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L'invention concerne plus spécialement l'articulation entre les montants adjacents, notamment d'échelles doubles, ce qui constitue certainement l'une des parties les plus importantes et les plus délicates dans la technique de fabrication des échelles.
De la conception de cette articulation dépendent non seule- ment la stabilité, respectivement la sécurité de l'échelle doublet mais aussi la commodité dans les manipulations des échelles.
Or, lorsque celles-ci présentent une certaine longueur, il est bien connu que leur mise en place est souvent très aléatoire et toutes imperfections dans la disposition relative des éléments coopérant à cette articulation sont pratiquement non apparentes vu la hauteur des échelles et la disposition même desdits éléments d'articulation.
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Ce n'est donc que tardivement que ces imperfections sont généralement décelables. En plus de ces éléments de sécurité, il importe aussi que ces éléments d'articulation puissent être exécutés dans des conditions très économiques et qu'ils puissent également donner la même efficacité et la même sécurité pour les échelles doubles de toute longueur, aussi bien lorsque les échelles sont disposées convergentes qu'en juxtaposition dans le prolongement l'une de l'autre en vue de réaliser une échelle de plus grande longueur que celle des échelles constituantes.
L'invention a pour objet un. dispositif d'articulation extrêmement simple, compact, très résistant, susceptible'd'être aisément et fermement assujetti en bout des montants d'une échelle, ce dispositif répondant, à coup sur, à toutes les conditions prérappelées et présentant, comme avantage exception- nel supplémentaire, de donner à l'usager un grand sentiment de sécurité lorsqu'il met son échelle en place,quelle que soit la longueur de l'échelle manoeuvrée.
Substantiellement, ce dispositif consiste en une ferrure présentant substantiellement deux élé- ments en forme de U, l'un étant conditionné pour s'appliquer à l'extérieur contre le montant et entourer partiellement celui-ci et le second étant conditionné pour venir se poser, par l'une de ses branches latérales, sur le bout du montant, ces deux éléments en forme de 'U étant mutuellement solidarisés, l'une des branches latérales du premier étant prolongée et repliée de manière à former une patte d'arrêt et la branche inférieure du second étant légèrement prolongée,
une telle ferrure étant fermement assujettie en bout de chacun des montants de l'échelle par exemple par boulons et écrous et ces deux ferrures ainsi fixées étant amenées à coopérer avec une cheville ou pivot fixe présenté par les montants de la seconde échelle constituante.
Ladite ferrure sera, de préférence, réalisée par coupage et plia -ge convenables de méplats, lesdites pièces dûment coupées et
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repliées étant mutuellement soudées de manière à former un élé- ment unique de grande résistance.
Les dimensions des parties constitutives d'une telle ferru- re d'articulation sont essentiellement variables au prorata, e.a. des dimensions transversales, respectivement de la forme, des montants des échelles constituantes.
La forme exacte des différentes parties constitutives de la ferrure peut évidemment présenter des variantes nombreuses sans, par ce fait, modifier ou altérer la fonction technique ni de chacune desdites parties considérées individuellement, ni de la ferrure d'articulation considérée dans son ensemble.
C'est donc à simple titre indicatif, sans limitation d'au- cune espèce, qu'un mode préféré d'exécution,est décrit en détail ci-après avec référence aux dessins annexés dans lesquels : @ la figure 1 représente le dispositif, objet de l'invention, en vue perspective; la figure 2 est une vue diagrammatique montrant le montage et le fonctionnement du dispositif d'articulation objet de l'in- vention ; la figure 3 est une vue perspective de la partie supérieure d'un/échelle double équipé du dispositif d'articulation objet de l'invention; la figure 4 schématise sommairement la/partie supérieure d'une échelle double en position fermée; la figure 5 schématise sommairement la partie supérieure de la même échelle double en position ouverte;
la figure 6 schématise sommairement la partie supérieure de la même échelle dont les deux éléments sont juxtaposés et dans le prolongement l'un de l'autre.
Comme représenté à la figure 1, la ferrure du dispositif d'articulation, objet de l'invention, présente un premier élé- ment 1 en forme de U dont l'une des branches latérales est pro- longée par une patte repliée 2-3; le deuxième élément en forme
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de U, 4, est disposé perpendiculairement par rapport au premier et fermement solidarisé à celui-ci par un montant 5 auquel il est, par exemple, soudé; la branche inférieure dudit élément 4 est prolongée de manière à présenter une assise'6. Dans le fond de l'élément 1. et dans le montant 5, sont prévus des trous de fixation, respectivement 7-8. Comme représenté plus spécialement à la figure 3, une telle ferrure 1-8 est fixée en bout de chacun des deux montants 9-10 d'une échelle, par exemple par deux bou- lons 11 avec écrous 12.
Ces ferrures sont, par rapport au bout du montant de l'échelle, disposées d'une telle manière que la bran- che inférieure de l'élément 4. repose sur l'about du montant, tandis que le premier élément en forme de U, 1, enserre, en quel- que sorte, la partie correspondante du montant.
En vue de coopérer avec ces ferrures, les deux montants de l'autre échelle constituante, en l'occurrence les montants 13-14, portent, chacun, une cheville ou pivot fixe 15, en l'occurrence fixé par un écrou 16. Le diamètre de ces chevilles 15 est infé- rieur à la distance séparant les deux branches de l'élément 4 en forme de U.
Les différents éléments susdécrits du dispositif d'articu- lation selon l'invention sont conditionnés, fixés et de dimen- sions telles que, lorsque les deux échelles A-B se trouvent dans la position de repos, telle que représentée à la figure 4, c'est. à-dire lorsqu'elles se trouvent mutuellement juxtaposées, les chevilles ou pivots fixes 15 portent normalement sur l'assise 6 de leur ferrure correspondante.
Cette disposition est telle qu'en fait l'échelle double se trouve ainsi, en permanence et automatiquement, placée dans la position idéale pour pouvoir la manipuler ultérieurement, soit en vue de l'utiliser comme échelle double, soit en vue de l'utiliser comme échelle simple mais de longueur supérieure à celle de l'une des échelles consti- tuantes A ou B. En effet, pour utiliser l'échelle ainsi condition
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-née comme échelle double, il suffit d'écarter l'une de l'autre normalement les échelles A-B; automatiquement, les chevilles ou pivots fixes 15 s'engagent dans l'élément 4 en forme de U correspondant en s'appuyant contre la patte 3 dé chacune des ferrures.
Ainsi, quels que soient la hauteur de l'échelle et l'angle d'écartement des échelles constituantes A-B, ladite échelle double pourra être formée instantanément et avec une sécurité totale. De même, comme schématisé à la figure 6, deux échelles constituantes A-B pourront être maintenues mutuelle- ment juxtaposées mais amenées dans le prolongement l'une de l'autre, le guidage positif de l'une sur l'autre étant assuré par les pattes 2-3 de chaque ferrure, l'une des échelles constituantes, A par exemple, pouvant être accrochée à l'autre échelle constituante B de la manière traditionnelle.
L'invention concerne aussi bien la ferrure 1-8 considérée en soi à titre de prcduit industriel en vue d'être expressément fixée en bout des montants d'une échelle, cette ferrure étant exécutée en une ou plusieurs pièces, que le dispositif d'arti- culation formé par la coopération de telles ferrures solidaires des montants d'une échelle constituante avec des chevilles ou pivots fixes solidaires des montants de la deuxième échelle constituante et que les échelles elles-mêmes équipées de ces ferrures et dispositifs d'articulation.
REVENDICATIONS.
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