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La présente invention concerne un procédé de fabrication de feuilles, bandes et objets stratifiés analogues. L'invention concerne en particulier la fabrication en continu d'un stratifié comprenant une tôle ou bande métallique unie à une résine synthé- tique. Un exemple particulier, entrant dans le cadre de l'invention est la fabrication d'un stratifié en acier et en chlorure de poly- vinyle.
La présente invention a pour but de permettre la fabri- cation en continu d'un stratifié en métal et résine synthétique et de produire un stratifié, dont les éléments adhèrent fermement ensemble de sorte que le stratifié puisse être fortement étiré sans que l'adhérence soit rompue dans une mesure appréciable.
Suivant la'présente invention, on applique une couche d'adhésif sur au moins une face du métal qui est ensuite soumis à une température élevée, on applique une couche préfabriquée de
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it résine synthétique au métal revêtu'd'adhésif à un moment où le métal est à une température élevée mais lorsque la résine synthé- ' tique est à une température relativement basse, on comprime la couche de résine synthétique sur le métal et on refroidit ensuite rapidement la masse composite, les opérations de compression et de refroidissement ayant lieu aussi rapidement que possible après l'application de la résine synthétique au métal.
Dans la forme d'exécution préférée de l'invention, on applique une couche d'élastomère phénolique adhésif sur au moins une face du métal que l'on soumet ensuite à une température élevée pour vulcaniser partiellement l'adhésif, on applique une bande préfabriquée de la matière thermoplastique au métal revêtu d'adhé- sif à un moment où le métal est à une température élevée mais lorsque la matière thermoplastique est à une température relative- ment basse, on comprime la bande de matière thermoplastique sur le métal et on refroidit ensuite la masse composite rapidement, les opérations de compression et de refroidissement ayant lieu aussi rapidement que possible après l'application de la matière thermoplastique au métal.
L'adhésif préféré est celui vendu sous 'la marque de fa- brique " Pliobond " par la Goodyear Rubber Company, et le métal et la matière thermoplastique sont de préférence*respectivement de l'acier et du chlorure de polyvinyle.
Si on ne refroidit pas rapidement la masse composite immédiatement après avoir comprimé le métal et la matière thermo- plastique ensemble, on court le risque grave que la chaleur du métal fasse monter la température de la matière thermoplastique dans une mesure telle que cette dernière se déforme. C'est parti- culièrement le cas lorsqu'on utilise du chlorure de polyvinyle gaufré comme matière thermoplastique, parce que si le.chlorure de polyvinyle est chauffé à une température trop élevée, il perd son gaufrage.
L'invention sera mieux comprise dans la descritpion sui- . vante du procédé et de l'appareil pour la fabrication en continu
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d'un stratifié en acier et chlorure de polyvinyle, donnée à titre d'exemple et avec référence aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 représente schématiquement une chaîne de laminage pour la fabrication du stratifié sous forme de bande; la figure 2 est une vue de côté représentant l'appareil servant à appliquer l'adhésif à l'acier; la figure 3 est une vue de face d'un côté des cylindres lamineurs servant à coller ensemble l'acier et le chlorure de poly- vinyle; la figure 4 est une vue en plan d'un dispositif découpeur servant à ébarber les bords de la bande en'chlorure de polyvinyle collée à l'acier;
la figure 5 est une vue en plan schématique de l'appareil servant à amener des tôles sur la chaîne de laminage; la figure 6 est une vue en perspective d'une jauge d'épai seur utilisée dans l'appareil de la figure 5 ; la figure 7 est une vue schématique d'un couteau servant à découper la matière thermoplastique entre des tôles successives ; et, la figure 8 est une vue de côté à plus grande échelle du couteau de la figure 7.
Sur la figure 1, la bande d'acier 12 est déroulée du .. dérouleur 13 et est ensuite amenée à un bain de dégraissage alcalin 14. Elle pénètre dans le bain et en sort à travers des fentes mé- nagées dans le côté du bain, et des racloirs 15 sont prévus pour empêcher le liquide de sortir du bain. Tout liquide qui sort du bain 14 est recueilli et renvoyé dans le bain'par une pompe.
Après avoir quitté le bain de dégraissage 14, la bande d'acier p'asse à un dispositif de lavage 16 qui enlève tout alcali restant sur la bande. Le dispositif de lavage consiste en des jets d'eau 17 et des racloirs 18 disposés de façon alternée. La bande d'acier passe alors au bain d'eau chaude 20; ce bain est semblable au bain 14.
