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Le brevet principal N 503.618 du 30 mai 1951 concerne une machine à repasser en continu, comprenant un cylindre repasseur creux en acier ou en fer, chauffé intérieurement et dont la surface extérieure est polie et n'est munie d'aucun des revêtements utilisés généralement dans la plupart des machines à repasser.
Ledit cylindre repasseur repose dans une cuvette métallique également chauffée.
Le cylindre repasseur de cette machine est supporté de manière connue par des paliers qui lui permettent un déplacement dans le sens vertical en fonction de l'épaisseur de la matière à repasser.
En outre cette machine comporte un.moyen de convoyage et d'entraînement de la matière à repasser, constitué par un tapis transporteur sans fin, dont la largeur est sensiblement égale à celle de la table de la machine et à la longueur du cylindre repasseur, ledit tapis transporteur sans fin passe entre le cylindre repasseur et la cuvette correspondante, il est mû et conduit par des rouleaux disposés aux deux extrémités de la table, il est en outre pourvu le long de ses deux bords longitudinaux d'un ourlet dans lequel est engagé une barre métallique d'un profil approprié qui est recourbée autour des dits rouleaux qui sont munis à proximité de leurs ex- trémités d'une rainure annulaire maintenan-t et guidant les dites barres.
Ce tapis transporteur est destiné à porter la matière à repasser depuis le commencement de la table où la dite matière peut être étalée de manière à occuper toute la largeur du tapis, à l'amener automatiquement sous le cylin- dre repasseur et à la déposer derrière celui-ci sur la table de ramassage.
Cette machine présente le grand avantage de fonctionner en continu et de pouvoir être desservie par deux personnes seulement, la première étalant la matière à repasser sur le tapis au début de la table, la seconde ramas- sant la dite matière à l'autre extrémité de la table-, après son passage sous le cylindre repasseur.
Cependant, l'emploi de cette machine a fait apparaître certains inconvénients, notamment le fait que lors de son passage sous le cylindre repasseur, la matière à repasser n'est parfaitement repassée que sur la face supérieure qui est entrée en contact avec le cylindre repasseur, l'autre face (inférieure) n'ayant pas été en contact direct avec' la cuvette de repas- sage, puisque le tapis transporteur est interposé entre cette face et la dite cuvette ; il était donc nécessaire pour réaliser un repassage parfait, de faire passer la matière deux fois sur la machine la première fois repassa- ge "à l'endroit", la seconde fois "à l'envers" ce qui augmenterait considé- rablement les manipulations et par conséquent les frais d'exploitation de la machine.
Un autre inconvénient réside dans le fait que le tapis transporteur qui est exécuté en une matière textile telle que coton, lin, soie, rayonne, nylin, ou similaire, a tendance à se rétrécir ou à se détendre au cours du repassage, sous l'action combinée de la chaleur dégagée par les moyens de repassage et de l'humidité qui est dégagée par la matière à repasser, ou qui provient, le cas échéant, de la vapeur distribuée dans la matière à repasser par les moyens de repassage. Un tel rétrécissement du tapis transporteur provoque des tensions que modifient sa largeur et qui, de ce fait, exercent des efforts indésirables sur les barres de guidages insérées dans les ourlets dudit tapis, au point d'entraver sa course fec- tiligne et même de le coincer.
L'objet de la présente invention est de pallier à ces inconvénients.
Une première amélioration consiste à équiper cette machine des dispositifs nécessaires pour permettre le repassage des deux faces (supéri- eure et inférieure) de la matière en un seul passage sur la machine.
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Ce but est atteint en prévoyant sur la machine, une coquille métallique chauf- fée intérieurement dont la face supérieure affecte un profil parabolique (à dos d'âne) et dont la longueur est égale à celle du cylindre repasseur ; la matière à repasser convoyée par le tapis transporteur, est poussée par des moyens qui seront décrits plus loin, sur la dite coquille et entraînée sur cette dernière par un tapis sans fin auxiliaire, de ce fait, la face de dessous de la matière est repassée au contact de la coquille ; arrivée à l'autre extrémité de la coquille, la matière est projetée par un disposi- tif déchargeur, sur le premier tapis transporteur et conduite par ce dernier sous le cylindre repasseur qui traite sa face supérieure.
