion en milieux aqueux peuvent être mises sous forme de fibres, pellicules, etc... ,par filage à sec ou filage humide.
La concentration du copolymère dans des dispersions aqueuses peut être de 20 à 70% dans le filage humide ou de 40 à 70% dans le filage à sec. On utilise de préférence une concentration de 30 à 50% dans le filage humide et d'environ 50 à 55% dans le filage à sec.
Dans le filage à sec des solutions ou dispersions des polymères, le courant ou les courants de solution ou de dispersion sortant du ou des orifices du dispositif d'extrudage sont généralement soumis à une atmosphère chauffée immédiatement à leur sortie du dispositif d'extrudage et sur une distance considérable à mesure qu'il s'en éloignent. Ltopéra- tion s'effectue généralement dans une chambre dite cellule de filage dans laquelle on introduit une atmosphère chauffée, soit au voisinage du dispositif d'extrudage quand on opère en équi-courant, soit à la sortie du dispositif quand on opère en contre-courant.
La température de l'atmosphère chauffée présente dans la cellule peut être comprise entre 30 et 300 C environ. D'une manière générale, si la solution de filage utilisée est obtenue à l'aide d'un solvant organique volatil, la température peut être dans la partie inférieure de la garnie, par exemple 30 à 90 C alors què dans le cas d'une solution ou d'une dispersion aqueuse, on utilise généralement dans la cellule de filage des températures plus élevées.
Spécialement, quand on file une dispersion aqueuse provenant d'une copolymérisation en émulsion, on peut utiliser des températures de 1$0 , 400 C. En tout cas, si la structure
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pelliculaire est formée d'un polymère dans lequel les motifs rétifiables sont auto-rétifiables par chauffage, et si l'on désire procéder à un étirage, on doit éviter une tempérautre excessive ou une exposition prolongée pour réduire au minimum la rétification à ce stade.
D'une manière générale, les structures formées sont complètement coagulées au moment où elles quittent la cellule de filage. Toutefois, dans le cas où ;la durée et l'intensité du traitement thermique effectué dans la cellule de filage sont impropres à agglomérer de manière complète les particu- les de polymère présentes dans la structure formée quand on file une dispersion aqueuse de copolymère, on peut procéder à une opération supplémentaire de chauffage pour terminer l'agglomération. Ce chauffage est effectué à une températu- re suffisamment élevée pour porter la température de la struc ture formée ci-dessus au-dessus de la valeur T1 (température de transition apparente du second ordre) du copolymère et de. préférence au moins 30 C au-dessus de ladite valeur T..
La température de transition apparente du second ordre désignée ici par T1 est définie comme la température à laquelle la première dérivée des variables thermodynamiques comme le coefficient de dilatation ou la capacité thermique, subit un changement brusque. La température de transition est observée comme une température d'inflexion qu'on trouve commo dément en portant le logarithme du module de rigidité en fonction de la température. Un procédé convenable de détermi- nation de ce module et de la température de transition est décrit par Williamson dans "British Plastics", 23, 87-90. Les valeurs Ti utilisées ici sont généralement les températures auxquelles le module est de 300 kg/cm2.
Les valeurs Ti indi- quées se rapportant aux polymères secs, sauf indication contraire.
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Les produits quittant la cellule de filage (à sec, humide ou à l'état fondu) peuvent alors être étirés au degré désiré, par exemple entre 5 et 1000% environ de la longueur qu'ils possédaient avant étirage. Les fibres sont de préféren- ce étirées à 50% au moins.
Dans le filage humide des solutions ou des disper- sions aqueuses des copolymères, le baincoagulant liquide peut être un bain aqueux contenant des électrolytes (acides, bases ou sels). D'une manière générale, la teneur en électrolyte doit être de 5 à 50% et la température du bain d'environ 20 à 105 C, de préférence 30 à 45 C. Toutefois, quand on utilise des bains acides, des concentrations beaucoup plus faibles, même ne dépassant pas 0,5% sont efficaces pour abaisser le pH à une valeur de 6 ou moins. Des mélanges des électrolytes ci-dessus peuvent être utilisés, par exemple un bain acide contenant des sels ou un bain alcalin contenant des sels.
