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La présente invention a pour objet de nouveaux systèmes de caissons, de trémies et/ou de conduites au moyen,desquels on peut provoquer, comme on le désire, l'écoulement des matières solides en particules, de grosseur variable ou uniforme, même dans un état qui aurait été considéré antérieu- rement comme un état nullement favorable ou médiocrement favorable à l'é- coulement, sans qu'il se produise de bourrage, de coincement, d'arc-boute- ment ni de gouttières. Plus particulièrement, l'invention a pour objet des dispositifs nouveaux du type trémie présentant un espace annulaire en forme de cône renversé pour un nouveau genre d'écoulement de ces matières solides au travers.
A titre d'illustration simplement, on peut citer le charbon bitu- mineux qui peut présenter diverses grosseurs et divers états d'humidité de surface. On sait depuis longtemps que, lorsque les particules séparées et les blocs d'une telle substance présentent une humidité de surface trop grande pour des conditions particulières de stockage ou de mouvement, il s'ensuit un bourrage ou coincement de ce charbon. En fait, dans de nom- breuses industries qui emploient du charbon et d'autres substances avec les- quelles l'on rencontre souvent des difficultés d'écoulement, on employait des ouvriers chargés habituellement de fourgonner dans les caissons, tré- mies et conduites antérieurement employés, ou bien de les tapoter, pour tenter d'amorcer ou de maintenir l'écoulement de ces substances.
Dans cer- taines pratiques antérieures, pour éviter les difficultés prévues on utili- sait des appareils servant à sécher ces substances avant de les stocker ou de les mettre dans les passages d'écoulement du système dans lequel elles doivent être traitées ou utilisées ; d'autres cas, on utilisait divers moyens électriques ou bien on annexait aux appareils divers moyens de vi- bration ou divers dispositifs structuraux, ou bien on ajoutait aux solides divers additifs, pour tenter d'améliorer les caractéristiques de stockage et/ou d'écoulement de ces solides.
En outre, quand une telle substance s'écoule tout de même hors d'un caisson ou dans une trémie de type anté- rieur, l'écoulement qui se produit tend à présenter des cheminées ou des gouttières, et dans certains cas des arc-boutements ou des cavités, ou bien des séparations en différentes grosseurs, ou des débits d'écoulement irré- guliers ou bien plusieurs de ces difficultés se produisent parfois en même temps. Et presque invariablement, des quantités de matière relativement grandes adhèrent ou séjournent dans ces caissons ou trémies antérieurs.
Dans le nouveau système d'écoulement de solides de la présente in- vention, on élimine ces inconvénients qui seraient normalement à prévoir avec le charbon et autres substances à particules séparées comprenant des morceaux, blocs, granules et modules de grosseur variable ou uniforme, et on évite ces inconvénients jusqu'à concurrence de la capacité des appareils particuliers que l'on utilise.
On a découvert suivant l'invention qu'en prévoyant un passage annulaire en forme de cône renversé, formé par un mé- canisme de la présente invention, les substances en particules qui, en rai- son de la teneur en humidité ou des caractéristiques inhérentes laisse- raient prévoir normalement des difficultés de stockage et/ou d'écoulement par gravité, au point de refuser à s'écouler depuis la réserve ou bien de cesser de s'écoùler au cours du mouvement, ces substances, lorsqu'on le.s manipule suivant la présente invention, se conservent bien à l'état stati- que et s'écoulement librement dès que l'on ouvre l'orifice de sortie au fond du passage annulaire en cône renversé, même dans des conditions où il serait peu pratique ou impossible d'employer les appareils antérieurs.
De plus, lorsqu'on fait écouler ces solides suivant le système nouveau de l'invention, on diminue les pressions latérales de trémie imposées au maté- riel pendant l'écoulement, et le niveau de la surface de cette matière s'a- baisse uniformément à mesure que l'écoulement se produit, on atteint rapi- @ dement le débit maximum compatible avec l'ouverture prévue au sommet du
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passage annulaire en cône renversé, l'écoulement hors du nouveau système se fait de façon relativement uniforme et complète même si l'on alimente la matière nouvelle par un côté de la portion d'entrée du passage,
un net- toyage automatique est assuré par le fait que l'intérieur de l'appareil dans le nouveau système se vide complètement lorsqu'on désire un écoulement aussi poussé et l'on a la possibilité d'interrompre l'écoulement lorsqu'on le désire sans que cela nuise à son rétablissement, puis de rétablir l'é- coulement en rouvrant simplement l'orifice de sortie au fond du passage annulaire en cône renversé, le stockage se fait sans encombre si on le dé- sire au-dessus de ce passage annulaire ou cône renversé, entourant une ca- vité conique généralement alignée sur la base du centre en cône renversé situé à l'intérieur du passage annulaire en cône renversé, et on n'a pas besoin de vibrateurs ni d'autres adjuvants d'écoulement couramment employés jusqu'ici.
