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La mécanisation de plus en plus poussée dans l'agriculture conduit à réalisation permettant de récol- ter en peu de temps de grandes quantités de produits agricoles, tels que betteraves, pommes de terre, etc.., et de les faire parvenir au consommateur ou aux installa- tions de traitement. Ceci est particulièrement important pour les betteraves sucrières, dont le transport rapide vers la raffinerie de sucre est une condition préalable pour l'extension de la culture et l'utilisation rationel- le des possibilités industrielles de la raffinerie.
Il en est résulté très tôt le désir de mécanisation des opé- rations de transbordement de produits agricoles, notam- ment des betteraves, de sorte qu'on a imaginé depuis long- temps des appareils destinés à rendre plus économiques les travaux de déchargement dans les installations de traitement. Plus tard, la question du transbordement des produits agricoles s'est à son tour de plus en plus im- posée dans les régions de récolte. Le rayon de ramassage d'une raffinerie de sucre, par exemple, s'étend sur des distances allant jusqu'à 100 km. Le plus souvent il n'est donc guère possible d'amener la récolte à la raffinerie de sucre directement par la route, d'autant moins que le transport de la récolte a le plus souvent lieu par des véhicules tirés par des chevaux.
Pour ces raisons les betteraves récoltées sont transportées vers des gares de chemin de fer déterminées,pour être manuellement transbor- dées dans des wagons. Bien entendu on a également cherché à mécaniser ce transbordement pour le rendre plus écono- mique.
L'un des premiers appareils' de transbordement pour betteraves comprenait un échafaudage en fer à treuil,
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qui soulevait le véhicule de ramassage pour le retourner autour de son axe, et pour le décharger de cette manière dans le wagon. Cet appareil était extrêmement coûteux et son rendement était très limité. Dans une autre insta" lation de transbordement de betteraves utilisée initiale- ment, les produits en vrac étaient enlevés du véhicule de ramassage par un jet d'eau, et entraînés dans une tré- mie où une vis transporteuse les reprenait pour les char- ger dans le wagon. L'auge de la vis transporteuse était perforée pour permettre l'écoulement de l'eau utilisée 'pour le déchargement du véhicule de ramassage.
Cette installation était à son tour très coûteuse aussi bien pour la construction que pour l'entretien, mais elle of- frait l'avantage d'un grand rendement. Cependant, on n'envisage plus guère son utilisation pour les betteraves suurières, car on a constaté que la faculté de conserva- tion des betteraves transbordées avec de l'eau est extrê- mement mauvaise.
En effet, il faut tenir compte du fait que les betteraves subissent encore fréquemment des trans ports par chemin de fer assez longs, et qu'elles sont éventuellement entreposées dans la fabrique de traitements
Pour le transbordement dans des wagons de che- min de fer de produits agricoles tels que les betteraves, il est nécessaire d'envisager trois opérations qui sont d'abord le déchargement du véhicule routier, ensuite l'élé vation du produit jusqu'au niveau des wagons, enfin le chargement proprement dit des wagons. La mise en oeuvre de ces trois opérations est techniquement relativement facile. Certaines difficultés résultent cependant des conditions du lieu de transbordement qui ne permettent généralement pas le transbordement à jour fixe, à période fixe, ni en quantité déterminée.
Les conditions locales dépendent de la période de récolte, du rendement de la
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récolte, des conditions atmosphériques, etc... Même les conditions variables d'entreposage dans les installations de traitement, la capacité quotidienne des entrepôts, les perturbations éventuelles dans le fonctionnement des installations, etc... ont une grande importance pour les temps d'utilisation et la capacité des stations de trans- bordement. Il en est de même en ce qui concerne les condi- tions atmosphériques. Selon le temps qu'il fait, il est possible qu'une station de transbordement reçoive pendant certains jours des quantités de points et rien du tout pendant d'autres jours. Des'interruptions temporaires peuvent également se produire.
Un autre facteur important est le fait qu'une région de ramassage peut posséder es- sentiellement de grandes fermes, des fermes moyennes ou petites demandant le transbordement. Il est même fréquent que de grandes fermes, des fermes moyennes et petites doi- vent transborder côte à côte, ou qu'il soit nécessaire de transborder simultanément pour des destinataires dif- férents.