Les bains acides peuvent être constitués de solutions aqueuses contenant 0,5 à 98% d'un acide comme l'acide sulfurique ou un autre acide minéral, tel que les acides chlorhydrique, phosphorique,¯ borique ou sulfamique, ou d'un acide organique comme les acides oxalique, formique, acétique, citrique, lac- tique ou alcane- ou aryl-sulfonique, comme éthane-sulfoni- que ou toluène-sulfonique. Le bain peut avoir une valeur de pH de 1 à 6 et de préférence de 1,5 à 4. Le bain peut conte- nir indépendamment de ltacide des sels tampons comme le phos- phate monosodique. Les bains acides peuvent également conte- nir de petites quantités de sels de métaux polyvalents comme les sulfates, chlorures, etc...de fer (ferreux ou ferrique), d'aluminium, de zirconium, d'étain, de cobalt, de nickel et de zinc.
On peut également utiliser des bains alcalins en vue de la coagulation dans les opérations de filage humide.
Le pH peut être de 8 à 13 et il est de préférence d'au moin
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12 quand on utilise des dispersions aqueuses de copolymères en émulsion. Pour faire ces bains alcalins, on peut utiliser un électrolyte quelconque soluble dans l'eau ou un mélange de tels électrolytes, comme le chlorure de sodium, le chlorure de lithium, le chlorure de potassium, le carbonate de sodium, le sulfate de sodium, l'acétate de sodium, le sulfate de potassium, le formiate de sodium ou de potassium ou les phosphates de sodium des types divers comprenant des phosphates complexes, des bases comme l'hydroxyde de sodium ou de potassium Ou des mélanges de ces électrolytes.
L'alcalinité peut être également apportée par un hydroxyde d'ammonium quaternaire comme l'hydroxyde de triméthyl-benzyl-ammonium, l'hydroxyde
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d'hydroxyéthyl-triméthyl-ammoniurn ou l'hydroxyde de diméthyldibenzyl-aiinnon1utli. Peuvent également figurer dans le, bain des matières organiques comme du glucose ou de l'urée.
On peut.avoir recours à des bains acides, neutres ou alcalins contenant comme composant principal du soluté des sels neutres, acides ou basiques. On peut par exemple compo- ser un bain coagulant à l'aide de solutions aqueuses de sulfate de sodium, de chlorure de sodium, de chlorure d'ammohium, de carbonate de sodium, de bisulfite de sodium, d'acétate de sodium, de borax ;de chlorure d'aluminium, etc...
On peut également effectier le filage à l'état humide par extrudage de la solution ou dispersion du polymère dans des liquides organiques qui sont des non-solvants du po lymère mais des solvants pour l'eau ou le liquide organique utilisé pour la dissolution du polymère utilisé pour la fabri cation de la solution de filage.
L'immersion des filaments ou des pellicules dans le bain coagulant peut varier de moins de un centimètre, par exemple 0,6 à 1,2 cm, à plusieurs dizaines de centimètres, par exemple 90 à 120 cm et plus. Dans le filage humide, les
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filaments, après enlèvement du bain coagulant, peuvent être traités par un agent neutralisant tel qu'une solution aqueuse acide quand le bain coagulant utilisé est alcalin. Que l'on effectue ou non une neutralisation préalable le rinçage peut être effectué par exemple au moyen d'eau ou mène au moye!) de liquides organiques, l'eau étant préférable.
La filière ou dispositif analogue d'extrudage peut être alimenté en dispersion à l'aide d'un réservoir par un procédé à pression constante ou volume constant. On peut utiliser à cette fin un piston à huile fonctionnant pneumatiquement, hydrauliquement ou mécaniquement* Quand la disperwoion peut être soumise sans risque à une pression directe d'air ou d'un gaz approprié, on peut introduire de l'air ou autre gaz approprié comprimé dans le réservoir directement sur la dispersion, sous la commande d'un système régulateur de pression approprié d'une manière classique.
Quand les dispersions possèdent une stabilité satisfaisante à l'égard du caisillement mécanique, on peut les charger aux filières à l'aide de pompes appropriées et en particulier des pompes or-' dinaires à engrenages qui peuvent être installées avec le bypass ordinaire de réglage de pression.