D'autres buts, caractéristiques et avantages du nouveau système d'écoulement de solides apparaîtront dans la description ci-après et sur les dessins ci-joints, qui servent seulement d'illustration et sur lesquels: - la figure 1 est une vue en coupe-élévation sur laquelle certaines parties du cône de chapeau et d'un cône renversé situé à l'intérieur sont enlevées, pour montrer un caisson et une trémie qui coopèrent pour consti- tuer une forme de réalisation de la présente invention; - la figure 2 est une vue plane prise généralement suivant la ligne II-II de la figure 1 sur laquelle on a enlevé le cône de chapeau représen- té sur la figure 1; la figure 3 est une vue détaillée en élévation prise généralement suivant la ligne III-III de la figure 2 ;
- la figure 4 est une vue semblable à celle de la figure 1, mon- trant une forme de réalisation un peu modifiée de la présente invention; - la figure 5 est une vue en coupe-élévation d'une autre variante de la présente invention, montrant une forme de réalisation constituée par une trémie d'acheminement, à la jonction de deux courroies transporteuses destinées aux solides véhiculés ; - la figure 6 est une vue en perspective partiellement arrachée d'une autre variante de la présente invention constituée par un caisson et une trémie en coopération, et dans laquelle le cône de chapeau, le cône renver- sé et l'enveloppe conique de la trémie ont une forme pyramidale.
Si l'on considère les figures 1 à 3 des dessins, un nouveau dispo- sitif d'écoulement de solides, 10, peut comprendre un corps cylindrique de caisson 11, dans lequel un cône de chapeau 12 est disposé coaxialement, un corps conique de trémie 13 et un cône de trémie renversé 14 disposé coaxia- lement dans celui-ci.
Comme on le voit, le corps 11 est muni d'une bride supérieur 15 permettant de le fixer, si on le désire, sur le fond ou le côté d'une soute ou d'un silo, pour maintenir le corps de caisson 11 rem- pli d'une matière à distribuer à volonté, et qui doit être évacuée par un orifice de sortie 16 au voisinage du fond de la trémie 13-14 grâce à un écoulement par gravité, chaque fois que l'on ouvre totalement ou partielle- ment un volet coulissant 17, suivant le débit d'écoulement désiré. Ou bien le dispositif 10 peut recevoir des particules solides d'un convoyeur ou d'un récipient qui se vide dans le haut du corps 11, normalement d'une hauteur calculée pour éviter le bourrage connu et indésirable auquel la matière serait sujette de façon inhérente.
D'autre part, le nouveau dis- positif d'écoulement de solides 10 peut être réalisé sous la forme d'un en- semble mobile, monté sur un véhicule ou châssis roulant, soit seul, soit assemblé à d'autres ensembles 10 pour servir de wagonnets d'alimentation
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de fours à coke, qui sont un exemple de forme mobile.
Les corps 11 et 13 'et les cônes 12 et 14 peuvent être réalisés en n'importe quelle matière appropriée, par exemple métal en feuille ou acier au carbone d'une épaisseur suffisante pour leur capacité. Comme on le voit, des portions des corps de caisson et de trémie 11 et 13 peuvent être faites d'éléments annulaires à brides assemblés ensemble, si l'on préfère cette construction par éléments comme dans le cas des dispositifs de capacité plus grandes. Le cône de chapeau 12 est de préférence muni d'une plaque d'obturation 18 dans sa base, et le cône renversé 14 est muni d'une plaque d'obturation 19 qui ferme sa base.
Les deux cônes peuvent être supportés en position de fonctionnement par un croisillon 20 qui présente des bras en cornières dirigés radialement, assemblés à leur intersection comme on le voit sur la figure 2 et présentant un trou central dans lequel on peut fixer une cheville de centrage 21 dirigée coaxialement vers le haut et vers le bas, un trou central étant prévu dans chacune des plaques d'obturation 18 et 19 dans ce but de centrage. Les cônes 12 et 14 peuvent être fixés à l'ensemble 10 par des soudures au point entre les cônes et le croisillon 20.