Etant donné que le fournisseur est payé selon la teneur de ses betteraves en sucre, le problème du prélèvement d'échantillons sur le lieu du transbordement joue également un rôle capital. En effet, selon les' procédés de récolte et les conditions du terrain d'une même région, un fournisseur peut amener plus ou moins de souillures qu'un autre. L'un des problèmes les plus im- portants de la technique la plus récente est donc le net- toyage pendant le transbordement dans les wagons de chemin de fer ou similaires. Abstraction faite de ce que, pour le propriétaire de l'installation, l'économie de transport résultant du nettoyage est la seule possibilité d'amor- tissement, la durée de conservation plus longue des bette- raves débarrassées de souillures est de la plus haute
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importance pour la raffinerie.
Dans cette raffinerie el- le-même, les souillures imposent une charge extrêmement importante à l'installation hydraulique..
Il ressort des considérations qui précèdent que la question du transbordement de produits agricoles, notamment de betteraves sucrières, impose la solution d'un problème capital, c'est-à-dire la création d'un ap- pareil permettant le transbordement entièrement mécani- que, répondant à toutes les conditions du lieu de trans- bordement et à la nécessité d'un nettoyage aussi parfait . que possible. Ce problème n'a pas été résolu par les premières installations précédemment décrites, ni par ' d'autres installations construites ultérieurement.
Il est vrai que ces dernières sont plus ou moins complètement mécanisées, mais elles sont fixes et ne remplissent donc pas la condition la plus ess entiellej c'est-à-dire celle de pouvoir intervenir en divers lieux en tenant compte des conditions variables de chaque lieu.
Etant donné les dépenses importantes de construction et d'entretien, on ne peut les monter que dans des stations de transbordement déterminées, et ceci est valable aussi bien pour les appareils de basculement des véhicules de ramassage de betteraves, qui déchargent ces véhicules par simple basculement et font ensuite passer les betteraves dans le wagon, que pour les appareils élévateurs et bas- culeurs à monte-charge fixe et treuil soulevant les véhi- cules pour les faire basculer au niveau d'une rampe de chargement fixe. L'intervalle entre le véhicule et le wagon est alors franchi par la rampe.
Le problème n'est également pas résolu par le transporteur de betteraves connu équipé d'une rampe de basculement, qui combine le dispositif transporteur avec la rampe de basculement, l'agencement étant tel que le véhicule au niveau de la
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route soit déchargé par basculement dans une trémie instal lée sous la route, dans laquelle les produits sont repris par un élévateur et un transporteur incliné qui les dépose dans le wagon.
Le dernier perfectionnement des installa- tions de transbordement fixe est représenté par une ins- tallation comprenant une trémie, un transporteur incliné à courroie dont la partie inférieure forme le fond de la trémie, un séparateur de souillures disposé au-dessous du point de déchargement de ce transporteur et constitué par une grille à rouleaux, par exemple, et un transporteur partant du dispositif séparateur de souillures et porté par une volée mobile transversalement et verticalement, reprenant les produits dans le séparateur de souillures pour les déposer dans l'entrepôt ou dans le wagon. Une installation agencée de cette manière remplit toutes les conditions imposées à une installation entièrement méca- nisée.
En ce qui concerne sa faculté d'intervention, on doit cependant répéter les mêmes objections que pour les autres installations fixes.
Il est tout à fait évident que les raffineries ni les chemins de fer ne peuvent pas construire des instal lations plus ou moins coûteuses dans toutes les gares d'une région de récolte, parce que ces installations exigent l'investissement d'un'capital important, et ne sont utilisées que pendant quelques semaines, c'est-à-dire pendant la période de récolte. Il était donc incontesta- blement urgent de créer un appareil de transbordement en- tièrement mécanisé, équipé d'un dispositif de nettoyage et se prêtant à l'utilisation dans une gare quelconque et selon un plan déterminé.
Il n'était pas possible de résoudre ce problème par le simple montage sur roues des installations fixes connues, et l'insuccès réaultait tou- jours du fait qu'il n'était pas possible de loger dans un
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véhicule routier ou ferroviaire tous les dispositifs né- cessaires aux opérations à effectuer pour le transborder ment de produits agricoles, c'est-à-dire les dispositifs de déchargement, d'élévation, de nettoyage et de charge- ment dans les wagons, le véhicule en question devant répon- dre aux conditions imposées par le code de circulation, c'està-dire aux cotes d'encombrement, sans aucune réduc- tion du rendement des dispositifs participant au transbor- dement.
L'invention concerne un appareil de transborde- .ment mobile répondant à toutes les conditions que doit remplir uns installation de transbordement, et à celles que doit remplir un véhicule.