Après être passée entre une paire de cylindres racleurs 22
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la bande d'acier 12 est amenée à un dispositif 23 servant à appli- quer une couche d'épaisseur déterminée d'adhésif à la surface su- périeure de la bande 12. L'adhésif utilisé est celui vendu sous la marque " Pliobond n par la Goodyear Rubber Company. Quoique la composition de l'adhésif soit inconnue, on croit qu'il comprend du phénol formaldéhyde qui n'a pas réagi, du caoutchouc nitrile et du soufre. Le dispositif 23'pour l'application de l'adhésif- sera décrit de façon plus détaillée ci-après.
La bande 12, dont la surface supérieure est revêtue d'adhésif, passe alors à travers un séchoir 24 où le solvant de l'adhésif est éliminé, et aboutit ensuite'dans un four 25.où la température de la bande et de l'adhésif est amenée à une valeur' d'environ 230 à 240 C en une demi à sept minutes. 'Cette tempéra- ture dépasse la température de vulcanisation recommandée par les fabricants de l'adhésif, mais on l'utilise de préférence à la température recommandée parce qu'on a obtenu de meilleurs résul- tats. Cette température dépasse également largement la température à laquelle le chlorure de polyvinyle gaufré perd son gaufrage.
La bande d'acier 12 aprèsavoir quitté le four 25 passe aux cylindres 26 qui appliquent à la surface de l'acier revêtue d'adhésif une bande préfabriquée continue de chlorure de polyvinyle
27. Le chlorure de polyvinyle est déroulé à partir d'un cylindre 28 monté au-dessus des cylindres 26 et n'est pas chauffé au préalable sauf par les quantités relativement faibles de chaleur rayonnante provenant de la bande chaude 12 qui l'atteignent. La bande 12, lorsqu'elle atteint la passe des cylindres 26 est à.une température inférieure à.la température de sortie du four 25 mais supérieure encore à la température à laquelle le chlorure de polyvinyle perd son gaufrage.
Cela étant, on prend des mesures pour refroidir rapidement la matière plastique et l'acier immédiatement après leur passage à travers les cylindres 26 qui les ont comprimés ensemble.
Ces mesures consistent en des jets d'eau 29, 30 placés respective- ment au-dessus et en dessous de la bande revêtue de matière plas- tique. Les jets 29 sont dirigés vers l'intérieur vers la sortie de
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la passe des cylindres 26 et sont agencés de façon qu'une con- centration mobile d'eau soit formée en 32 sur la surface supé- rieure de la matière plastique qui quitte les cylindres. Les jets 30 sont dirigés sur la face inférieure de la bande d'acier 12 dans un sens qui s'écarte des cylindres 26. Les cylindres 26 ainsi que l'appareil associé seront décrits de façon plus détaillée plus loin.
La bande stratifiée refroidie passe entre une paire de cylindres racleurs en caoutchouc 33 pour aboutir à un dispositif 34 servant à sécher la feuille d'acier à l'air. Enfin, la feuille stratifiée séchée passe devant un couteau 35 'où les bords en sur- plomb de la matière plastique sont ébarbés, pour aboutir sur un enrouleur 36. L'enrouleur 36 est entraîné par l'intermédiaire d'un embrayage à glissement (non représenté) de sorte qu'une tension uni- forme est appliquée à la bande tirée à travers l'appareil décrit plus haut.
Quoiqu'on préfère la température de 240 à 250 C pour vulcaniser l'adhésif dans le four 25, on peut utiliser une tempé- rature comprise entre 200 et 260 C. Pendant le temps que met la bande 12 à atteindre les cylindres 26 où le chlorure de polyvinyle est collé à la bande en acier par l'intermédiaire de l'adhésif, la température de la bande peut être tombée, mais pourvu qu'elle dépasse environ 180 C, l'adhésif est suffisamment poisseux pour assurer une bonne liaison entre le chlorure de polyvinyle et la bande 12.
A cette dernière température, l'adhésif est encore pois- seux et donne une bonne liaison entre les deux matières formant le stratifié. 180 C est bien au-dessus de la température à laquelle le chlorure de polyvinyle perd son gaufrage et, c'est pour cette raison, que le polyvinyle n'est pas préchauffé avant d'être collé et que le refroidissement a lieu immédiatement après le collage.