Dans le dispositif 10, la hauteur du croisillon 20 et par suite des cônes respectifs de caisson et de trémie 12 et 14 peut être ajustée par divers moyens, dont l'un est représenté en détail sur la figure 3. Ainsi, en des points cardinaux du pourtour du dispositif 10, au-dessus de la jonc- tion entre les portions qui forment le corps de caisson et celui de trémie, on peut prévoir des fentes verticales 22 de manière à pouvoir fixer des supports intérieurs 23, à la hauteur choisie, sur le corps extérieur du dispositif 10, au moyen d'un assemblage à boulon, rondelle de blocage et écrou 24. Les extrémités extérieures du croisillon 20 sont supportées par l'aile horizontale des supports respectifs 23, et reliées rigidement à celles-ci par des assemblages à boulons et écrous 25, dans la forme de réa- lisation représentée.
Toute portion des fentes respectives 22, au-dessus des supports 23, peut être fermée par un obturateur coulissant 26, fixé au support. De cette manière, on peut opérer un ajustement de la hauteur des cônes centraux, pour obtenir une position optimum, principalement du èône renversé de trémie 14 dans le corps de trémie 13, le sommet 27 du cô- ne renversé étant voisin de la sortie resserrée 16, au fond de la trémie 13-14.
En service, une charge de charbon humide de petit calibre, y compris le poussier, peut par exemple se trouver primitivement à un niveau 28 lors- qu'on ouvre le volet 17 en amenant celui-ci à sa position représentée en pointillé sur la figure 1, jusqu'à ce que le niveau dans le caisson 11-12 tombe jusqu'à 28a. Au cours de cet écoulement la surface supérieure du charbon reste relativement uniforme et non perturbée. De plus, l'écoule- ment du charbon par l'orifice de sortie 16 est un écoulement de solide rap- pelant celui d'un fluide,qui atteint rapidement un maximum compatible avec l'ouverture suivant l'ampleur du déplacement du volet 17, et qui,.
de plus, reste approximativement à ce maximum, malgré la variation de hauteur du charbon au-dessus de l'orifice de sortie 16 au cours du déplacement de la surface supérieure depuis le niveau initial 28 jusqu'au niveau final 28a, Pendant cet écoulement, le charbon passe à travers le passage annu- laire en cône renversé 29 entre la surface extérieure du cône 14 et la sur- face intérieure du corps de trémie 13, avec un mouvement plus rapide dans les portions de charbon qui bordent la surface du cône 14 que dans les portions de charbon en écoulement qui bordent la surface intérieure de l'enveloppe 13.
Et ces caractéristiques d'écoulement remarquables que l'on vient de décrire persistent même si le charbon est introduit dans le haut du corps de caisson 11 par un côté de celui-ci au lieu d'être amené uni-
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formément sur toute sa surface. La surface intérieure du corps 13 fait avec l'horizontale un angle plus grand que l'angle de repos respectif , des particules solides particulières à manipuler à l'état relativement sec.
Pendant que l'écoulement se poursuit, la pression latérale exercée depuis l'axe vertical du dispositif 10 vers l'extérieur contre la partie supé - rieure du corps 13 diminue, tandis que celle exercée contre la partie infé- rieure du corps 13 augmente légèrementpar rapport aux conditions stati- ques de pression sans écoulement. Il semble que dans les conditions d'é- coulement, la pression latérale exercée contre l'intérieur du corps 11 en face des parois du cône de chapeau 12 augmente légèrement. Les nouveaux résultats d'écoulement peuvent être également obtenus même si le volet 17 n'est ouvert que légèrement, ce qui fait que la portion ouverte de l'ori- fice de sortie 16 est un peu décalée par rapport à l'axe central vertical du dispositif 10.
De plus, si par exemple on ferme rapidement le volet 17, obturant l'orifice de sortie 16, au moment où le niveau de charbon dans le dispositif 10 arrive en 28a, le charbon restant dans le dispositif 10 ne se bourre pas, ne se coince pas et ne s'arc-boute pas, mais est mainte- nu en condition d'écoulement et reprend les caractéristiques nouvelles d'é- coulement lorsqu'on rouvre ensuite le volet 17.
