<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention est relative à une électrode enrobéepour le soudage à l'arc électrique comprenant une âme métallique entourée complètement d'une couche d'enrobage présentant au moins une partie centrée par rapport à l'âme.
On sait que lorsqu'on soude .à l'arc électrique deux pièces faisant un angle dièdre entre elles à l'aide d'une électrode enrobée dont la couche d'enrobage est entiè- rement centrée autour de l'âme métallique et qu'on effectue le soudage en glissant 1'extrémité de l'enrobage au contact des pièces à souder, il est nécessaire, spécialement dans le cas où le fond de l'angle est vertical ou oblique et où on soude de haut en bas, d'incliner l'électrode vers l'opé- rateur afin d'envoyer vers le métal déjà déposé, le métal et le laitier qui fondent dans l'arc. Ces substances fondue sont entraînées par le souffle qui accompagne l'arc. Celui- ci est d'autant plus important qu'il y a plus de matières organiques dans l'enrobage .
Toutefois, si un obstacle situé à l'extrémité du joint à souder empêche l'avancement de la main du soudeur avant que le joint de soudure soit effectué sur toute sa longueur, il reste une longueur du joint, généralement dé- nommée "talon", correspondant au moins à la projection orthogonale du bout non consommé de l'électrode et de la pince sur ce joint, qui ne peut pas être soudée dans des conditions aussi favorables que celles qui ent été observées pendant l'exécution de la partie du joint déjà réalisée.
Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé d'utiliser une électrode dans laquelle l'âmme de section
<Desc/Clms Page number 2>
EMI2.1
circulaire est disposée exc01ltriguement d, us un eiii, e cy- lindrique qui l'entoure COlllplètClIlC'l1(j, et de mitWf,z¯ cette électrode de façon que la partie de l'enrobage ayant la plus forte épaisseur soit du côté de la oartie non encore soudée du joint.
Avec une telle électrode, même lorsque celle-ci est maintenue perpendiculairement au joint à souder, le souf- fle de l'arc est envoyé vers le cordon de soudure déjà dépo- sé parce que la partie de l'enrobage la moins épaisse e, qui est dirigée vers ce cordon est fondue avec une avance au départ sur la partie la plus épaisse qui se trouve de l'autre côté de l'âme.Après un commencement de fusion, le bord du cratère formé dans l'enrobage se présente comme si l'élec- trode avait été taillée grossièrement en biseau. Il en résul te que la partie où l'enrobage est plus épais que du côté opposé forme un écran partiel pour le souffle, ce qui oblige celui-ci à s'échapper vers le cordon de soudure.
Il est à noter que l'absence denrobage d'un côté de l'âme aurait comme inconvénient de provoquer la formation d'un biseau très aigu et donc relativement mince, laissant subsister entre lui et les pièces à souder un passage laissant quand même s'échapper une partie relativement importante du souffle d'arc.Par le fait que celui-ci n'est plus dirigé et qu'il a plus d'espace pour s'échapper, la pression pour retenir le métal et le laitier n'est plus suffisante ce qui permet éventuellement la chute de gouttelettes de métal et de lai- tier .
Les électrodes à enrobage excentré présentent malheureusement d'autres inconvénients relatifs à leur ideii- tification, à la tifficulté de déterminer la position de leur noyau dans l'enrobage ainsi qu'à leur fabrication avec un noyau régulièrement excentré .
<Desc/Clms Page number 3>
En effet, pour pouvoir distinguer facile@ @t cette électrode à enrobage cylindrique et à âme excetrée d'une autre électrode à. enrobage cylindrique mais à âme centrée, et pour pouvoir employer correctement cette électrode pendant le soudage, on est obligé d'appliquer sur l'enrobage, un repère longitudinal dont la position par rapport à la direc- tion d'excentrement est connue. La formation de ce repère constitue une opération supplémentaire par rapport à la fabrication d'une électrode centrée .