La base de départ de l'invention est l'agence- ment de la dernière des installations fixes précédemment décrites, comprenant une trémie destinée à recevoir les produits, un transporteur incliné à courroie dont la parti, inférieure forme le fond de la trémie, un séparateur de souillures faisant suite au transporteur et formé de pré- férence par une grille à rouleaux, et un transporteur à courroie reprenant les produits dans le séparateur de souillures et mobile verticalement et transversalement.
En partant d'une installation ainsi constituée, l'inven- tion consiste en ce que le transport des produits déversés dans la trémie est assuré par une courroie transporteuse formant le fond de la trémie, qui est montée de façon à pouvoir être élevée et inclinée pour que le transporteur à courroie formant le fond se raccorde directement au sé- parateur de souillures. Dans une installation de trans- bordement ainsi constituée, qui peut être fixe ou mobile, le transporteur incliné faisant passer les produits de la trémie dans le séparateur de souillures est supprimé, ce qui permet, sans aucune réduction du rendement, de pro-
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portionner cette installation en longueur et en hauteur pour son montage sur un véhicule répondant aux côtes d'encombrement pour la circulation sur route ou sur une voie ferrée.
Un appareil construit selon l'invention sera décrit ci-après à titre d'exemple en regard du dessin annexé, qui montre également d'autres particularités com- plémentaires.
- La figure 1 est une vue en élévation latérale de l'appareil comprenant une trémie basculante; - la figure 2 est une vue similaire, mais montre une trémie agencée pour l'élévation; - la figure 3 est une vue en plan de l'appareil, tandis que - la figure 4,est une vue de face en position de travail ; - la figure 5 est une vue de face de l'appareil replié pour la circulation.
L'appareil représenté sur le dessin comprend essentiellement une trémie de réception 1 suivie d'un séparateur de souillures'2 se présentant sous la forme d'une grille à rouleaux, qui est à son tour suivi d'une volée 3 mobile verticalement et transversalement, portant le transporteur 4 destiné au chargement des wagons. En 5 est indiquée une cabine abritant les dispositifs d'en- traînement. Tous ces dispositifs sont montés sur un châssis 6 à roues 7. Le châssis peut faire partie d'un véhicule routier ou d'un véhicule ferroviaire.
Selon l'invention, le fond de la trémie de ré- ception 1 est formé par un transporteur à courroie 8, et cette.trémie est agencée selon l'invention pour pouvoir être élevée et inclinée de façon que le transporteur à courroie puisse se raccorder directement au séparateur de
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souillures 2 ou à une rampe 9 descendant dans le sépara- teur. La figure 1 montre de quelle manière la trémie de réception 1 peut être inclinée, tandis que la figure 2 montre le dispositif pour son élévation.
Grâce au fait que la trémie peut être inclinée ou élevée, il n'est pas nécessaire de prévoir un transpor- teur à courroie spécial pour faire passer les produits de la trémie dans le séparateur de souillures. Il est ainsi possible de supprimer l'espace nécessaire à ce transporteur spécial, et de répondre aux conditions impo- 'sées à la longueur du véhicule. On peut réduire davanta- ge la longueur en articulant la trémie de réception par son bord antéro-supérieur en 10 de la manière indiquée sur la figure 1. Il en résulte également une réduction de la pente de la trémie inclinée, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser au fond de cette trémie un trans- porteur similaire à un élévateur à forte pente.
La trémie de réception est de préférence incli- née par voie hydraulique, par exemple au moyen de vérins hydrauliques 11.Ses vérins sont montés sur le châssis 6, et ils sont munis d'un pied escamotable lla destiné à prendre appui sur le sol pour réduire la charge imposée au châssis.
Pour le basculement des véhicules de ramassage, et pour leur déchargement dans la trémie de réception 1, l'appareil représenté sur le dessin est équipé d'une pla- te-forme de basculement 12, prenant appui sur le sol par un châssis auxiliaire 13 et articulée à un côté laté- ral du châssis 6 du véhicule. Le châssis auxiliaire porte un vérin hydraulique 14 relié à la plate-forme par une bielle de suspension 15. Aux extrémités de la plate-for- me 12 sont articulées des rampes 12a, qui sont rabattues lorsque le châssis auxiliaire est déployé pour permettre
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aux véhicules de ramassage de s'engager sur la plate-forme et de la quitter.
Le châssis auxiliaire de la plate-forme de basculement est agencé de façon qu'il puisse être rele- vé et appliqué latéralement contre l'appareil sans augmen- ter considérablement la largeur-du véhicule comme le mon- tre la figure 4, ce qui est capital pour les cotes d'en- combrement en largeur ou le gabarit imposé au véhicule.