A titre d'exemple servant d'illustration seulement et sans aucune portée limitative, une démonstration expérimentale d'un dispositif similai- re au dispositif 10 a donné un débit maximum de sortie de 1130 kg de char- bon humide par minute ; s'agit d'un charbon bitumineux de 6,3 x 0 mm à 13 % environ d'humidité de surface, par rapport au poids total de charbon sec et de l'eau. De plus, on a limité le débit à 4 kg seulement par minu- te au moyen d'un convoyeur horizontal en mouvement placé en dessous et au voisinage de l'orifice de sortie ouvert 16, pour emporter le charbon à cette cadence.
D'autre part, même lorsqu'on ferme très rapidement le vo- let 17 pour arrêter le charbon, l'écoulement recommence rapidement lors- qu'on rouvre le volet, ce qui montre que dans le nouveau dispositif de l'invention, cette fermeture de la trémie ne provoque pas un coincage du charbon dans le dispositif, malgré sa haute teneur en eau de surface. Dans un autre essai avec le dispositif, un charbon de 6,3 x 0 mm mélangé à de la houille de 1,6 x 0 mm en proportion volumétrique respective de 80 et 20 %, avec une humidité de surface de 9 % en poids, a donné les mêmes ca- ractéristiques nouvelles d'écoulement que l'on a décrites dans l'essai pré- cédent.
En fait, les charbons de petit calibre, y compris les poussiers, dont l'humidité de surface va jusqu'à 16 % en poids par rapport au poids total de charbon et d'eau, s'écoulent chaque fois que l'on ouvre l'orifice de sortie 16 de la trémie, sans s'arc-bouter, ni se bourrer, se coincer, former des cavités ou s'interrompre. En amenant dans un dispositif somme celui représenté sur la figure 1 des particules plus grosses, par exemple du charbon en boules qui peut avoir une grosseur générale d'environ 51-76 mm avec des morceaux atteignant 127 mm de long, on a remarqué aussi que, dans l'utilisation de ces dispositifs de la présente invention, ces gros morceaux ont tendance à s'orienter de telle façon que leur plus grand axe se trouve dans la direction générale d'écoulement, ce qui favorise encore l'écoulement de ces matières.
Dans ces essais typiques, le dispositif utilisé est essentiellement conforme au dispositif 10, l'angle intérieur de sommet les angles de base du cône de chapeau 12 étant de 60 chacun; les angles intérieurs de base entre la plaque d'obturation 19 et les côtés du cône renversé 14 sont de 77 ; l'angle intérieur de sommet du cône renversé 14 est de 26 ; le début de conicité des deux éléments annulaires tronconiques supérieurs du corps de trémie 13 fait un angle de 60 avec l'horizontale, tandis que les trois éléments annulaires tronconiques inférieurs de ce corps font un angle de 75 avec l'horizontale. Le sommet 27 du cône de trémie 14 est disposé à
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5 cm au-dessus du plan de l'orifice de sortie 16, et cette sortie a un diamètre intérieur de 21,5 cm.
Le diamètre intérieur du corps 11 est de 91,4 cm et le diamètre des bases des cônes respectifs est de 50,8 cm. Les chiffres ci-dessus et les dimensions et surfaces de cet appareil d'essai, indiqués dans les tableaux ci-dessous, sont donnés seulement à titre d'illustration et nullement de limitation, les hauteurs étant prises entre plans horizontaux aux niveaux respectifs marqués par les lettres A à G" inclus.- TABLEAU 1 TABLEAU II
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La forme un peu modifiée du dispositif de l'invention qui est repré- sentée sur la figure 4 présente des éléments qui correspondent essentielle- ment aux éléments respectifs représentés sur le dispositif 10 de la figu- re 1, et ces éléments correspondants de la forme de la figure 4 sont affec- tés des mêmes signes de référence respectifs avec l'addition du signe "prime", Le dispositif 10' est particulièrement utile dans le cas de sub- stances solides d'une nature qui rend l'écoulement plus difficile si l'on se base sur la difficulté normale que l'on pourrait éprouver lorsqu'on tente de faire écouler ces substances ou de les garder en condition d'écou- lement pendant le stockage,
comme c'est le cas pour un poussier de charbon dont la teneur en humidité de surface est voisine de 13 % et davantage, en poids, par rapport au poids total de charbon et d'eau. En pareil cas, le dispositif 10' facilite l'écoulement de ces matières solides plus "dif- ficiles", conformément à l'invention, On peut noter que le cône de cha- peau 12' est plus pointu, et qu'il tend à réduire la pression latérale contre l'intérieur du corps 11' au cours de cet écoulement, et que toute la portion tronconique du corps de trémie 13' fait un angle uniforme d'en- viron 75 avec l'horizontale.