En outre, on constate que pendant la fabrication de l'électrode excentrée par extrudage, les conditions qui conviennent pour obtenir l'excentrement de valeur désirée, se modifient, par exemple par suite d'une variation acciden- telle de la consistance de la pâte d'enrobage d'un côté de l'électrode. On est donc obligé de vérifier très souvent si la valeur de l'excentrement désiré n'a pas varié au cours de la fabrication. Or, les moyens dont on dispose à cet effet sont plus compliqués que s'il s'agit de vérifier si le noyau est centré .
La présente invention a comme objet une électrode dont la fabrication et le contrôle sont aussi simples que pour une électrode à enrobage entièrement centré sur l'âme, (,dont le repérage de la position de l'âme par rapport à la surface extérieure de l'enrobage est obtenu automatiquement pendant la fabrication et dont l'emploi pour le soudage, dou- ne lieu aux mâmes avantages que ceux obtenus avec les élec- trodes à enrobage excentré autour de l'âme.
L'électrode suivant l'invention est caractérisée en ce qu'au moins une partie de la couche d'enrobage présen- te une épaisseur différente de celle de la partie qui se trouve de l'autre côté de l'âme.
<Desc/Clms Page number 4>
En d'autres termes , en plus d'au moins une tion de cylindre centrée par rapport à l'âme, l'enrobage de l'é- lectrode selon l'invention présente au moins une portion moins épaisse ou plus épaisse que celle située de l'autre coté de l'âme, cette dernière portion étant elle-même centrée sur l'âme ou ne l'étant pas
Grâce à la forme de sa section transversale, l'en- robage selon l'invention est non seulement identifiable par la vue mais également par le toucher. Cette dernière facili- té est particulièrement avantageuse quand le soudeur travail- le dans un endroit obscur, tel que le fond de la cale d'un navire. La présence de portions de l'enrobage qui restent centrées sur l'âme facilite le contrôle d'une fabrication correcte de l'électrode .
De préférence, le profil de chaque partie d'une épaisseur différente de celle de la partie centrée est symé- trique par rapport à un plan radial passant par le milieu de sa largeur .
Les dessins annexés au présent mémoire représentent schématiquement quelques formes d'exécution de l'électrode enrobée selon l'invention .
@ La figure 1 est une vue en perspective d'une premiè- re forme d'exécution du type dans lequel une partie de l'é- lectrode présente une épaisseur moindre que dans une partie cylindrique centrée par rapnort à l'àine
Les figures ;.: à 8 sont des coupes transversales dans d'autres formes d'exécution du même type d'électrode qu'à la figure 1.
Les figures 9 et 10 sont des coupes transversales dans un autre type d'électrode qui se caractérise par une partie plus épaisse qu'une autre partie qui est cylindrique et qui est centrée sur l'âme.
<Desc/Clms Page number 5>
Les figures 11 et 12 sont des coupes tram versales dans des formes d'exécution d'un troisième type d'électrode qui présente simultanément des partiicularités des deux au- tres types .
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
A la figure 1, on a représenté une électrode enro- bée 2 pour le soudage à l'arc électrique comprenant une âme métallique 3, par exemple, en acier et une couche d'enroba- ge4.
La couche d'enrobage présente une épaisseur con- statite sur plus de trois quarts de son développement total.
En d'autres termes, cette partie de l'enrobage est une par- tie cylindrique 5 qui est centrée par rapport à l'âme 3.
L'autre partie présente une épaisseur moindre et est limitée extérieurement par un plat 6. Cette électrode apparaît donc finalement comme une électrode cylindrique centrée dont on aurait enlevé la partie représentée en trait mixte et dési- gnée par 7. En pratique, l'électrode est obtenue directement par extrudage et le rayon de la partie cylindrique est, choi- si de façon que la section transversale de toute la couche d'enrobage soit suffisante.. pour apporter dans l'arc de souda- ge la quantité de matières que l'expérience a enseigné comme étant nécessaire pour obtenir la composition désirée pour le métal déposé, eu égard à la composition et à la section de l'âme 3.