La dimension des orifices de la filière peut être d'environ 12,5à 250 microns et même 500 microns. Pour obtenir des filaments fins, on peut utiliser la dimension usuelle des orifices, à savoir 62 à 100 microns de diamètre, et pour obtenir de gros filaments, on peut utiliser des orifices de 125 à 225 microns. On peut même utiliser des orifices encore plus gros pour produire des monofils dont la section peut être circulaire ou ovale, elliptique ou rectangulaire ou en formé de fente de manière à produire des rubans ou des pelli. cules de largeur variée.
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Les pellicules ou filaments peuvent- être retirés du dispositif d'extrudage à la même vitesse que la'vitesse linéaire d'extrudage à une vitesse très supérieure ou très inférieure. Par exemple, la vitesse de retrait peut ne pas dépasser 20% de la vitesse d'extrudage ou elle peut être le double ou le triple de cette vitesse. La vitesse de retrait peut varier de 1 à 100 mètres par minute ou plus.
Quand on produit une pellicule on peut la bobiner sur un mandrin quand la'rétification est effectuée et de préférence après'séchage de la pellicule ainsi rétifiée. Quand on produit des filaments, on peut les recueillir par enroulement sur une bobine ou sur un godet centrifuge lequel a l'avantage de conférer un léger degré de retordage, par exemple de 0,6 à 1 tour par centimètre au filament, mèche ou filé, quand la filière est à plusieurs trous. Le collectage est de préférence effectué après la terminaison de'la rétification et du séchage:
Au cours de l'étirage des filaments ou des'pellicules, on peut les chauffer à des températures de 70 à 300 C par passage dans une atmosphère chauffée ou sur une plaque lisse chauffée, par exemple une plaque métallique.
Le degré d'étirage peut être réglé par exemple en disposant l'atmos- phère ou la plaque chauffée par laquelle ou sur laquelle passent les filaments ou pellicules entre une paire de rouleaux ou cylindres débiteurs ayant la différence désirée de vitesse de manière que la vitesse linéaire des filaments à la périphérie du second rouleau soit de façon pré-déterminée de 50 à 1000% ou plus supérieure à la vitesse périphérique du premier rouleau.
Quand on file une dispersion aqueuse de copolymère on peut utiliser un adjuvant de fusion. Ces matièrespeuvent être introduites dans la dispersion aqueuse de polymère avant" la polymérisatLon en émulsion des monomères ou. après. Les composés efficaces à ce titre ont une certaine solubilité
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dans le polymère et un coefficient de répartition favorable dans un système polymère-eau. On peut utiliser un copolymère de 70 parties d'acrylintrile, 5 parties d'un comonomère ré- tifiant et 25 parties d'acrylate de 3,3,5-triméthyl-cyclohexy- le avec l'adiponitrile, l'alpha-méthyl-succinonitrile et le nitrométhane.
Sont également efficaces comme adjuvants de fusion des polymères formés en proportion principale à l'aide d'acry- lonitrile ou de méthacrylonitrile le phényl-acéto-nitrile, le butyro-nitrile, l'hexane-nitrile, l'alpha-méthyl-succino- nitrile, l'acrylonitrile ou le méthacrylonitrile monomère, l'endométhylène-tétrzhydrobenzo-nitrile, le succinonitrile, le benzonitrile, l'isobutyronitrile et le furonitrile.
Le toluène, le xylène, les hydrocarbures chlorés comme le chloroforme et le dichlorure d'éthylène, l'acétate d'éthyle et l'acétate de butyle constituent des adjuvants de fusion intéressants des copolymères de 80% de méthacrylate de méthyle, 13% d'acrylate d'éthyle et 7% d'un comonomère rétifiant. On peut utiliser 1 à 40% en poids d'un adjuvant de fusion en poids du copolymère, depréférence 10 à 20%.
Quand les fibres ou pellicules ont subi un étirage longitudinal, les molécules du polymère sont au moins partiel. lament orientées selon l'axe de la fibre ou la. longueur de la. pellicule et le degré d'orientation dépend du degré d'éti- rage. Le chauffage de ces fibres ou pellicules provoque très rapidement Lui retrait et la perte d'un? forte proportion ou de la totalité de l'orientation à des températures relative- ment basses. En soumettant les fibres ou pellicules étirées au procédé de rétification selon l'invention, la température à laquelle se produit dn retrait important de la fibre ou de la pellicule est sensiblement élevée et le degré de retrait à une température donnée, par exemple 200 C, est fortement réduit.
