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L'invention est relative à un instrument d'observation binoculaire, tout particulièrement des lunettes, un télescope ou similaires, permettant de voir d'une manière stéréoscopique.
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Le dispositif suivant l'invention permet en outre de mieux reconnai..
@ tre les différences de distance en profondeur en s'adaptant aux conditions de lumière dans chaque cas particulier. La scintillation en regardant des films ou en regardant au loin est également réduite.
L'invention se base sur la constatation physique connue, à savoir qu'un effet stéréoscopique se produit lorsque, pendant l'observation avec les deux yeux, il se produit un retard entre le stimulus optique et la sensation de lumière dans la trajectoire des rayons vers l'un des yeux par rapport à la trajectoire des rayons vers l'autre oeil.
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On connaît déjà des limettes dont les verres sont formés par des verres absorbant plus fortement la lumière, tout particulièrement des verres teintés servant de protection contre les effets de l'éblouissement.
En tant que protection contre l'effet d'éblouissement par des phares ou d'autres fortes sources de lumière, on a également déjà proposé des lunettes de protection dans lesquelles les verres sont réalisés de manière qu'une par- tie de chacun des verres absorbe plus fortement la lumière provenant de la source de rayonnement que les autres parties des deux verres. Lorsque, par exemple, un phare d'auto arrive depuis la gauche, de telles lunettes de pro- tection sont exécutées de manière que les deux verres absorbent plus fortement la lumière venant de la gauche que celle venant de la droite.
Cependant, un effet plastique stéréoscopique, riche en contrastes dans le sens de l'invention ne peut pas être obtenu avec de telles lunettes.
Suivant l'invention, on utilise pour l'instrument d'observation des verres dans lesquels l'un des verres, respectivement l'oculaire, présente un degré d'absorption de lumière plus élevé que l'autre verre. Lors de la contem- plation d'un tableau, d'un site ou d'un mouvement, le stimulus optique absorbé par l'oeil correspondant au verre à degré d'absorption plus élevé est ressenti avec un plus grand retard du fait que ce stimulus est plus faible que celui absorbé simultanément par l'autre oeil au moyen de l'autre verre à degré d'ab- sorption de lumière plus faible. L'effet stéréoscopique, respectivement l'ef- fet plastique, dépend de la valeur de la différence d'absorption des deux ver- res.
Plus cette différence est élevée, plus cet effet est apparent, cependant il est évident qu'il faut également tenir compte de l'intensité de lumière (clarté) du moment.
Cette mesure peut être modifiée de différentes manières. Par exemple, à la place d'une absorption de lumière uniforme de la face de verre envisagée, il est possible de répartir sur les deux verres des absorptions de lumière dif- férentes, cependant dans ce cas, il faut toujours qu'à la partie à absorption de lumière élevée de l'un des verres corresponde une partie à faible absorption de lumière de l'autre verre.
L'effet stéréoscopique de telles lunettes peut être renforcé par des mesures optiques additionnelles, tout particulièrement par l'exécution prisma- tique ou cylindrique de l'un ou des deux verres.
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Sous le terme "verre" il faut comprendre ici tant un verre de lunettes de type inorganique ou organique, qu'une lentille pour un télescope, microscope ou similaire.
Suivant l'invention, les verres peuvent être exécutés de manière que l'un des verres soit caractérisé par une absorption de lumière plus forte dans la zone centrale, tandis que l'autre verre -est clair ou presque clair au centre et présente des z8nes à absorption de lumière plus élevée vers les bords; la transition de l'une à l'autre des différentes zones pouvant être exactement dé- limitée ou bien progressive.
Suivant une autre forme d'exécution, les zones d'absorption de lumière diamétralement opposées l'une de l'autre dans les deux verres, peuvent être orientées dans le sens radial depuis le centre du verre, soit progressivement, soit exactement délimitées.
Suivant un autre exemple, les verres peuvent être réalisés de manière qu'une partie ou un segment de l'un ou des deux verres soit clair ou presque clair et qu'à la partie claire de ce verre corresponde dans le sens du regard une absorption de lumière plus élevée dans l'autre verre.
La filtration de la lumière servant à procurer les différents degrés d'absorption peut être obtenue, de manière connue en soi, par une coloration appropriée du verre ou par d'autres filtrations.
L'effet stéréoscopique est également obtenu lorsque l'on utilise un verre unique à la place de deux verres et qui présente un degré d'absorption plus élevé que celui d'un verre clair.
Dans ce cas également, l'effet stéréoscopique de l'instrument d'obser- vation est renforcé par l'exécution prismatique des verres, respectivement du verre.
En outre, lorsque l'usager souffre de troubles de la vue, les verres peuvent être adaptés à sa vue par la taille donnée aux dits verres.
Enfin, l'instrument d'observation peut être exécuté sous la forme de monture supplétive, placée devant les lunettes, ou bien sous la forme d'une pièce appliquée ou intercalée lorsqu'il s'agit d'objectifs.
Dans ce cas, la monture supplétive, placée devant les lunettes, peut présenter des degrés d'absorption de lumière qui accroissent les propriétés d'absorption des verres de lunettes. De ce fait l'instrument d'observation peut être adapté à la clarté du moment.
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De même, la différence d'absorption de lumière entre les deux verres peut être additionnellement accrue de ce fait.
Il est à conseiller d'exécuter les verres de la monture supplétive de manière qu'ils puissent être repliés individuellement.
Lorsqu'il s'agit d'une paire de lunettes dans le sens de l'invention dont l'un des verres présente) du fait de sa coloration, une valeur dtabsorp- tion de lumière de 25 degrés, tandis que l'autre verre est constitué par un verre clair et présente donc une valeur d'absorption de lumière d'environ zéro degré, la valeur d'absorption de lumière du verre muni d'un filtre de lumière de l'instrument d'observation peut être accrue jusqu'à 75 degrés au moyen de la monture supplétive, en ajoutant un verre filtrant présentant une absorption de lumière de 50 degrés.
Lorsque, dans cette monture supplétive, les deux verres sont exécutés, en outre, de manière à pouvoir être repliés individuellement, on obtient d'au- tres possibilités de variations et, suivant l'exemple donné plus haut, il est également possible de replier un filtre de lumière devant le verre clair. En- fin, la monture supplétive peut être reliée fermement, dès l'abord, à la monture des lunettes,
Plusieurs formes d'exécution, données à titre d'exemple non limitatif, sont représentées schématiquement aux dessins annexés.
Suivant la fig. l, le verre 1 d'une paire de lunettes est constitué par un verre clair portant un champ central 2 d'une absorption de lumière plus élevée, tandis que le verre 3 présente un champ central clair 4 qui se prolonge vers le haut et vers le bas en z8nes à absorption de lumière plus élevée. A la place de la disposition horizontale, les z8nes à valeurs de clarté différentes peuvent également être orientées verticalement, transversalement ou radialement.
La disposition radiale des z8nes à absorption de lumière plus élevée, respectivement plus faible, est représentée à la fig. 2. Tandis que dans le verre 1 l'absorption de lumière décroît radialement depuis le centre du verre, elle augmente dans le verre 3 radialement depuis le dit centre. La transition de ltune à l'autre des z8nes peut être progressive, cependant, suivant les be- soins, elle peut être exactement délimitée.
La fig. 3 représente une monture de lunette 5 avec un verre unique 1 dont l'absorption de lumière est plus élevée que celle d'un verre clair, et ce, en raison de la coloration du verre.