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Pour enchâsser un verre de lunette dans sa monture, il faut au préalable tailler et biseauter le bord pour que ses dimensions correspon- dent à celles de la monture choisie par le client. Les lunetiers utili- sent à cet effet une meule et tiennent le bord du verre au contact du pour- tour de la meule en surveillant la progression de l'enlèvement de matière,
Les meules employées ont été jusqu'ici de diamètre relativement grand afin que la courbure du pourtour soit elle-même relativement faible et ne crée pas une gêne sérieuse lorsqu'il s'agit de dresser une portion rectiligne ou sensiblement rectiligne du bord du verre. L'ensemble de la meule, de son support et du moteur d'entraînement est alors volumineux, lourd et encombrant.
Il doit d'ailleurs être complété par un dispositif d'arrosage de la surface abrasive et un dispositif d'éclairage du verre en cours de travail. Dans les machines employées jusqu'à ce jour, le lunetier était mal protégé contre les projections d'eau d'arrosage et l'é- clairage par dessus provoque des ombres qui lui permettent difficilement de voir le biseau qu'il taille.
La présente invention a été conçue, principalement, à dessein de remédier à ces divers inconvénients et de procurer une machine peu en- combrante, légère, facilement transportable et permettant au lunetier de travailler proprement avec vue sans ombres parasites sur le verre en cours de meulage.
Une particularité de la machine est de comporter l'application d'une meule montée de façon à se présenter par une de ses faces au poste de travail, afin que l'opérateur tienne le verre à tailler au contact de cette face et non du pourtour. Il est alors possible d'adopter une meule d'un diamètre bien inférieur à celui des meules habituelles, donc une meule moins encombrante et moins lourde.
La machine peut, notamment, comporter un moteur muni d'une meule, en bout d'arbre, et dont le carter est solidaire d'une tablette placée devant la face de travail de la meule pour former un appui-main.
La meule peut comprendre, plus spécialement, sur sa face de travail, une couronne abrasive située dans un plan radial et une nappe tronconique abrasive, la couronne étant utilisée principalement pour le "débordage" et le biseautage des verres, tandis que la nappe tronconique convient pour le meulage des bords concaves etlepolissagedesverres0 La nappe tronconique peut notamment être ménagée sur un bossage central et avoir un grain plus fin que la couronne plane, celle-ci étant ménagée autour du bossage.
Les meules à surfaces de travail multiples ainsi réalisées font partie de l'invention au titre de produits industriels nouveaux.
Une autre particularité de la machine est de porter, en avant de la face de travail de la meule, un Ajuta@e de projection de liquide sur cette face, en combinaison avec une gouttière annulaire destinée à recueillir et 'Le, liquide et la poussière de verre et d'abrasif projetés par la meule au cours du travail. La gouttière peut, en particulier, être mé- nagée sur le rebord antérieur d'un manchon protecteur solidaire du carter et entourant la meule et son arbre ; elle peut en outre assurer la lia- son entre le carter du moteur et 1'appui-main.
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La machine peut, de plus, comporter un dispositif d'éclairage par le bas, monté en avant de la face de travail de la meule, de préfé- rence sous l'appui-main.
Ce dernier peut être constitué par une boîte dont la face supé-
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rieure forme la tablette proprement dite et qui, intérieurement, porte le dispositif d'éclairage ainsi que les conduits d'arrivée et d'évacuation de liquide d'arrosage.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La figure 1 est une vue en perspective d'une machine réalisée conformément à l'invention.
La figure 2 est une vue en élévation avec coupe axiale partielle.
La figure 3 est une vue en perspective de l'appui-main séparé du reste de la machine.
La machine représentée à titre d'exemple comprend un moteur élec- trique dont le carter est désigné par 1 et possède un socle 2 muni de pieds de caoutchouc 3 ; un commutateur dont la poignée de manoeuvre est désignée par 4 permet d'arrêter ou de faire tourner le moteur dans un sens ou dans l'autre.
L'arbre du moteur comporte, à l'arrière, une prise de force motri- ce 5 et, sur cet arbre à l'opposé, est monté en bout une meule 6 ; manchon protecteur 7 solidaire du carter 1 s'étend à l'avant de celui-ci et entoure la meule, il présente, à l'avant, un rebord 8 dont est solidaire une gouttière annulaire 9 rainurée intérieurement.
Devant la partie basse de cette gouttière s'applique une face 10 d'une boîte constituant l'appui-main, la face 10 étant fixée à la gouttière par des goujons 11 et portant des pieds de caoutchouc 12. La face supérieu- re 13 de la boîte, inclinée d'avant en arrière, rainurée et en forme de demi-cercle, constitue une tablette sur laquelle le lunetier pose les mains en tenant le verre à tailler. Au centre du demi-cercle que dessine la face 13 est ménagée une dépression sphérique 14 dans laquelle débouche un canal incliné 15; une ampoule d'éclairage 16 est tenue dans le canal 15, par une douille 17, derrière une lentille plan concave 18 pour illuminer la face de travail de la meule.
La face 10 de la boîte est percée, en outre, d'une lumière obli- que 19 et de trois autres lumières 20, 21,22; à la lumière 19 aboutit in- térieurement un conduit d'arrivée de liquide 3 qui pénètre dans la boite par la lumière 20 ; de la lumière 21, à haLteur de la partie basse de la gouttière 9, part un conduit d'évacuation de liquide 24 ; la lumière 22 sert au passage des fils électriques 25 allant à l'ampoule 16.
Comme le montrent les figures 1 et 2, la face de travail de la meule 6 peut comprendre, avec avantage, une couronne abrasive 6a située dans un plan axial et de préférence à grains relativement gros, et un bossage central 6b dont le nourtour 6c forme une nappe tronconique abra- sive à grains plus fins, pour le polissage.
Dans la lumière 19, est, de préférence, montée à rotule, de la manière connue, une buse orientable de projection de liquide 19a, ce qui permet de braquer le jet de liquide tangentiellement vers une région cen- trale de la meule; les éclaboussures sont alors réduites au minimum et le liquide, sous l'action de la force centrifuge, s'étale vers la périphérie de la meule tout en mouillant les surfaces abrasives.
Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substi-
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tution de moyens techniques équivalents, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention.
REVENDICATIONS
1. Machine à tailler les verres de lunette, caractérisée par le fait que la meule (13) est montée au bout de l'arbre d'un moteur d'en- traînement de façon à présenter une de ses faces ( 6a, 6b) comme face de travail, devant un appui-main (10, 13) solidaire du bâti (1) de ce moteur.