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Comme on l'a dit, l'opération de rétification peut être effectuée à un stade quelconque du procédé de formation de la fibre ou du filament. On peut par exemple l'effectuer directement sur les fibres récemment formées, aussitôt après les avoir enlevées de la filière dans une opération de filage à l'état fondu. Toutefois, pour obtenir des produits de - meilleure résistance, il est généralement préférable de les étirer avant d'en effectuer la rétification. Bien entendu, si dans les produits particuliers désirés, il est inutile de let orienter ou les étirer pour leur conférer une plus grande résistance, la rétification peut être effectuée peu après l'agglomération complète du polymère sous forme de fibre ou de pellicule.
Toutefois, quand on file des dispersions aqueuses de copolymère par filage humide ou à sec en ayant recours à un stade de "fusion-séchage" pour effectuer l'agglomération complète des particules en une masse continue, il est généralement désirable et dans la plupart des cas essentiel que la fusion-séchage, qui est effectuée à des températures relativement élevées supérieures d'au moins 30 C à la valeur Ti du copolymère (soit 60 à 400 C) soit opérée avant la rétif cation.
Les filaments, fibres, pellicules, filés, câblés ou étoffes obtenus peuvent être soumis aux autres procédés usuels d'apprêtage tels que le crêpage, le bouclage, le retorda. ge; l'encollage, l'amollissement ou.la lubrification pour en faciliter le tissage, le tricotage ou autres opérations textiles.
Les filaments, fils et filés/produits par les opéra tiens ci-dessus décrites sont propres à la fabrication des divers types d'étoffe. Ils sont intéressants pour les étoffes ou l'on désire un retrait détermine, par exemple les tissus filtrants.
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Les fibres ou filaments non-rétifiés selon l'invention et en particulier ceux obtenus à l'aide de copolymères contenant 0,5 à 30 mois pour cent dmotifs rétifiants, étirés ou non, peuvent être convertis en étoffes avant rétification par oxydation modérée du polymère puis, à un stade quelconque pendant ou après cette fabrication, l'étoffe ainsi obtenue étant alors soumise à la rétification. Les procédés de fabrication applicables sont la formation de filés par retordage de filaments continus ou par étirage et retordage de fibres discontinues formées à l'aide des polymères. 'Sont également compris les filés replia ou câblés obtenus en doublant deux ou plusieurs filés retordus obtenus à partir de filaments continus ou de fibres discontinues.
Indépendamment des filés et des câblés, on peut fabriquer des étoffes par tissage, tressage ou tricotage des fils. Sont comprises également les étoffes non tissées dans lesquelles les fibres formées de polyùères rétifés contenant des groupes d'échange d'ions sont réparties au hasard avec formation d'une structure analogue à celle du feutre ou du papier, de faible ou l'orte densité. On peut ai-nsi fabriquer une étoffe non-tissée par cardage des fibres de polymère, avec ou sans autres fibres de type textile ou de la longueur propre à la fabrication du papier, comme la pâte de bois, le coton, la soie, la rayonne, la laine, le fil, le "Nylon", la téréphtalate de polyéthylène, etc..., puis provoquer l'adhérence de certaines de ces fibres dans les produits par chauffage.
Les fibres formées de polymères contenant des groupes d'échange d'ions et des motifs rétifiabkes peuvent servir à cette adhérence, auquel cas leur chauffage dans la structure fabriquée, matelas, textile tissé ou tricoté, etc... jusqu'à l'état poisseux peut être suivi d'un traitement à l'aide d'un agent rétifiant et d'un chauffage pour effectuer la rétification et conférer
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ainsi un gonfleront et un retrait .réduits et l'insolubilisa- tion et la stabilisation des fibres collées dans la structure
Les produits pelliculaires sont des résines d'échange d'ions sous une forme spéciale qui permet leur adaptation de manières très diverses à.,des fins multiples propres à ces résines, telles que l'activité d'échange de cations,
l'activité d'échange d'anions, l'activité, catalytique, et autres fonctions chimiques y compris l'activité oxydante. Ils peuvent être modifiés pour en améliorer des activités particulières quelconques. Par exemple, les produits résineux d'échange d'anions selon l'invention peuvent être traités au m:)yen d'un sel cérique anionique, par exemple du sulfate ou du nitrate cérique complexe anionique; ainsi le premier, qui
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peut être représenté par la formule a{S0)n-- Ylt 9 petf être mis en contact en solution aqueuse avec la résine jusqu'à ce que celle-ci soit saturée du complexe, ce qui donne des résines oxydantes présentant une grande variété d'applications dans tous les cas où un agent oxydant solide peut être désirable.