Un. stratifié fabriqué par le procédé décrit peut être fortement étiré, et lorsqu'il est ainsi traité, la matière plastique ne se décolle-pas de l'acier même si elle est maintenue dans de l'eau .bouillante pendant plusieurs heures.
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Comme le montre la figure 2, le dispositif pour l'appli- cation de l'adhésif 23 consiste en un premier cylindre monté dans des paliers fixes 40 plongeant dans un bain 41 d'adhésif liquide
42 et tournant près d'un second cylindre 43 et à la même'vitesse périphérique que ce dernier. Le cylindre 43 tourne tout près d'un cylindre applicateur d'adhésif 44'dont les paliers sont fixes. La bande 12 passe entre le cylindre 44 et un cylindre inférieur 45.
Les cylindres 40, 43 et 44 sont entraînés par les cy- lindres racleurs 22 comme l'indique la ligne en traits de chaînette
46 sur la figure 1. Le cylindre 44 est entraîné dans un sens oppo- sé à l'avancement de la bande 12 ainsi qu'au déplacement périphé- rique du rouleau 43. La vitesse de transfert de l'adhésif du cy- lindre 43 au cylindre 44 et ainsi à la bande 12 peut être réglée en ajustant la séparation des ylindres 40,43. A cet effet, les paliers 47 pour le cylindre 43 peuvent être déplacés à l'aide de la vis 48, 49 contre'l'action élastique de tampons en caoutchouc
50, 52 placés entre le palier 47 et les parois intérieures d'une cage de support 53.
Le cylindre inférieur est également entraîné par les cylindres racleurs 23 mais dans le même sens périphérique que la bande 12. Le cylindre 45 peut être réglé de façon à modifier l'es- pace qui le sépare du cylindre 44 pour recevoir une bande d'épais- seur différente, ainsi que latéralement afin d'éviter un contact avec le cylindre 44 si la bande est sensiblement moins large que la longueur des cylindres 44,45. On règle le cylindre 45 dans les deux sens à l'aide des vis 54 qui traversent une-cage de sup- port 55 et qui attaquent le palier 56 du cylindre 45.
Sur les figures 1 et 3, l'appareil servant à coller le -chlorure de polyvinyle à la bande d'acier comprend, comme on l'a déjà mentionné plus haut une paire de cylindres 26. Il est essen- tiel que l'eau des jets 29 et 30 n'arrive au côté d'entrée des cylindres 26 et ne vienne ainsi pas refroidir la bande chaude 12.
Pour cette raison, le cylindre inférieur 26 comporte une surface en acier que l'on rend non mouillable'en la graissant ou en la
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nickelant ou en la chromant. Ce cylindre en acier tourne en con- tact avec un cylindre racleur revêtu de néoprène 58.
Le cylindre supérieur 26 est également revêtu de caoutchouc ou de néoprène et tourne en contact avec un cylindre en acier 59 de petit diamètre soutenu par un autre cylindre en acier de diamètre en substance supérieur; par exemple les diamètres des cylindres 59 et 60 peuvent être respectivement d'un et de trois pouces (2,54 et 7,62 cm). Les cylindres sont sollicités l'un contre l'autre par une barre 61 sollicitée par des ressorts 62. La pression par unité de surface dans la passe séparant le cylindre 59 du cylindre supérieur 26 est. en'substance supérieur à la-valeur correspondante dans la passe séparant le cylindre supérieur26de la bande 12 ; cela étant, 1-'opposition au passage de l'eau est plus forte entre les cylindres 59 et 26 qu'entre le cy- lindre supérieur 26 et la bande.
On empêche ainsi toute accumu- lation de l'eau sur le côté d'entrée, qui peut gêner le processus de stratification.
Afin d'empêcher l'eau provenant du jet supérieur 20 de s'écouler autour des extrémités des cylindres 26, on prévoit des plaques planes élastiquement sollicitées 63, qui viennent en con- tact avec les extrémités des deux cylindres 26 et du cylindre 58.
Les plaques 63 sont pressées contre les extrémités des cylindres par une couche de caoutchouc comprimé 64 qui peut être remplacée, si on le désire, par des ressorts.
On a déjà mentionné le fait que la largeur de la bande de chlorure de polyvinyle dépasse la largeur de la bande d'acier 12 et que la première bande dépasse de chaque extrémité de la seconde.