Les deux faces de la matière sont donc repassées en un seul passage dans la machine.
Le second inconvénient résidant dans le rétrécissement ou la détente du tapis transporteur est éliminé en munissant les rouleaux qui le conduisent, de têtes d'extrémités élastiques susceptibles de compenser les variations pouvant se produire dans sa largeur.
Ces têtes élastiques assurent donc la parfaite tension et la voie rectiligne du tapis transporteur.
Los améliorations qui font l'objet du présent brevet sont représentées
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à titro d'exemple mi a 1 aux dessins -aiinexes,-. dâns -1asquels la fig.l représente schématiquement l'exécution de la machine à repasser faisant l'objet du brevet principal. la fig.2 est une vue schématique de cette machine pourvue des perfectionnements suivant le présent brevet. la fig. 3 est une vue de la tête d'extrémité des rouleaux mouvant et guidant le tapis transporteur suivant le brevet principal. la fig.4 est une vue en coupe de la nouvelle tête d'extrémité des dits rouleaux suivant le présent perfectionnement.
La fig. 5 est une vue en perspective de la coquille assurant le repassage de la face inférieure de la matière traitée par la machine.
La machine à repasser faisant l'objet du brevet principal est sché- matisée à la fig.l.
La table 1 porte une cuvette métallique chauffée 2 dans laquelle repose le cylindre repasseur 3 également chauffé et qui est supporté par des paliers non représentés. Chacune des extrémités de la table porte un rouleau 4-5 sur lesquels roule le tapis transporteur sans fin 8 ; sous la table sont disposés les rouleaux tendeurs 6 et 7 dont l'un est moteur et sur lesquels s'enroule le brin inférieur du tapis 8. Le brin supérieur du tapis est supporté au-dessus de la table 1 par les rouleaux 4 et 5 et entre ceux-ci le dit brin supérieur est engagé entre le cylindre 3 et la cuvette 2.
La matière à¯repasser est déposée sur la partie avant du brin supérieur du tapis 8, est convoyée par celui-ci est entraînée sous le cylindre 3 qui effectue le repassage. Après son passage sous le' cylindre 3, la matière repassée, toujours portée par le tapis 8, est amenée à la portée de la main de la personne chargée de son ramassage. Cette machine réalise donc le repassage "en continu" de la matière déposée sur la partie avant du tapis transporteur ; cependant, le repassage n'est parfait que sur la face supé- rieure de la matière entrée en contact avec le cylindre repasseur 3, l'autre face n'ayant pas été en contact direct avec la cuvette de repassage, le tapis transporteur étant interposé entre cette face et la cuvette 2.
Si les deux faces de la matière doivent être parfaitement repassées, il est donc nécessaire de lui faire effectuer un second passage dans la machine.
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La fig.2 illustre de façon schématique, la machine à repasser à la- quelle ont été adjoints des moyens assurant le repassage en un seul passage des deux faces de la matières à repasser.
Cette machine comporte un bâti 9 supportant les éléments constitu- tifs de la machine notamment la table 10, de dimensions réduites, la cuvette métallique chauffée 12 dans laquelle repose de façon connue le cylindre re- passeur 13 également chauffé. Les rouleaux 14 et 15 sur lesquels roule le tapis transporteur sans fin 18 qui, sous la table 10 et à l'intérieur du bâti 9 est conduit sur les rouleaux 16, 17,19 et 20 parmi lesquels le rouleau tendeur est repéré 16 et le rouleau entraîneur qui est actionné par la poulie 21 du moteur, la chaîne 22 et le pignon-tendeur 23.