On peut ainsi préparer à l'aide des résines oxydantes sous forme de fibres des filtres utilisables pour les tabacs (cigare, cigarette, pipe) pour oxyder et (ou) sorber les composants organiques et minéraux de la fumée qui est aspirée dans le filtre par le fumeur. On préfère les fibres fines pour obtenir le maximum de surface de support du sel cérique.
Dans les exemples qui suivent, les parties et les pourcentages sont exprimés en poids, sauf indications contrai res.
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EiT.tfiL' 1.- (a) A 200 parties d'eau distillée à la température ambiante on ajoute 6 parties d'une solution aqueuse contenant 2% de sulfate ferreux heptahydraté et 4% du sel de sodium
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de l'acide éthylèl1<?..diwnino-tétracétique réglée à pH 4 au. '
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moyen d'une solution 0,5 N d'acide sulfurique. On ajoute alors 3 parties de laurate de sodium puis 0,6 partie de formaldéhyde-sulfoxylate de sodium dihydraté. On règle le pH de cette solution à 10,5 au moyen de NaOH 0,5N.
On ajoute en agitant un mélange de 65 parties d'acrylonitrile, 15 parties d'acrylate de butoxyéthyle, 20 parties de sulfure de méthoxyméthyl-vinyle et 20 parties d'adiponitrile et on remplace l'air qui se trouve au-dessus de l'émulsion ainsi formée au moyen d'azote. A l'agent émulsionnant on ajoute alors
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0,15 partie drthydroperoxyde de phénylcyclohexatze sous forme d'une solution toluénique à 10%. Après une courte période d'ir.
-duction, la polymérisation commence, comme le montre la brus-. que élévation de température. On règle alors la température en refroidissant de manière à la maintenir entre 35 et 40 C.
On obtient en environ une demi-heure après l'addition de
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1'hydroperoxyde de phénylcyclohexane plus de 05 de conver- sion en une dispersion d'une fine dispersion particulaire (moins de 0,1 micron de diamètre). Le polymère contenu dans cette dispersion possède une valeur Ti d'environ 80 C.
La dispersion préparée comme il est décrit ci-dessus est envoyée à l'aide d'un? pompe selon un débit de 2,8 g par minute à travers une filière dans un bain coagulant. La filière est faite d'un alliage de platine. Sa face possède un diamètre de 12,7 mm et est percée de 40 trous d'un diamètre individuel de 0,0625 mm. Le bain coagulant est une solution aqueuse d'acide phosphorique à 5% maintenue à 65 C. La faisceau de filaments formé est tiré dans le bain à la vitesse de dix mètres par minute. Le parcours à l'état immergé dans le bain est de 10 cm environ. Le filé est lavé à l'eau à 60 C puis dans une solution à 0,5% de borax à 60 C et séché au contact d'un cylindre enduit de poly-tétrafluoroéthylène à 260 C.
Il est alors envoyé sur des cylindres tournant
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à des vitesses différentes de façon à l'étirer de 600% envi- ron. Au cours de cette opération, le filé est chauffé à environ 130 C.
Le fil étiré est alors imbibé à longueur constante au moyeu d'une solution aqueuse à 49% d'acide phosphorique pendant trente minutes à 40 C puis pendant dix minutes dans une solution aqueuse contenant 0,04% de NaCH et 1% d'iode, dont le pH est réglé à 9 au moyen d'acide sulfurique N/2, la température de cette solution étant de 40 C. Le filé est alorsmaintenu à longueur constante et chauffé à 150 C pendant une heure.