Dans le cas de la variante de dispositif représentée sur la figure 4, avec un orifice de sortie de 30,5 cm de dia- mètre, le débit maximum par minute serait d'environ 3175 kg pour un char- bon humide de 6,3 x 0 mm ayant une teneur en humidité d'environ 12,6% en poids, ce qui équivaut à environ 2767 kg/mm de charbon exempt d'humi- dité dans la -matière sortante, Il y a lieu de noter aussi que les dispo- sitifs de la présente invention se nettoient de façon entièrement automa- tique lorsqu'on utilise un cône de chapeau avec un cône de trémie, en ce sens qu'ils se débarrassent entièrement de tous les solides contenus lors- qu'on laisse la sortie ouverte jusqu'à ce que la vidange se fasse,
et cette caractéristique de nettoyage automatique est une caractéristique avantageuse avec de nombreuses matières telles que le charbon et les grai- nes, avec lesquelles le phénomène de combustion spontanée pose souvent un problème.
Dans l'autre forme de réalisation représentée sur la figure 5, les éléments qui correspondent généralement pour leur construction et leur fonctionnement aux éléments de la structure représentée sur la figure 1, sont affectés des mêmes signes de référence respectifs avec addition de la
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lettre "a". Dans cette forme de réalisation de la figure 5, on notera que le dispositif 10a sert essentiellement de conduite d'écoulement à la jonc- tion entre deux bandes transporteuses 30 et 31, l'une de celles-ci.ou tou- tes les deux pouvant avoir un fonctionnement intermittent l'une par rap- port à l'autre.
On comprend que les solides amenés par le convoyeur 30 et emportés par le convoyeur 31 cessent de s'écouler à travers le dispositif 10a chaque fois que le convoyeur 31 s'arrête et que le niveau des solides placés sur celui-ci s'élève, bloquant l'orifice de sortie 16a et jouant ainsi le rôle d'un obturateur automatique pour le dispositif 10a, même si le convoyeur 30 continue d'amener de la matière et de l'introduire dans le haut du dispositif 10a.
On notera aussi que la portion 27a du cône renver- sé 14a est tronquée, bien que le sommet théorique soit encore adjacent au plan de la sortie 16a On peut encore noter aussi que le passage annulai- re conique renversé 29a diverge un peu vers le bas, si l'on considère les éléments du corps conique 13a et du cône renversé 14a dans un plan passant par l'axe vertical du dispositif 10a.
Au moyen du nouveau dispositif de conduite 10a, on réalise le principe nouveau d'écoulement de solides sui- vant l'invention, et on évite le coinçage et le bourrage qui se produisent habituellement aux jonctions entre convoyeurs
Bien que les dispositif s d'écoulement de solides suivant la présen- te invention présentant des sections transversales horizontales courbes, ou arrondies, soient préférables, le principe de l'invention peut tout de même être réalisé dans-le cas de dispositifs à trémie, ou de dispositifs à caisson et trémie en coopération, dont le cône renversé est en forme de pyramide. Il est entendu que les mots "cône" et "conique" lorsqu'on les emploie ici, veulent dire tout aussi bien "pyramide" et "pyramidal".
En conséquence, une autre variante de la présente invention, dans laquelle les cônes respectifs et le corps de trémie ont une forme pyramidale, est représentée sur la figure 6 et les éléments de celle-ci dont la construc- tion et le fonctionnement correspondent généralement à ceux des éléments que présente la forme de réalisation du dispositif suivant la figure 1, sont affectés des mêmes signes de référence respectifs, avec addition de la lettre 'b' Comme on le voit, un plan passant par l'axe central ver- tical du dispositif 10b et les angles diagonaux des cônes pyramidaux res- pectifs 12b et 14b, passera aussi par les angles diagonaux correspondants des portions de corps 11b et 13b, mais si on le désire,
les angles diago- naux des cônes pyramidaux respectifs peuvent tourner autour de l'axe du dispositif de manière à ne pas coïncider avec les plans respectifs passant par ces angles diagonaux des portions de corps du dispositif 10b
D'après ce qui précède, il est évident que l'on'a découvert un prin- cipe nouveau et fondamental pour la réalisation d'écoulement, en particulier de l'écoulement de solides en particules, dans les conditions désirées et au moment désiré. De plus, il est évident que les constructions nouvelles suivant l'invention peuvent être faites en divers matériaux, y compris les matériaux courants, et que ces constructions sont relativement peu coûteu- ses.