Cette particularité contribue également à empêcher le liquide de passer au côté d'entrée des cylindres 26 parce que les côtés infé- rieurs des bords de la bande en chlorure de polyvinyle sont non mouillables.
Le couteau qui ébarbe les bords 35 est représenté de façon plus détaillée sur la figure 4. Comme le montre cette figure, le couteau comporte deux lames circulaires en acier trempé 65 et 66 qui sont chacune pourvues d'un bord de coupe annulaire 67. Les
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lames 65 et 66 'sont montées autour d'un arbre entraîné 68 et comportent des passages coniques de sorte que chaque lame peut ,s'incliner par rapport à l'arbre 68. Chaque lame 65, 66 est fixée par un adhésif à une extrémité d'une douille en caoutchouc spon- gieux 70, dont l'autre extrémité est fixée de façon analogue à une buselure 72 fixée à un arbre 68 de façon à tourner avec ce der- mais à pouvoir être réglée le long de l'arbre 68.
Les buse- lures 72 sont normalement calées sur l'arbre 68 de sorte que les douilles 70 sont en compression et les bords de coupe 67 sont solli- cités contre le bord de la bande d'acier 12 et suivent les irré- gularités des bords de la bande 12.
Lorsque les lames 65 et 66 tournent, elles coopèrent avec les bords de la bande d'acier 1% -et agissent comme des ci- seaux pour découper proprement les parties en surplomb 73 de la bande en chlorure de polyvinyle qui adhèrent à la surface supé- rieure de la bande d'acier 12. Pendant cette action,' la bande 12 est supportée par une paire de cylindres 74, 75 (figure 1) pla- cés de part et d'autre des lames tranchantes 65, 66.
Afin que les lames tranchantes 65, 66 puissent être ou- vertes pour laisser passer entre elles l'extrémité avant d'une nouvelle bande 12, on prévoit entre deux arbres filetés 76 et 77' parallèles à l'arbre 68 une paire de disques 78, 79 placés autour de l'arbre 68 près des extrémités en saillie vers l'intérieur des lames 65 et 66. Le disque 78 est¯supporté par des écrous,$0 vissés sur les parties supérieures des arbres 76,77 tandis que le dis- que 79 est supporté de la même façon par des écrous 82 vissés sur les parties inférieures de ces mêmes arbres.
Les parties su- périeures et inférieures des arbres '76, 77 ont des filets droits et gauches respectivement et les arbres 76 et 77 sont accouplés ensemble par une transmission à chaîne 83, de sorte que lorsque les arbres tournent,les disques 78, 79 s'écartent l'un de l'autre et forcent les lames 65,66 à s'écarter des bords de la bande 12 contre l'action des douilles 70.
Si la bande 12 est si large et si mince qu'elle tend à
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plier sous l'effet de la pression exercée par les lames 65,66, on peut la maintenir plane à l'aide d'une paire de cylindres pin- ceurs placés immédiatement devant le dispositif de découpage, ou on peut réduire la pression exercée par les lames en réajustant la position des buselures 72.
Dans la description donnée ci-dessus, la bande 12 n'est enduite d'adhésif que d'un côté seulement. Une couche d'adhésif peut également être appliquée sur l'autre côté et cette dernière couche peut être utilisée pour coller une seconde bande de chloru- re.de polyvinyle sur cet autre côté de la bande en acier de manière que les deux côtés de l'acier soient revêtus de matière thermo- plastique. En variante, la bande de matière thermoplastique peut. n'être appliquée que d'un seul côté, l'adhésif vulcanisé sur l'au- tre côté servant comme revêtement de protection pour le métal nu.
Il est également clair que la bande 12 peut être fabri- quée en d'autres métaux que de l'acier, par exemple en tôle d'étain, en tôle électro-galvanisée, en tôle galvanisée par immersion à chaud et en aluminium, et que la bande en polyvinyle peut être rem- placée par des bandes continues en d'autres résines synthétiques thermoplastiques ou de même nature. De même, quoiqu'on préfère actuellement utiliser du " Pliobond ", il est possible d'utiliser en remplacement d'autres adhésifs'du type élastomère phénolique.
De plus, le support métallique du stratifié peut ne pas être né- cessairement présent sous forme d'une bande continue et peut être remplacé par des tôles métalliques, en particulier des tôles d'acier.