Le filé, qui est alors à l'état rétifié et oriente, est traité au moyen de 140 ml par gramme d'un mélange de 50 parties de solution aqueuse d'hydroxyde de sodium N/20 et 50 parties d'éthanol à la température de reflux du mélange pendant deux jours de manière à hydrolyser un certain nombre de ses motifs en groupes carboxyliques. Le produit ainsi obtenu est une matière carboxylique d'échange d'ions sous forme d'un filé dont les filaments manifestent une orientation selon l'axe de la fibre et qui possède une capacité d'échange du sodium de 3,2 milliéquvalents par gramme.
(b) On opère comme en (a) mais en utilisant (au lieu de 140 ml) 180 ml par gramme de filé du milieu hydrolysant hydroalcoolique d'hydroxyde de sodium. La capacité d'échange de cations du filé ainsi obtenu est d'environ 4,3 milliéquivalents par gramme.
(c) On opère comme dans la partie (a) mais en utili- sant 240 ml par gramme de filé de la solution hydroalcoolique d'hydroxyde de sodium hydrolysante (au lieu de 140 ml). La capacité d'échange de cations du filé ainsi obtenu est d'environ 5,7 milliéquivalents par gramme.
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(d) On applique le procédé de la partie (a) mais en utilisant (au lieu de 140 ml) 300 ml par gramme de filé du milieu hydrolysant hydroalcoolique d'hydroxyde de sodium. La capacité d'échange de cations du filé ainsi obtenu est d'environ 7,2 milliéquivalents par gramme.
(e) On coupe les filas continus des parties (a) à (d) en tronçons de 38 mm environ, on les disperse dans un courant d'air obtenu à l'aide d'un ventilateur puis on les dépose sur un tamis de manière à obtenir un matelas fibreux de 7,5 cm d'épaisseur environ, que l'on peut introduire sous cette forme dans l'enveloppe d'un échangeur.
EXEMPLE 2.-
On dissout un copolymère de 70% d'acrylonitrile, 25% d'acrylate d'éthyle et 5% d'éther uréido-pentyl-vinylique dans la diméthyl-fomamide de manière à obtenir une solution à 17%.
On porte cette solution à une température de 95 C et on la re' foule à travers une filière à 40 trous (diamètre des trous : 127 microns), dans un bain de filage formé de glycérine chauf- fée à une température de 135 C, environ. La vitesse d'extruliage à la filière est de 12 mètres par minute. Le parcours immergé dans le bain est de 50 cm. Le filé quittant le bain est étiré à environ 250% entre des cylindres, débarrassé de la glycérine par lavage à l'eau et séché. Le filé est alors imbibé de 2,4-diisocyanate de toluène à 25 C pendant deux minutes et chauffé à longueur constante à 70 C pendant quarante heures. Le filé ainsi traité est hydrolysé à l'aide d'une solusion hydroéthanolique de NaOH d'une manière similaire de celle décrite dausl'exemple 1.
Le produit possède une càpaci- té d'échange du sodium d'environ 3,1 milliéquivalents par gramme.
, De la même manière, on obtient une matière fibreuse d'échange de cations à l'aide d'un copolymère de 70% d'a-
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crylonitrile, 25µil d'acrylate de méthyle et 5%de méthacrylate d'uréido-éthyle.
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E1CEj.v:
PLE 3. -
D'une manière similaire de celle de l'exemple 1(a) on prépare une dispersion aqueuse contenant un copolymère de 31 parties d'acrylate d'éthyle, 59 parties de méthacrylate de méthyle et 10 parties de sulfure de méthoxyméthyl-vinyle. On l'envoie à travers une filière de 40 trous selon un débit de 2 g par minute dans une solution aqueuse d'hydroxyde de so-
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dim à 30%, a 70 C. fln tire les filaments de la filière à une vitesse de 6 mètres par minute. La longueur du parcours dans le bain coagulant est de 50 cm.
On lave le filé, on l'imbibe à l'aide d'une solution d'acide chlorhydrique à 1% à la température ambiante pendant quelques minutes; on le sécbe et on l'étiré à environ 1005. On imbibe le filé étiré à l'aide d'une solution aqueuse d'acide chlorhydrique à 4% à 40 C pendant une heure, puis à l'aide d'une solution étha- noli.que d'iode à 5% pendant une heure à 40 C. Le filé est ensuite chauffé à 100 C pendant six heures avec relâchement de 5%. Le filé ainsi chauffé est traité au moyen d'un mélange de 50 ml d'éthanol et, de 50 ml de NaOH N/20 par gramme de filé à 40 C pendant trois jours environ.