Dans l'appareil représenté, le séparateur de souillures est formé par une grille à rouleaux 2. Au-des- sous de cette grille à rouleaux est prévu un transporteur ' 'à courroie 16 destiné à recuèillir les souillures sépa- rées et à les déposer sur un transporteur d'évacuation
17. Le but de ce transporteur d'évacuation 17 est de recharger les souillures dans les véhicules de ramassage préalablement déchargés. Il .est agencé de façon que les véhicules de ramassage déchargés soient obligés de se ranger à l'arrière de l'appareil pour ne pas gêner les véhicules montant sur la plate-forme 12 ou descendant de celle-ci. Le transporteur d'évacuation 17 peut être es- camoté au-dessus de la trémie de réception 1 (position indiquée en pointillé sur les figures 1 et 2), pour assu- rer la compacité de l'appareil replié pour la circula- tion.
A la grille à rouleaux est raccordée la volée mobile 3 portant le transporteur de chargement 4. Cette volée est agencée de façon qu'elle puisse être escamotée au-dessus de la trémie de réception lorsqu'elle n'est pas utilisée (flèche de la figure 3), ce qui est également capital pour le gabarit du véhicule. Au-dessous de la volée est de préférence prévue une béquille auxiliaire à roues 18, permettant d'alléger la volée proprement dite ainsi que son mécanisme d'orientation. Cette béquille est avantageusement amovible ou articulée de façon qu'elle -
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puisse se loger dans la trémie de réception après l'es- camotage de la volée.
Pour l'utilisation d'un appareil mobile tel que le montre le dessin, on procède de la manière suivante :
Lorsqu'il s'agit de transborder des betteraves sucrières, par exemple dans une gare quelconque, on installe l'appareil sur le lieu de transbordement en le déplaçant sur une voie si c'est un véhicule ferroviaire ou sur la route si c'est un véhicule routier. La posi- tion des différentes parties de l'appareil est alors .celle que montre la figure 5:
On dispose l'appareil à côté d'un wagon W à' charger (figures 3 et 4). On déploie le châssis auxiliai- re 13 avec la plate-forme de basculement 12, et on rabat les rampes d'accès 12a. On déploie également la volée 3 et on retire le transporteur d'évacuation 17. L'ensem- ble de l'appareil occupe alors sa position de travail.
Les véhicules de ramassage Z (figure 4) s'enga- gent sur la plate-forme de basculement 12, à laquelle ils sont amarrés convenablement d'une manière connue en soi. L'opérateur fait fonctionner le vérin 14 qui fait basculer latéralement le véhicule de ramassage engagé sur la plate-forme, de sorte que son contenu glisse dans la trémie de réception 1. Après le déchargement du véhi- cule de ramassage, la trémie de réception peut être incli- née longitudinalement avec le transporteur à courroie 8 formant le fond de la manière indiquée dans l'exemple de la figure 1, ou élevée de la'manière indiquée dans l'exemple de la figure 2, jusqu'à ce qu'une extrémité ou l'ensemble de la trémie ait atteint la position la plus élevée.
Le mécanisme d'entraînement du transporteur à courroie 8 est alors embrayé, de préférence automatique-
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ment. Les betteraves arrivent ainsi sur la rampe 9 et glissent sur la grille à rouleaux 7 qui les débarrasse de la majeure partie des souillures. Les betteraves net- toyées passent dans une trémie 19 et arrivent sur le trans- porteur à courroie 4, qui les dépose dans le wagon W (ou éventuellement dans un entrepôt).
Les souillures traversant la grille à rouleaux tombent sur le transporteur à courroie transversal 16 qui les dépose sur le transporteur d'évacuation 17. Celui-ci les ramène de préférence dans l'un des véhicules de ra- massage préalablement déchargé.
Lorsque le transbordement est terminé dans uhe gare, on peut immédiatement transporter l'appareil vers une autre gare pour l'utiliser de nouveau. La mise en oeuvre de l'appareil peut être adaptée à toutes les con- ditions imposées dans une région de récolte. La main d'oeuvre de longue gurée, qui joue encore actuellement un rôle important dans les stations de chargement campa- gnardes, n'est plus nécessaire dans aucun cas et se limi- te exclusivement aux travaux d'installation et de commande - des appareils.
L'agencement de l'appareil selon l'invention ne permet pas seulement de créer un appareil de transbor- dement mobile, mais il est égalément avantageux dans le cas d'une installation fixe. D'autre part, l'appareil ne convient pas seulement au trahsbordement de bettera- ves sucrières, mais également à celui de produits en vrac quelconques, notamment de produits agricoles.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.