Lorsqu'on utilise des tôles d'acier, la couche supérieure en chlorure de polyvinyle se présente encore sous forme d'une ban- de continue, le stratifié émergeant des cylindres lamineurs 26 sous forme d'une bande continue de matière plastique adhérant aux tôles qui sont étroitement espacées les unes des autres. La ma- tière plastique située entre des tôle's successives est ensuite découpée pour séparer les tôles stratifiées:
Pour des tôles métalliques, le dispositif d'application de l'adhésif est légèrement modifié ; la séparation entre les cy- lindres 43, 44 est réduite à zéro, l'adhésif servant alors comme
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lubrifiant entre les cylindres pour éviter de griffer les tôles, et les cylindres 40, 43,44 sont entraînes par le cylindre infé- rieur 45 qui est recouvert de caoutchouc à cet effet.
Afin que les tôles métalliques puissent traverser la chaine de laminage dans un espacement approprié. et sans se re- couvrir mutuellement, on utilise l'appareil des figures 5 et 6 pour faire avancer les tôles jusqu'à la chaîne. Cet appareil com- prend une table à rouleaux 80, dont les rouleaux 80 et 81 forment un léger angle avec la perpendiculaire au bord 82 de la table. Les tôles 83 avancent ainsi vers le bord de la table à rouleaux comme montré en traits de chaînette en 84, et sont alignés avec le sens d'avancement de quelque manière qu'elles soient placées intiale- ment sur la table. Les tôles sont amenées par la table à rouleaux vers une paire de cylindres d'entraînement entraînés 85 qui est agencée de façon à saisir et à faire avancer positivement les tô- les.
Une paire semblable de cylindres d'avancement 86 est placée derrière la première paire et est espacée de cette dernière d'une distance inférieure à la longueur-d'une tôle de sorte que lorsqu'une tôle émerge des premiers cylindres d'entraînement 85 elle soit saisie et entraînée plus loin par la seconde paire de cylindres d'entraînement 86.
Une jauge d'épaisseur 87 est placée entre les paires de cylindres d'entraînement et comporte une paire de contacts qui sont normalement fermés, maisqui s'ouvrent lorsqu'ils détectent une épaisseur double de tôle formée par un recouvrement de deux tôles successives. Les contacts sont reliés en un circuit qui commande l'entraînement de la première paire de cylindres d'en- traînement 85 de telle façon que l'entraînement soit interrompu si les côntacts sont ouverts. En conséquence, si deux tôles succes- sives se recouvrent, les premiers cylindres d'entraînement 85 sont arrêtés et les seconds cylindres d'entraînement 86 entraînent la première tôle vers l'avant jusqu'à ce que son extrémité arrière quitte la tôle arrière.
L'entraînement du premier jeu de cylindres 85 est alors ré-établi de façon à faire avancer la seconde' tôle
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derrière la première sans recouvrement. Si on désire obtenir un intervalle distinct de longueur spécifiée entre des tôles succes- , sives, on munit le circuit qui commande les premiers cylindres d'entraînement d'un interrupteur à retard de manière que'la trans- mission des premiers cylindres soit ré-établie après un laps de temps déterminé lorsque la feuille avant quitte la table à rou- leaux.
Les tôles se suivent ainsi en étant espacées les unes des autres d'une distance nulle ou prédéterminée. A cet effet, chaque tôle est placée sur la table à rouleaux juste avant que la tôle précédente ait quitté les premiers.cylindres d'entrai- nement de façon à assurer un recouvrement. La jauge d'épaisseur . assure ensuite un réglage correct de la séparation entre des tô- les successives.
Cette jauge d'épaisseur 87 est représentée sur la figuré
6 et consiste en deux roues palpeuses 88, 89 montées sur des arbres
90 disposés perpendiculairement au sens d'avancement des tôles et montés de façon à pouvoir tourner sur les deux bras 92, 93 d'une charnière,dont l'axe 94 est fixé à la table à rouleaux 80.
Les bras de la charnière sont sollicités l'un vers l'autre par un ressort 95 et portent des contacts coopérants 96 qui sont agencés de façon à être fermés lorsqu'une seule tôle est présente entre les roues 88, 89 et à être ouverts lorsqu'une double épaisseur au moins est présente. Les deux bras 92, 93 de la charnière sont libres de se déplacer autour de l'axe de sorte que les roues 88,
89 peuvent suivre ensemble le plan de la tôle sans ouvrir les contacts 96.