Le filé ainsi obtenu possède une capacité d'échange de cations d'environ 2 milliéquivalents par gramme.
EXEMPLE 4. -
On prépare une dispersion aqueuse à l'aide d'un catalyseur redox et d'un agent dispersant non-ionique au moyen d'un mélange de 45 parties d'acrylate d'éthyle, 35 parties d'acrylonitrile et 20 parties de méthacrylate de gl ycidy- le. La dispersion possède une teneur en copolymère de 40% On l'envoie à travers une filièro en alliage de platine de 40 trou:
! de 63 microns de diamètre dans une solution aqueuse
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30% d'hydroxyde de sodium à 80 C. en tire le faisceau de filaments dans cette solution sur une distance de 75 cm, on la lave à l'eau à 40 C, on le fait passer dans une solution aqueuse d'acide acétique à 105, on le sèche à fusion dans une colonne de 1,2 mètres de haut chauffée à 250 C, et on l'étire à 150 C à 150% environ.
On imbibe alors le filé à l'état relâché à l'aide d'une solution aqueuse à 20% d'hexaméthylène-diamine pendant cent heures à 25 C. On sèche à l'air le filé imbibé, on le chauffe à 80 C à longueur constante pendant une heure, on le chauffe à 130 C à longueur constante pendant une heure, on le lave à fond à l'aide d'une solution aqueuse à 5% d'acide acétique à 25 C puis à l'eau et on le sèche à l'air.
On traite alors le filé à longueur constante au moy. en d'un mélange de 50 ml de NaCh N/20 et 50 ml d'éthanol par gramme de filé à 60 C pendant environ deux jours. Le filé résultant possède une capacité d'échange de cations d'environ 2 milliéquivalents par gramme.
EXEMPLE 5.-
On prépare une dispersion d'un copolymère de 60 par.
-ties d'acrylonitrile et 40 parties d'acrylate de méthyle par un procédé similaire de celui décrit dans l'exemple 1(a) mais en n'utilisant que 10 parties d'adiponitrile. On concentre la dispersion à 55% de polymère solide par évaporation sous 100 mm environ de pression absolue de mercure. On refoule la dispersion concentrée selon une vitesse de 7 mètres par minute à travers une filière de 5 trous de chacun 63 microns de diamètre en sens descendant dans une colonne verticale sous atmosphère d'azote à 220 C . On recueille' les filaments à la vitessede 70 mètres environ par minute et on les soumet à une température de 260 C pendant quelques secondes, de manière à assurer une fusion complète des particules.
On traite alors le fil au moyen d'une solution comprenant 50 par
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ties de diméthylamino-propylamine et 50 parties de dodécane à 142 C pendant une heure. On étire alors le filé à environ 200% à 120 E et on le traite au moyen d'une solution toluénique à 20% de dichlorure de p-xylilène, à longueur''constante-, puis on le chauffe à longueur constante pendant trente minutes à 150 C. On imbibe alors le filé à l'aide d'un mélange de 60 ml de NaOH N/20 et 60 ml d'éthanol par gramme de filé pendant environ deux jours à 60 C. Le filé ainsi obtenu possède une capacité d'échange de cations d'environ 2,5 milliéquivalents par gramme.
EXEMPLE 6, -
On dissout un copolymère comprenant 60 parties d'acrylonitrile, 15 parties d'acrylate d'éthyle, 10 parties de sulfure de méthoxyméthyl-vinyle et 15 parties de l'ester butylique de l'acide éthylène-sulfonique dans un solvant formé de diméthylformamide de manière à obtenir une solution à 10%.
