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La présente invention a "trait à un procédé prnxr wnix deux vitres par une bande métallique de manière à former un bloc hermétiquement scellé convenant spécialement en tant que fenêtre à double vitre ou à vitres multiples, afin d'empêcher la condensation sur lee surfaces internes des vitres. Le même procédé.est aussi applicable à d'autres constructions de verre où l'on désire former un joint hermétique à la pression, quel- que peu souple.
Dans les climats où il y a de grandes différences de température entre le dehors et la température confortable de
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l'intérieur, on emploie généralement des fenêtres à vitres mul- tiples. Plusieurs inventions ont porté sur la prévention de'la condensation entre les vitres. La plus réussie de ces inventions concerne différentes espèces de constructions à double vitre ou,. à vitres multiples, hermétiquement scellées. La production de ces fenêtres a toutefois été plut8t compliquée, et, donc, con- teuse, ou le produit n'était pas durable.
Selon l'invention, ce but est atteint d'une manière plutôt simple et souple. Le procédé est basé sur le fait bien connu qu'une feuille suffisamment mince, par exemple de cuivre ou de certains autres métaux et alliages ductiles, peut être fusionnée avec le verre, de manière que le métal suive les défor- mations thermiques du verre. Jusqu'à présent, la production de multi-vitre a, par exemple; impliqué, la métallisation des bords des vitres,.à la suite de quoi, une feuille métallique a été sou- dée aux bords, pour relier les vitres entre elles.
Selon l'in- vention, le raccord entre les vitres est formé-par une mince bande métallique ayant un point de fusion supérieur à celui du verre, ladite bande métallique étant directement fusionnée de champ au verre-, entre les vitres, à une petite distance des' bords desdites vitres. La bande métallique, qui a une largeur uniforme et une épaisseur convenable, par exemple comprise en- tre 0,005 et 0,1 fois l'épaisseur des vitres, est façonnée en une bague rectangulaire fermée ou quasi fermée et introduite entre deux vitres quelque peu plus grandes que ladite bague, à la suite de quoi le tout est chauffé à une température où la viscosité du verre est suffisamment basse pour empêcher le fendillement lors d'un échauffement local subséquent, mais suf- fisamment élevée pour empêcher la déformation des vitres ous l'in fluence de la pesanteur,
une température d'environ 500 C conve- nant pour le verre,sodique. Ensuite, on augmente encore la tem-
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pérature de la bague métallique, de préférence par un courant électrique établi par induction ou directement dans la bague, .de manière à fondre le verre en contact avec la bague. Le verre fondu mouille. les bords métalliques, qui pénètrent dans les sur- faces de verre du fait de la pesanteur ou du fait d'une force appliquée mécanique/, jusqu'à une profondeur .valant un petit nombre de fois l'épaisseur de la bande métallique, en chauffant la bande par un courant alternatif dans un champ magnétique, on fait agir @ des forces mécaniques vibratoires qui 'contribuent à former un bon lien entre le métal et le.verre.
Afin d'améliorer davantage encore' le mouillage du métal, qui est important pour l'établis- sèment d'un joint hermétique, la bande métallique peut être trai tée par chauffage pour lui donner une couche d'oxyde cuivreux ou être revêtue d'une couche d'un agent liant tel qu'une poudre 'déferre à bas' .'point de fusion ou de borax, avant que la bande ne soit introduite entre les vitres.
Le fusionnement du verre au joint de métal peut être effectué partiellement ou totalement par chauffage diélectrique par des électrodes situées à l'extérieur des vitres, la concen- tration du champ électrique aux bords de la bande métallique produisant l'échauffement local voulu du verre.
Après le refroidissement du bloc, l'espace compris en- tre les vitres est hermétiquement scellé à l'exception d'un pe- tit trou ou évent, nécessaire pour égaliser la pression pendant le. refroidissement. Pendant le fusionnement ou après le refroi- dissement, l'espace compris entre les vitres peut être rempli d'un gaz sec. de composition et de pression convenables eu égard à,la transmission'de chaleur et au point de rosée, après quoi l'on scelle le trou d'égalisation par la soudure à l'étain
Si la lame métallique est rectiligne sur une distance trop longue, il y a risque que les tensions mécaniques de bord
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fendillent le verre.
Cet inconvénient peut être écarté si la la% me métallique est ondulée de manière que la ligne d'intersec- tion entre la bande et le verre soit courbe, et soit de préfé- rence une sinusoïde ayant une longueur d'onde comprise entre 0,1 et 10 fois l'épaisseur du verre.
