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L'invention est relative aux articles creux en matière plastique rigide dont les parois extérieures et inté- rieures ont des couleurs différentes, et à leurs procédés de fabrication ; et elle concerne plus particulièrement, parce que c'est en leur cas que son application semble devoir pré- senter le plus d'intérêt, mais non exclusivement, parmi ces articles, les pièces de vaisselle telles que tasses, bols, coupes, compotiers, sucriers, assiettes creuses, plats creux, vases et analogues.
Pour obtenir des parois intérieure et extérieure de couleurs différentes, il est usuel de fabriquer les.articles du genre en question en deux phases de moulage, la première
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phase consistant à mouler une calotte intérieure teintée dans la masse à la couleur voulue pour la paroi intérieure de l'article et la seconde phase consistant à surmouler sur la calotte intérieure ainsi obtenue une calotte extérieure tein- tée dans la masse à la couleur voulue pour la paroi extérieure.
Il convient d'éviter que la ligne apparente de raccord entre les deux calottes se trouve sur la tranche de l'article. A cet effet, la calotte intérieure des articles actuellement connus est pourvue d'une collerette faisant saillie vers l'extérieur de l'article et la calotte extérieure s'arrête sur ladite collerette, en sorte que la ligne de sépa- ration des couleurs est située sur la paroi extérieure de l'article à proximité de la tranche de celui-ci.
' Pour fabriquer un tel article, dans la première phase, on moule la calotte intérieure avec sa collerette jus- qu'à un niveau qui correspond à la hauteur désirée pour l'arti- cle et, dans la seconde phase, on place d'abord ladite calotte intérieure entre un demi-moule mâle et un demi-moule femelle, au contact du premier et à distance du second, et on injecte ensuite sous pression la matière à mouler entre le demi-moule femelle et la calotte intérieure de manière que cette matière remplisse l'intervalle ainsi laissé libre depuis le fond jus- qu'à la collerette de la calotte intérieure, ce qui exerce une poussée sur ladite collerette.
Or, les matières à mouler usuelles subissent des retraits qui varient considérablement d'un article à l'autre au cours d'une même série de fabrication. Il arrive ainsi qu'un pourcentage important de calottes intérieures subissent un retrait tel que la collerette ne parvient pas jusqu'à la surface de butée prévue pour elle sur le demi-moule mâle.
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La poussée susindiquée, suffit alors pour arracher la colle- rette, ce qui nécessite la mise au rebut de l'article.
L'invention a pour but surtout de remédier aux inconvénients exposés ci-dessus.
L'article crème bicolore à deux calottes confor- me à l'invention est caractérisé par le fait que la calotte extérieure est pourvue d'une collerette faisan saillie vers l'intérieur de l'article, et que la calotte intérieure s'arrête sur ladite collerette, en sorte que la ligne de réparation des couleurs est située sur la paroi intérieure de l'article à proximité de la tranche de celui-ci.
Pour réaliser un tel article, on a avantageusement recours selon l'invention à un procédé caractérisé par le fait que, dans une première phase, on moule la calotte inté- de rieure jusqu'à un ni veau situé endeçà/ celui qui correspond à la hauteur désirée pour l'article et, dans une seconde phase, on place d'abord ladite calotte intérieure entre un demi- moule mâle et un demi-moule femelle, au contact du premier sauf sur la tranche de la calotte et à distance du second, et on injecte ensuite sous pression là matière à mouler entre le demi-moule femelle, la calotte intérieure et la partie du demi-moule mâle qui est laissée découverte par le bord de la calotte intérieure.
On conçoit que la matière injectée remplisse l'espace ainsi laissé libre et forme une calotte extérieure comportant une collerette faisant saillie vers l'intérieur.
Toute variation de hauteur de la calotte intérieure due aux phénomènes de retrait se traduit ainsi simplement par une variation de hauteur de ladite collerette, sans qu'il se produise aucun effort d'arrachement.
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Linvention consiste, mises à part ces dispositions principales, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps, mais qui pourraient le cas échéant s'utiliser isolément et dont il sera plus explicitement parlé ci -après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisation, des et susdites dispositions;/elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les articles du genre en question (notamment les pièces de vaisselle telles que tasses, bols, coupes, compotiers, sucriers, vases, assiettes creuses, plats creux et analogues), ainsi que les moules convenant à la mise en oeuvre des procédés susdits, articles et procédés comportant application de ces mêmes dis- positions.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
La fig. 1, de ce dessin, illustre,en coupe schéma- tique, la seconde phase du procédé de fabrication d'un bol, établi conformément à l'invention, qui est montré à la fig. 2 en perspective avec parties arrachées .
Selon l'invention et plus particulièrement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant de fabriquer un bol bicolore en une matière plastique rigide telle que le polystyrène, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
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On utilise des machines à mouler usuelles compor- tant, comme montré fig. 1, un demi-moule mâle 1 et un demi- moule femelle 2, ce dernier présentant un canal central 3 à l'extrémité duquel peut se raccorder le canal d'un cylindre dtinjection (non montré). Les deux demi-moules sont guidés 1?un par rapport à l'autre par des goujons 4 et, lorsqu'ils sont appliqués l'un contre l'autre dans la position repré- sentée, ils pressent entre eux un joint d'étanchéité 5.
A l'aide d'une machine similaire, on commence par mouler la calotte intérieure 6 en une matière teintée dans la masse, par exemple en rouge, la hauteur h de cette calotte étant inférieure à la distance H séparant le fond de cette calotte et le bord supérieur du bol à fabriquer, ces dimen- sions étant naturellement affectées du. coefficient de retrait moyen de la matière à mouler. Puis on place la calotte 6 entre les deux demi-moules 1 et 2, comme représenté, de telle maniè- re qu'elle soit en contact sur toute sa surface intérieure avec le demi-moule mâle 1, mais qu'elle laisse subsister entre son bord 6a et la face en regard la du demi-moule mâle un espace libre de hauteur (H-h).
On injecte alors une matière à mouler teintée dans .la masse, par exemple en jaune, dans l'espace laissé libre entre le demi-moule femelle 2, la calotte intérieure 6 et la petite zone du demi-moule mâle 1 laissée apparente par la calotte 6. On obtient ainsi, comme montré à la fig. 2, un bol composé de la calotte intérieure 6 (rouge) et d'une calotte extérieure 7 (jaune), cette dernière compor- tant une collerette 7a faisant saillie vers l'intérieur, en sorte que la calotte extérieure 7 s'étend sur toute l'épais- seur du bol au niveau du bord de celui-ci. La ligne 8 de sépa, ration des couleurs est donc située à l'intérieur du bol.
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Alors que'le procédé connu rappelé dans ce qui précède conduit à une proportion considérable de rebuts, atteignant et même dépassant 20%, dans une série de fabrica- tion, le procédé conforme à l'invention permet de réduire ,pratiquement à zéro cette proportion.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus parti- culièrement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.