On file cette solution de manière à obtenir un filé (étiré à 250% environ) comme il est décrit dans l'exemple 2. Après lavage à l'eau pour éliminer la glycérine, on imbibe le filé à l'aide d'une solution à 4% d'acide sulfurique, à longueur constante, à 35 C pendant trois heures. On imbibe alors le filé à l'aide d'une solution éthanolique à 3% d'iode et on le traite à 130 C pendant quatre heures avec relâchement de 5%. Le filé ainsi obtenu contient des groupes acide sulfonique susceptible d'échange de cations. La capacité d'échange de,cations est d'environ 1 milliéquivalent par gramme.
De la même manière, on obtient une résine fibreuse d'échange de cations à l'aide d'un copolymère d'un mélange de 50 parties d'acrylonitrile, 15 parties d'acrylate d'éthy- le, 10 parties de sulfure de méthoxymémthyl-vihnyle et 25 parties de l'ester éthylique de l'acide vinyl-phosphonique.
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EXEMPLE 7. -
On prépare une dispersion d'un copolymère de 50 parties d'acrylonitrile et de 50 parties d'acrylate de méthyle par un procédé similaire de celui décrit dans l'exemple 1(a) mais en n'ajoutant que 10 parties d'adiponitrile. La dispersion, qui contient environ 35% de polymère solide, est filée dans de l'acide chlorhydrique à 4% à 75 C à l'aide d'une filière en alliage de platine, à 40 trous d'un diamètre individuel de 63 microns.
La vitesse d'étirage est de 3 mètres par minute et la longueur de l'immersion de 10 cm. On lave le filé à l'eau à 60 C, puis à l'aide d'une solution à 0,5% de horax à 60 C et on le sèche au contact d'un cylindre enduit de polytétra-fluoroéthylène à 240 C . On traite alors le filé au moyen d'une solution comprenant 40 parties de di- méthylamino-propylamine et 60 parties de dodécane à 140 C pendant une heure et demie. On l'étiré alors à environ 300% tout en chauffant à 110 C, puis on le laisse refroidir à l'état étiré.
On traite le filé étiré au moyen d'une solution toluénique à 105 de cichlorure de p-xylylène à 50 C à longueur constante pendant une heure puis on le chauffe à 150 C à longueur constante pendant quarante minutes. Le filé ainsi obtenu possède une capacité d'échange d'anions d'environ 2,2 milliéquivalents par gramme.
EXEMPLE 8. - (a) On opère comme dans l'exemple 7, mais en traitant le filé étiré au moyen d'une solution de dichlorure de p-xy- lylène à 10% et de chlorure de benzyle à 205 dans le toluène au lieu de la solution toluénique à 10% de dichlorure de p- xylylène.
-b) On traite le produit obtenu selon la partie (a) au moyen d'acide sulfurique à 5% pour le convertir en sulfate.
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On place les fibres résineuses dans un tube de ver- re et on fait lentement passer dans le lit ou colonne de fi- bres une solution aqueuse contenant 26,4 g du sel cérique de l'acide tétra-sulfato, de composition Ce(HSO4)4' et 50 ml d'acide sulfurique à 96% par litre de solution. On rince les fibres à l'aide d'eau désionisée, on les sèche et on en fait un tampon filtrant cylindrique destiné à être introduit à l'extrémité d'une cigarette.
EXEMPE 9.- On file une dispersion d'un copolymère de 40 par- ties d'acrylonitrile, 40 parties d'acrylate de méthyle et 20 parties de sulfure de méthoxyméthyl-vinyle et on traite. le fig lé au moyen d'acide phosphorique à 4% êt d'une solution aqueù- se alcaline d'iode, puis on chauffe comme il est dit dans l'exemple 1. On traite alors le filé rétifié au moyen d'une solution comprenant 50 parties de diméthylamino-propylamine et 50 parties de dodécane à 100 C pendant quatre heures. On le traite ensuite au moyen d'une solution à 2% de chlorure de benzyle dans le toluène à 60 C pendant une heure et on le chauffe à 140 C pendant deux heures.
EXEMPLE 10. -
On dissout un copolymère de 65 parties d'acrylo- nitrile, 25 parties d'acrylate de méthyle et 10 parties d'é- ther hydroxy-pentyl-vinylique dans la diméthylformamide de manière à obtenir une solution à 18%. On prépare un filé qu'on traite comme il est décrit dans l'exemple 2 de manière qu'il ait une capacité d'échange de cations de 3,3 niilliéqui- valents par gramme.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.