Si on utilise une telle électrode en disposant sa partie de moindre épaisseur vers le cordon déjà reposé, on favorise le dépot du métal et du laitier qui fondent dans l'arc sur le cordon déjà en place, tout comme si on utilisait une électrode à enrobage complètement cylindrique excentré par rapport à l'âme et présentant sa moindre épaisseur du
<Desc/Clms Page number 6>
coté du cordon déjà déposé.
Le profil de la partie de moindre Epaisseur est symétrique par ranport à un plan radial passant par le milieu de la surface plan? 6. Le dépôt du métal est donc également symétrique si l'électrode est maintenue dans le plan bissec- teur de l'angle dièdre formé par les pièces à souder.
Les figures 2. à 8 montrent d'autres profils symé- triques par rapport à un plan radial passant à mi-largeur de la partie de moindre épaisseur et qui ont une épaisseur moindre que celle de la partie centrée. Aux figures 2 à 5 ce profil de moindre épaisseur forme un chenal tandis qu'aux figures 6 à 8 ce profil forme un bossage par rapport à la face plane 6 de la figure 1.
A la figure 2, ce profil est limité par une courbe 6' concave vers l'extérieur, à la figure 3 par deux droites 6" obliques par rapport à ce plan. 1 la figura 4, le chenal a un fond 6"'perpendiculaire au plan radial susdit et deux faces latérales obliques 6". Ala figure 5, les faces latérales sont parallèles à ce plazi et sont désignées par 6IV.
A la figure 6, la partie de moindre épaisseur que la partie cylindrique centrée sur l'âme est limitée par une courbe convexe 6B, à la figure 7 par deux droites obliques 6VI et à la figure 8 par deux droites obliques 6VI et une droite 6 VII perpendiculaire au plan de symétrie.
Dans la forme d'exécution .selon la figure 9, une partie 8 de la couche d'enrobage limitée par un profil courbe présente une surépaisseur par rapport à la partie cylindrique 5 centrée par rapport à l'âme . Le rayon de la partie cylin- drique tient compte du supplément de matière apporté? par la partie 8 .
@ A la figure10, le profil de la partie de l'enroba- ge dont=l'épaisseur est plus forte que celle de la partie cy-
<Desc/Clms Page number 7>
EMI7.1
7.iticiri.que utie li;ne droite Fut er.peticiiczi;.t,;^e 1,indri.que est limite par une li.ji= droite il' pr,#pend1cu.1..:.h"e à un plan radial passant en son milieu et par deux lip'nes' droites 8" symétriquement inclinées par rapport à ce plan
EMI7.2
.et dirigées tangetiticllement à la partie cylindrique 5.
Dans les électrodes des figures 9 et 10, le profil de chaque partie de plus forte épaisseur par rapport à la partie cylindrique 5 est également symétrique par rap- port au plan radial passant par le milieu de ce profil.
A la figure 11, on voit que la couche d'enrobage présente une partie limitée par la ligne droite 6, d'épais- seur moindre que les deux parties cylindriques adjacentes 5 qui sont centrées par rapport à l'âme 3. La partie de la couche d'enrobage qui est située de l'autre c8té de cette âme présente une épaisseur supérieure à celle des parties cylindriques 5. Celles-ci s'étendent sur un angle suffisant pour qu'on cuisse facilement vérifier leur centrage par rap- port à l'àine. Cet angle est supérieur à 90 . Le profil exté- rieur de la couche d'enrobage reste symétrique par rapport à un plan radial passant par le milieu des parties 6 et 8.
Il en est de même dans 1.1 'électrode de la figure 12 qui résulte de la combinaison des, profils des figures 2 et 10.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusive- ment limitée aux formes d'exécution représentées et que bien des modifications peuvent tre apportées dans la forme, la disposition et la constitution de certains des éléments in- tervenant dans sa réalisation, sans sortir de la portée de la présente invention, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des re- vendications suivantes .