La figure 1 représente la ligne sinusoïdale approxima- tive de fusionnement 1 dans une surface de verre 2, vue perpen- diculairement, au verre :. Cette ondulation raidit aussi le lien s'opposant aux forces normales à la portion principale locale de la bande métallique ; cesforces s'exercent, par exemple, du fait des températures différentes des vitres. L'effet important de cette ondulation est limité aux parties de la bande fusionnée aux surfaces de verre ou aux surfaces de verre voisines. La par, tie médiane de la bande de verre reste àe préférence plate ou
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est ondulée-d'e'manière que les ondes de l'ondulation soient, per, pendiculaires aux ondes susdites,- pour soulager davantage le lien des tensions mécaniques.
Une telle.ondulation longitudinale de la bande peut aussi absorber les déformations provoquées par la variation de la pression de l'air.
La figure 2 représente un coin d'une fenêtre double, la bande 3 étant ondulée à la fois parallèlement et perpendicu- lairement aux surfaces de verre. Ladite ondulation longitudinale constitue par elle-même une amélioration de la capacité isolan- te et permet l'application simple d'autres vitres, dans l'espace fermé, afin d'améliorer davantage la capacité d'isolement.
La figure 3 représente une de ces vitres 4, portée par une rainure longitudinale de la bande.
La surface interne de la bande peut être traitée de ma- nière que les vitres intermédiaires n'y adhèrent pas. Pour une raison esthétique et en tant que moyen d'isolement, un châssis interne séparé peut être mis à l'intérieur de la lame métalli- que avant de la lier au verre. Un tel châssis convient aussi pour le support de vitres intermédiaires.
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Si un isolement spécialement poussé est nécessaire, l'espace entre les-vitres peut être vidé d'air et, dans ce cas, la majeure partie de la pression externe peut être reprise par un châssis rigide, séparé du châssis d'herméticité. Dans le cas de grandes vitres, il peut être nécessaire de prévoir des pièces d'espacement entre les vitres.
La bande métallique d'herméticité peut être produite par la déformation, par exemple, d'une bande de cuivre plate, qui peut aussi être traitée électrolytiquement pour modifier la surface ou pour rendre les bords plus minces. Suivant une variante, la totalité de la bande peut être fabriquée par dépôt électrolytique.
Un procédé de production industrielle des fenêtres se- . Ion l'invention est décrit ci-après à titre d'exemple :
Une .bande de cuivre rayant une épaisseur d'environ 0,1 millimètre et une largeur d'environ 20 millimètres est laminée pour produire l'ondulation voulue, façonnée et soudée en "bagues' rectangulaires, quelque peu plus petites que la taille désirée des vitres. Lesdites bagues comportent chacune un petit trou d'évent et sont plongées dans une solution de borax. Les bagues sont alors mises entre deux vitres et sont acheminées, à l'aide d'un transporteur, dans un four à tunnel ayant une atmosphère sèche où la température des vitres et de la bague de cuivre est élevée à 500 C.
Le transporteur qui, dans le présent cas, doit être isolé contre les courants de Foucault, passe ensuite dans un champ magnétique alternatif, où le courant induit dans la bague de cuivre fait encoure monter la tempéra ture de @ cette dernière pendant un temps bref, suffisant pour fusionner les bords de la bande métallique aux vitres. suivant une varian, te, le courant peut être conduit à la bague par aes conducteurs,
Soudes aux coins opposés, ces conducteurs étant ôtés après le fusionnement.
Dans la partie restante du four à tunnel, on fait
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diminuer lentement la température du bloc ; lorsqu'il atteint la température ordinaire, le trou d'évent est fermé par la sou- dure à l'étain et une laque protectrice est pulvérisée sur l'ex- térieur de la bague de cuivre et des liens.
Il est entendu que les réalisations de l'invention ici décrites et représentées doivent être considérées comme des exem ples illustratifs et que les enseignements de l'invention sont utiles non seulement pour la production de fenêtres, mais aussi @ pour celle d'autres objets et, par exemple, d'appareils à vide constitués par des pièces de verre séparées.
REVENDICATIONS
1. Procédé pour lier deux ou plusieurs objets de verre ou d'autres matériaux vitreux, caractérisé en ce qu'une bande métallique est mise de champ entre lesdits objets et en contact avec ces derniers, après quoi les bords de ladite bande sont fusionnés avec lesdits objets par un échauffement local.