Entre la partie avant de la machine (celle où est déposée la matière à repasser) et le cylindre repasseur 13 est disposée une coquille métallique 24, dont la face supérieure affecte un profil parabolique (voir fig.5), la longueur de cette coquille correspond à celle du cylindre repasseur 13.
Tout comme le cylindre repasseur 13 et la cuvette 12, la coquille 24 est chauf- fée intérieurement par exemple au moyen de résistances électriques; la face supérieure de la coquille est perforée de petits trous destinés à laisser passer le cas échéant, la vapeur d'eau nécessaire pour le repassage humide de la matière.
Dans le prolongement de la table 10 et immédiatement devant la coquille 24, le tapis transporteur 8 est dévié par un rouleau 25 parallèle à la coquille 24 et qui est disposé de manière à dérober ledit tapis transporteur sous cette dernière, ce rouleau 25 est actionné à partir du rouleau 14 à l'intervention, par exemple, d'une courroie trapézoïdale 26.
Au-dessus de la coquille est disposé un tapis sans fin auxiliaire 27 porté par les rouleaux 28 et 29 de manière que son brin inférieur 27' soit en con- tact avec la surface parabolique de la coquille 24, comme montré à la fig.2.
Le rouleau 29 est actionné depuis un pignon denté monté sur le rouleau 17 par l'intermédiaire d'une transmission par chaîne 30, tendue au moyen du pignon tendeur 30'. Dans la voie du tapis sans fin 27 et à proximité du rouleau 29 sur lequel roule ce dernier est prévu un dispositif déchargeur destiné à détacher la matière à repasser du brin inférieur 27' du tapis auxiliaire 27 et à le projeter sur le brin supérieur du tapis transporteur 18 passant sous l'emplacement du dit dispositif déchargeur, avant de s'enga- ger entre le cylindre repasseur 13 et la cuvette 12.
Ce dispositif déchargeur est constitué par une barre carrée 31, portée dans des paliers non représentés et qui est entraînée en rotation dans le sens opposé au sens d'avancement du tapis auxiliaire 27 à l'aide d'une courroie trapézoïdale attaquée par une poulie à gorge portée par le rouleau 29 dudit tapis 27.
Enfin la rotation du cylindre repasseur 13 est obtenue par une trans- mission à chaîne et à courroie trapézoidale depuis le rouleau 17 par l'in- termédiaire du pignon poulie 32.
La fig.3 des dessins représente l'exécution des extrémités du rou- leau 4 actionnant le tapis transporteur 8 dans la construction qui a fait l'objet du brevet principal. Dans cette forme d'exécution, le tapis sans fin 8 est exécuté en une matière textile appropriée et elle est pourvue le long de ses bords d'un ourlet de quelques centimètres de largeur dans lequel est engagé une barre métallique plate 9 recourbée autour du rouleau 4.
Près de chacune des extrémités de ce rouleau est pratiquée une rainure circu- laire 10 destinée à maintenir en place la barre 9 et l'ourlet dans laquelle elle est engagée.
Le but de ces barres 9 était de guider le tapis sans fin 8, de l'empêcher de se dérober sous le cylindre repasseur 3 et de maintenir sa voie rectiligne.
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Cette disposition a donné lieu aux inconvénients détaillés plus haut et pour y remédier, la présente invention comporte une seconde amélioration.
Celle-ci consiste à munir les deux extrémités du rouleau 14 (voir fig2 et 4) d'une tête métallique élastique qui est illustrée par la fig.4.
Cette tête métallique se compose d'un corps de couvercle 36 exécuté, par exemple, en cuivre et dont le diamètre extérieur nominal est identique à celui du rouleau 14, son plus grand diamètre intérieur est établi de façon qu'il puisse glisser à frottement doux sur l'extrémité à diamètre réduit 33 du rouleau 14. Ce couvercle 36 est pourvu d'un'-gradin 40 suffisant pour re- cevoir et maintenir la barre métallique plate 35 engagée dans l'ourlet 34 du tapis transporteur 18.