Le découpage de la bande en chlorure de polyvinyle entre des tôles successives peut être effectué pendant que la bande est en mouvement continu, à l'aide de l'appareil représenté sur les figures 7 et 8. Sur la figure 7, une paire de tôles successives est représentée en 83 et 83A reliées par la'bande en chlorure de polyvinyle 27 et une lame découpeuse est disposée perpendiculai- - rement au sens d'avancement de la bande 27 sur un bras 99 monté
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en dessous de la trajectoire de la bande et incliné par rapport au sens d'avancement. La lame 98 est entraînée le long du bras 99, et est ramenée par un moteur électrique 100; par exemple, le bras
99 peut être fileté et être entraîné par le moteur 100 et le cou- teau peut être monté sur un chariot 102 taraudé et vissé sur le bras.
La vitesse du moteur 100 est telle que la composante de la vitesse de la lame 98 dans le sens de la bande 27 soit égale à. la vitesse de la bande elle-même. En d'autres termes le cosinus est égal au rapport de la vitesse de la bande 27 à la vitesse du couteau 98 le long de son bras 99.
Le moteur 100 est commandé par les tôles 83 elles-mêmes de sorte que le couteau 98 fonctionne pendant les intervalles sépa- rant des tôles successives. A cet effet une paire de palpeurs électriques.103 est placée en dessous de la tôle de façon à atta- quer la surface inférieure des tôles. Les deux palpeurs 103 sont espacés légèrement l'un de l'autre dans le sens d'avancement de la bande et sont reliés à un relais 104 servant à commander la mise sous tension du moteur.
Lorsque les deux palpeurs 103 atta- quent une tôle, le moteur est désexcité, mais lorsque la liaison électrique formée par la tôle est rompue entre les palpeurs, c'est-à-dire lorsque l'intervalle entre deux tôles successives apparaît, le moteur 100 est excité et entraîne le couteau 98 vers l'extrémité de son bras et le ramène vers Si position initiale.
Le couteau en avançant découpe la bande de matière plas- tique. Lorsque le couteau revient, il pivote en dessous de la bande métallique suivante et n'est ainsi pas détérioré par la tôle. A cet effet, le couteau comprend deux lames de ciseaux fixes 105 et 106 articulées en 107 sur un bras 108 fixé au chariot du couteau 98
L'articulation permet aux lames de pivoter vers le bas en dessous du niveau de la bande. D'autre part, le bras 108 est pourvu d'un arrêt 109 qui empêche les ciseaux de se déplacer vers l'arrière pendant l'opération de découpage. Un ressort est prévu sur l'arbre pivotant qui sollicité normalement les ciseaux vers l'arrêt 109.
Pour faciliter le déplacement des lames 105, 106 en dessous des
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tôles 83, lorsque le chariot 102 revient, une petite roue 10 est montée à l'extrémité supérieure de la lame supérieure 105 . de façon à rouler contre les faces inférieures des tôles.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de fabrication d'un stratifié en métal et résine synthétique, caractérisé en ce qu'on applique une couche d'adhésif sur au moins une 'face du métal qui est ensuite soumis à une température élevée, on applique une couche préfabriquée de résine synthétique au métal revêtu d'adhésif à un moment où le métal est à une température élevée mais lorsque la résine synthé- tique est à une température relativement basse, on comprime la couche de résine synthétique sur le métal et on refroidit ensuite rapidement la masse composite, les opérations de compression et de refroidissement ayant lieu aussi rapidement que possible après l'application de la résine synthétique au métal.
2. Procédé de fabrication d'un stratifié en métal et résine synthétique thermoplastique, caractérisé en ce qu'on applique une couche d'élastomère phénolique adhésif sur au moins une face du métal qui est ensuite soumis à une température élevée pour vulcaniser l'adhésif partiellement, on applique une bande préfabriquée de matière thermoplastique au métal-revêtu d'adhésif à un moment où le métal est à une température élevée mais lorsque la matière thermoplastique est à une température relativement basse, on comprime la bande de matière thermoplastique sur le métal et onrefroidit ensuite rapidement la masse composite, les opérations de compression et de refroidissement ayant lieu aussi rapidement que possible après l'application de la matière thermoplastique au métal.
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