Il est évident aussi que, si les formes de réalisation décrites com- prennent un cône de chapeau et un cône renversé, le principe de la présen-. te invention est utilisable lorsque la matière est amenée dans une trémie conique de la présente invention, sur le pourtour du sommet de l'espace an- nulaire ou dans l'espace annulaire en cône renversé situé entre l'exté - rieur du cône renversé et l'intérieur du corps de trémie ;
ce cas, on n'utilisera pas de cône de chapeau ni de corps de caisson. 11 est évident aussi que,si les dispositifs nouveaux de la présente invention ont été décrits à titre d'exemple à propos de l'écoulement du charbon, considéré antérieurement comme posant un problème lorsqu'on veut l'amener ou le maintenir en condition d'écoulement alors que sa teneur en humidité augmen- te, le principe nouveau est applicable aussi à d'autres solides qui,
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,en raison de leur humidité de surface provenant de l'eau ou d'un autre li- quide, ou en raison de leur humidité interne, ou de leurs caractéristiques de frottement ou de leur déformabilité sous pression, devraient normalement susciter des difficultés pendant l'écoulement ou bien perdre leur aptitude à l'écoulement: pendant le stockage ;
matières peuvent être manipulées par des dispositifs de la présente invention avec une amélioration de l'ap- titude à l'écoulement, à cause des forces qui agissent sur ces solides lorsqu'ils se trouvent dans des dispositifs de la présente invention ou lorsqu'ils s'écoulent au travers.
Outre le charbon, ces solides pourraient comprendre par exemple, mais sans limitation, diverses graines, des pro- duits chimiques, des matières élastiques et plastiques, des minerais, des escarbilles, des scories, du ciment, du coke et menu coke, des pierres concassées, de l'argile, du sable, du gravier, de la sciure, de la poussiè- re d'amiante, des matières féculentes et similaires, du mica et autres substances, soit sous forme de particules distinctes, soit mis sous une autre forme de particules, blocs, granules, nodules, grains ou autres for- mes de particules séparées subdivisées ou agglomérées, que l'on peut dési- rer soumettre à un écoulement assuré essentiellement par gravité, au cours de leur manutention, de leur transport et/ou de leur traitement,
Bien que les dispositifs suivant la présente invention semblent fonctionner dans les meilleures conditions lorsque leurs éléments sont verticaux et coaxiaux en- tre eux, les parties coniques étant des cônes droite.., on peut cependant obtenir des avantages suivant le principe nouveau de l'invention lorsque l'axe d'un tel dispositif n'est pas tout à fait en position verticale, ou lorsqu'il existe une certaine excentricité dans la disposition axiale du ou des cônes suivant les cas, par rapport à leur corps respectif, ou bien lorsque l'un de ces cônes présente un sommet excentré par rapport à l'axe vertical normal à la base et passant par le centre de cette base.
On peut aussi utiliser, dans la pratique de la présente invention, des conoldes ou des éléments conoïdaux, et les mots "cône" et "conique", utilisés ici, se- ront censés vouloir dire aussi 'conoïdes" et "conoïdal"
Il est évident aussi que l'on peut apporter diverses modifications à des formes de réalisation de la présente invention sans s'écarter de l'esprit de celle-ci ni de sa portée.
REVENDICATIONS.
1. - Dispositif pour l'écoulement de solides en particules, carac- térisé en ce qu'il comprend en combinaison un corps de caisson circulaire et un corps de trémie en forme de cône renversé, dont le diamètre inté- rieur de la partie supérieure est au moins égal à celui du fond du corps de caisson qui est assemblé coaxialement au sommet du corps de trémie, le corps de trémie possédant un orifice de sortie central dans le fond, si- tué dans un plan normal à l'axe desdits corps, ledit axe coupant ce plan au centre de cet orifice, un cône de chapeau circulaire droit, disposé coaxialement au corps de caisson, sa base étant au fond de celui-ci, un cône de trémie droit renversé circulaire disposé coaxialement dans le corps de trémie,
les diamètres de base des deux cônes étant égaux entre eux et inférieurs aux diamètres intérieurs adjacents des corps de caisson et de trémie, le sommet du cône de trémie étant placé au voisinage de l'orifice de sortie ; lecône de trémie et au moins l'extrémité inférieure du corps de trémie ont leurs éléments respectifs situés dans un plan passant par l'axe du dispositif et convergent légèrement vers le bas, l'angle inté - rieur de base du cône de trémie étant au moins aussi grand que l'angle de base du cône de chapeau.
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