Le couvercle 36 est maintenu et guidé par l'intermédiaire d'une fourrure
38 sur une axe métallique 37 solidarisé du 'rouf eau 14.
Un ressort hélicoïdal 39 disposé autour de l'axe 37 et interposé entre la face extrême du rouleau 14 et de la face interne de la fourrure 38 tend à repousser le dit couvercle et par conséquent, à réaliser la tension du tapis transporteur
18 puisque le dit couvercle 36 prend appui par son gradin 40 contre la barre métallique 35 engagée dans l'ourlet 34 du tapis 18. Dans le cas où à la suite d'une raison quelconque le tapis se rétrécirait dans le sens de sa largeur, les largeur, les barres métalliques 35 engagées dans les ourlets 34 agiraient sur les couvercles 36 et comprimeraient les ressorts 39 logés entre ces derniers et le rouleau 14.
L'élasticité des dits ressorts maintiendra la tension permanente du tapis
18 et compensera les variations pouvant se produire dans sa largeur.
La tension parfaite et la voie rectiligne du tapis 18 sont donc garanties par les têtes élastiques garnissant les extrémités du rouleau 18.
Examinons maintenant le fonctionnement de la machine à repasser, munie des perfectionnements suivant la présente invention.
La matière à repasser est déposée sur la partie antérieure du tapis transporteur 18 (voir fig.2) partie se situant immédiatement au-dessus de la table 1. Le brin supérieur du tapis 18 entraîne la matière en direction de la coquille 24, mais se dérobe sous cette dernière à hauteur du rouleau
25.
Cependant, la matière à repasser poussée à la fois par le tapis 18 et par la rotation du rouleau 25 est avancée sur la surface parabolique de la coquille 24 et est saisie à cet endroit par le tapis transporteur auxiliaire
27 qui la presse contre ladite face de la coquille tout en la faisant avancer vers la gauche, c'est-à-dire en direction du cylindre repasseur 13.
Au cours de son passage sur la coquille 24 la face inférieure de la matière à repasser est soumise à la chaleur rayonnée par cette dernière, est pressée par le tapis auxiliaire 27, et est par conséquent repassée..
Arrivée près de l'extrémité de la coquille 24, la matière à repas- ser glisse naturellement le long de la courbure de la dite coquille et tom- be sur le tapis transporteur 18 dont le brin supérieur poursuit sa course en direction du cylindre repasseur 13. Si, pour une raison quelconque, la matière à repasser restait adhérer soit au tapis auxiliaire 27 soit à la coquille 24, le dispositif déchargeur, constitué par une barre carrée 31 rotative, se chargerait de la détacher et de la projeter sur le tapis 18.
Ce dernier convoye la matière à repasser et l'entraîne entre le cylindre repasseur 13 et la cuvette 12 où s'opère le repassage de sa face supérieure. Après son passage sous le cylindre 13, la matière rêpassée toujours convoyée par le tapis 18 est amenée à portée de la main de la personne chargée de son ramassage.
Le repassage en continu de la face inférieure et de la face supéri- eure, en un seul passage dans la machine, procure des avantages appréciables
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d'ordre économique et double pratiquement la production de la machine sans nécessiter l'utilisation d'une main-d'oeuvre supplémentaire,
REVENDICATIONS.
1.- Machine à repasser en continu, conformément au brevet princi- pal N 503.618, comprenant un cylindre repasseur métallique chauffé reposant dans une cuvette métallique également chauffée et munie d'un tapis transpor- teur sans fin, convoyant la matière à repasser et l'entraînant entre ledit cylindre et la cuvette correspondante, caractérisée en ce qu'elle est équi- pée d'une coquille métallique à profil parabolique chauffée intérieurement disposée entre la partie avant de la table de la machine et le cylindre repasseur et de moyens obligeant la matière à repasser à passer sur la face chauffée de la dite coquille, face sur laquelle elle est guidée et pressée par un tapis transporteur auxiliaire.