<Desc/Clms Page number 1>
Suivant un procédé connu, on coule sous pression divers objets métalliques fabriqués en série, en utilisant des machi- nes qui comportent un moule en deux parties dont l'une est mobi- le, et un dispositif pour l'injection du métal fondu dans le moule fermé. Lorsqu'on utilise de telles machines pour couler sous pression les cages en aluminium des rotors de moteurs élec- triques, on empile chaque paquet de tôles sur un mandrin ou faux-arbre appropria, on effectue la coulée de la cage, et après
<Desc/Clms Page number 2>
avoir retiré le rotor de la machine, on est obligé d'utiliser une presse spéciale pour en extraire ce mandrin. Cette méthode impose donc l'emploi do deux machines qui doivent être desser- vies par deux opérateurs ; elle impose également la manipula- tion peu commode des rotors chauds.
La présente invention, due à MM. MAS@E et ROUSSELLE, est relative à une adaptation spéciale des machines connues du genre décrit à la fabrication de rotors à cage coulée, en vue d'éliminer ces inconvénients. Elle a notamment pour objet des perfectionnements permettant à un seul opérateur d'effectuer, sans aucune manipulation des rotors chauds et sans perte de temp la coulée des rotors, l'extraction consécutive de leurs mandrins et l'évacuation automatique des rotors finis, en n'utilisant qu'une seule machine.
Conformément à l'invention, cette machine est pourvue d'un berceau mobile qui est agencé pour se lever afin de rece- voir le rotor après le coulage et pour le descendre ensuite dans une position au droit d'une butée tubulaire fixe, dans laquelle le mandrin du rotor est chassé, au cours du cycle opé- ratoire consécutif de la machine, par un poussoir spécial qui est disposé sur sa partie mobile, ce poussoir étant agencé pour retirer le rotor axialement dudit berceau au cours de l'ouver- ture du moule, ainsi que pour coopérer ensuite avec une 'butée mobile, de façon à faire tomber le rotor fini sur un chemin de roulement, prévu pour son évacuation.
Une forme de réalisation de l'invention sera décrite à titre d'exemple en se reporLant au dessin annexé dont les
Fig. 1 et 2 représentent en élévation deux positions successi- ves de la machine perfectionnée et la fig. 3 représente à plus grande échelle une troisième position.
Sur la fig. 1 qui représente la machina au début de son fonctionnement, on voit un chassis fixe 1 qui porte une partie
<Desc/Clms Page number 3>
2 du moule et un dispositif approprié 3 pour injecter par-une- conduite 4 du métal fondu dans le moule. Une partie coopérante -du moule désignée par 5 est portée par la partie mobile 6 de la machine qui peut se déplacer horizontalement et qui contient une tige d'éjection 7.
Le rotor à couler est constitué par.un paquet de tôles 8, provisoirement empilées'sur un mandrin ou faux-arbre 9 qui se termine par une tête 10 ; il est introduit dans la partie 5 du moule. Celle-ci se déplace vers la droite et occupe la posi- tion 5A dans laquelle elle s'applique fermement contre la partie fixe 2, après quoi le dispositif 3 injecte sous pression dans le moule fermé 2-5 du métal fondu, tel que de l'aluminium.
Conformément à l'invention, cette machine est perfection- née et spécialement adaptée de la façon suivante à la fabrica- tion de rotors à cage. Entre ses parties 1et 6, on dispose un berceau-récepteur 11 qui est agencé pour se déplacer verticale- ment, étant actionné par un cylindre hydraulique approprié 12.
Pour simplifier le dessin, on n'a pas représenté les organes habituels qui sont nécessaires pour guider les déplacements verticaux du berceau. La partie mobile 6 de la machine est pour- 'vue d'un poussoir 15 dont l'axe coïncide avec l'axe de la pièce- qui se trouve dans le berceau 11, lorsque ce dernier est dans .sa position inférieure suivant la fig, 1. Ce poussoir peut tra- verser une butée annulaire mobile 20 qui se déplace dans l'axe du poussoir. La partie fixe 1 porte une butée tubulaire 13 qui est, elle aussi, coaxiale avec le poussoir 15. L'agencement et le fonctionnement de ces éléments d'adaptation seront décrits dans la suite avec plus de détail.
Après le coulage, le rotor qui est complété par sa cage, présente la forme modifiée qui est désignée par 14 sur la' fig. 2. Lorsque la machine s'ouvre, le berceau 11 atteint sa position supérieure suivant la même Fig. 2 et la tige d'éjection
7 chasse du moule 5 le rotor 14 pour le placer sur le berceau.
<Desc/Clms Page number 4>
Ce dernier descend aussitôt avec le rotor qui prend la position représentée sur la Fig. 3.
Dans cette position inférieure, le rotor 14 se trouve devant l'entrée de la butée tubulaire 13 ; son emplacement coaxial exact est assuré par une fourche qui est formée par deux cames de guidage 16 entre lesquelles l'extrémité droite du rotor est obligée de passer en descendant. Lorsqu'ensuite la machine se referme pour un nouveau cyole opératoire afin de couler un nouveau rotor , la pièce 6 se déplace vers la 'droite, et le pous- soir 15, après avoir appliqué le rotor 14 contre la butée tubulai- re 13,*comme représenté, chasse vers la droite le.mandrin 9; il arrache la masselotte 17A de la cage 17 que l'on voit en coupe, et fait tomber le mandrin avec,la masselotte par une fenêtre 18 prévue à cet effet dans la butée tubulaire 13.
Le diamètre du poussoir 15 est légèrement inférieur au diamètre du mandrin 9, mais le poussoir comporte un ou plusieurs organes élastiques de frottement ; ceux-ci peuvent être constitués par des billes 19 entre lesquelles est placé un ressort de compression, comme représenté. Il en résulte que lorsque la ma- chine, en poursuivant son cycle, s'ouvre à nouveau, le poussoir 15 se déplace vers la gauche et entratne par frottement le rotor 14, en le faisant quitter le berceau 11 : le rotor attéint ainsi la position 14A représentée en traits mixtes.
Dans cette posi- tion, sa course est arrêtée par la butée annulaire mobile 20 qui se place dans la position représentée (voir aussi la fig.2),.de sorte que le poussoir 15 sort finalement du rotor immobilisé, et ce dernier étant libéré, il tombe sur un chemin de roulement incliné 21 pour quitter automatiquement la machine.
Les perfectionnements ci-dessus qui transforment les ma- chines connues, relativement universelles, en des machines parti- culières, spécialement adaptées à la fabrication en série de ro- tors à cage coulés sous pression, confèrent à ces dernières le
<Desc/Clms Page number 5>
caractère d'un produit industriel nouveau. Il est, entendu que la forme de réalisation, décrite d'une façon non limitative, peut Atre modifiée et complétée de diverses façons, sans sortir du cadre de la présente invention.